Cachemire

  • Afghanistan: attentat à Kaboul, au moins 14 morts et 145 blessés - Les Taliban revendiquent l'attaque

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe) deDeutsch (Allemand) esEspañol (Espagnol) itItaliano (Italien) nlNederlands (Néerlandais) pt-ptPortuguês (Portugais - du Portugal)

    Au moins 14 personnes ont été tuées et 145 autres blessées, la plupart des civils, dans l’explosion d’une voiture piégée mercredi matin dans l’ouest de Kaboul, qui a fait apparaître un impressionnant champignon de fumée dans le ciel, a-t-on appris auprès de responsables et de témoins.
    Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi, « un véhicule rempli d’explosifs a explosé à l’entrée du commissariat de police dans l’ouest de Kaboul à 09H00 (4H30 GMT) », sans plus de détails.
    D’après une vidéo visible sur les réseaux sociaux et des témoins, des tirs d’armes de petits calibres pouvaient être entendus après la déflagration.
    Au moins 34 personnes ont été transportées, blessées, dans les hôpitaux de la ville, a déclaré le porte-parole du ministère de la Santé Wahidullah Mayar.
    Rappelons que mardi 5 août, en fin de journée dans la capitale, au moins cinq personnes ont été tuées et sept blessées dans un attentat visant un véhicule des services gouvernementaux de lutte contre les stupéfiants.
    Regains de tension à l’approche des élections présidentielles
    Les violences ont fortement augmenté en juillet, le mois le plus sanglant depuis mai 2017, avec plus de 1.500 tués et blessés en Afghanistan, selon l’ONU.
    Elles devraient encore s’intensifier à l’approche des élections présidentielles prévues en septembre. Une autre raison d’être pessimiste est se soudain regain de tension entre le Pakistan et l’Inde, en raison de la décision du gouvernement indien de mettre un terme au statut d’autonomie du Cachemire indien. Islamabad pourrait en conséquence mettre la pression sur Washington et l’amener à influer sur le pouvoir indien pour revenir sur cette décision en contrecarrant les espoirs de paix qu’on fait naître les négociations entre Etats-Unis et représentants talibans à Doha.
    Sans oublier l’Etat islamique
    Dans la nuit de mardi à mercredi, les forces spéciales afghanes ont pris d’assaut plusieurs repaires de membres de la branche afghane du groupe jihadiste Etat islamique (EI). Les détails de cette opération n’ont pas été révélés.

  • L’Inde annonce le retrait du statut autonome du Cachemire

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe) deDeutsch (Allemand) esEspañol (Espagnol) itItaliano (Italien) ja日本語 (Japonais) nlNederlands (Néerlandais) idIndonesia (Indonésien) svSvenska (Suédois) zh-hans简体中文 (Chinois simplifié)

    Le Gouvernement indien a annoncé son intention d’abroger l’article de la Constitution qui accorde un statut d’autonomie à l’État du Cachemire. Cette décision devrait provoquer de graves troubles au Cachemire.
    L’article 370 de la Constitution indienne autorise le Cachemire à avoir sa propre Constitution, son drapeau et son indépendance dans tous les domaines à l’exception de la politique étrangère, de la défense et des communications.
    L’État a introduit une interdiction des rassemblements publics et des restrictions sur les communications mobiles et Internet. Des dizaines de milliers de soldats ont été redéployés au Cachemire. Les dirigeants du gouvernement de l’État ont écrit sur les réseaux sociaux qu’ils ont été placés en résidence surveillée.
    Le Premier ministre indien Narendra Modi et son parti ont déjà déclaré à plusieurs reprises que l’indépendance du Cachemire entrave l’intégration de l’État.
    L’ancien Premier ministre Kashmir Mehbooba Mufti a déclaré que la décision du gouvernement indien fait automatiquement de l’Inde un occupant.
    L’influence du BJP
    Le parti au pouvoir, le Bharatiya Janata (BJP), parti nationaliste hindouiste, avait longtemps exigé l’abolition du statut spécial parce que, de son point de vue, ce statut entravait l’intégration du Cachemire dans le reste du pays. En fait, ce que cherche le BJP, c’est de permettre aux habitants non-cashimiris, pour la plupart des Hindous, d’acheter des terres au Cachemire.
    Les politiciens locaux ont averti que l’abolition des droits spéciaux pourrait provoquer des troubles au sein d’une grande partie de la population. Avant l’annonce même, les connexions téléphoniques et Internet ont été interrompues dans toute la région et les politiciens locaux de haut rang ont été assignés à résidence.
    70 ans de conflit
    Depuis son indépendance du Royaume-Uni en 1947, la région du Cachemire a été à plusieurs reprises le théâtre de guerres, de conflits frontaliers et d’attaques. À l’époque, la colonie indienne britannique s’est scindée en deux États souverains aux visions du monde opposées : Le Pakistan se considérait comme la patrie de tous les musulmans d’Asie du Sud, et l’Inde comme un État multiethnique laïque aux religions diverses. Le Maharajah de la région himalayenne à prédominance musulmane du Cachemire a hésité, au quel des deux états sa province devait appartenir. Depuis lors, les deux États ont tenté à plusieurs reprises de prendre le contrôle par la force. La première guerre du Cachemire a pris fin en 1949 avec la division le long d’une frontière non officielle qui est toujours valable aujourd’hui. De plus petites parties sont contrôlées par la Chine, qui a également des intérêts économiques dans la région montagneuse en raison de l’accès à la mer via le Pakistan. L’État du Jammu-et-Cachemire constitue la partie indienne.
    Au cours des dernières décennies, de plus en plus de groupes islamistes radicaux ont multiplié les attentats sanglants pour ébranler le statu quo en faveur du Pakistan. Ce printemps, quelques mois avant la réélection de Modis BJR, l’Inde a annoncé avoir abattu deux avions de combat pakistanais. La situation s’est ensuite calmée temporairement. Toutefois, la situation a changé ces dernières semaines lorsque l’Inde a lancé un nouvel avertissement contre le terrorisme et transféré 10.000 soldats supplémentaires dans la vallée du Cachemire. Beaucoup d’Hindous qui avaient été des touristes dans la région étaient alors partis en hâte.
    Vive réaction du Pakistan
    Le Pakistan a vivement critiqué cette décision, estimant que le Cachemire en faisait partie.
    La révocation du statut signifie que l’Inde affirme que toutes les régions à majorité musulmane font partie du pays.
    « En tant que partie à ce conflit international, le Pakistan utilisera toutes les options possibles pour lutter contre les mesures illégales », selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, cité par l’AFP.

    Lire la suite