05/12/2014

5 décembre 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Arabie saoudite

Un religieux saoudien dit tout le mal qu’il pense de l’Etat Islamique
Le religieux saoudien Sa’ad al-Shathri est apparu sur la télévision asoudienne al-Majd, le 31 août 2014 pour menacer tous ceux qui rejoindraient l’EI de finir en enfer :
https://www.youtube.com/watch?v=i-lue4i8yVk&feature=p...

Front irakien

Important raid de l’armée de l’air française
Les avions français ont mené, vendredi 5 décembre, un raid "important" sur des objectifs en Irak.
Depuis le début des opérations de la coalition internationale, les avions français basés aux Emirats Arabes Unis et depuis peu en Jordanie ont mené au total "120 à 130 missions" (renseignement et bombardements confondus) contre l’Etat Islamique.

Vidéo d’un bombardement de la coalition internationale dans la région de Mossoul
La vidéo a été mise en ligne en début d’après-midi du vendredi 5 décembre :
https://www.youtube.com/watch?v=cEEZxLkKcpw&feature=p...
Cette autre vidéo montre un bombardement aérien de la coalition internationale pour soutenir les Peshmergas sur le mont Bashik :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=42fa9f2da3fa

Front libanais

Un chef jihadiste menace le Liban pour la capture de sa femme
Anas Charkas, un chef de l’Etat Islamique et non du Front al-Nosra, comme on l’avait cru au début, a affirmé que la femme arrêtée par la sûreté libanaise, Ola Mithqal al-Oqaily, était son épouse et non pas celle d’Abou Baker al-Baghdadi, le calife autoproclamé de l’EI.
 Anas Sharkas, également connu sous son nom de guerre d'Abou Ali Shishani, a promis d'enlever des femmes et des enfants libanais si sa femme et ses enfants n’étaient pas libérés dans les plus brefs délais. Il a fait cette annonce sur une vidéo postée en ligne.
Assis sous un drapeau de l’Etat islamique, Sishani a exhorté les musulmans sunnites du Liban à se soulever contre les autorités et à cibler les chiites dans le pays.

Front libyen

Poste frontière entre la Libye et la Tunisie de Ras Jedir
L’armée libyenne fidèle au gouvernement reconnu par la communauté internationale, celui d’al-Thinni, a demandé aux Islamistes de L’aube de la Libye, qui occupent le poste frontière de Ras Jedir, de l’évacuer immédiatement. L’armée a affirmé qu’elle en reprendrait le contrôle le 6 décembre. Et pour rendre les menaces plus crédibles, l’armée de l’air a bombardé un dépôt à Ras Jedir.
Le poste de Ras Jedir est extrêmement fréquenté, particulièrement par les camions qui transportent de l’alimentation pour la Libye.

Front syrien

Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
Cette vidéo kurde montre la situation à l’intérieur de Kobane.
S’appellant « heval », ce qui équivaut à « camarade », les combattants kurdes de l’YPG se battent avec une énergie « révolutionnaire ». Un sentiment de camaraderie s’est développé entre les défenseurs entre garçons et filles à l’intérieur des bâtiments dévastés par deux mois de combats. Il n’est pas rare de trouver les membres d’une même famille sur les lignes de front.
Un reportage exclusif a été réalisé par la journaliste Jake Simkin qui a passé une semaine à l’intérieur de Kobané à la fin du mois dernier. Son reportage offre un rare aperçu des
hommes et des femmes luttant pour contre les Jihadistes de l’EI dans la ville kurde.
Un tireur d'élite kurde, surnommé Zinar (kurde pour "le roc"), a déclaré : "Nous
nous battons pour la liberté. La liberté n’est pas quelque chose que vous pouvez facilement obtenir ou quelque chose que quelqu'un vous donne. La liberté est obtenue que si vous sortez et l’obtenez par vous-même ".
La ville est aujourd’hui en ruines après deux mois de combats, de bombardements au canon, d’attaques-suicides et de raids aériens de la coalition internationale.
Un quart des combattants kurdes sont des femmes. Le commandant des combattantes femmes est âgée de 21 ans. Elle s’appelle Medea Raqqa. Elle a expliqué que la présence de femmes kurdes dans les combats avait fortement perturbé les Jihadistes. Les combattants de l’EI ont peur quand ils entendent nos voix, a-t-elle affirmé. Ils croient que s’ils sont tués par une femme ils ne pourront pas entrer au paradis !
Vidéo-reportage (langues  kurde et arabe)  - mais les images parlent d’elles mêmes :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=0b844302f204

Alep
Les rebelles ne manquent pas d’imagination pour compenser le manque d’armes lourdes comme le montre cette vidéo :
Vidéo du double canon « hell monster » :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=f9ec3fba9e67

Deir ez-Zhor
Une grande bataille se déroule actuellement entre la 104ème brigade parachutiste des Gardes Républicains (AAS) et les Jihadistes de l’Etat Islamique pour le contrôle de la base aérienne de Deir ez-Zhor. Le problème est que les informations sont divergentes selon les belligérants.
Les jihadistes de Daech affirment avoir fait une avancée vers l’aéroport militaire de Deir ez-Zhor. Cet aéroport avait été construit par les Britanniques durant la seconde guerre mondiale. Il est l’objectif de l’Etat Islamique depuis des mois.
Les Jihadistes affirment avoir pris le bâtiment de l’école du quartier d'al-Jaffrah, adjacent à l'aéroport militaire. Ils disent avoir réussi à pénétrer le système de défense de l’armée au niveau de l’aquarium et du château d’eau, encerclant pratiquement les forces gouvernementales. Selon eux, l’armée L’AAS n’aurait plus désormais qu’une seule voie de ravitaillement terrestre à l’ouest de l’aéroport.
Les Jihadistes prétendent également avoir pris le contrôle des quartiers d’al-Mari’ayyi et al-Rusaafa pour rejoindre d’autres combattants islamistes.
Contrairement aux informations données par les Jihadistes, l’armée affirme qu’elle n’a pas perdu le contrôle du quartier d’al-Mari’ayyi et que les combats étaient peu intenses dans le quartier d’al-Jaffrah.
L’AAS affirme au contraire avoir infligé, vendredi 5 décembre, de lourdes pertes aux Jihadistes, tuant une vingtaine d’entre eux et s’emparant de trois de leurs véhicules.
Les combats se poursuivraient à l’intérieur d’al-Mari’ayyi et l’armée aurait reçu le renfort des Forces de la Défense Nationale.
Les Jihadistes avaient également affirmé s’être emparé de l’île d’al-Sakr, une information difficile à imaginer tant ce secteur est une place-forte de l’armée.  Celle-ci aurait reçu des renforts et du ravitaillement par un bateau sur le fleuve Euphrate. Cela a permis à la 104ème brigade de lancer une contre-offensive. Les Jihadistes ont quand même réussi à s’emparer d’un quai de débarquement sur la partie orientale de l’île, ainsi que d’un pont suspendu reliant l’île au continent à l’est.  Mais les Islamistes ont dû abandonner une large partie du terrain conquis sous la pression combinée de l’armée de l’air syrienne et des soldats de la 104ème parachutiste. Ils auraient réussi, au cours de leur offensive, à récupérer un tank T-55 de l’EI après un violent affrontement dans la matinée du vendredi 5 décembre.
LiveLeak-dot-com-628_1417790896-B4F7czwCMAAKOny_1417792650_jpg_resized.jpg

Tank T-55 capturé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Jihadistes ont aussi affirmé s’être emparé d’al-Rusaafa. L’assaut a débuté dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 décembre par une attaque suicide contre un check-point de l’armée, lancée par un Libyen, Abou Hafiza al-Libii. L’attaque aurait échoué, si l’on en croit l’armée. Celle-ci aurait réussi à conserver ses positions malgré les assauts incessants de Jihadistes très déterminés. 
Il faut dire que les soldats savent qu’ils n’ont pas d’autre choix que de résister jusqu’à la mort car ils ont appris que deux de leurs compagnons avaient été décapités après leur capture. Les photos d’un soldat en pleurs, implorant ses bourreaux ont été largement diffusées sur les médias jihadistes.

Deir ez-Zhor.png

 

Bataille de Deir ez-Zhor

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Américains ont-ils fourni de l’armement lourd aux brigades de l’Armée Syrienne Libre ?
Les rebelles de la brigade Hazm ont été formés par des conseillers militaires américains sur une base jordanienne. A l'origine, le mouvement avait pris le nom de Harakat Zaman Mohammad (Le Mouvement de la Durée de Muhammad), un nom trop « islamiste » pour les Américains. Il a été remplacé par Harakat Hazm, un nom politiquement plus modéré.
L’objectif du mouvement rebelle reste la lutte contre le pouvoir de Bachar el-Assad. Mais ils ont également reçu la mission de lutter contre les mouvements jihadistes, et en premier lieu l’Etat Islamique. Les combattants du mouvement Hazm ont reçu beaucoup d’armements lourds, et notamment des missiles sol-sol TOW de fabrication US comme le montre cette vidéo :
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=27f87b2d9a89
Cette vidéo montre une autre brigade rebelle bombardant au canon des positions de l’Etat Islamique
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=8b5960013679

Programme Alimentaire Mondial (PAM)
Le Programme alimentaire mondial (PAM), qui avait annoncé lundi 1er décembre suspendre son aide aux réfugiés syriens faute de financement, va pouvoir maintenir provisoirement ses opérations grâce à un afflux des dons qui ont atteint 21,5 millions de dollars en 24 heures.
Les fonds reçus, qui représentent le tiers des besoins pour décembre, proviennent d'individus, d'entreprises et de gouvernements. Il y a eu plus de 10 000 donateurs en 24 heures, a précisé à l'AFP Elisabeth Byrs, porte-parole du PAM qui avait lancé mercredi 3 décembre une campagne sur les réseaux sociaux.
Toutefois, le PAM a encore besoin de 42,5 millions supplémentaires pour continuer à distribuer jusqu'à la fin du mois des coupons d'achats alimentaires à 1,7 million de réfugiés syriens au Liban, en Jordanie, en Turquie et en Egypte, a précisé Mme Byrs.
Quelque 4 millions de Syriens restés à l'intérieur du pays recevront des rations en décembre, car celles-ci avaient été déjà achetées mais s'il n'y a pas de nouveaux financements, les opérations devront être arrêtées en février 2015, a précisé Mme Byrs. Au total jusqu'à fin février, le PAM a besoin de 353 millions de dollars pour ses opérations à l'intérieur et à l'extérieur de la Syrie.

Jihadisme international

Allemagne
Un tribunal allemand a condamné, vendredi 5 décembre, à trois ans et neuf mois de prison ferme un homme de 20 ans. Il était jugé pour avoir rallié les rangs de l'organisation Daech (Etat islamique-EI) en Syrie.
Kreshnik Berisha a été condamné par le tribunal de Francfort pour "appartenance à une organisation terroriste étrangère".
Il avait participé, dans les rangs de Daech, à des combats contre l’armée syrienne entre juillet et décembre 2013. Il avait été arrêté à son retour de Syrie, le 12 décembre 2013, à l'aéroport de Francfort.
Il encourait théoriquement 10 ans de prison mais lors de la première audience, le 15 septembre, les juges lui avaient proposé une peine comprise entre 3 ans et trois mois et 4 ans et trois mois en échange d'une reconnaissance de sa culpabilité.
Selon le ministre de l'Intérieur allemand, Thomas de Maizière, environ 550 Allemands sont partis combattre dans les rangs de Daech en Syrie et en Irak.
Les renseignements intérieurs allemands estiment qu'au moins 60 Allemands partis combattre au Moyen-Orient dans les rangs de Daech y ont trouvé la mort.

Grande Bretagne
Deux hommes ont été condamnés vendredi 5 décembre par un tribunal à 12 ans et huit mois  de prison ferme pour avoir rejoint les rangs d'une organisation terroriste en Syrie.
Mohammed Ahmed et Yusuf Sarwar, deux amis d'enfance originaires de Birmingham et âgés de 22 ans, s'étaient rendus en Syrie en mai 2013. Ils avaient été arrêtés à leur retour en Grande-Bretagne au mois de janvier 2014.
Les deux jeunes gens avaient fait croire à leur famille qu'ils partaient en Turquie alors qu'ils se rendaient en Syrie. Mais Yusuf Sanwar avait laissé une lettre indiquant son intention de faire le jihad.
Les deux familles avaient réussi à leur faire rebrousser chemin au bout de quelques mois, et la police, qu'elles avaient avertie, les attendaient à leur arrivée à l'aéroport d'Heathrow.

Norvège
Les services de renseignement norvégiens ont annoncé vendredi 5 décembre avoir arrêté un jeune pakistano-norvégien revenu blessé par balle de Syrie en février 2014.
"Nous avons arrêté une personne et perquisitionné son domicile dans le cadre d'une enquête en cours", a déclaré à l'AFP une porte-parole du service de renseignement intérieur (PST), Siv Alsen.
Le jeune homme mis en cause est soupçonné à ce stade de "soutien à une organisation terroriste", un chef d'accusation passible de six ans de prison en Norvège. Il faisait l'objet d'une enquête depuis son retour dans le pays scandinave le 7 février 2014.
Selon la chaîne TV2, l'homme âgé aujourd'hui de 23 ans présentait des blessures à la jambe à son arrivée à Oslo. Il a affirmé s'être rendu en Syrie pour y apporter une assistance humanitaire.
Selon le PST, une soixantaine de personnes ayant des liens avec la Norvège se sont rendues en Syrie depuis le début du conflit.

Jean René Belliard

 

04/12/2014

4 décembre 2014 - Novelles des guerres contre les organistions jihadistes

Les Jihadistes et les forces de sécurité des Etats en lutte contre eux font une intense guerre de propagande dans les medias en ligne. Les uns et les autres clament des succès militaires, profèrent des menaces ou affirment que l'adversaire est stoppé.

Lire la suite

01/12/2014

30 novembre et 1er décembre 014 - Guerres contre l'Etat Islamique

Front irakien

Milices chiites irakiennes
Il s’agit de l’une des rares vidéos montrant les miliciens chiites s’entraînant au combat contre les jihadistes de l’EI en Irak. Remarquez les armes américaines : MP5 et M16.
https://www.youtube.com/watch?v=grUCKODvbOQ&feature=p...

La coalition bombarde des miliciens chiites par erreur dans la province de Diyala
Visiblement une absence de communication entre les milices chiites et la coalition internationale.
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=00930afce01a

Corruption
Le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, a annoncé une intensification de la lutte contre la corruption après avoir découvert que le pays payait des salaires à 50 000 soldats fictifs, un chiffre équivalent à quatre divisions.
Il y a trois sortes de Fadhaiyin (comme on les appelle en arabe). La première catégorie s’explique par le fait que chaque officier a droit à cinq gardes du corps. Il en prend deux et touche le salaire des trois autres. La deuxième catégorie est au niveau de la brigade, lorsqu’un commandant de brigade inscrit quarante à cinquante soldats supplémentaires qui n’existent que sur le papier. C’est de loin le nombre le plus important. La dernière catégorie remonte au mois de juin lorsque des milliers de soldats ont été tués, ont disparu ou déserté. Leurs commandants ont alors occulté leur disparition. Le problème est qu’un chef de brigade, pour conserver son poste, doit donner d’importants pots-de-vin à ses supérieurs, ce qui explique que la corruption est généralisée dans l'armée irakienne.

Deux millions de déplacés en Irak
Plus de 2 millions de personnes sont déplacées par les violences en Irak. C'est ce qu'ont annoncé des organisations humanitaires dimanche 30 novembre. Le problème nouveau est que la neige commence à tomber au Kurdistan irakien, qui accueille une grande partie d'entre elles. Et des milliers d'autres personnes continuent à fuir leurs foyers, en particulier dans la région de Kirkouk, a mis en garde la mission d'assistance des Nations unies.

Front libyen

400 morts en six semaines à Benghazi
Environ 400 personnes ont été tuées en six semaines de combats intenses entre les forces pro-gouvernementales libyennes et les groupes islamistes à Benghazi.
L’armée nouvellement formée par le gouvernement (celui reconnu par la communauté internationale), soutenue par les forces de l’ancien général Khalifa Haftar, avait débuté son offensive contre les Salafistes de Benghazi à la mi-octobre pour les expulser de la zone de l'aéroport et de plusieurs camps militaires que l'armée avait perdus pendant l'été.
Les combats sont concentrés depuis trois semaines autour du port commercial de la ville. Le porte-parole du général Khalifa Haftar, Mohamed El Hejazi, a déclaré que ses forces avaient encerclé les islamistes dans la zone portuaire. "Tous les types d'armes, y compris des avions, sont utilisées en appui de l'infanterie pour traiter avec les Islamistes."
Les Salafistes répondent selon leur tactique coutumière qui est de lancer des attaques-suicide. La dernière en date a eu lieu le 1er décembre contre le QG des forces de sécurité à Jdabiya, au sud-ouest de Benghazi.

Un commandant de l’armée de l’air tué dans une embuscade à Ajdabiya le 28 novembre
L’évènement n’est pas unique en soi, mais Ajdabiya n’était pas considérée jusqu’ici comme une localité en proie à la violence.  Le colonel Abdul Majid Kaseh al-Zwai commandait une des brigades impliquées dans les combats de Tripoli.

Deux gouvernements
Rappelons que deux gouvernements clament leur légitimité, avec chacun leur premier ministre et propre armée.
En Août 2014, le Premier ministre Abdullah al-Thinni et son cabinet ont été forcés de quitter Tripoli pour trouver refuge à l'est de la Libye lorsque le groupe appelé l’Aube de la Libye (Fajr al-Libya) s’est emparé de la capitale.
L’Aube de la Libye a mis en place son propre gouvernement et son parlement, mais ceux-ci n’ont pas été reconnus par les Nations Unies et les puissances mondiales.
La situation s’est encore compliquée par les combats de Benghazi où l'ancien général Khalifa Haftar a fusionné sa force avec l'armée d’Abdullah al-Thinni, en vertu d'un mandat du Parlement élu, fidèle d’al-Thinni.

L’Egypte et la Tunisie ont fermé leurs frontières
La situation devient extrêmement chaotique en Libye, à tel point que l’Egypte et la Tunisie ont décidé de fermer leurs passages frontières.

Les sociétés occidentales évacuent leurs employés
La société coréenne Daewoo a évacué la plupart de ses employés de Libye. Un catamaran a pris 112 personnes à son bord, des employés coréens, du Bangladesh et de Thailande pour les amener à Malte, le 28 novembre 2014. En août, 289 personnes avaient déjà été évacuées de Libye.
Des employés de l’entreprise italienne ENI ont été pris dans une embuscade par des voleurs de grands chemins alors qu’ils regagnaient en bus la ville de Tripoli à partir des champs pétroliers d’el-Fil.

Front syrien

Un plan américain pour armer des rebelles syriens contre l’EI
Le ministre de la garde nationale saoudienne, le prince Metheb ben Abdallah ben Abdel Aziz a affirmé qu’un plan américain avait été conçu pour accélérer l’armement de rebelles syriens parallèlement à leurs entrainements.
Dans une interview avec la chaine de télévision al-arabiya accordée depuis Washington, Metheb a indiqué que le plan américain est destiné à accentuer la lutte contre Daech (Etat islamique) et le terrorisme.
« Nous, en Arabie, combattons le terrorisme et l’extrémisme dans la région. Ils sont très optimistes au sujet de  l’éradication du terrorisme et ils sont heureux du rôle de la coalition dans la région qui œuvre pour en finir avec Daech ».
« Pour les Américains, l’Irak n’est pas une priorité, mais plutôt la Syrie. Il se peut qu’il y ait des divergences entre l’Arabie et les Etats-Unis au sujet de la Syrie. La priorité du roi saoudien était une intervention rapide en Syrie, pour ne pas permettre que des actes terroristes soient commis par Daech, le front al-nosra et autres. Je pense que s’ils avaient entendu le point de vue du roi dès le début, aucune force terroriste n’aurait existé dans la région », a-t-il dit lors de cette interview.
A propos du lancement du processus d’entrainement des miliciens en Syrie dans quelques mois, Metheb a dit : « J’ai entendu de l’administration US que les entrainements dureront pour longtemps. Il nous faut deux plans qui vont de pair : le premier stipule un armement rapide de toute l’opposition syrienne, avec l’aide de commandants chargés de dresser des projets militaires et d’unifier les plans. L’armée Syrienne Libre était toujours confronté au problème du manque de munitions et d’armes après chaque avancée sur le terrain. Le deuxième plan consiste en un entrainement rapide des combattants ».
Interrogé sur le conflit régional sur l’opposition syrienne, le ministre saoudien a souhaité que « tous les frères de l’opposition syrienne s’attachent à la sécurité et à la stabilité en Syrie. Mais s’ils commencent dès maintenant à s’entretuer pour le pouvoir, ceci dissipera la force de l’ASL ».
Pour lui, les Américains ne doivent avoir aucune relation avec le régime syrien. Il rappelle les propos du président Obama qui a affirmé que la crise en Syrie ne pouvait être résolue en présence de Bachar el-Assad.
Une affirmation qui pourrait avoir légèrement évoluée depuis qu’Américains et Syriens échangent des informations par l’entremise des Irakiens sur l’Etat Islamique en Syrie.

Des responsables de la CIA en Syrie
Une mission de la CIA s’est récemment rendue en Syrie, pour coordonner la lutte contre l’Etat Islamique.
«Une mission américaine s’est rendue, récemment, via le Liban, en Syrie, ont annoncé, lundi, des sources bien informées au journal libanais "Al-Jumhurria". «Cette visite se fait, en raison de relations sécuritaires directes entre la Syrie et les Etats-Unis», toujours, d’après les mêmes sources. Cette mission, qui s’est rendue, via le Liban, en Syrie, comprend des responsables de la CIA, précisent les mêmes sources. «Cette visite est effectuée, dans le cadre de coordinations, dans la lutte  contre Daech.

Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
Le fait que les Jihadistes de l’Etat Islamique aient pu attaquer le poste frontière entre Kobané et la frontière turque à partir du territoire turc provoque des remous au sein de la classe politique turque.
Le politicien kurde et ancien candidat à la présidentielle, Selahattin Demirtas exige une enquête pour déterminer comment des Jihadistes ont pu mener une attaque en Syrie à partir du territoire national turc, samedi 29 novembre 2014.
Est-ce que les villages (turcs) évacués par l'État l'ont été pour faciliter le passage des gangs du groupe EI ? » s’est interrogé l’homme politique.
Le PKK, le Parti démocratique kurde, a également accusé la Turquie d’abriter des Jihadistes de l’Etat Islamique sur son sol. Dans un communiqué publié samedi 29 novembre, le PKK a affirmé que les Jihadistes utilisaient des silos à blé en territoire turc comme base de départ pour leurs attaques contre Kobané. Il s’agirait selon lui d’un scandale des autorités sécuritaires turques.
«  Comme nous l’affirmons depuis des mois, ceci prouve une fois de plus que l’EI est supporté (à partir de l’intérieur de la Turquie) » était-il écrit dans le communiqué.
Ankara a démenti dans les termes les plus catégoriques ces accusations. Le bureau du premier ministre, Ahmet Davutoglu, affirme qu’Ankara a pris toutes les mesures nécessaires le long de la frontière syro-turque, niant le fait que l’attaque jihadiste contre le poste frontière ait eu lieu à partir du territoire turc.

Les Jihadistes ont subi de lourdes pertes à Kobané
La dernière attaque en date menée par les Jihadistes de l’Etat Islamique contre Kobané a été extrêmement coûteuse en hommes et matériel pour eux en raison des bombardements menés par les avions de la coalition internationale (une trentaine pour la seule journée du samedi 29 novembre), ainsi qu’en raison de la farouche résistance opposée par les Kurdes dans la ville et autour du poste frontière. On parle d’une cinquantaine de Jihadistes de l’EI mis hors de combat.
En tout, ce sont cinq attaques-suicide qui ont été menées par les Jihadistes contre les positions de leurs adversaires, dont deux contre le poste-frontière contrôlé par les Kurdes. Des responsables du principal parti kurde syrien PYD et l'OSDH (Office Syrien des Droits de l’Homme) ont affirmé que les kamikazes de l'EI étaient venus « du côté turc » de la frontière.

Vidéo
La vidéo suivante montre les combats de Kobane et les raids de la coalition internationale :
https://www.youtube.com/watch?v=4Fl5X_D8IVU&feature=p...

La coalition internationale a bombardé Raqqa
Les avions de la coalition ont également conduit samedi soir, 29 novembre, de nombreuses frappes sur Raqqa et dans les environs de cette ville du Nord devenue la « capitale » de l'EI. Une trentaine de positions jihadistes auraient été la cible des bombardiers. « Cela faisait longtemps qu'un nombre aussi élevé de cibles n'avaient pas été visé », a souligné Rami Abdel Rahmane, fondateur de l’OSDH.
Les bombardements de la coalition internationale et de l’aviation syrienne auraient provoqué la mort de 200 personnes au moins en une semaine.
En représailles, les Jihadistes de l’EI ont exécuté quatre militaires syriens et traînés leurs corps dans les rues de la ville.

Damas
Nouvelle russe sur les combats de Djobar (banlieue de Damas). Les films russes sont toujours aussi impressionnants :
https://www.youtube.com/watch?list=UU3wZesPkjsxlnywLiT8Ie...

Ghouta orientale (est de Damas)
L’assassinat de chefs rebelles se poursuit dans la Ghouta orientale sans qu’on sache actuellement s’ils ont été exécutés par l’Etat Islamique ou pour le compte du gouvernement syrien.
L’un des dirigeants est Hassan Rahib, commandant de la brigade al-Ummah. Il a été tué à Harasta, domanche 30 novembre.
L’autre est Yousef Abdul Wahhab, un commandant de Jeich al-Islam (l’armée de l’Islam) soutenue et armée par l’Arabie saoudite. Il a été assassiné dans le village d’al-Reihan, près de Douma. Il s’agit du troisième commandant de Jeich al-Islam assassiné dans la Ghouta orientale.

Youssef Abdul Wahhab.jpgWahhab
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Province de Lattaquié
Une vidéo (langue russe) sur les atrocités commises dans la province de Lattaquié par le Front al-Nosra :
https://www.youtube.com/watch?list=UU3wZesPkjsxlnywLiT8Ie...

Ailleurs en Syrie
Dans les provinces de Deraa et d'Alep, des raids de l'armée syrienne ont fait hier 29 morts, dont sept femmes et trois enfants, a rapporté l'OSDH. La veille, toujours selon l'ONG, le Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda, a exécuté 13 combattants de l'opposition, après que l'un d'entre eux ait tué un commandant jihadiste.

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) suspend son aide aux réfugiés syriens
Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) a annoncé lundi 1er décembre qu'il était contraint de suspendre son aide à 1,7 million de réfugiés syriens du fait d'un manque de financements.
Le PAM  précise qu'il n'est plus en mesure de fournir des coupons alimentaires à ces réfugiés syriens vivant en Jordanie, au Liban, en Turquie, en Irak et en Egypte.
"Sans ces coupons du PAM, de nombreuses familles vont connaître la faim. Pour des réfugiés qui luttent déjà pour survivre à l'hiver, les conséquences de l'arrêt de cette assistance seront dévastatrices", poursuit le PAM.
Les besoins de financement de l'agence de l'Onu sont de 64 millions de dollars pour le mois de décembre pour venir en aide aux réfugiés syriens.

Tunisie

La Tunisie fait face à l'essor d'une mouvance jihadiste armée depuis la révolution de janvier 2011. Les soldats, policiers et gendarmes sont régulièrement tués dans des embuscades, des explosions et des affrontements, notamment dans la région frontière entre la Tunisie et l'Algérie. Cette région frontalière est également une zone de trafics en tout genre.

Jihadistes tunisiens avec l’Etat Islamique
La Tunisie est l’un des principaux pays fournisseurs de combattants jihadistes à l’Etat Islamique. La photo ci-dessous montre un groupe d’entre eux. Le personnage au premier rang (le deuxième à partir de la gauche) est Kamel Zarrouk :

Kamel Zarrouk.jpg
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un gendarme tunisien décapité par des jihadistes en Tunisie
Un gendarme tunisien qui n'était pas en service a été enlevé et décapité dimanche 30 novembre dans la région montagneuse du Kef (nord-ouest) par des Jihadistes.
L'agent voyageait en voiture avec son frère lorsque leur véhicule a été immobilisé par des hommes armés qui cherchaient à voler les deux passagers. Les assaillants ont alors découvert que la victime était un agent des forces de l'ordre et l'ont enlevé et tué.
Le frère du gendarme est sain et sauf.
Les autorités ont aussitôt lancé une opération de "ratissage" dans cette région montagneuse non loin de la frontière algérienne.

Israël

Nouvel incident sécuritaire en Israël
Une jeune Palestinienne de 20 ans a  attaqué un Israélien au couteau près de Gush Etzion, en Cisjordanie, le blessant légèrement. Les forces de sécurité ont tiré sur l’assaillante, la blessant sérieusement. Israël a connu une série d’attaques au couteau ou à la voiture bélier depuis l’automne 2014.

Jean René Belliard