23/10/2018

Belgique : Fouad Belkacem : Un dirigeant islamiste dépouillé de sa nationalité belge

PAR JEAN-RENÉ BELLIARD LE - 

Article publié en AnglaisAllemand, Espagnol, Italien, Néerlandais

Belkacem Fouad.jpgL’islamiste emprisonné Fouad Belkacem, dont le groupe « Sharia4Belgium » a envoyé des dizaines de jihadistes en Syrie, a été privé de sa citoyenneté belge et risque la déportation vers le Maroc.
La cour d’appel d’Anvers a jugé qu’il avait gravement manqué à ses devoirs de citoyen.
Belkacem a été emprisonné en 2015 pour avoir dirigé un groupe terroriste, dont beaucoup de recrues ont rejoint le groupe jihadiste État islamique.
Comparé au nombre d’habitants les Belges ont été les plus nombreux à rejoindre la Syrie pour faire le jihad que dans tout autre État membre de l’UE.
Certains de ceux qui sont rentrés en Europe ont été impliqués dans les attentats de Paris en 2015 et dans les attentats de Bruxelles de mars 2016.
« Sharia4Belgium » a été créé par Belkacem à Anvers. Le groupe a recruté les premiers combattants belges avant d’être dissous.
Il s’est inspiré d' "Islam4UK", un groupe autrefois dirigé par Anjem Choudary, un prédicateur radical qui a été libéré d’une prison britannique le 19 octobre. Lors du procès de Belkacem en 2015, il est apparu qu’il avait co-fondé Sharia4Belgium peu de temps après avoir visité une mosquée à Londres.
Un autre groupe connu sous le nom de « réseau Zerkani » a recruté des jihadistes, comme le terroriste Abdelhamid Abaaoud et le poseur de bombes Najim Laachraoui, originaire de la région de Molenbeek à Bruxelles.
Après avoir été condamné à 12 ans de prison, les autorités belges ont commencé à préparer la suppression de sa nationalité. Possédant la double nationalité, il conserve la nationalité marocaine.
Le ministre belge des Migrations, Theo Francken, s’est félicité de la décision de déposséder Belkacem de sa nationalité belge, mais a ajouté qu’une telle mesure devrait être automatique après toute condamnation pour terrorisme.
Le retrait de la nationalité aux jihadistes ayant la double nationalité demeure controversé. La France a annoncé son intention d’introduire cette politique après les attentats de novembre 2015, mais a renoncé l’année suivante.
Belkacem n’est pas le premier Belge lié au terrorisme à perdre sa nationalité. Malika el-Aroud a été dépouillée de sa citoyenneté en 2017 pour avoir dirigé un groupe lié à Al-Qaïda.
Belkacem peut encore faire appel de la décision devant le tribunal belge de dernier ressort, la Cour de cassation ou la Cour européenne de justice.
Son avocate, Liliane Verjauw, a déclaré qu’il n’avait plus aucun lien avec le Maroc et se considérait belge.
« Sa famille est ici depuis 50 ans, depuis trois générations. Sa nationalité belge fait partie de son identité « , dit-elle.

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13/10/2018

Belgique : Quatre islamistes préparant une attaque en Belgique arrêtés au Kosovo

Belgique : Quatre islamistes préparant une attaque en Belgique arrêtés au Kosovo

(article publié en Anglais, Allemand, Espagnol, Italien et Néerlandais)

PAR JEAN-RENÉ BELLIARDLE 

A Pristina, la capitale kosovare, trois hommes et une femme sont accusés d’avoir planifié des attaques terroristes. Non seulement ils auraient pris pour cible une église orthodoxe serbe au Kosovo, mais ils avaient aussi des projets d’attentats en Belgique et en France, selon les charges retenues contre eux. Deux d’entre eux ont également un passeport belge.
L’arrestation de deux personnes avait déjà été annoncée début juin. Depuis lors, deux autres personnes ont été arrêtées et l’ensemble du groupe est maintenant sous les verrous. L’agence de presse française AFP a pu consulter l’acte d’accusation.
Attaque contre la force de l’OTAN
L’attaque d’une église dans la ville kosovare de Mitrovica était le plan le plus abouti. Cette attaque a été contrecarrée par l’arrestation, selon l’acte d’accusation. En outre, des attentats étaient également prévus dans deux discothèques de l’enclave serbe de Gracanica et un autre contre la force de l’OTAN au Kosovo (KFOR). Il existe également des plans d’attentats en France et en Belgique, indique l’accusation sans donner d’autres précisions.
Bujar B., 26 ans, a été arrêté en septembre. Il est considéré comme le leader. Il aurait déclaré au cours de l’enquête que l’intention était « d’attaquer des groupes de personnes qui se réunissaient pour des fêtes religieuses ».
Bujar B. a également la nationalité belge. Il en va de même pour Gramos S., 26 ans, qui a été arrêté en juin. Les autres terroristes sont Edona H., 25 ans, et Resim K., 26 ans.
Selon l’acte d’accusation, Bujar B. est également l’un des organisateurs d’une attaque déjouée contre l’équipe nationale de football israélienne à l’occasion d’un match en Albanie en novembre 2016. Huit autres islamistes ont déjà été condamnés pour ce projet d’attentat. Ils ont été condamnés à des peines d’emprisonnement allant jusqu’à 10 ans.

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27/09/2018

Belgique : Cinq gardiens de prison blessés par un prisonnier tchétchène dans la prison de Hasselt

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Mercredi 26 septembre, un tchétchène ayant combattu en Syrie, âgé de 37 ans, a blessé cinq gardiens de prison dans la prison de Hasselt. L’incident a eu lieu pendant la distribution des repas. Les cinq gardes impliqués ont été immédiatement transférés au service des urgences de l’hôpital. Aucun détail n’a été donné sur la nature de leurs blessures.. Le personnel exerce son droit de retrait et l’établissement fonctionne actuellement sous le régime du dimanche.
Il y a trois jours, l’homme avait été transféré de la prison de Bruges – qui est pourtant plus strictement protégée – en raison de son comportement extrêmement agressif, confirme le syndicaliste ACOD Kristof Muyters : « L’homme a été transféré de Bruges. Il était connu pour être extrêmement agressif. »
Inquiétude des gardiens
L’incident a causé beaucoup d’émoi parmi les gardiens. Ceux-ci ont décidé de mener une action de grève qui durera au moins 24 heures : « Aujourd’hui, nous ne faisons que ce qui est absolument nécessaire ».
Il n’y a pas d’activités pour les détenus et les visites ne sont pas autorisées. Même les avocats ne sont pas autorisés à entrer dans l’établissement pénitentiaire. Le personnel assure uniquement les soins médicaux et de la distribution des repas.
Selon le syndicat, le prisonnier sera transféré à nouveau, mais on ne sait pas encore vers quelle prison.
Service de déradicalisation
L’agresseur était détenu à Bruges dans le département de sécurité renforcée où il avait provoqué des incidents. Dans l’établissement pénitentiaire de Hasselt, il devait normalement être placé dans le service de déradicalisation, mais il n’y avait pas encore été transféré. Il avait été placé dans une cellule dans la zone sécurisée à titre d’observation.

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