03/11/2018

Articles publiés le samedi 3 novembre 2018 sur https://www.frontlive-chrono.com

Les jihadistes de l'Etat islamique semblent avoir opté pour une multiplication des assassinats de tous ceux, grands ou petits, qui représentent l'autorité de l'Etat : fonctionnaires, hommes politiques, leaders de tribus, maires, etc. et ce, dans de nombreux pays. Les assassinats ciblés se sont récemment multipliés, l'objectif de l'EI étant d'instaurer le chaos par l'élimination des élites.

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31/10/2018

Articles parus sur https://www.frontlive-chrono.com le 31 octobre 2018

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Afghanistan: attaque suicide près d’une prison de Kaboul, au moins 6 morts

France: Vidéo d’allégeance à l’EI : sept personnes interpellées dans l’ouest

 

Russie : un kamikaze de 17 ans se fait exploser dans une antenne régionale du FSB

 

Syrie: combats entre jihadistes et rebelles dans la future « zone démilitarisée »

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Syrie: Quatre miliciens kurdes tués par l’artillerie turque en Syrie

08/10/2018

Pakistan : la Cour suprême face au cas d’Asia Bibi, une femme chrétienne condamnée à mort pour blasphème

Asia-Bibi-Noreen.jpgLa Cour suprême du Pakistan devait examiner lundi un recours déposé par Asia Bibi, une chrétienne actuellement dans le couloir de la mort après une condamnation pour blasphème, la première du genre sous cette loi très controversée.
Asia Noreen – mieux connue sous le nom d’Asia Bibi – est une travailleuse agricole pakistanaise pauvre et mère de cinq enfants. Sur les instructions d’un propriétaire foncier, elle avait prélevé de l’eau pour les travailleurs agricoles. Mais ils refusèrent de boire parce que le vase avait été touché par une femme chrétienne et était ainsi devenu « impur ». Une discussion s’est engagée à la fin de laquelle les travailleurs musulmans ont accusé Asia Bibi d’insulter l’Islam. Des centaines de musulmans incités par un chef de prière à l’aide de haut-parleurs ont attaqué sa maison et l’ont brutalement battue, elle, son mari et ses enfants.
La police a sauvé Asia Bibi d’un lynchage sur place.
Le 19 juin 2009, elle a été accusée de blasphème en vertu de l’article 295 C du Code pénal pakistanais. Le 8 novembre 2010, un tribunal de Nankana, dans la province du Pendjab, a prononcé la peine de mort. Le catholique Shabaz Bhatti, ministre des minorités au Pakistan, et le gouverneur de la province du Pendjab Salmaan Taseer, musulman, ont vu l’absurdité des poursuites et ont plaidé pour la libération de Bibi. Tous deux ont été assassinés pour cela en 2011.
Son cas a eu un retentissement international au point d’attirer l’attention des papes Benoît XVI et François. En 2015, l’une des filles d’Asia Bibi a rencontré le pape François.
La Cour suprême, qui a fait état de l’audition sur son site internet, n’a pas précisé si une décision serait rendue lundi. En 2016, une précédente audition devant l’instance judiciaire la plus élevée au Pakistan avait été annulée suite au désistement au dernier moment de l’un des trois magistrats appelés à se prononcer. Si la Cour suprême devait valider la sentence, Asia Bibi pourrait en dernier recours solliciter la grâce du président pakistanais.
L’histoire de cette chrétienne divise fortement le pays. Les tenants de la ligne dure demandent régulièrement son exécution. Le Tehreek-e-Labaik Pakistan, un mouvement qui s’est construit sur son rejet des blasphémateurs, a déclaré vouloir assister à l’audition.
Les défenseurs des droits de l’homme voient en elle un emblème des dérives de la loi réprimant le blasphème au Pakistan, souvent instrumentalisée, selon ses détracteurs, pour régler des conflits personnels.
Le blasphème est un sujet extrêmement sensible dans ce pays conservateur où l’islam est religion d’Etat. La loi prévoit jusqu’à la peine de mort pour les personnes reconnues coupables d’offense à l’islam. De simples allégations se terminent régulièrement par des lynchages aux mains de la foule ou d’extrémistes. Les chrétiens, minorité persécutée, sont fréquemment visés. Des appels à changer cette législation ont souvent donné lieu à des violences et ont été rejetés. Le nouveau Premier ministre pakistanais Imran Khan, durant la dernière campagne électorale, a déclaré qu’il soutenait inconditionnellement la loi.

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