21/08/2017

Les services de renseignement libanais ont permis d'éviter un attentat dans un avion - La bombe dans une poupée Barbie

Les services de renseignement libanais ont permis d'éviter un attentat dans un avion - La bombe dans une poupée Barbie
Nous avons rapporté dans une précédente newsletter le démantèlement d'une cellule terroriste affiliée à Daech (Etat islamique). On en sait désormais un peu plus sur les intentions de cette cellule. Les terroristes avaient projeté de piéger une poupée Barbie et un appareil électro-ménager (hacheur de viande) pour faire sauter un avion de la compagnie Emirat reliant Sydney à Abou Dhabi.
Machnouk a révélé que
le principal suspect, Amer Khayyat, avait essayé de dissimuler deux engins explosifs dans l'avion dans l'éventualité pour être sûr qu'au moins l'un des deux détonerait avec succès.  
Les autorités libanaises ont arrêté Khayyat à son arrivée au Liban en provenance d'Australie à la mi-juillet.
Il avait prévu de faire sauter l'avion en vol,  20 minutes après le décollage.  
L'opération a raté en raison d'un excédent de poids d'un bagage à main.  
Le suspect n'a pas pu embarquer dans l'avion avec les bombes placées dans un sac de bagage, tout simplement parce que le poids du sac dépassait la limite autorisée par la compagnie.  
"L'opération a échoué en raison de l'excédent de poids", a expliqué M. Machnouk. "La branche du renseignement a suivi l'affaire et a constaté que Amer était impliqué dans cette tentative terroriste, et il semblait qu'il était censé l'exécuter".
Encore une fratrie terroriste 
Machnouk a déclaré que quatre frères libano-australiens étaient impliqués dans cette opération terroriste. Deux des frères d'Amer Khayyat, Khaled et Mahmoud Khayyat, ont été arrêtés en Australie;
Le quatrième, identifié comme Tarek Khayyat, est membre de Daech et se trouve en Syrie. 
La compagnie aérienne visée n'a pas été identifiée avec certitude, mais Emirates Airlines, le transporteur national des Émirats arabes unis, a déclaré qu'elle menait une enquête. 
S'il s'agit de ce vol, 400 passagers se trouvaient à bord, dont 120 libanais. Le ministre a déclaré que les suspects voulaient se venger des EAU et de l'Australie pour être membres de la coalition anti-Etat islamique. 

Jean René Belliard

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20:02 Publié dans Abou Dhabi, Australie, Emirates, Etat Islamique, Khayyat Amer, Liban, Mohammad Machnouk | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

20/08/2017

Israël, l'Egypte et le Hamas coopèrent "indirectement" dans la lutte contre l'Etat islamique

Selon Al-Monitor, Israël, l'Egypte et le Hamas coopèrent "indirectement" dans la lutte contre l'Etat islamique 
(De notre correspondant en Israël, Nathan R.)  
Selon Al-Monitor, Israël, l'Égypte et le Hamas coopèrent indirectement dans la lutte contre les jihadistes de l'État islamique qui opèrent dans la péninsule du Sinaï et la bande de Gaza. 
La publication rappelle que l'Egypte et le Hamas ont commencé à coopérer il y a un an. En exerçant une pression économique sur la bande de Gaza, Le Caire a forcé le Hamas à agir contre les groupes terroristes Salafistes basés dans la bande de Gaza et liés à l'Etat islamique. 
En juin de cette année, l'Égypte a accepté de fournir une assistance économique à la bande de Gaza, notamment en commençant à fournir du carburant diesel pour la seule centrale électrique du secteur, ainsi qu'à ouvrir le point de contrôle de Rafah à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte. 
En réponse, le Hamas s'est engagé à lutter contre les militants de l'EI opérant dans la péninsule du Sinaï et qui menacent la sécurité de l'Égypte. Le Hamas s'est également engagé à renforcer la lutte contre les Salafistes dans la bande de Gaza
Le Hamas coopère également avec les services de sécurité égyptiens pour lutter contre la contrebande d'armes dans la région de Rafah. 
En outre, la direction du Hamas a accepté d'extrader de la bande de Gaza des salafistes égyptiens recherchés par les services spéciaux égyptiens.
L'auteur d'Al-Monitor, Shlomi Eldar, affirme que plusieurs de ces salafistes ont été transférés au Caire par des membres des services spéciaux israéliens. 
Rappelons que les groupes Salafistes affiliés à l'État islamique revendiquent régulièrement la responsabilité des attaques à la roquette contre le territoire israélien depuis la bande de Gaza. 
Le 17 août, un kamikaze s'est fait sauter au point de contrôle de Rafah, à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte. Le Hamas a accusé les factions Salafistes associées à l'État islamique d'être responsables de cet attentat  et a déclaré que cet acte terroriste renforcerait les liens entre Gaza et l'Égypte.  
Jean René Belliard

 

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19:21 Publié dans Egypte, Etat Islamique, Gaza, Hamas, Israel | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

19/08/2017

La cellule jihadiste de Barcelone et Cambrils "démantelée", selon le ministre espagnol de l'Intérieur

La cellule jihadiste de Barcelone et Cambrils "démantelée", selon le ministre espagnol de l'Intérieur
La cellule d'une douzaine de terroristes, auteurs des attentats de Barcelone et Cambrils, est désormais "démantelée", a affirmé samedi 19 août le ministre espagnol de l'Intérieur, alors qu'un homme, Younès Abouyaaqoub, est toujours activement recherché par la police.
Notons au passage que cette annonce du ministère intérieur espagnol a déplu à Barcelone où la police catalane a rappelé que c'était elle qui dirigeait l'enquête.
Younès Abouyaaqoub
Le groupe a été "démantelé", a déclaré Juan Ignacio Zoido lors d'une conférence de presse. A ce stade, quatre suspects sont toujours en garde à vue, cinq ont été abattus à Cambrils et trois autres identifiés, dont Younès Abouyaaqoub, un Marocain de 22 ans.. Les deux autres pourraient avoir péri dans l'explosion d'Alcanar.
"Nous pouvons presque dire que la cellule est totalement démantelée à Barcelone, puisque des personnes sont mortes, des personnes ont été arrêtées et que des identifications ont été rapidement réalisées et que d'autres recherches sont en cours dont nous ne pouvons pas parler en ce moment (...) nous pouvons dire que la cellule a été démantelée".
Les Mossos d'Esquadra, la police catalane, ont de leur côté expliqué qu'"une personne [faisait] toujours l'objet d'un avis de recherche", sans préciser s'il s'agissait ou non du conducteur de la camionnette de las Ramblas.
Opération policière chez un imam de Ripoll dont le corps pourrait avoir été découvert dans les ruines de la maison d'Alcanar
Interrogé sur l'opération policière chez une personne décrite comme un imam à Ripoll samedi à l'aube, il a refusé de confirmer que cette "neuvième perquisition" dans cette ville où vivaient plusieurs des suspects avait eu lieu chez un imam. Les enquêteurs pensent que les restes d'un second corps humain découverts dans les ruines de la maison qui a explosé à Alcanar pourraient être ceux de l'Imam de Ripoll disparu.  
Les terroristes de Cambrils identifiés
3 des 5 Marocains, abattus par la police après une attaque terroriste dans la nuit de jeudi à vendredi à Cambrils dans le nord-est de l'Espagne, ont été formellement identifiés, a annoncé vendredi soir la police catalane en révélant leur identité.
Il s'agit de Moussa Oukabir, soit le petit frère de Driss Oukabir, l'homme arrêté jeudi soir à Ripoll, de Saïd Aallaa et de Mohamed Hychami. Respectivement âgés de 17, 18 et 24 ans, ils vivaient tous les trois à Ripoll, selon la police catalane.
Les terroristes identifiés sont :
- Younès Abouyaaqoub concentre tous les regards, car il n'a pas été retrouvé. Agé de 22 ans, il est Marocain, né à Mrirt. On ignore son degré d'implication.
- Moussa Oukabir, 17 ans, né à Ripoll mais Marocain, son voisin d'immeuble Mohamed Hychami, de 24 ans, lui aussi de Mrirt, et Said Aallaa, de 18 ans, né à Naour au Maroc, sont tous morts dans la nuit de jeudi à vendredi après avoir lancé à toute allure une Audi A3 sur la promenade de la station balnéaire de Cambrils. La voiture s'est encastrée contre un véhicule de la police et un policier les a abattus.
La photo de Younès Abouyaaqoub se trouve en bas à droite. Les trois autres ont été tués. Moussa Oukabir est en haut à gauche. 
Quatre personnes sont en garde à vue: trois Marocains et un Espagnol.
Les détenus sont âgés de  21, 27, 28 et 34 ans.
Parmi eux figure Driss Oukabir, frère aîné de Moussa, arrêté jeudi. Un autre homme interpellé est un Espagnol originaire de l'enclave de Melilla en Afrique du Nord, un des principaux viviers de jihadistes en Espagne, comme la Catalogne, où le groupe semble s'être formé.
Marocains mais élevés en Catalogne
La plupart semblent être des habitants de longue date de la Catalogne et ne sont pas arrivés de loin pour commettre ces actions, même si l'Etat islamique a revendiqué les attentats.
500.000 Musulmans en Catalogne
La région d'Espagne où la communauté musulmane est la plus importante est la Catalogne, avec quelque 500.000 musulmans, sur 1,9 million fin 2016, selon l'Union des communautés islamiques d'Espagne.
Les arrestations en lien avec le terrorisme jihadiste y sont les plus nombreuses, avec Madrid... et les enclaves sous administration espagnole de Ceuta et Melilla au Maroc.
Aucun n'avait d'antécédents en matière terroriste
Aucun des interpellés et des terroristes abattus n'était connu des services de police pour des faits en lien avec le terrorisme, mais certains auraient des antécédents judiciaires pour des faits de délinquance commune
Des apprentis ?
Selon la police, le groupe auquel aurait appartenu les auteurs des attentats fabriquait à Alcanar un engin explosif et préparait "des attentats de plus grande envergure".
Une explosion accidentelle survenue dans leur atelier de fabrication de bombes à Alcanar semble avoir poussé les terroristes, faute de matériel, à commettre à Barcelone et Cambrils des attentats dans la précipitation, "qui n'étaient pas de l'ampleur qu'ils envisageaient", selon Josep Lluis Trapero.
Armés de couteaux
Les cinq suspects abattus à Cambrils portaient de fausses ceintures d'explosifs. Selon certains experts, cela peut être une manière de s'assurer une mort en martyrs, la police n'hésitant pas à abattre les personnes porteuses d'explosifs. Mais cela peut aussi être une technique pour gagner du temps face aux forces de l'ordre.
Ils avaient aussi dans leur voiture une hache et des couteaux, avec lesquels ils ont blessé une très jeune personne au visage avant d'être abattus.
Trois véhicules loués par les assaillants ont par ailleurs été récupérés par les forces de l'ordre et étaient vendredi après-midi en cours d'analyse. Les personnes chargées de la location font aussi l'objet d'une enquête policière.  
 
