04/10/2014

Washington à la recherche de rebelles « modérés »

Les stratèges du Pentagone parlent de «rebelles modérés». Il s'agit dans leur esprit d'opposants au régime syrien «fréquentables»  par opposition aux groupes islamistes dangereux comme l’Etat Islamique ou le Front al-Nosra, le représentant d’al-Qaïda en Syrie. 

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17/09/2014

17 septembre - guerres moyen orientales

Un accord entre Américains et Russes contre l’Etat Islamique ?
Frapper les jihadistes du califat islamique en Syrie pose un problème juridique international en l’absence d’un accord avec le gouvernement de Damas. Il semble que le président Obama hésiterait devant ces problèmes juridiques qui tomberaient très mal à un moment ou Américains et Européens sont montés sur leurs grands chevaux pour condamner l’action russe en Ukraine.
Mais il y a une solution. Des discussions auraient eu lieu, en marge de la conférence internationale de Paris sur l’Irak, entre les Etats-Unis et la Russie. On aurait parlé d’un partage des rôles dans la lutte contre le terrorisme.
Selon le site d'information Hadath News, Washington aurait proposé aux russes de limiter ses frappes aériennes contre les jihadistes de l’EI à l’Irak, tandis que Moscou aurait pour mission de frapper les mêmes Jihadistes de l’EI et du Front al-Nosra (al-Qaïda) en Syrie. Cela serait d’autant plus facile que les Russes disposent  de bases militaires sur la côte syrienne, et ses avions sont en sécurité dans l'espace aérien syrien.
Les Iraniens auraient accepté ce « deal » américano-russe, sachant qu’ils pourraient apporter à la coalition les moyens de lutte au sol en Irak, ce que s’interdit de faire Barak Obama.
Si Moscou soutient la résolution américaine au Conseil de sécurité des Nations unies sur les terroristes étrangers, cela voudra dire que les informations étaient exactes et qu’un accord a bien été trouvé entre les deux grandes puissances. Il semble que les Russes seraient prêts à soutenir et approuver cette résolution à condition que son champ d'application se limite au Moyen-Orient et à l'Afrique du Nord. La résolution pourrait être présentée au Conseil de sécurité le 24 ou 25 septembre.
Pour les Russes, il est important d’empêcher les Islamistes, parmi lesquels de nombreux Tchétchènes, de créer un califat en Irak et en Syrie: "Les leaders de l'EI ne doivent se faire aucune illusion - ils ne représentent pas l'islam, on ne les laissera jamais créer leur propre Etat", a  déclaré Sergueï Lavrov, le ministre russe des AE.
L’accord américano-russe signifierait que les Américains abandonnent les rebelles syriens au milieu du guet pour la seconde fois. Le renversement de Bachar el-Assad n’est plus à l’ordre du jour. Menace terroriste oblige.  Sergueï Lavrov n’a pas manqué de rappeler, d’ailleurs, que l'opposition au terrorisme ne devait pas "être sacrifiée aux volontés de renversement d'un régime dans tel ou tel pays". Le ministre a cité deux exemples des conséquences négatives de tels choix stratégiques: "Ce fut le cas en Libye quand certains pays (de l'UE) ont fermé les yeux sur le renforcement des extrémistes pendant la lutte pour renverser Kadhafi, en leur fournissant des armes et se rangeant de leur côté dans le conflit. Nous voyons quelles conséquences cette politique indifférente a eues pour la Libye et le Mali".
Sergueï Lavrov s’est naturellement fait un plaisir de rappeler qu’il serait temps de faire preuve d'une "véritable cohésion, sans laisser les autres différends"– Ukraine comprise – "nuire à l'efficacité des actions conjointes pour lutter contre le terrorisme". "Les extrémistes chercheront à profiter des divergences de nos positions pour nous diviser", a averti le ministre russe. Lavrov a rappelé que la Russie apportait déjà une assistance militaire, notamment militaire, à l'Irak et à la Syrie et s’est dite prête à participer à la lutte internationale contre le terrorisme.

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26/08/2014

Libye – L’aviation des Emirats Arabes Unis est bien intervenue en Libye

L’Arabie saoudite, l’Egypte et les Emirats Arabes Unis inquiets de la situation en Libye
L’Arabie saoudite, l’Egypte et les Emirats Arabes Unis étaient conscients du danger que représentait la situation en Libye. Pour mémoire, le pays est en proie à une guerre civile entre Islamistes et jihadistes d’un côté – ceux-là même qui étaient soutenus par le Qatar - et « libéraux » aidés par les Etats-Unis (en sous-main), l’Arabie saoudite, l’Egypte et les Emirats arabes unis.

Une réunion à Jeddah pour parler de la menace jihadiste
On ne sait pas s’il en a été question lors de la réunion tenue à hui clos, le dimanche 24 août à Jeddah entre le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, ses homologues d'Egypte, des Emirats arabes unis et du Qatar et un conseiller de Jordanie.

Les Islamistes libyens accusent l’Egypte et les EAU d’avoir envoyé leurs avions
Toujours est-il que les Islamistes libyens ont accusé les Emirats arabes unis et l'Egypte d'avoir envoyé leurs aviations bombarder leurs positions près de l’aéroport de Tripoli pour soutenir leurs adversaires. Il est un fait que des avions « non identifiés » avaient attaqué à plusieurs reprises les positions islamistes. Mais l’Egypte a récusé ces accusations.

Deux officiels américains confirment l’engagement de l’aviation des EAU
Le lundi 25 août, des responsables américains ont confirmé que les Emirats avaient bombardé des milices islamistes en Libye en utilisant des bases égyptiennes. C’est la première fois depuis l’éclatement des révoltes arabes que l’armée des Emirats arabes unis s’aventurent au dans une intervention extérieure.

Le Qatar, une politique ambiguë
On a été surpris d'apprendre que le Qatar avait participé à la réunion de Jedda. Mais le Qatar, qui affirme avoir obtenu la libération d’un Américain détenu en Syrie après des « efforts acharnés », cherche désormais à prouver qu'il coopère lui-aussi dans la lutte contre des groupes Jihadistes alors que l’Arabie saoudite et les autres Emirats l’accusent de les soutenir.
Le Qatar obtient la libération d’un otage américain
Il est un fait que le ministère des Affaires étrangères a « réussi à obtenir » la libération dimanche 24 août de Peter Theo Curtis, otage pendant 22 mois du Front al-Nosra.
Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a aussitôt appelé son homologue pour le « remercier ».
Ce n'est pas la première fois que Doha contribue ou joue un rôle-clé dans la libération d'otages. Depuis la diffusion il y a six jours de l'exécution du journaliste américain James Foley, assassiné par l'État islamique (EI) en représailles aux frappes américaines en Irak, le Qatar multiplie les gestes et les déclarations pour souligner qu'il n'a rien à voir avec l'islamisme radical. « Le Qatar ne soutient pas de groupes extrémistes, dont fait partie l'État islamique, d'une quelconque manière », a affirmé samedi le chef de la diplomatie Khaled ben Mohammad al-Attiyah. « Nous sommes choqués par leurs opinions, leurs méthodes violentes et leurs ambitions », a-t-il expliqué, ajoutant : « Il est en tout cas impératif de couper les fonds qui parviennent aux groupes extrémistes dans la région. »
Le Qatar a participé à la réunion de Jeddah
C’est sans doute pour bien marquer son opposition à l’islamisme radical que le Qatar a participé à la réunion interarabe de Jeddah.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

16:59 Publié dans Arabie saoudite, Egypte, Emirats Arabes Unis, Etats-Unis, Libye, Qatar | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | |