05/10/2014

4 octobre 2014 - Nouvelles de la guerre contre l'Etat islamique

Front syrien

Un millier de combattants du Front al-Nosra et de la brigade Ahrar al-Sham ont fait allégeance au califat islamique
Ils expliquent avoir pris cette décision après que la coalition internationale ait débuté les bombardements contre les Jihadistes en Syrie.
Vidéo mise en ligne par Ahrar al-Sham :
https://www.youtube.com/watch?v=A1jSb9GxN4Y&feature=p...

Raids aériens de la coalition dans le nord de la Syrie, autour de Kobane
Les forces américaines ont mené ce week-end de nouvelles frappes aériennes contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, détruisant des chars, des véhicules blindés et des nids de mortiers, a indiqué dimanche 5 octobre l'armée américaine.
Les chasseurs américains ont effectué trois bombardements en Syrie samedi 4 octobre, tandis que d'autres bombardiers et hélicoptères ont mené six attaques avec des missiles contre des positions des jihadistes en Irak dimanche 5 octobre, a précisé le commandement américain chargé du Moyen-Orient et de l'Asie centrale (Centcom).
Dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 octobre, au moins 35 jihadistes de l'Etat islamique avaient été tués lors de frappes aériennes menées par la coalition internationale près de Shadadi, dans la province d’Hassaké (nord est syrien), et cinq autres dans des raids à l'extérieur de la ville kurde assiégée de Kobané (nord), à la frontière avec la Turquie.
Des attaques, samedi 4 octobre, en Syrie au nord-ouest de Mayadin (est du pays) ont détruit un bulldozer, deux chars et un autre véhicule. Deux autres frappes au nord-est du bastion de l'EI de Raqqa ont visé une unité du groupe islamiste et éliminé six positions de tir, précise le communiqué.
En Irak, quatre attaques au nord-est de Falloujah (centre) ont touché deux positions de mortier, une grande unité de l'EI et deux plus petites. Trois véhicules Humvees ont aussi été détruits ainsi que deux mortiers au cours de deux frappes à Hit (centre) et Sinjar (est), précise le Commandement central américain.

