28/09/2018

Gaza : Six Palestiniens tués, 500 autres blessés au cours d’affrontements à la frontière

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Six Palestiniens ont été tués – dont un garçon de 14 ans – et 500 autres blessés vendredi lors d’affrontements avec les Forces de défense israéliennes (FDI) lors de manifestations dans la bande de Gaza, a déclaré le ministère palestinien de la Santé, tandis que le garçon palestinien de 14 ans aurait reçu une balle dans la poitrine alors qu’il manifestait à la frontière, et un autre garçon de 11 ans se trouvait en état critique, a déclaré le ministre palestinien de la Santé.
En début de soirée, les FDI ont déclaré qu’au moins 20 000 Palestiniens manifestaient dans cinq endroits différents le long de la frontière. « Les troupes des FDI réagissent par des moyens de dispersion des émeutes et tirent conformément aux procédures opérationnelles normalisées.
En réponse aux grenades et aux engins explosifs qui ont été lancés contre les troupes des FDI pendant les violentes émeutes, un avion des FDI a effectué une frappe dans le nord de la bande de Gaza. En outre, les troupes des FDI ont identifié plusieurs suspects qui franchissaient la barrière de sécurité depuis le nord de la bande de Gaza avant de revenir immédiatement « , a déclaré vendredi l’armée israélienne dans sa déclaration.
Les Gazaouis ont également lancé des ballons et des cerfs-volants incendiaires, qui ont causé au moins sept incendies à la frontière nord, ont déclaré les FDI, dont une vidéo montrant l’interception d’un cerf-volant par un mini drone.
Les autorités ont déclaré que ces ballons et cerfs-volants incendiaires ont incendié plus de 2 600 hectares (6 400 acres) du territoire israélien et que la colère locale a fait pression sur la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahou pour contrecarrer cette tactique.
Au moins 190 Palestiniens de Gaza ont été tués depuis les manifestations et les affrontements qui ont éclaté le long de la frontière le 30 mars. 50 des personnes tuées ont été identifiées comme membres du Hamas. 1 soldat israélien a été tué depuis lors.
Israël accuse le Hamas, le mouvement islamiste qui dirige la bande de Gaza, de chercher à utiliser les protestations pour mener des attaques ou des infiltrations ; Israël affirme donc que ses actions sont nécessaires pour défendre la frontière.
La frontière de Gaza est restée relativement calme au cours des deux derniers mois après que le Hamas et Israël se sont presque engagés dans une nouvelle guerre. Les deux parties ont plutôt décidé de s’engager dans des négociations indirectes de cessez-le-feu avec l’Égypte et la médiation des Nations unies. En outre, l’Égypte a tenté de parvenir à un nouvel accord de réconciliation entre le Hamas et le parti du président palestinien Mahmoud Abbas, le Fatah. Jusqu’à présent, les deux négociations n’ont pas abouti.
Israël et le Hamas ont mené trois guerres depuis 2008. Israël impose un blocus aérien, terrestre et maritime sur la bande de Gaza depuis plus d’une décennie, jugeant nécessaire d’empêcher la contrebande de matières à des fins terroristes au Hamas.

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01/04/2018

Frontlive-Chono 1er avril 2018

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02/01/2018

Israël adopte une loi visant à compliquer le partage de Jérusalem

Le Parlement israélien a adopté mardi 2 janvier 2018 un projet de loi visant à compliquer le passage sous souveraineté palestinienne de certaines zones de Jérusalem dans le cadre d’un futur accord de paix.
Le texte, approuvé à 64 voix contre 51, balaie encore plus les espoirs d’une solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien, moins d’un mois après la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.
L’adoption de cette loi intervient quelques jours après le vote du comité central du Likoud –parti de droite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu– d’une résolution demandant à ses parlementaires de pousser en faveur de l’annexion des colonies de Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 50 ans.
Proposée par une députée du parti nationaliste religieux Foyer juif (Beit Yehudi), la loi adoptée mardi prévoit que toute cession aux Palestiniens de ce qu’Israël considère comme faisant partie de Jérusalem nécessitera un vote à la majorité des deux-tiers des députés. Elle permet également de modifier la définition « municipale » de Jérusalem, certains secteurs de la ville pouvant ainsi « être déclarés comme des entités séparées« , selon un communiqué du Parlement.
Israël occupe Jérusalem-Est et la Cisjordanie depuis la guerre de 1967. Il a ensuite annexé Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. L’Etat hébreu considère l’ensemble de Jérusalem comme sa capitale tandis que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. La question de Jérusalem est un des problèmes les plus épineux du conflit israélo-palestinien.
« Nous avons garanti l’unité de Jérusalem« , a tweeté après le vote le ministre de l’Education Naftali Bennett, chef du Foyer juif (Beit Yehudi).  « Le mont des Oliviers, la Vieille ville et la cité de David resterons nôtres à jamais« , a-t-il ajouté, faisant référence à des lieux situés dans la partie palestinienne de Jérusalem, dont le quartier de Silwan. Dov Khenin, un député de l’opposition, a estimé que cette nouvelle loi devrait être appelée « la loi pour empêcher la paix » et craint qu’elle ne provoque « un bain de sang« .
Vives réactions des Palestiniens
Pour le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, les Israéliens prennent de telles décisions parce qu’ils bénéficient du soutien des Etats-Unis. « L‘administration américaine adopte les positions de l’occupation« , a-t-il affirmé à la radio, assurant que les Palestiniens allaient « se battre contre les tentatives américaines et israéliennes d’imposer des solutions« .
Annoncée le 6 décembre, la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël rompt avec des décennies de diplomatie américaine et internationale et continue à causer l’émoi dans les Territoires palestiniens.
Pour le président palestinien Mahmoud Abbas, les Etats-Unis ne peuvent plus jouer leur rôle historique de médiateur de paix. Lundi, il a déploré que la Maison Blanche ait « refusé de condamner les implantations de colonies israéliennes ainsi que les attaques systématiques et les crimes de l’occupation israélienne contre le peuple de Palestine« .
Pour Nabil Abou Rudeina (photo ci-contre), porte-parole de l’Autorité Palestinienne (AP), la loi sur Jérusalem-Est est une déclaration de guerre. Abou Rudeina.jpg
Abou Rudeina a déclaré, mardi 2 janvier 2018, que les résultats du vote à la Knesset prouvaient qu’Israël avait quitté le processus de règlement politique du conflit et tentait maintenant d’imposer sa décision aux Palestiniens.
Le porte-parole de Mahmoud Abbas a également noté que la déclaration de Donald Trump et les décisions de la Knesset ne sont pas valables. « Nous ne permettrons pas à Israël d’aborder seul les questions concernant l’avenir de toute la région« , a-t-il déclaré.
pour Abou Rudeina Israël et les Etats-Unis «poussent la région vers l’abîme».

 

 

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