05/10/2018

Syrie: Les Turcs se retireront de Syrie quand les Syriens auront voté, déclare Erdogan

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Les forces turques ne se retireront pas du nord de la Syrie tant qu’il n’y aura pas eu d’élections démocratiques dans ce pays, a déclaré jeudi le président turc, Recep Tayyip Erdogan.
« Lorsque le peuple syrien se prononcera par voie d’élections, nous rendrons la Syrie à ses propriétaires », a-t-il dit lors d’un forum à Istanbul.
Recep Tayyip Erdogan, dont les troupes sont intervenues en appui à des rebelles syriens pro-turcs dans le nord de la Syrie face à des milices kurdes et face aux jihadistes du groupe Etat islamique, est convenu en septembre avec son homologue russe, Vladimir Poutine, de créer une zone démilitarisée entre les lignes gouvernementales et les lignes rebelles dans le Nord syrien dans la province d’Idleb (nord-ouest).
La Turquie est également très présente dans la région nord-ouest d’Afrin et plus à l’est, autour de Jarablus, d’où elle a chassé les forces kurdes du YPG, qu’Ankara considère comme une organisation terroriste. La semaine dernière, Erdogan a suggéré d’étendre davantage la présence militaire de la Turquie en créant des « zones de sécurité » à l’est de l’Euphrate.
M. Erdogan a également déclaré jeudi que la Turquie ne rencontrait aucune difficulté à organiser des pourparlers avec les groupes radicaux à Idlib, le dernier grand bastion tenu par les rebelles hors du contrôle du président syrien Bachar al-Assad.
Hayat Tahrir al-Sham, l’ancienne branche d’Al-Qaïda en Syrie, lorsqu’il utilisait le nom de Front al-Nosra, est l’alliance jihadiste la plus puissante dans la province d’Idlib. La Turquie l’a désignée organisation terroriste en août 2018, conformément à une décision des Nations Unies en juin.
En vertu de l’accord conclu par Erdogan et le président russe Vladimir Poutine lors d’un sommet à Sotchi, toutes les factions dans la zone tampon prévue doivent remettre leurs armes lourdes avant le 10 octobre et les groupes radicaux doivent se retirer avant le 15 octobre.
Jeudi, Erdogan a déclaré qu’en plus des 12 points d’observation que la Turquie maintient dans la région, la Russie en a 10 et l’Iran en a six.
Mercredi, le parlement turc a voté la prolongation d’une année supplémentaire d’un mandat qui permet aux militaires d’intervenir en Irak et en Syrie lorsqu’ils sont confrontés à des menaces à la sécurité nationale, notamment pour combattre les rebelles kurdes, les militants du groupe étatique islamique et les autres groupes que la Turquie considère comme terroristes.
Il fait suite au ministre syrien des Affaires étrangères qui a dénoncé samedi les forces américaines, françaises et turques opérant dans son pays en tant que  » forces d’occupation  » et a exigé qu’elles partent immédiatement.

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