Les Kurdes espèrent une aide des Turcs
Alors que les Jihadistes de l’Etat Islamique poursuivent leurs bombardements intenses des défenseurs kurdes de Kobane, un certain nombre de combattants kurdes se sont glissés à travers la frontière vers la Turquie pour se réorganiser. Cela fait une semaine qu’ils combattent les Jihadistes avec un armement et des munitions limités. Le rapport de force est clairement en faveur des Jihadistes de l’Etat islamique dans ce conflit. L’EI dispose de  chars, de véhicules blindés et d'artillerie lourde. Ils sont aussi bien équipés qu’une armée régulière. En face d'eux, les troupes kurdes n’ont que de simples kalachnikovs, des mitrailleuses et des lance-roquettes obsolètes et quasiment inefficaces contre leurs adversaires.
Les Kurdes syriens ont imploré les Etats-Unis de frapper les positions de l’Etat islamique qui encerclent Kobane. Les Américains ont commencé par ne pas réagir. Les chefs de l'armée américaine ont expliqué qu’ils ne pouvaient procéder à des bombardements "aveugles", que les raids aériens nécessitent une reconnaissance préalable et des renseignements qui prennent beaucoup de temps. Une explication difficile à admettre pour les Kurdes qui ont affirmé disposer de ces renseignements sur les position de leurs adversaires et d’être prêts à les communiquer. Devant l’urgence et la probabilité d’un massacre à grande échelle, les Américains ont commencé, depuis la nuit du lundi 29  au mardi 30 septembre à attaquer des positions jihadistes autour de Kobane.
Mais à présent que le gouvernement turc a autorisé, jeudi 2 octobre, son armée à entrer en Syrie et en Irak pour combattre le califat islamique, ils espèrent que l’armée turque va intervenir à leur côté, bien que, jusqu’à maintenant, les chars turcs massés à la frontière n’aient pas bougé.
Devant l’immobilisme turc, les Kurdes menacent à présent d’interrompre les pourparlers de paix avec Ankara.
Abdulla Öcalan, le leader emprisonné du PKK, qui n’a pas encore appelé à la rupture de la trêve, contrairement au responsable militaire de cette organisation, a pris cependant la peine de préciser : "Le siège de Kobane est loin d'être juste un siège ordinaire." Il poursuit : "Il ne vise pas seulement les acquis démocratiques du peuple kurde, mais conduirait la Turquie à une nouvelle ère de coups d'Etat."
Les militants kurdes du  PKK ont rejoint leurs frères de l'YPG pour affronter les Jihadistes du califat islamique à Kobane. Or, le PKK est une organisation terroriste pour le gouvernement turc, les Etats-Unis et l'Union européenne. Les dirigeants turcs invoquent des problèmes juridiques pour venir en aide au PKK. Quant à l’armée syrienne de Bachar el-Assad, il est peu probable qu’elle vienne au secours des Kurdes. Il y a longtemps que le régime syrien a abandonné la défense du Kurdistan syrien au Parti démocratique de l'Union et à l’YPG, les unités de la protection du peuple kurde qui sont alliées au PKK.
Les Turcs soupçonnent les Kurdes de Syrie d’utiliser la menace jihadiste contre Kobane pour rallier le peuple kurde de Turquie et de Syrie autour de sa lutte. Ils rappellent que si le Parti Justice et Développement du président Recep Tayyip Erdoğan a voté pour l'intervention contre l’Etat Islamique. Les principaux partis d'opposition, le Parti républicain du peuple et le Parti démocratique des peuples pro-kurdes ont voté, eux, contre la motion.
"Les Kurdes de Syrie essayent juste de poursuivre leur propagande et obtenir des gains du processus lui-même," a déclaré, à l’International Business Times, Mehmet Yegin, chercheur au Centre d'études africaines USAK Moyen-Orient. "Ils sont tellement connu à ce sujet. Ils amènent des gens d’Istanbul ou de différentes régions pour renforcer leurs sympathisants. Mais ils ne sont pas en mesure d'arrêter les Jihadistes militairement. "
Pendant près d'une semaine, les combattants kurdes de Syrie se sont battus contre les Jihadistes de l’EI sans réussir à prendre le dessus sur eux malgré l’intervention des avions de la coalition.
"Ils ne sont pas en bonne forme", a encore dit Mehmet Yegin. "Ils ne sont pas un groupe de guerre expérimenté. Ils sont un groupe pour la guérilla de montagne, ils ne sont pas forts dans les plaines. Donc, la Syrie n'est pas un espace où ils peuvent combattre facilement. "
Il est un fait que les Jihadistes de l’EI avancent inexorablement vers la frontière turque.  Ils progressent lentement pour ne pas affronter l’armée turque, ce qui pousserait Ankara a ordonner une riposte immédiate. Car pour l’instant, la Turquie n’a pas de base juridique pour intervenir militairement en Syrie. Ce ne serait pas le cas si les Jihadistes lançaient sciemment ou par erreur une attaque sur le territoire turc.

Vidéo kurde
Cette vidéo kurde montre la résistance désespérée des Kurdes contre les chars du califat islamique. Il s’agit ici d’une tentative jihadiste de s’emparer de la colline stratégique de Machtanour qui domine la ville de Kobane au sud est :
https://www.youtube.com/watch?v=aX7JQTPStJ4&feature=p...
Aux dernières nouvelles, les califatistes auraient réussi à prendre pied sur la colline stratégique mais leur  progression serait freinée par les frappes de la coalition. "Si la coalition n'avait pas lancé des raids hier (samedi), l'EI serait maintenant dans le centre de Kobané" a expliqué un combattant kurde.
Cette colline est stratégique car si les jihadistes s'emparent de la totalité de cette colline, "toute la ville de Kobané sera dans leur viseur et sa prise deviendra plus facile" a indiqué M. Abdel Rahmane de l’OSDH. Les combats auraient fait "des centaines de morts dans les deux camps" depuis le début de l'assaut jihadiste, le 16 septembre.

Les femmes combattantes kurdes paient un lourd tribut
Les Jihadistes de l’Etat islamique mettent en ligne des images de femmes combattantes kurdes, la plupart très jeunes, tuées au combat ou exécutées. Certaines ont été décapitées. Il semble que les Jihadistes veulent se venger d’avoir à affronter ces combattantes très déterminées. On a appris qu’un Jihadiste qui s’était fait photographier avec la tête d’une jeune combattante kurde à la main a lui-même été tué ce dimanche 5 octobre. 

Une combattante kurde exécute un attentat suicide contre une position de l’Etat Islamique
L’opération a été menée dimanche 5 octobre à l’est de la ville frontalière de Kobane assiégée par les Jihadistes de l’EI.

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Photo de la Kamikaze kurde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est la première fois qu’une femme kamikaze kurde exécute un attentat suicide contre les Jihadistes qui sont eux-mêmes coutumiers de ce genre d’actions. 

Exécution d’Allen Henning
L’endroit où aurait été exécuté le Britannique Allen Henning aurait été identifié. Il s’agirait d’une colline située en face de l’université privée de l’Union. Allen Henning aurait été exécuté à 07H50. De nombreuses voitures du califat islamique constituaient le convoi transportant la victime, l’une d’entre elles portant une grosse caméra de télévision. Les Jihadistes auraient interdit à la circulation toutes les routes conduisant à Deir ez-Zhor et celles menant dans le désert. Les voitures du convoi ont entouré la colline sur laquelle Allen Henning a été conduit pour être décapité. Trois caméras auraient filmé la scène. On a observé un pick-up rouge et une Nissan 4X4 noire. L’Américain Peter Kassig se trouvait dans ce dernier véhicule qui était protégé par de nombreux Jihadistes.

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Confusion autour d’une déclaration du Front Islamique
Une grande confusion règne autour d’une déclaration du Front islamique, financé et armé par les Saoudiens, affirmant que le Front allait stopper ses actions militaires contre l’Etat Islamique.
Le "Front islamique", une des plus grandes factions armées de l’opposition au régime de Bachar el-Assad, aurait annoncé, ce dimanche 5 octobre, sa décision de ne plus lutter contre l’Etat Islamique dans le nord de la province d'Alep, en Syrie. C’est tout au moins ce qu’a déclaré un certain Abou Moustafa. La décision aurait été prise en raison de l’intensification des attaques du régime syrien et des milices du Hezbollah dans la région d’Alep. Mais la décision prise par les responsables du Front Islamique de la région d’Alep aurait été contredite par d’autres dirigeants du Front Islamique.
Texte de la déclaration :
اتخذت "الجبهة الإسلامية"، إحدى أكبر الفصائل المسلحة المعارضة للنظام، قراراً بعدم قتال تنظيم "داعش" الإرهابي في شمالي محافظة حلب السورية.

وقال مسؤول العلاقات الخارجية في الجبهة الإسلامية "أبو مصطفى"، اليوم الأحد، "إن داعش احتل، وبشكل انتهازي المناطق التي حررتها قوات المعارضة السورية، ولهذا السبب بدأنا في (25) آب/ أغسطس الماضي، هجوماً ضد التنظيم تحت مسمى "معركة نهروان الشام"، بحسب وكالة أنباء الأناضول.

وأوضح أبو مصطفى أن الجبهة واصلت قتالها ضد التنظيم، دون أي اشتباكات مباشرة معه، بسبب كثافة هجمات قوات التحالف الدولي، بقيادة الولايات المتحدة الأميركية، وقوات النظام السوري، لافتاً أن قوات التحالف استهدفت مواقعًا للجبهة الإسلامية، وأنهم اتخذوا قراراً بعدم قتال داعش، بسبب تكثيف قوات النظام، وميليشيات حزب الله هجماتها في ريف حلب.

وذكر أبو مصطفى أن قتال الجبهة ضد التنظيم سيستمر بشكل ضعيف إلى حين قبول التنظيم وقف إطلاق النار، مبيناً أن قواتهم ستحمي مواقعهم، وستبقى في حالة تيقظ، وحراسة، للأراضي التي يسيطرون عليها.

L’armée assadiste (ASA) mène actuellement une grande offensive avec l’aide des milices du régime, les Iraniens des Forces Spéciales al-Qods, le bataillon al-Baath et le Hezbollah libanais. L’offensive concerne les positions occupées par le Front islamique, l’Armée Syrienne Libre, le Front al-Nosra et les brigades Ansar ad-Din dans le nord ouest de la ville d’Alep. L’objectif est de s’emparer des localités de Zahraa et Nubl. Une autre option pourrait être de parvenir à la rocade près de Layramoun, ce qui encerclerait complètement les rebelles dans la ville d'Alep. Mais cette option aurait l’inconvénient d’empêcher les rebelles d’abandonner leurs positions dans la ville, ce qui obligerait les forces du régime à une longue guerre de rues.
Pour l’instant l’armée d’Assad a réussi à capturer le village de Handarat et sa colline, coupant ainsi la dernière ligne d'approvisionnement des rebelles barricadés dans la ville d'Alep. Le succès de l’armée d’Assad lui permet à présent de  surveiller la route de Kastillo et le rond-point al-Jandul. Les forces gouvernementales ont également capturé les villages d'al-Mudafah et Sifat et une intersection à quatre voies à l'ouest de Sifat.
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Province de Hama
L’armée assadistes a repris le contrôle de cinq villages dans la province de Hama, profitant de la confusion parmi les brigades rebelles depuis que la coalition internationale bombarde des sites jihadistes de l’Etat islamique ou du Front al-Nosra :
https://www.youtube.com/watch?v=5wx-VBCu4X0&feature=p...

Front irakien

Rabia
Les forces spéciales Peshmergas kurdes, appuyées par des avions américains et britanniques, ont repris la ville clé de Rabia à la frontière irako-syrienne. La ville se trouve à environ 90 km au nord-ouest de Mossoul une ville contrôlée par l'État islamique. La prise de la ville a été extrêmement sanguinaire et les Kurdes auraient subi de lourdes pertes, notamment en raison d’attaques suicides menées par des Jihadistes. Les combats se poursuivraient actuellement à la périphérie de la ville.
La prise de la ville permettra de rendre plus compliquées les lignes d’approvisionnement des Jihadistes de l’EI.
Les Peshmergas kurdes pensent à présent qu’il leur serait possible de reprendre le contrôle de la ville de Sinjar et l’arrière pays montagneux. Sinjar a été capturé par les combattants de l'Etat islamique en Août. Des milliers de civils Yazidi minoritaires avaient dû évacuer la zone afin de sauver leur vie.
https://www.youtube.com/watch?v=6yOQOvS8gWY&feature=p...

Baiji
Daech a réussi à abattre un hélicoptère irakien près de la localité de Baiji .
Un hélicoptère de type MI35 a été abattu par un missile tiré par des Jihadistes de Daesh. Tous les occupants ont été tués. Baiji est une localité située à 200 kilomètres au nord de Bagdad. C'est le site d’une grande raffinerie de pétrole. C’est le premier hélicoptère russe à être abattu par les Jihadistes alors qu’un lot de ces hélicoptères venait tout juste d’être livré par la Russie. On sait que les Jihadistes avaient fait main basse sur des missiles anti hélicoptères. Mais on assurait que les batteries étaient hors d'état et qu'il leur fallait en obtenir de nouvelles des fournisseurs (peu probable) ou trouver un moyen d'en faire de nouvelles. Il semble qu'ils aient réussi. Cela pourrait poser un problème aux avions de la coalition.

Front libanais

Affrontements violents entre l'EI et le Hezbollah dans le jurd de Brital
Des affrontements violents opposaient dimanche 5 octobre des Jihadistes de l'Etat islamique (EI, ex-Daech) et le Hezbollah dans les confins de la Bekaa à la frontière libano-syrienne.
Les Jihadistes de l'EI, en provenance de la localité d'Asaal al-Ward, dans la province syrienne du Qalamoun, auraient attaqué un poste du Hezbollah dans le jurd de Brital provoquant de violents affrontements, faisant des victimes dans les deux camps.
"Des positions du Hezbollah dans les montagnes autour de Nabi Sbat, à l'est de Baalbek, ont été attaquées par des groupes armés venus de Qalamoun" en Syrie, a expliqué un membre local du mouvement chiite.
Les affrontements se sont rapidement étendus au jurd de Baalbek et de Younine, obligeant le Hezbollah à faire appel à des renforts tandis que l’armée libanaise se déployait dans la région.
Le Hezbollah faisait usage d’armes lourdes pour repousser l’assaut des islamistes, tandis que des villageois prenaient les armes pour protéger leurs villages. Le bruit des affrontements pouvait être entendu dans la ville de Baalbek, à plusieurs kilomètres de là.
Cinq membres du Hezbollah auraient été tués au cours des combats tandis que la milice chiite annonce plusieurs dizaines de morts du côté des assaillants.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

 

 


 

