ÉTAT ISLAMIQUE

  • Daech publie un manuel d’instructions pour tuer des politiciens occidentaux

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    Daech a publié un manuel pour tuer les dirigeants du monde, exhortant les loups solitaires à se faire passer pour des journalistes afin de pouvoir passer des bombes en contrebande auprès de politiciens comme le président Trump.
    Lundi, al-Quraysh, un média pro-Daech, a publié un manuel intitulé ‘Comment assassiner les Leaders’, donnant aux jihadistes potentiels trois méthodes pour exécuter les ‘leaders politiques, les officiels et les chefs militaires’.
    Le manuel explique comment se faire passer pour un journaliste et comment dissimuler une arme à l’intérieur d’une caméra pour faire des ravages lors des conférences de presse.
    Le frère moudjahid, déguisé en journaliste, peut participer à des conférences de presse, des forums ou  des réunions qui lui permettent de cibler des personnalités ennemies clés. Il peut aussi utiliser la caméra comme un engin explosif ou pour cacher une arme à l’intérieur. L’affiche dit, selon le Middle East Research Institute.
    Mercredi, un média de Daech – Al-Taqwa Media Foundation – a montré un terroriste armé d’une lame en tenue militaire, debout derrière un Trump à genoux.
    La scène de l’exécution se lit comme suit : C’est ce que notre seigneur nous avait promis et il ne rompt pas une promesse, et l’Amérique pense avec ses alliés qu’ils font peur aux croyants ou qu’ils sont en train de vaincre les moudjahidin.
    Malgré la mort du chef de l’Etat islamique, Abu Bakr al-Baghdadi lors d’un raid américain en Syrie le 26 octobre, le culte de la mort propre aux jihadistes répand toujours son idéologie morbide du carnage dans les médias sociaux.
    Le guide en trois parties de Quraysh Media publié lundi propose d’autres méthodes pour attaquer des convois de VIP.
    Une deuxième tactique préconise l’utilisation de fusils de sniper à moyenne et longue portée pour attaquer les convois à partir de points d’observation élevés.
    Un loup solitaire peut perturber les convois des commandants ou leurs lieux de rassemblement en les attaquant avec des mitrailleuses ou des cocktails Molotov. dit le manuel.
    Ils peuvent également effectuer de telles opérations à l’aide d’armes blanches ou à partir d’endroits élevés.
    Enfin, le texte suggère de délimiter une zone potentielle d’attaque et de surveiller l’itinéraire d’un convoi afin d’exposer les failles de sécurité, ce qui permettrait également à l’agresseur d’envisager un  » plan de retrait « .
    C’est l’organisation Quraysh Media qui, au début du mois, a exhorté les partisans de Daech à allumer des incendies de forêt aux Etats-Unis et en Europe pour provoquer un chaos écologique.
    Le patron de l’Etat islamique, Al-Baghdadi, s’est fait exploser, avec deux de ses enfants, lors d’une opération des forces spéciales américaines sur un complexe fortement fortifié à Idlib, au nord-ouest de la Syrie, le mois dernier.
    L’assaut a été un coup dur pour le groupe, qui avait déjà perdu tous les territoires qu’il détenait en Syrie et en Irak lors d’une série de défaites militaires infligée par la coalition dirigée par les Etats-Unis.
    De nombreux combattants se sont échappés par les routes de contrebande vers le nord-ouest de la Syrie dans les derniers jours de la bataille avant la défaite territoriale du groupe au début de cette année. D’autres ont disparu dans les déserts de l’est de la Syrie et de l’Irak.
    Le groupe a nommé un successeur d’al-Baghdadi quelques jours plus tard, mais on sait peu de choses sur lui ou comment la structure du groupe a été affectée par les coups successifs.

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  • Allemagne : 9 membres présumés de l’EI bientôt de retour et laissés libres

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    Neuf membres présumés du groupe Etat islamique (EI) détenus en Turquie devraient être expulsés d’ici à vendredi vers l’Allemagne sans être placés en détention, n’étant pas visés par des mandats d’arrêt, a-t-on annoncé mercredi de sources sécuritaires. Il s’agit d’un homme ayant la double nationalité irakienne et allemande et de six membres de sa famille, originaires de Hildesheim, en Basse-Saxe, ainsi que de deux épouses de combattants de l’EI, ont précisé ces sources. Les autorités n’ont donné que le prénom du chef de famille, Kanaan. Ces personnes devraient être expulsées de Turquie et rentrer en Allemagne jeudi ou vendredi.
    Le chef de la famille de sept personnes, connu des services allemands pour son appartenance au salafisme, est soupçonné d’avoir tenté de gagner la Syrie au printemps 2019. Ils ont été arrêtés en Turquie et sont depuis détenus à la prison d’Izmir. Pour les autorités allemandes cependant, rien ne prouve qu’il ou sa famille soient membres de l’EI.
    Les deux femmes, a priori expulsées vendredi, étaient détenues dans un camp syrien de prisonniers, dont elles s’étaient évadées, avant d’être interpellées par les autorités turques.  L’une d’entre elles, Haida, 26 ans, s’était envolée pour la Syrie en 2014 avec un combattant allemand de l’Etat islamique. Elle a affirmé que son mari avait été tué dans les combats.
    Ces deux femmes devraient être interrogées à leur arrivée, puis surveillées, mais de tels dispositifs sont coûteux, relève-t-on de même source.
    Deux autres femmes devraient à leur tour être expulsées dans les prochaines semaines par la Turquie, selon ces sources, qui assurent que dans ces deux cas aussi, une enquête est en cours mais sans émission de mandat d’arrêt.
    Les jihadistes de retour ne pourront pas être immédiatement  incarcérés, affirme la ministre de la justice allemande
    La ministre fédérale de la Justice, Christine Lambrecht (SPD), s’est voulue mercredi rassurante, même si ces jihadistes de retour seront laissés en liberté. « Si la détention ne peut pas encore être ordonnée, les personnes peuvent faire l’objet d’une surveillance intensive ou porter un bracelet électronique », a-t-elle expliqué à la Neue Osnabrücker Zeitung.
    Ces retours prochains de membres présumés de l’EI alarment toutefois les partis au pouvoir comme ceux de l’opposition qui accusent le gouvernement d’Angela Merkel de ne pas être préparé à ces retours.
    « Nous voulons voir tous les membres dangereux en détention », a assuré mardi Armin Schuster, membre du parti conservateur CDU. Selon ce spécialiste des questions de sécurité, environ un tiers de la centaine d’Allemands encore en Syrie sont identifiés comme des éléments dangereux. Il y aurait, selon lui, une dizaine d’Allemands détenus en Turquie et susceptible d’être expulsés.
    Les renvois de jihadistes par la Turquie surviennent dans la foulée de l’offensive menée par Ankara dans le nord-est de la Syrie, vivement critiquée par l’Occident car elle a visé les forces kurdes alliées de la coalition internationale dans la lutte contre les jihadistes.

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