ÉTATS-UNIS

  • Syrie : la Turquie suspend ses opérations militaires en Syrie pendant 120 heures

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    Le vice-président américain Michael Pence et le président turc Recep Tayyip Erdoğan ont convenu que l’opération militaire menée par la Turquie dans le nord-est de la Syrie allait être suspendue.
    Selon le journal Middle East Eye, les combats seront suspendus pendant 120 heures pour permettre aux formations armées kurdes de quitter la « zone de sécurité ».
    Middle East Eye, citant des sources au sein du gouvernement turc, affirme que selon l’accord, les Américains vont aider les formations armées kurdes à quitter la zone frontalière, où une « zone de sécurité » sera créée. Ankara sera responsable de ce territoire.
    Le cessez-le-feu devrait entrer en vigueur dans les heures à venir.
    Le président américain Donald Trump a tweeté : « Excellentes nouvelles de Turquie. Il y aura une conférence de presse avec le vice-président Michael Pence et le secrétaire d’État Michael Pompeo dans un proche avenir. Merci, Erdogan ! Des millions de vies seront sauvées ! »

  • Liban: Bref échange de tirs de part et d’autre de la frontière entre le Hezbollah libanais et Israël

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    Un missile antichar a été tiré dimanche depuis le Liban vers le village d’Avivim, dans le nord d’Israël, a indiqué l’armée israélienne, alors que la tension a grimpé ces derniers jours entre les deux pays voisins.
    L’armée n’a pas fait état de blessés, ni fourni davantage de détails sur ce tir, mais a demandé à la population vivant à 4 kilomètres à l’intérieur de la frontière libanaise de rester chez elle et d’ouvrir les abris antibombes.
    Le Hezbollah affirme avoir détruit un véhicule militaire israélien
    Le Hezbollah a annoncé avoir « détruit » dimanche un véhicule de l’armée israélienne dans le secteur d’Avivim, dans le nord d’Israël, rapportant « des morts et des blessés », selon la chaîne al-Manar, organe de la formation chiite.
    « A 16h15 (13h15 GMT) », une unité de combattants du Hezbollah « a détruit un véhicule militaire sur la route menant à la caserne d’Avivim », dans le nord d’Israël frontalier du Liban, selon un communiqué du Hezbollah partagé par al-Manar.
    Israël riposte
    L’armée israélienne a affirmé dimanche mener des frappes dans le sud du Liban en représailles à des tirs de missiles antichars ayant touché des cibles sur son territoire.
    « Des missiles antichars ont été tirés depuis le Liban vers une base et des véhicules militaires. Des cibles ont été touchées. (L’armée) riposte avec des tirs vers la sources de ces frappes et cible le sud du Liban », a indiqué l’armée israélienne dans un communiqué.
    Israël a tiré « plus de 40 roquettes » de type incendiaire ou des munitions à fragmentation sur les environs de trois villages dans le sud du Liban, a indiqué dimanche l’armée libanaise sur son site internet. « Les forces de l’occupation israélienne ont visé les environs des localités de Maroun al-Ras, Aïtaroun et Yaroun avec plus de 40 roquettes à fragmentation ou incendiaire, ce qui a provoqué des incendies » dans ces secteurs, d’après le communiqué de l’armée.
    L’échange de tirs avec le Hezbollah « probablement terminé », selon l’armée israélienne
    Les échanges de tirs dimanche entre le Hezbollah et l’armée israélienne à la frontière entre les deux pays sont « probablement terminés » et n’ont fait aucune victime côté israélien, a indiqué l’armée israélienne.
    « L’échange de tirs est fort probablement terminé », a déclaré le porte-parole de l’armée Jonathan Conricus. Il a indiqué qu’une ambulance militaire israélienne avait été touchée mais qu’il n’y avait aucune victime côté israélien contrairement à ce que le Hezbollah libanais avait affirmé.
    Regain de tension entre Israël et le Hezbollah
    Ce tir intervient sur fond de tensions ces derniers jours entre Israël et le Hezbollah qui a accusé la semaine dernière l’Etat hébreu d’avoir mené des frappes de drones sur son fief dans la banlieue sud de Beyrouth. L’armée israélienne avait ensuite « dévoilé » un plan de l’Iran, via son allié du Hezbollah, visant à convertir des roquettes en missiles de précision pouvant frapper Israël et tenu pour « responsable » le Liban, le Hezbollah opérant sur son territoire.
    « Nous sommes déterminés à empêcher nos ennemis de posséder des armes de destruction (…) et je leur dis : +dir balak+ (Prenez garde, en arabe) », a déclaré jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, actuellement en campagne pour les législatives du 17 septembre qui s’annoncent âprement disputées.
    Son principal rival, l’ancien chef de l’armée Benny Gantz, a renchéri samedi soir sur Twitter en appelant le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à avoir « pitié » du Liban. « Ne pousse pas Tsahal (l’armée israélienne) à le ramener à l’Age de pierre », a-t-il écrit.
    Hariri demande l' »intervention » de Paris et Washington face à l’escalade
    Le Premier ministre libanais Saad Hariri a réclamé dimanche l' »intervention » de Paris et de Washington « face aux développements à la frontière sud », où des échanges de tirs ont lieu entre le Hezbollah et l’armée israélienne, selon un communiqué de ses services.
    M. Hariri s’est entretenu par téléphone avec le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et avec un conseiller du président français pour demander « l’intervention des Etats-Unis, de la France et de la communauté internationale face aux développements de la situation à la frontière sud », d’après le communiqué.

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  • Iran: Le président Rohani défend la carte diplomatique face aux critiques de l’aile dure du régime

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    Le président Hassan Rohani a défendu lundi l’option du dialogue pour résoudre la crise autour du programme nucléaire iranien, face à des critiques de l’aile dure du régime après la visite surprise du ministère des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif en France.
    « Je pense que nous devons utiliser tous les outils pour (servir) les intérêts nationaux », a affirmé le président Rohani dans un discours retransmis en direct par la TV d’Etat. « Si je sais que je vais à une réunion susceptible de conduire à la prospérité dans mon pays et de régler les problèmes des gens, je n’hésite pas », a-t-il ajouté. « L’essentiel est l’intérêt national », a-t-il insisté sous les applaudissements du public, lors d’un évènement marquant les réalisations du gouvernement dans les zones rurales.
    Le gouvernement iranien fait face à des critiques après la visite surprise de M. Zarif à Biarritz en marge du G7. M. Zarif a rencontré des représentants de trois pays européens – Allemagne, France et Grande-Bretagne- signataires de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015. Cet accord a été dénoncé par les Etats-Unis, qui ont réimposé des sanctions économiques étouffant l’Iran.
    « Malvenu »
    L’administration du président Donald Trump applique une politique de pression maximale sur Téhéran, qui a répliqué en se libérant progressivement des limitations de son programme nucléaire prévues par l’accord.
    Lundi, le journal ultraconservateur Kayhan a qualifié de « malvenu » le déplacement de M. Zarif en France. Kayhan a jugé que le fait qu’il s’agisse de la deuxième visite de ce responsable en France en quelques jours envoyait « un message de faiblesse et de désespoir ». Ces démarches « sont entreprises dans l’optique imaginaire d’une ouverture mais cela ne donnera aucun autre résultat que davantage d’insolence et de pression » de la part des Etats-Unis, a critiqué le journal.
    Le représentant du guide suprême au sein des Gardiens de la révolution islamique a aussi jugé ces efforts vains. Leur « hostilité envers la Révolution islamique et ce conflit sont sans fin; on ne peut parvenir à une solution ou une réconciliation par (…) le dialogue », a dit Abdollah Haji-Sadeghi. « Nous ne devrions pas nous attendre à quoi que ce soit d’autre que de (…) l’hostilité », a-t-il affirmé selon l’agence semi-officielle Isna.
    « Deux mains »
    En revanche, dans le journal réformiste Etemad, la visite de M. Zarif est jugée comme le « moment le plus prometteur » depuis le retrait unilatéral de Washington de l’accord il y a 15 mois.
    La montée des tensions entre l’Iran et les Etats-Unis, avec des attaques mystérieuses sur des navires dans la région stratégique du Golfe, des drones abattus et des pétroliers saisis, a fait craindre une escalade incontrôlable.
    Tout en défendant le dialogue, le président Rohani s’est dit en faveur d’un usage concomitant de la manière forte. « S’ils saisissent notre navire quelque part (…), nous négocions (…) et nous pouvons aussi saisir leur bateau pour des raisons légales », a-t-il dit. Il faisait référence à un pétrolier iranien saisi au large de Gibraltar et qui a été depuis libéré par les autorités britanniques, et à la saisie par l’Iran le 19 juillet, 15 jours après cet arraisonnement, d’un pétrolier battant pavillon britannique. Ce navire est toujours retenu dans le Golfe. « Nous pouvons travailler avec les deux mains (…), la main de la force et la main de la diplomatie », a-t-il noté. « Nous devons utiliser notre (…)puissance militaire et sécuritaire, notre puissance économique et culturelle et notre puissance politique. Nous devons négocier. Nous devons trouver des solutions ». « Même si les chances de réussite (…) sont de 10%, nous devons nous efforcer et nous lancer », a encore plaidé M. Rohani.

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