Qousseir - Page 5

  • 12 décembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Cisjordanie
    Un Palestinien a attaqué à l'acide un groupe de civils israéliens, y compris des enfants, en Cisjordanie, non loin de Jérusalem ; Quatre personnes ont été blessées.
    L’agression a eu lieu dans l'après-midi du 12 Décembre près du point de contrôle "Minharot" au sud de Jérusalem. L’agresseur a pris une famille pour cible : les parents et leurs quatre filles. Seul le père souffrirait de brûlures chimiques de gravité moyenne. Les brûlures des quatre enfants seraient minimes.
    Des Israéliens qui se trouvaient près de la scène ont ouvert le feu et blessé l’assaillant.
    A signaler également : Le même jour, une voiture palestinienne s’est écrasée contre le mur de protection en béton d’un arrêt de bus près d'une base militaire à proximité de Naplouse. Le chauffeur palestinien a été légèrement blessé. 

    Front syrien

    Une réunion des services de renseignement de plusieurs pays à Amman
    Une réunion a eu lieu à l’ambassande des Etats-Unis à Amman en Jordanie. Elle réunissait des responsables de services de renseignement des Etats Unis, de Grande Bretagne, d'Arabie saoudite, du Qatar et de Jordanie. Le but de la réunion était d’examiner les modalités d'une offensive terrestre contre les positions de Daech en Syrie.
    Les participants auraient passé en revue les différentes stratégies offensives contre Daech et échangé des renseignements sécuritaires. Ils auraient également évoqué l'emploi des forces spéciales et des commandos sur le sol irakien et syrien dans le cadre d'une offensive terrestre. Rappelons que l’éventualité d’une offensive terrestre contre Daech par des forces étrangères sur le sol irakien a été rejetée à plusieurs reprises par le ministre irakien des AE : "pour l'Irak toute opération terrestre sur le sol irakien sous le prétexte de faire face à Daech est considérée comme une ligne rouge que l'Irak ne laissera jamais franchir".

    Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
    Onze Jihadistes de Daech ont péri, au cours d’une embuscade tendue par les forces de la défense populaire des Kurdes syriens (YPG), aux alentours d’Aïn al-Arab (Kobani).

    Alep et sa banlieue
    Les Aleppins ont vécu une nuit particulièrement violente en raison de l’escalade menée par les miliciens de l’opposition armée retranchés dans le quartier de Bani Zeid. Les quartiers résidentiels se trouvant aux confins de Bani Seid, dont Achrafiyyeh, Rue du Nil et rue Tichrine, ont reçus une quarantaine de projectiles, faisant 5 tués parmi la population et 40 blessés.
    De leur côté, l’AAS a bombardé les positions des rebelles à Cheikh Saïd, au sud d’Alep, causant des tués et des blessés dans leurs rangs.
    L’armée serait également en train d’opérer une avancée vers l’entrée nord d’Alep, ce qui pourrait lui permettre d’imposer un blocus aux régions contrôlées par les rebelles et vidées de leurs habitants.
    Dans le quartier Boustane al-Kacer, ligne de démarcation entre les quartiers de l’ouest d’Alep toujours entre les mains de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) et les quartiers est tenus par les rebelles, un des dirigeants de la milice Hazm, soutenue par les Etats-Unis, a été grièvement blessé par l’explosion d’une voiture piégée.
    Selon le « Comité de réconciliation nationale d’Alep », tous les groupuscules armés des quartiers Halak et Haydariyyeh, proches des zones de combat, ont décidé de renoncer de participer aux combats. Exprimant leur volonté de profiter de la réconciliation et affichant leur soutien au plan de Di Mistura (l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie), elles disent « vouloir jouer un rôle de garant de la sécurité des quartiers pour empêcher les extrémistes de les utiliser pour combattre les troupes régulières », rapporte al-Akhbar.
    La situation est toujours aussi confuse en ce qui concerne le sort des villes chiites de Nobol et d'al-Zahra. Les rebelles sunnites ont tiré de nombreuses roquettes sur  ces deux localités tandis que les défenseurs lançaient une contre-attaque vers la ville de Mayer, infligeant des pertes à l’adversaire.

    Deraa (Sud syrien)
    De très violents combats ont opposé les Jihadistes de Daech et du Front al-Nosra aux soldats de l'Armée Arabe Syrienne (AAS) dans la localité de Jada al-Saad, proche de Deraa.
    La banlieue de Deraa est, également le théâtre de violents accrochages. L’AAS a pris pour cible des positions rebelles à Tal Chahab, Tafas, et al-Mazirab, ainsi qu’à Chekh Maskin, et une zone située entre les villages de Tafas et Atman, tous situés dans la banlieue de Deraa.
    Ci-dessous, plusieurs vidéos des combats de Sheikh Maskin. La localité défendue par la brigade 82 de l’AAS est en partie occupée par les rebelles du Front du Sud :
    Première vidéo (côté rebelles)
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=ba8314b6e6be
    et
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=b8ffef22b8d9
    Troisième vidéo (très courte) montrant un combat de rue :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=13b390769dd6

    Damas et sa banlieue
    Les combats, extrêmement intenses, se poursuivent à Douma et dans la Ghouta-orientale, où l'armée syrienne pilonne continuellement les positions de Jaïsh al-Islam (pro-saoudiens).
    Les affrontements entre soldats de l’AAS et rebelles se poursuivent, dans la localité de Jobar, à l’Est de Damas, où l’armée continue de progresser.
    Cette vidéo montre un bombardement au mortier des positions de l’AAS dans les environs de Jobar par les rebelles :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=13e0028fc5a1
    La video  (langue russe) suivante nous montre la localité de Htetet al-Turkman, ou ce qu’il en reste, après qu’elle ait été reprise par l’AAS. Htetet al-Tukman est située dans la banlieue de Damas :
    https://www.youtube.com/watch?v=68U_1dSgxac&list=UU3wZesPkjsxlnywLiT8IeNA&feature=player_detailpage
    Journal des combats autour de la base aérienne de Deir ez-Zhor
    Jeudi 11 décembre dans la soirée, Les Jihadistes de l’Etat Islamique ont lancé un tank suicide (BVIED) bourré de six tonnes d’explosifs contre l’enceinte de l’aéroport militaire de Deir ez-Zhor, au niveau de la localité d’al-Jafrat. L’explosion a endommagé en partie les fortifications de l’armée. L’objectif était d’ouvrir une brèche dans le système de défense à l’est de l’aéroport. Le kamikaze s’appelait Abou al-Farouq al-Libi. Il avait réussi à s’approcher de l’enceinte sans être repéré par les soldats, profitant de l’épais brouillard qui enveloppait la région. 

    Abou Farouq al-Libi.jpgAbou Farouq al-Libi

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un autre BVIED a été lancé contre l’enceinte orientale de l’aéroport, mais les défenseurs ont réussi à le détruire 40 mètres avant qu’il ne parvienne à sa destination, grâce au tir d’un missile à chaleur. Suite à ces attaques suicides, les Jihadistes ont tenté de lancer un assaut de loin (le quatrième en onze jours), mais ils ont été repoussés par un violent bombardement aérien de l’armée de l’air syrienne, un bombardement au mortier et les tirs des défenseurs.
    La situation est calme depuis.
     
    Cette video (côté jihadiste) donne une idée de l’intensité des combats nocturnes autour de la base aérienne de Deir ez-Zhor, le Dien Bien Phu syrien :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=d9384a779405
    A noter que les corps de plusieurs Jihadistes étrangers ont été retrouvés sur le terrain par l’armée. Parmi eux se trouvait le corps d’un Jihadiste belge, Abou Sa’id al-Belgiki. Il appartenait au groupe Sharia4Belgia.

    Abou Sa'id al-Belgiki.jpgAbou Sa'id al-Belgki

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Edleb (Nord syrien)
    Hazm et Ahrar al-Cham contre le Front al-Nosra
    La milice Hazm, soutenue par les Etats-Unis, a décidé de soutenir la brigade Ahrar al-Cham et d’affronter dans la province d’Edleb les Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie). Les deux camps se sont livrés à une vague d’enlèvements.
    L’origine du conflit est du au fait que les Jihadistes du Front al-Nosra ont décidé d’établir leur califat dans le gouvernorat d’Edleb et d’en chasser les autres milices. Ils ont commencé par s’affronter avec les miliciens du Front des révolutionnaires dirigé par l’officier déserteur Jamal Maarouf.
    30 soldats de l’AAS ont profité de la confusion pour s’évader d’une prison tenue par un tribunal religieux dans la localité d’al-Dana dans la province nord d’Edleb.

    Lattaquié
    L’armée régulière a neutralisé les tentatives des rebelles sunnites visant à s’infiltrer dans la localité de Safkoun, en banlieue de Lattaquié, via le village de Ghamam. Un certain nombre de rebelles ont été tués ou blessés, au cours de cette opération

    Qalamoun (proche de la frontière libanaise)
    Le Qalamoun se trouve également au bord d’une guerre fratricide entre formations rebelles et jihadistes. L’Etat Islamique a adressé un ultimatum de 48 heures à tous les groupes armés qui combattent dans cette région, les sommant de prêter allégeance à son chef Abou Bakr al-Baghdadi. Faute de quoi, elle les éliminera.
    L’Etat Islamique compte en effet proclamer le Qalamoun comme « état du califat dans un délai de 54 jours ».
    Un site de l’opposition « Koullouna Chouraka » (Tous des partenaires) a assuré qu’il règne un consensus au sein des milices du Qalamoun de rejeter cette allégeance. Elles ont été rejointes dans ce refus par les Jihadistes du Front al-Nosra, malgré les bonne relations qu’il entretient avec Daech dans cette région.
    L’ultimatum et les offres qui l’accompagnaient ont cependant convaincu un certain nombre de petites milices, qui souffraient d’un manque d’approvisionnement et de financement, de faire allégeance à l’Etat Islamique. Ces petits groupes luttaient dans des conditions difficiles dans la région de Qousseir, dans la province de Homs. De même, des rumeurs font état du ralliement à Daech de la brigade Ossoud al-Cham (les Lions du Levant), l'une des milices les plus importantes dans la ville de Talbisseh.

    Turquie

    Des agents du MIT (services de renseignement turcs) tués en Irak et en Syrie
    La proximité des combats entre Jihadistes de l’Etat Islamique et armées syrienne et irakienne, ainsi qu’entre Jihadistes et forces kurdes ne pouvait laisser les Turcs indifférents. Ceux-ci ont dépêché un grand nombre d’agents et de forces spéciales pour observer ce qui se passait sur le terrain.
    L’agence de presse AhlulBayt (ABNA) a publié les noms de douze membres des services de renseignement et des forces spéciales turques tués en Syrie et en Irak.
    L’ABNA a indiqué que plusieurs membres des SR turcs avaient été tués par un tir de l’artillerie irakienne sur une planque du MIT au moment de l’affaire des otages turcs capturés par l’Etat Islamique. La planque du MIT avait été visée par erreur, affirme l’ABNA, mais explique que l’erreur était due au fait que les agents étaient habillés comme des Jihadistes de l’EI. Les noms des agents tués sont les suivants :
    1- İskender Demir
    2- Murat Tin
    3- Serdar Karaçam (or Karaçay)
    4- Hikmet Y. (trouvé avec un passeport jordanien au nom de  Muhammed Hammash)
    Par ailleurs, cinq membres des forces spéciales turques ont été tués alors qu’ils traversaient la ligne de chemin de fer pour entrer à Kobane. Selon l’ABNA « à voir l’équipement trouvé sur ces gens, il était évident qu’ils appartenaient aux services secrets et aux forces spéciales turcs même s’ils étaient habillés comme des Jihadistes de l’EI, portaient de longues barbes et des moustaches courtes. On a trouvé, par exemple, des systèmes de navigation GPS et des informations concernant des contacts à Kobane de personnes en relation avec le MIT. Et pourtant, ces agents étaient munis de cartes d’identité de l’Etat Islamique.
    Les noms des cinq agents sont :
    1- Mustafa Turan
    2- Halil İbrahim T.
    3- Hızır K.
    4- Murat Çolak (Cette personne utilisait également une carte d’identité au nom d’une organisation caritative pour se rendre en Syrie).
    5- Un autre corps a été retrouvé mais l’identité de la personne décédée n’a pu être repérée car sa dépouille a été enlevée par les soldats turcs.
    Trois autres agents turcs ont été tués en Irak
    L’ABNA a révélé que trois autres agents turcs avaient perdu la vie à diverses occasions en Irak. Ils appartenaient au MIT et au service de renseignement de l’armée. Leur appartenance aux services secrets turcs a été mis en évidence par le fait qu’ils avaient sur eux les adresses et les numéros de téléphone de personnes notoirement membres du MIT. Leurs dépouilles ont été ramenées en Turquie dès le lendemain de leur décès.
    Les noms sont :
    1- Necmettin Tuna (or Turna)
    2- Çağrı Ceyhan (Pilote et lieutenant. On a prétendu qu’il était mort à l’occasion d’un accident d’hélicoptère à Kocaeli. En fait, il a été tué au cours d’une mission clandestine en Irak).
    3-Deniz M.

    Jihadisme international

    Grande Bretagne
    D’après l’International Centre for the Study of Radicalisation (ICSR), e second des trois Jihadistes « britanniques » originaire de Coventry a été tué au cours d’un raid de l’US air force. Il s’agit de Rashed Amani. Un autre des trois comparses, Al Kantar, avait été tué la semaine dernière. Un seul a survécu pour l’instant. Il s’agit de Mohammed Hadi.

    Rashid Amani.jpgRashed Amani

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jean René Belliard

     

  • 1er au 3 novembre – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

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    Front irakien

    Bagdad – Une série d’attentats
    Deux attentats à la voiture piégée visant des pèlerins chiites ont tué au moins 19 personnes à Bagdad, dimanche 2 novembre. Il fallait s’attendre à de tels attentats contre la communauté chiite qui se prépare à fêter le dixième jour de l’Achoura. 
    L’Achoura est le jour où le troisième imam chiite, Imam Hussein, a été assassiné à Kerbala avec 72 de ses compagnons.
    La première explosion, qui a fait 13 morts et 29 blessés, a eu lieu dans le quartier Al-Ilam, dans le sud-ouest de la capitale, près d'une tente où les pèlerins chiites se rendant en pélérinage à la ville sainte de Kerbala venaient pour recevoir de la nourriture. Le second attentat à eu lieu à Sadr City, le grand quartier chiite situé au nord-est de Bagdad.
    Une autre attaque à la voiture piégée a eu lieu contre un point de contrôle de la police dans le centre de Bagdad. Cet attentat a fait au moins cinq morts et 17 blessés.
    Video en langue anglaise :
    http://www.liveleak.com/ll_embed?f=1c6bbb3b8519

    Kerbala – la ville sainte chiite
    Des centaines de milliers de pèlerins chiites vont commémorer à Kerbala la mort de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet. Les célébrations, qui culminent mardi 4 octobre, sont souvent l’occasion d’attentats commis par des Jihadistes sunnites pour qui les Chiites sont des « mécréants » qui méritent la mort.  La tension est d’autant plus extrême que les Jihadistes de l’Etat Islamique sont retranchés au sud de Bagdad, non loin de la route reliant la capitale à Kerbala. C’est la raison pour laquelle plus de 25.000 soldats et policiers et 1500 miliciens chiites ont été déployés tout le long de la route reliant Bagdad à Kerbala.

    Bataille de Baiji
    La bataille de Baiji et Tikrit se poursuit mais pour l’instant l’armée irakienne ne semble pas avoir pris le dessus sur les Jihadistes de l’EI. Elle n’a pas encore réussi à pénétrer dans aucune des deux localités.
    Vidéo en langue arabe – Remarquez la cadence des tirs sur la ligne de front :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=eD4JH26D8MQ

    Mossoul
    Les forces spéciales irakiennes se sont rapprochées de Mossoul :
    Vidéo :
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=I_Na-1D5mBM

    Un chef de l’Etat Islamique tué dans les bombardements
    Selon la chaîne de télévision Al-Iraqiya, Abdallah al-Masri et trois de ses lieutenants auraient été tués au cours d’un bombardement de leurs positions par des avions de l’armée de l’air irakienne. Les faits se seraient déroulés dans la localité d’Aziz-Balad, dans le Sud de la province de Salaheddine. L’opération contre le chef jihadiste aurait été menée sur la base des informations collectées par les services de renseignement irakiens. Pour le ministère irakien de la Défense, Abdallah al-Mesri était l’un des commandants les plus cruels de Daesh. 

    Les Jihadistes de l’EI poursuivent leurs exécutions de membres de la tribu al-Bou Nimr
    Les Jihadistes de l’Etat Islamique ont encore assassiné au moins 36 membres de la tribu al-Bou Nimr dont 200 membres avaient déjà été tués à la fin de la semaine dernière. Parmi les personnes nouvellement exécutées se trouvent quatre femmes et trois enfants.
    On nourrit la plus grande inquiétude pour de nombreux autres personnes car on pense que près de 1000 membres de cette tribu ont été capturés par les Jihadistes qui auraient décidé Selon un dirigeant de la tribu, il y aurait une fatwa qui ordonnerait l’exécution de tous les membres de la tribu al-Bou Nimr, y compris les bébés.
    Ces exécutions visent à faire peur aux tribus locales pour les dissuader de s’allier au gouvernement de Bagdad contre le califat islamique.

    Front syrien

    Bataille d’Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
    Pour la première fois, les combattants kurdes syriens de l’YPG ont mené, avec leurs frères Peshmergas irakiens et des éléments des Borkan al-Firat (Armée Syrienne Libre), une offensive à l’ouest de Kobane contre les Jihadistes de l’Etat Islamique. Ils auraient infligé des pertes importantes aux Jihadistes. Les combats ont été particulièrement importants dans le secteur oriental de la ville, et notamment dans le quartier de Kaniya Kurdan où les combats se sont poursuivis jusqu’à minuit, dimanche 2 novembre. Les Jihadistes n’ont pu s’accrocher à leurs positions et on du battre en retraite, laissant 15 tués sur le terrain. De violents combats ont également eu lieu au sud de l’agglomération et là aussi, les Jihadistes ont battu en retraite, laissant cinq morts derrière eux. Il s’agirait de cinq jihadistes étrangers tués dans la destruction de leur véhicule.

    Il y a Kurdes et Kurdes …
    Un membre du Conseil de sécurité du Kurdistan irakien aurait identifié près de 200 Kurdes qui se battent aux côtés des terroristes de l’Etat Islamique. 
     «Nous avons identifié la plupart de ces individus», a déclaré ce responsable kurde. Mansour Barzani a ajouté que certains de ces traîtres kurdes ont été tués, lors des combats, en Syrie, et certains autres ont été abattus par les Peshmergas, tandis que d'autres, encore, collaborent avec les terroristes de l’Etat Islamique. Masrour Barzani a déclaré au journaliste du quotidien "Ash-sharq al-Awsat" : «Le plus grand problème des Peshmergas, c’est qu’ils ne sont pas équipés d’armes sophistiquées. Nous avons besoins d’armes lourdes, comme des chars, des blindés, des canons lourds, des équipements de déminage, des explosifs et des roquettes anti-char.
    Le problème est qu’on sait que certaines armes fournies par la coalition internationale aux Kurdes irakiens se trouvent désormais aux mains des Jihadistes de l’Etat islamique. On ne sait pas si ces armes ont été capturées à l’issue de combats qui auraient tourné au désavantage des Kurdes, ou si ces armes ont été vendues ou amenées par des transfuges. Toujours est-il qu’on a retrouvé aux mains des Jihadistes, entre autres, une mitrailleuse MG 42/59 comme celles fournies par l’Italie à la région autonome du Kurdistan d’Irak.

    Conflit entre le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) et le Front des Révolutionnaires Syriens (FRS)
    Peu d’éléments nouveaux sur le terrain en ce qui concerne le conflit qui oppose le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) et le Front des Révolutionnaires Syriens (FRS) et le Mouvement Hazm, deux organisations financées et armées par les Etats-Unis. On sait que les Jihadistes du Front al-Nosra se sont emparées de la plupart des positions du FRS dans la province d’Edleb.
    On en sait un peu plus, par contre, sur l’origine du conflit.
    Le conflit aurait débuté lundi 27 octobre alors que les Jihadistes du Front al-Nosra et d’autres organisations rebelles avaient entamé une offensive contre les soldats de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) dans la ville d’Edleb. Les miliciens du FRS avaient reçu l’ordre de rester l’arme au pied et de ne pas participer à cette offensive. Cela n’a pas plus à tous les membres du FRS et plusieurs d’entre eux ont décidé de rallier les unités qui participaient au combat. C’est alors que Jamal Maarouf a décidé de lancer une offensive contre les renégats pour saisir leurs armes et a même demandé à ses fidèles de bombarder des villages où ces dissidents s’étaient réfugiés. En réponse, les Jihadistes du Front al-Nosra se sont joints à ceux de la faction Jund al-Aqsa  pour se porter au secours des dissidents du FRS. Mais leur entreprise a été entravée par des check-points du mouvement al-Hazm qui voulait les empêcher d’approcher les positions du FRS fidèles à Jamal Maarouf.
    Samedi 1er novembre, après ses succès sur le terrain, le Front al-Nosra déclarait un cessez-le-feu à la condition que Jamal Maarouf comparaisse devant un tribunal islamiste pour être jugé selon la charia. Inutile de dire que Maarouf n’a pas montré le moindre signe qu’il allait répondre favorablement à cette convocation. Les responsables du Front al-Nosra accusent pourtant le FRS de corruption et de vol de fournitures destinées à d’autres factions rebelles.

