Bassorah

  • Irak: Les manifestations s’étendent en Irak et font de nouveaux morts

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    Les forces de l’ordre irakiennes ont tiré mercredi en l’air à balles réelles pour disperser de nouvelles manifestations dans deux quartiers de Bagdad, alors que le président les avaient exhortées à la retenue après la mort de trois manifestants la veille. Des balles ont sifflé autour des rassemblements dans les quartiers d’Al-Chaab, dans le nord de Bagdad où environ 300 personnes ont bloqué une importante autoroute reliant la capitale aux villes du nord. La police et des témoins ont déclaré que les soldats étaient entrés dans la zone pour les disperser.
    Des manifestants se sont également rassemblés à  Zaafaraniya, dans le sud de la capitale
    La route de l’aéroport de Muthanna était fermée dans le secteur de Bab Al-Sharqi, tandis que des manifestants portant des drapeaux irakiens se dirigeaient vers la place Tahrir, dans le centre de Bagdad. Dans la ville de Muthanna, des centaines de personnes ont manifesté devant les bâtiments du gouvernement, tandis que les forces de sécurité établissaient des cordons pour protéger le bâtiment du conseil provincial.
    Dans la province de Maysan, des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le bâtiment du gouvernorat, tandis que les forces de sécurité se déployaient en masse dans la région, mais sans affronter  les manifestants.
    Les forces de sécurité ont également dispersé des manifestants par la force et utilisant des canons à eau et du gaz lacrymogène à Diwaniyah.
    À Bassorah, une manifestation a eu lieu sur la place Um Al-Brom, dans le centre-ville, sous un contrôle strict de la sécurité et le déploiement de la police anti-émeute.
    Deux manifestants tués par balles à Nasariya
    Deux manifestants ont été tués par balles mercredi à Nasariya, à 300 kilomètres au sud de Bagdad, portant à cinq le nombre de protestataires tués depuis le début mardi en Irak d’une vague de contestation réclamant emplois et services publics, selon un responsable.
    Ce responsable, Abdel Hussein al-Jaberi, directeur de la Santé de la province de Zi Qar où est située la ville de Nasariya, a ajouté que 14 personnes, dont 11 membres des forces de sécurité, avaient été en outre blessées.
    Toujours à Nasariya, province de Zi Qar, les manifestants ont incendié le bâtiment provincial.Depuis mardi, trois manifestants ont été tués à Nasariya et deux à Bagdad d’où est partie la contestation.
    40 membres des forces de sécurité blessés
    Le gouvernement a déclaré que 40 membres des forces de sécurité avaient été blessés lors des manifestations de mardi 1er octobre.
    Appel à de grandes manifestations vendredi prochain
    Des appels ont été lancés sur les réseaux sociaux pour la poursuite des manifestations dans diverses provinces irakiennes et des manifestations de grande ampleur vendredi prochain. Les manifestants demandent la démission du gouvernement et la formation d’un gouvernement de salut national.
    Inquiétude de la classe politique
    Les partis politiques irakiens ont exprimé leur inquiétude devant la recrudescence de la tension politique dans le pays et ont appelé à la mise en œuvre des revendications des manifestants, tout en insistant sur la nécessité de manifestations pacifiques.
    De son côté, le Premier ministre Adel Abdul-Mahdi a déclaré: «Nous ne faisons pas de distinction entre les manifestants exerçant leur droit constitutionnel de manifester pacifiquement et ceux de nos forces de sécurité qui s’acquittent de leur devoir de préserver la sécurité des manifestants, la sécurité de leur patrie, la sécurité des biens publics, mais nous distinguons clairement nos victimes, les deux (en fait trois) manifestants pacifiques et nos forces de sécurité héroïques. Il y a parmi eux, des agresseurs non pacifiques qui ont brandi des slogans punissables par la loi, menaçant l’ordre public et la paix civile et ont délibérément causé la mort de manifestants innocents et de nos membres des forces de sécurité qui ont été agressés au couteau ou brûlés.  »
    « Alors que nous sommes attristés et profondément touchés par les victimes parmi nos enfants qui protestaient et parmi les forces de sécurité et par la destruction et le pillage de propriétés publiques et privées comme aujourd’hui, nous avons immédiatement lancé une enquête professionnelle pour déterminer les causes des incidents », indique le communiqué.
    Dans une déclaration, le Front du salut et du développement, dirigé par Oussama al-Nujaifi, a condamné le recours excessif à la force contre les manifestants et a déclaré: «C’est un jour difficile pour le sang irakien qui a été versé sur la place Tahrir ou dans d’autres provinces irakiennes.
    « Le FIS condamne fermement les violences excessives utilisées pour réprimer les manifestants à Bagdad et dans les gouvernorats du sud », a-t-il déclaré.
    Inquiétude de l’ONU
    Les Nations Unies ont fait part mercredi de leur inquiétude face à la violence et ont appelé au calme, comme l’a souligné dans une déclaration la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Irak, Jenin Hennes-Blachart, dans son communiqué.
    « Mme Hennes-Blachart exhorte les autorités à faire preuve de retenue dans le traitement des manifestations afin d’assurer la sécurité des manifestants pacifiques, tout en maintenant l’ordre public et en protégeant les citoyens ainsi que les biens publics et privés. »

  • https://www.frontlive-chrono.com - Lundi 14 janvier 2019

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  • Irak: Chaos à Bassorah, les manifestants se sont dirigés vers le consulat d’Iran

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    Les émeutes se poursuivent à Bassorah. Les manifestants ont de nouveau incendié le bâtiment de l’administration provinciale. Plusieurs autres bâtiments administratifs ont été incendiés. Les autorités ont décidé d’instaurer un couvre-feu avant de revenir sur leur décision.
    Les manifestants ont également attaqué le quartier général de la milice pro-iranienne  » Asaib Ahl al-Haq « . Ils se sont également dirigés vers le consulat iranien, en chantant  » Nous sommes pacifiques « .
    L’influent théologien chiite Muqtada al-Sadr, dont les partisans ont remporté les élections législatives, a prononcé un discours télévisé devant le peuple irakien. Il a exigé une réunion d’urgence du parlement et a interpellé le Premier ministre Haidar al-Abadi.
    Depuis début septembre, neuf manifestants ont été tués à Bassorah. Plus de 100 personnes ont été blessées. 18 des victimes sont des policiers.
    Le Premier ministre irakien Haydar al-Abadi a critiqué la police pour avoir tiré à balles réelles sur les manifestants. Mais parallèlement, il a ordonné l’envoi de forces de police supplémentaires à Bassorah.
    Les habitants de la ville protestent contre le chômage, la corruption et l’inaction des autorités, les coupures de courant et la mauvaise qualité de l’eau potable. La pollution de l’eau a entraîné une intoxication massive et une hospitalisation de près de 20 000 personnes.


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