05/06/2018

Syrie: L’Iran a investi plusieurs milliards en Syrie et n’est pas prêt à se soumettre à la Russie ou à Israë

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Selon le journal saoudien « Al-Sharq al-Awsat », publié à Londres,  la Russie et Israël tenteraient de faire pression sur l’Iran pour obtenir qu’il retire ses forces (iraniennes et pro-iraniennes) de Syrie. Cependant, pour la publication, Téhéran entend bien « récolter les fruits » de ses investissements en Syrie, qui, sont estimés à environ 30 milliards $ au cours des dernières années.
L’évaluation des investissements iraniens en Syrie, tant sur les plans militaires que civils,  a été proposée par Mansour Farhang, scientifique américain et ancien diplomate iranien.
Nadim Shehadi, un expert du Moyen-Orient à l’École de droit et de diplomatie à l’Université Tufts Fletcher (Etats-Unis), estime que l’Iran dépense en Syrie environ 15 milliards de dollars par an, et il estime, lui, le total des investissements iraniens en Syrie à environ  105 milliards $.
Le gros des montants investis sont dus principalement à l’établissement de bases militaires pour le stationnement de ses propres forces armées en Syrie, pour le recrutement, la formation des miliciens chiites du Moyen-Orient et d’Asie du Sud et pour l’indemnisation des familles des personnels tués et blessés.
Il y a actuellement en Syrie
11 base militaires iraniennes, 15 bases du Hezbollah et 9 bases des milices chiites pro-iraniennes ou d’autres pays selon al-Shark al Awsat. Ces bases sont réparties un peu partout en Syrie – à l’ouest, près de la frontière avec le Liban, à l’est, près de la frontière avec l’Irak et dans le nord, près de la frontière avec la Turquie. L’Iran cherche également à installer une base militaire dans le sud de la Syrie, près de la frontière avec Israël et la Jordanie, ce à quoi Israël, les États-Unis et la Russie se sont déclarés résolument opposés.
Comme indiqué par al-Shark al Awsat, les Iraniens investissent massivement dans des projets civils en Syrie. En particulier, grâce aux Fonds de charité islamique « Jihad al-Bina », Téhéran a financé la reconstruction d’écoles, de routes et des infrastructures à Alep ou d’autres villes détruites par les combats (le même fonds avait financé la restauration du sud de Beyrouth après la guerre entre le Hezbollah et Israël à l’été 2006 ).
Ces derniers mois, des entreprises iraniennes ont gagné l’appel d’offres lancée par le gouvernement syrien pour la fourniture de machines agricoles, la production de phosphates, la réparation des réseaux électriques et la production de sucre.
Les
Iraniens contrôlent de fait une grande partie de la frontière syro-irakienne, des axes routiers majeurs reliant un certain nombre de  régions d’importance stratégique dans l’est de la Syrie et l’une des principales canalisations d’eau.
Téhéran a octroyé à Damas des prêts importants: au moins 4,5 milliards de dollars à partir de 2013.
Les analystes cités par « Al-Sharq Al-Awsat », pensent que l’Iran ne se retirera de la Syrie que dans le cas, aujourd’hui improbable, d’une défaite militaire du régime de Bachar al-Assad. Nadim Shehadi pense que les Iraniens peuvent faire des concessions tactiques, afin de ne pas gâcher leurs relations avec Moscou, mais ils resteront en Syrie.
De nombreux médias iraniens ont publié des éditoriaux ces derniers jours pour vivement critiquer les dirigeants russes pour leur entente avec Israël. Par exemple, un blogueur israélien « Abou Ali » a attiré l’attention sur l’une de ces parutions dans le journal iranien « Eve » (proche du président iranien Hassan Rohani), où le président russe Vladimir Poutine est appelé  « menteur » et accusé de négocier avec les Israéliens « dans le dos » des alliés iraniens et syriens.

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Jean René Belliard
Groupe Ptolémée : +33757910350 

04/06/2018

Des agents du « Mossad » ont tué deux conseillers militaires iraniens en Libye

Des agents du « Mossad » ont tué deux conseillers militaires iraniens en Libye

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La chaîne de télévision Al Arabiya rapporte que des agents du renseignement israélien « Mossad » ont liquidé en Iran deux conseillers militaires iraniens.
La chaîne de télévision saoudienne affirme que l’Iran cherche à renforcer son influence sur les pays d’Afrique du Nord pour « exporter la révolution selon le modèle de Khomeiny« . C’est de cette manière, note Al-Arabiya, que Téhéran a opéré en Syrie.
Selon « Al-Arabiya », des diplomates iraniens et des représentants des forces de sécurité iraniennes ont tenu en Tunisie et à Malte des réunions secrètes avec d’influents politiciens, des militaires et des hommes d’affaires libyens, afin d’obtenir un effet de levier en Libye.
En particulier, deux conseillers militaires du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran (CGRI) ont été envoyés au sud de la Libye. C’est là qu’ils ont été tués dans des circonstances mystérieuses, a déclaré Al-Arabiya, citant ses propres sources au sein des services de sécurité libyens.
Selon ces sources, les Israéliens auraient observé les deux membres du CGRI dès leur arrivée en Libye depuis la Tunisie. L’élimination des Iraniens a été réalisée dans l’une des villes du sud libyen par des rebelles locaux recrutés par le Mossad, affirme Al-Arabiya, se basant sur ses sources
Il y a cependant des détails qui semblent très douteux dans les informations données par Al-Arabiya. En particulier, le média saoudien affirme que les conseillers iraniens auraient cherché à rencontrer des représentants du groupe terroriste sunnite Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), ou encore avec des Islamistes qui ont fui Raqqa, l’ex-place-forte de Daech en Syrie, pour gagner  la Libye via la Turquie et le Soudan. La réunion devait se tenir à Ubari, dans le sud-ouest de la Libye, affirme le rapport, mais à la veille de la réunion, les représentants du CGRI avaient été tués.
L’objectif, c’est l’uranium
Selon des sources libyennes, les experts militaires iraniens se seraient montrés intéressés par la région montagneuse au sud-ouest de la capitale Tripoli, près de la frontière avec la Tunisie, une région riche en ressources naturelles, y compris l’uranium.
Téhéran est impatient d’importer des cargaisons et chercherait à utiliser des groupes armés et des organisations extrémistes basés dans le sud de la Libye pour de saper la stabilité dans la région et prendre le contrôle des ressources d’uranium.
Maroc et Mauritanie
En mai 2018, le Maroc a brutalement rompu ses liens avec l’Iran. Rabat entendait protester contre le soutien du Hezbollah au Front Polisario qui lutte pour l’indépendance de l’ancien Maroc espagnol, rattaché désormais au Maroc.
Aujourd’hui, c’est au tour de la Mauritanie de dénoncer le prosélytisme iranien sur son territoire.
Les autorités ont convoqué l’ambassadeur de la République islamique pour protester contre les activités de l’Association de l’Imam Ali qui «menace la stabilité du pays» tandis que deux autres centres culturels étaient fermés.
Selon le site mauritanien Saharamedia.net qui a révélé l’information, il a été signifié au diplomate que la Mauritanie «ne tolérerait aucune activité de l’ambassade, ou de toute partie liée à elle, visant à changer la confession ou la croyance de la société mauritanienne».
Les autorités reprochent en effet au «Centre de l’Imam Ali» d’être devenu une véritable husseiniyya (lieu de culte chiite) dans la capitale. Un lieu affilié à l’Association «Ahl al-Beit» (La famille du prophète), créée par les autorités iraniennes et chargée de distribuer des bourses d’études ou d’envoyer des personnes en Iran et au Liban pour être formés au chiisme.
Outre la suspension des activités de cette instance culturelle, qui «menace l’unité et la croyance de la société mauritanienne», les autorités ont destitué l’imam du centre de culte, placé désormais sous l’autorité du ministère des Affaires islamiques, et l’ont remplacé par un autre, d’obédience sunnite plus conforme au culte pratiqué dans le pays.
L’Algérie n’a pas jugé bon d’endiguer le prosélytisme chiite dans le pays
Sans doute en raison d’une convergence de vue avec le pouvoir à Téhéran sur certains dossiers politiques, les autorités algériennes ont laissé se développer dans le pays une campagne de prosélytisme dirigée par l’Iran à tel point qu’il existe aujourd’hui dans le pays une forte communauté chiite composée essentiellement de convertis sunnites.
La tactique employée a été la suivante : Des ressortissants étrangers, résidents en Europe et ailleurs et appartenant à cette branche de l’islam, se sont mariés avec des Algériennes. «Les épouses restaient dans le pays. Elles servaient ainsi de couverture pour justifier les multiples déplacements de l’époux dans le pays. La même tactique a été utilisée au Maroc et en Mauritanie.

Jean René Belliard
Groupe Ptolémée : +33757910350 

21/05/2018

Frontlive-Chrono du 21 mai 2018

Articles publiés sur Frontlive-Chrono le 21 mai 2018

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