Polemique 
Espagne : Polémique sur l'absence de bornes anti-intrusion sur les Ramblas
L'absence de bornes anti-intrusion sur les Ramblas de Barcelone a généré un début de polémique en Espagne que la mairie juge hors de propos, deux jours après l'attentat meurtrier perpétré avec une camionnette sur cette avenue bondée.
"Il n'y a pas lieu de parler aujourd'hui de ce qui aurait pu être évité avec une borne posée sur les Ramblas", a dit la maire de la ville, Ada Colau, aux médias.
Depuis vendredi 18 août, réseaux sociaux et médias ont multiplié les articles sur cette absence, certains allant jusqu'à exiger la démission de la maire, qui aurait fait la sourde oreille aux recommandations de la police nationale.
"Les auteurs de l'attentat voulaient tuer et s'ils n'avaient pas pu entrer par les Ramblas, ils l'auraient fait par un autre endroit, nous ne pouvons pas emplir une ville comme Barcelone de barrières", a insisté la maire de la deuxième ville d'Espagne et la plus fréquentée par les touristes.
Surtout, la mairie a fait valoir que ce type de décisions étaient adoptées lors de réunions locales tripartites Etat-région-ville.
Le premier adjoint au maire, Gerardo Pisarello, avait écrit sur Twitter, dès le lendemain de l'attentat: "Que les choses soient claires. La mairie de Barcelone n'a jamais refusé de poser des bornes".
"Les mesures de sécurité antiterroriste sont déterminées par les responsables de l'Intérieur. La mairie collabore et applique ces instructions", a-t-il ajouté.
Le ministère espagnol de l'Intérieur avait bien recommandé aux villes de poser des bornes anti-intrusion dans les endroits les plus fréquentés, selon la mairie.
Mais le conseil local de sécurité - où sont représentés l'Etat, la région et la mairie - n'a pas souhaité ajouter des obstacles dans la zone des Ramblas, "parce qu'il y en avait déjà beaucoup - arbres, bancs, kiosques, lampadaires... - et en rajouter représentait un danger pour l'accès des véhicules d'urgence", a expliqué à l'AFP une porte-parole de la mairie.
Pour sa part le ministre de l'Intérieur Juan Ignacio Zoido n'a pas voulu se laisser entraîner dans la polémique, soulignant que la police avait "recommandé" ce mobilier urbain et que la décision appartenait à "chaque mairie".
Dans un pays en niveau d'alerte antiterroriste 4 sur 5 depuis 2015, Barcelone avait cependant appliqué d'autres mesures telles que la pose de barrières ou le renforcement des contrôles pour des concerts ou des festivités.
Le gouvernement a demandé samedi l'adoption de mesures supplémentaires, notamment pour renforcer encore la sécurité dans les lieux de grande affluence. Madrid a notamment installé de nouvelles jardinières en béton dans plusieurs rues du centre.
 
Jean René Belliard

 

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18:46 Publié dans Alcanar, Barcelone, Cambrils, Espagne, Etat Islamique, Ripoll | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |