25/11/2015

Comment les Jihadistes de l'EI échappent aux bombardements aériens ?

Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 25 novembre 2015
Jean René Belliard, auteur de "Beyrouth, l'enfer des espions", publie une newsletter quotidienne accessible aux abonnés uniquement. Elle donne chaque jour un résumé des principaux évènements qui se déroulent au Moyen Orient et en Afrique du nord, rédigé à partir des informations réunies sur place par une quinzaine de correspondants. Ci-dessous, un extrait de la newsletter du 25 novembre  2015 – Et beaucoup d’autres informations importantes dans la newsletter envoyée aux abonnés.
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19/11/2015

Irak : Interviews de prisonniers de l'Etat Islamique après la libération de Sinjar (hallucinant)

Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 19 novembre 2015
Jean René Belliard, auteur de "Beyrouth, l'enfer des espions", publie une newsletter quotidienne accessible aux abonnés uniquement. Elle donne chaque jour un résumé des principaux évènements qui se déroulent au Moyen Orient et en Afrique du nord, rédigé à partir des informations réunies sur place par une quinzaine de correspondants. Ci-dessous, un extrait de la newsletter du 19 novembre  2015 – Et beaucoup d’autres informations importantes dans la newsletter envoyée aux abonnés.
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11/08/2015

Newsletter de Jean René Belliard sur le Moyen Orient et l'Afrique du nord

Réflexions :
Nord de l'Irak
Le front au nord de l'Irak semble s'être stabilisé entre une zone kurde contrôlée par les Peshmergas et une zone sunnite aux mains des Jihadistes de l'Etat Islamique. Peu d'activités militaires dans ce secteur et peu, pour ne pas dire pas de bombardements de la coalition internationale dans la région.
Témoin de cette léthargie du front, les Chrétiens irakiens, menés par un évêque, se sont mis à prier dans un monastère proche du front car ils ont compris que seules les prières, et non pas les miliciens kurdes, sont leur dernier espoir de rentrer dans leurs maisons de Qaraqosh, la plus grande ville chrétienne du nord de l'Irak avant l'invasion des Jihadistes de l'Etat Islamique (Daech).
Falloujah / Ramadi
Les seules activités militaires ont lieu entre l'armée irakienne soutenue par les milices chiites et l'Iran contre les Jihadistes de l'Etat Islamique autour de Baiji et dans les secteurs de Falloujah et Ramadi, comme si on avait l'intention d'élargir la zone de sécurité autour de Bagdad en repoussant au maximum le danger jihadiste.
Province de Hama en Syrie : Une autre preuve que quelque chose se trame
On a assisté ces derniers jours à un curieux recul des forces pro-gouvernementales dans la région de Hama. L'armée syrienne, appuyée par des milliers de gardiens de la Révolution Islamique d'Iran et de miliciens du Hezbollah, affronte dans ce secteur les rebelles de Jeich al-Fateh.
Or, le commandant en chef des forces pro-gouvernementales engagées sur ce front sont précisément commandées par un général Iranien, le général Iffari. Il avait remplacé le chef d'état-major de l'armée syrienne dans la région d'Edleb, le général Jamal Younis. Ce dernier avait été démis de ses fonctions à la suite de la débâcle de l'armée syrienne qui avait perdu la province d'Edleb au printemps 2015.
Or, on a assisté dans la plaine d'al-Ghab à un retrait pur et simple de forces pro-gouvernementales malgré le fait qu'elles disposaient d'une puissance considérable et qu'elles étaient appuyés par de nombreux Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI), notamment les fameuses forces spéciales iraniennes de la Force al-Qods, par les miliciens chiites libanais du Hezbollah et d'autres miliciens chiites d'Irak et d'Afghanistan.
Pourquoi ces forces pro-gouvernementales ont-elles aussi facilement abandonné le terrain ?
On sait que l'Iran défend l'idée de retrancher l'armée syrienne derrière une ligne de front s'étendant de Lattaquié à Damas en passant par Homs et le sud de Hama, ceci pour s'assurer le contrôle de ce que les Iraniens ont appellé "la Syrie utile". Dans l'idée de l'Etat-major iranien, la " Syrie utile" a l'avantage de s'adosser au Liban et de contrôler le grand port de Lattaquié et l'aéroport de Damas, deux infrastructures indispensables pour transporter hommes et matériel vers le sud Liban, à la frontière avec Israël.
Tout le monde semble d'accord pour diviser l'Irak et la Syrie...sauf les Turcs et les Syriens
Pourquoi s'entêter quand on sait que les frontières de ces deux Etats ont été artificiellement tracées par les puissances coloniales ?
Iraniens, Saoudiens, Américains et Russes semblent être entrés dans un round de négociations tous azimuts comme si ces deux superpuissances et les deux puissances régionales majeures avaient l'intention de mettre un terme aux conflits qui ravagent l'Irak et la Syrie.
Alors le résultat de toutes ces manœuvres militaires et négociations ne serait-il pas de se résoudre à diviser l'Irak et la Syrie en une zone kurde, une zone chiite (voire alaouite et chrétienne) et une zone sunnite.
Le califat islamique s'assagit ou disparait
Pour cette dernière, soit les puissances en question font comprendre au gouvernement du Califat islamique (au sein duquel on trouve de nombreux officiers supérieurs de Saddam Hussein)  qu'on pourrait le laisser gérer son califat comme il l'entend, avec la Charia et tutti quanti, ou alors les foudres de l'enfer s'abattront sur lui sous les formes les plus diverses :bombardements intensifs ou révolte des tribus sunnites contre l'EI.
Turcs et Syriens pas d'accord
Les Turcs, on s'en doute, sont carrément hostiles à la naissance d'une nation kurde à leur porte qui pourrait menacer une partie de leur territoire. Ils l'ont vertement fait savoir à leurs alliés américains, aux Russes et aux monarchies arabes. La mauvaise humeur des Turcs n'est pas à prendre à la légère car ils ont une capacité considérable de nuisance dans la région.
Le pouvoir syrien n'est pas non plus d'accord d'abandonner le contrôle sur de larges portions de son territoire, et notamment la ville d'Alep comme le veulent les Iraniens. Quelques signes ont montré qu'ils pourraient se rebeller contre cette décision. C'est ainsi qu'il faut interpréter le soudain déplacement du général Ali Mamelouk à Jeddah où il a rencontré le ministre de la défense saoudien, le prince Mohammad Ben Selman. Une visite qui n'a pas du faire plaisir à Téhéran :
En tout état de cause, affaire a suivre...
 

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Jean René Belliard