    Violents combats sur le front sud syrien
    L'armée arabe syrienne (AAS) mène actuellement une grande offensive  dans l'Est et le Nord d'Al-Cheikh Meskin, situé dans le rif Ouest de Deraa. De très violents affrontements se poursuivent, dans la banlieue de Quneitra.
    L'AAS cherche à reprendre, totalement, le contrôle de la ville d'Al-Cheikh Meskin, qui est une ville stratégique et qui se trouve sur le point de jonction de plusieurs provinces du Sud de la Syrie.
    A Deraa, les combats sont, aussi, très violents. Les unités de l'armée traquent et éliminent les Takfiris et détruisent leurs véhicules blindés.
    Les affrontements se poursuivent enfin dans la banlieue de Quneitra, une ville que les rebelles occupent actuellement et que l’AAS veut libérer.

    Front libanais

    Bekaa / Qalamoun
    De violents affrontements ont opposé ces dernières 24 heures les Jihadistes du front al-Nosra aux combattants du Hezbollah dans le jurd de la Békaa proche de la frontière syrienne au niveau de la région du Qalamoun.
    Les Jihadistes du Front al-Nosra auraient tenté de progresser vers les positions du Hezbollah à l’intérieur du territoire libanais. Des affrontements ont alors éclaté dans les jurd de Younine et de Nahlé à proximité de la frontière avec le Qalamoun syrien.
    L’offensive jihadiste aurait eu lieu sur deux fronts, le premier du côté du jurd d’Ersal, et le deuxième de l’intérieur du jurd syrien vers la région de Rass el-Maarra.
    D’autres combats ont eu lieu dans la région de Wadi Rehyane, au sud du jurd d’Ersal et proche du jurd de Younine. D’importants groupes de Jihadistes sont retranchés dans cette région montagneuse. 
    Il apparaît que l’objectif des Jihadistes soit de trouver un refuge avant le froid glacial de l’hiver dans les montagnes.

    Forces al-Rida
    Pour contrer l’offensive des Jihadistes, le Hezbollah a dépêché des combattants des forces al-Rida dans le jurd du Qalamoun et les régions jouxtant le territoire libanais. Ceux-ci ont reçu pour mission de prêter main forte aux soldats syriens et aux combattants du Hezbollah sur place.
    Les forces al-Rida sont une formation militaire supervisée par le Hezbollah et composée de jeunes syriens des régions d’Alep, de Homs et de Damas.
    Ces combattants ont été entrainés aux combats de rues par le Hezbollah. Ils ont déjà combattu à Homs et au Sud de Damas autour du mausolée de Sayeda Zeinab. La plupart d’entre eux ont pris part à la bataille de Rankous dans le Qalamoun.

    Jean René Belliard

  • 24 au 27 octobre : Flambée de violence au Liban nord

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    Liban : objet de toutes les inquiétudes
    Ce weekend, c’est le Liban qui nous inquiète. Deux évènements majeurs ont eu lieu : de violents affrontements ont éclaté entre l’armée libanaise et des Islamistes à Tripoli et dans la région nord du Akkar. Et au sud Liban, c’est à une escalade dangereuse à laquelle vient de procéder le Hezbollah en tirant de puissants missiles sur des positions proches de la frontière israélienne supposées être occupées par des Jihadistes du Front al-Nosra. Le Hezbollah accuse les Israéliens d’avoir toléré leur présence dans cette région frontalière du Mont Hermon (Jabal esh-Sheikh) et du Golan syrien.

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