02/10/2014

1er octobre 2014 - Nouvelles des guerres contre le califat islamique

Front syrien

Bataille de Kobane (Aïn el-Arab)
Des combats acharnés opposaient mercredi 1er octobre les jihadistes de l'Etat islamique (EI) aux forces kurdes à Aïn al-Arab (Kobané en kurde). Les Islamistes de l'EI seraient aux portes de cette troisième ville kurde de Syrie et se seraient même rendus maître d'une position de défense kurde à l'entrée de la ville.
"Bien qu'inférieurs en nombre et en armement, les combattants kurdes refusent de se retirer et défendent farouchement leur ville face aux jihadistes de l'EI", affirme à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. "C'est pour eux une question de vie ou de mort", ajoute-t-il.
Des centaines de combattants kurdes font face à des milliers de combattants jihadistes, qui disposent en outre de chars, d'artillerie lourde et de lance-roquettes multiples de 220 mm, précise l'ONG.
"Les Kurdes eux sont armés de kalashnikovs, de mitrailleuses lourdes soviétiques DShK et des lance-roquettes RPG". Mais ils auraient reçu récemment des missiles antichars téléguidés.
Les Kurdes auraient reçu le support de bombardements exécutés par la coalition internationale sur des positions de l’EI à la périphérie de la ville. La coalition américano-arabe a mené au moins cinq frappes aériennes contre les positions jihadistes sur la ligne de front à l'est et au sud-est de Kobané".
Vidéo côté kurde :
https://www.youtube.com/watch?v=R437gWNfQP4&feature=p...
La coalition internationale bombarde aussi des positions jihadistes dans la région de Hassaké, une province kurde au nord-est de la Syrie :
Vidéo du Centcom :
https://www.youtube.com/watch?v=bFaBhdwchVI&feature=p...
Bombardement d’un stock d’armes à Milibiya, dans la région d’Hassaké :
https://www.youtube.com/watch?v=gpWHyv5cECA&list=UUNE...

Double jeu américain à Kobané ?
Naturellement, les vidéos de bombardements fournis par le CENTCOM semblent impressionnantes. Mais on se demande pourquoi les avions américains n’attaquent pas les nombreux tanks et autres véhicules blindés du califat islamique qui enfoncent les lignes kurdes à Kobane ? Plusieurs vidéos kurdes ont montré les armes dérisoires utilisées par les Kurdes de l’YPG alors que les tanks jihadistes tirent sur eux depuis une courte distance. Il semble qu’un jeu « compliqué » soit mené par les Etats-Unis, à savoir que le Pentagone aiderait avec succès les Kurdes irakiens (en bons termes avec la Turquie) et laisserait les Kurdes syriens se faire écraser par les Jihadistes à proximité immédiate de la frontière turque. Pourquoi ? On va naturellement s’intéresser à cette question.

Les Russes fourniraient des missiles S-300 à la Syrie
La Russie a fourni des missiles S-300 à l’armée syrienne. Les armes seraient arrivées la semaine dernière au port de Tartous sur la côte méditerranéenne où la Russie maintient une petite base navale. Il s’agit d’ne nouvelle qui pourrait dissuader la coalition internationale de lancer une action aérienne contre la Syrie. Sans compter qu’elle va sans doute faire réagir Tel Aviv qui craint plus que tout que ces armes tombent un jour entre les mains du Hezbollah. 
Un autre envoi d'armes russes serait actuellement en route vers la Syrie, ont indiqué les responsables.
Il y a deux semaines, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré aux journalistes que son gouvernement fournirait un soutien militaire à la Syrie, en moyens anti-aériens, prétextant qu’ils aideraient la Syrie à lutter contre le terrorisme. 
Chacun sait que ces armes pourraient être utilisées par l’armée syrienne si la coalition internationale venait à attaquer l’armée assadiste.

Front irakien

Bataille de rabia
Les forces kurdes ont réussi à prendre le contrôle de la ville irakienne de Rabia, à la frontière syrienne, et assiègent une clinique où ont trouvé refuge des Jihadistes de l’EI.
"Il y a 10-12 membres de l'EI à l'intérieur. Nous ne voulons pas attaquer, parce que (le bâtiment) a peut-être été piégé" par les jihadistes, a indiqué un haut responsable, précisant que les forces kurdes contrôlaient complètement le reste de Rabia, mettant la main sur une grande quantité de matériel militaire.
"Nous attendons qu'ils sortent ou se suicident, mais nous ne les combattons pas", a ajouté Holgord Hekmat, un porte-parole des peshmergas.
Les forces kurdes, avec le support aérien de la coalition internationale, avaient lancé une offensive contre Rabia sur trois fronts à partir du mardi 30 septembre.
Outre Rabia, ils ont avancé vers Zoumar, au nord de Mossoul, mais la ville était encore sous le contrôle de l'EI mercredi.
Les peshmergas, qui ont reçu des équipements de leurs alliés, ont également pris trois villages au sud de Kirkouk mardi 30 septembre

Vidéo kurde :
Ambiance des combats nocturnes entre Daesh et les Peshmergas :
https://www.youtube.com/watch?list=UUNoazHVgGDtXhHwY3makn...

Bagdad
Une attaque suicide à la voiture piégée a eu lieu dans le sud de Bagdad. Elle visait une rue commerçante d'un quartier chiite, tuant au moins onze personnes et faisant 34 blessés.

Les tribus sunnites en guerre contre l’EI
Des combattants d'une tribu sunnite qui habitent le quartier de Joubour, du nom de leur tribu, ont repoussé un assaut des Jihadistes de l'Etat islamique (EI) dans la ville de Doulouiya, au nord de Bagdad, faisant 14 morts dans les deux camps, ont rapporté des responsables mercredi. Les milices tribales avaient reçu le renfort des forces irakiennes.
"Ils ont attaqué Joubour de trois directions la nuit dernière et les combats se sont poursuivis jusqu'au matin", a indiqué un officier supérieur de la police à Doulouiya.
"Leur attaque a échoué mais il y a eu des victimes", a-t-il dit faisant état de sept morts dans chaque camp, dont un kamikaze jihadiste qui a fait sauter sa ceinture explosive.
Joubour, qui a joué un rôle clé dans la mise en place des milices sunnites luttant contre al-Qaïda soutenues par les Etats-Unis entre 2005 et 2007, a reçu le soutien de l'armée irakienne et de milices chiites.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

28/09/2014

28 septembre 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

La Coalition internationale frappe au centre de la Syrie
Les Etats-Unis ont mené pour la première fois des frappes samedi 27 septembre contre le les Jihadistes de l’Etat islamique (EI) dans la province de Homs, au centre de la Syrie, alors que les bombardements étaient jusqu'à présent concentrés sur l'est et le nord du pays. Les raids de la coalition internationale sur des cibles situées en Syrie, qui ont débuté mardi 23 septembre, sont menés maintenant "presque en continu", a souligné un responsable américain.
Les frappes ont eu lieu dans la partie désertique de la province, dans la zone d'Al-Hammad, à l'est de la cité antique de Palmyre, loin de la ligne de front avec les forces régulières  qui contrôlent la ville de Homs, la troisième du pays.
D'autres raids ont été effectués contre des positions de l'EI à Manbij, une des rares villes tenues par les jihadistes dans la province d'Alep (nord), et dans la province de Raqqa (nord), le fief des califatistes.

Bataille pour Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
Des raids aériens ont également visé les concentrations de Jihadistes de l'EI qui mènent une offensive contre la ville kurde d'Aïn al-Arab (Kobané en kurde), à la frontière turque.
Vidéos kurdes
Vidéo mise en ligne par les Kurdes montrant le franchissement de la frontière turco-syrienne par les volontaires kurdes :
https://www.youtube.com/watch?v=d1kMXX9B518&list=UUNE...
Une vidéo mise en ligne par les Kurdes montre des Jihadistes sous le feu kurde :
https://www.youtube.com/watch?v=e9lugUC_XiU&feature=p...
Vidéo du califat islamique :
Une vidéo mise en ligne par l’Etat Islamique montre l’offensive contre la ville kurde de Kobane (Syrie) - Impressionnant :
https://www.youtube.com/watch?v=lDJBHpkxtiA&feature=p...
Les Jihadistes de l’Etat Islamique prétendent pouvoir se rendre maître de la deuxième ville du Kurdistan syrien en moins d’une semaine.

Le Royaume Uni, le Danemark et la Belgique rejoignent la coalition internationale contre le califat islamique
La Grande Bretagne, le Danemark et la Belgique viennent de décider de rejoindre la coalition internationale contre le califat islamique.
Moins de 24 heures après la décision prise par le Parlement britannique, des chasseurs-bombardiers de la Royal Air Force (RAF) survolaient samedi 27 septembre l'Irak, prêts à frapper des positions de l’Etat islamique (EI). Six chasseurs-bombardiers Tornado de la Royal Air Force, basés sur la base chypriote d’Akrotiri, sont susceptibles de contribuer aux raids aériens au-dessus de l’Irak.  Les avions sont équipés de bombes à guidage laser et de missiles.
Outre les Tornado, la RAF dispose aussi dans la région d'un avion de surveillance RC-135 Rivet Joint qui permettra d’identifier les cibles potentielles.
"Il y a des cibles mobiles, des convois de combattants de l'EI que nous pouvons repérer avec une surveillance que nous allons renforcer", a expliqué vendredi le ministre de la Défense britannique, Michael Fallon.
Le Danemark a également décidé d’envoyer sept avions de chasse F-16 pour aider à combattre le califat islamique en Irak, a déclaré le Premier ministre, Helle Thorning-Schmidt, vendredi 26 septembre.
"Je suis très heureux qu'il y ait maintenant une large coalition, y compris les pays de la région qui veulent ... contribuer,» a-t-elle dit lors d'une conférence de presse, ajoutant que les avions de chasse danois ne participeraient pas au bombardement de cibles en Syrie.

Alliés arabes
En Syrie, les Américains ont pour l'heure été aidés par cinq alliés arabes - Jordanie, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar et Bahreïn - mais la France n'exclurait plus de frapper des cibles situées dans ce pays. La question est "posée", souligne une source au ministère de la Défense.

Installations pétrolières
La coalition a mené vendredi et samedi des frappes contre des installations pétrolières tenues par les jihadistes dans la province de Deir ez-Zhor (est de la Syrie). On sait, par ailleurs, que l'EI a arrêté le pompage dans six champs pétroliers par peur des bombardements.
L'EI, qui contrôle des raffineries en Irak et en Syrie, vend du pétrole en contrebande et en tirerait des bénéfices évalués entre 1 et 3 millions de dollars par jour, selon des experts.

Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) menace à son tour
Le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, a menacé, samedi 27 septembre, de représailles « dans le monde entier », ceci pour protester contre les bombardements effectués par l’armée de l’air américaine, depuis mardi 23 septembre, de cibles de l’Etat Islamique et du Front al-Nosra en Syrie.
« Ces États ont commis un acte horrible qui va les mettre sur la liste des cibles des forces jihadistes dans le monde entier », a prévenu le porte-parole d’Al-Nosra dans une vidéo diffusée sur internet, dénonçant ces frappes comme une « guerre contre l’islam ».

La Brigade Souqour esh-Sham rejoint le Front al-Nosra
On a appris aujourd’hui que la brigade Souqour esh-Sham, qui faisait partie de l’Armée Syrienne Libre, avait décidé de rejoindre le Front al-Nosra, sans doute à la suite des frappes aériennes de la coalition internationale. Pour elle, ces bombardements sont une assistance à l'armée de Bachar el-Assad. Cette brigade est financée par les hommes d’affaires des pays du Golfe et par de Syriens établis à l’étranger :
http://www.liveleak.com/view?i=165_1411919148

Des frappes américaines en Syrie ont tué sept civils, selon HRW qui veut une enquête
Les frappes aériennes américaines sur le nord-ouest de la Syrie ont tué au moins sept civils, a déploré l'organisation Human Rights Watch (HRW) appelant à l'ouverture d'une enquête sur une éventuelle violation du droit de la guerre.
L’ONG base ses informations sur le témoignage de trois habitants du village syrien de Kafr Deryan, dans la province d'Edleb, via un lien Skype, selon lesquels au moins deux hommes, deux femmes et cinq enfants auraient été tués par des tirs de missiles tôt mardi 23 septembre.
HRW précise toutefois que les "informations sont non confirmées" et que les deux hommes décédés pourraient être des combattants du front Al-Nosra.
Des images vidéo ont cependant été mises en ligne récemment et qui tendraient à confirmer que les frappes de la coalition ont tué des civils.
"Les Etats-Unis et leurs alliés en Syrie devraient prendre toutes les précautions possibles pour éviter de toucher des civils", a déclaré le vice-directeur de HRW pour le Moyen-Orient, Nadim Houry, dans un communiqué.
"Le gouvernement américain devrait enquêter sur de possibles frappes illégales qui auraient tué des civils, rendre publiques les conclusions et s'engager à prendre des mesures en cas de mauvaise conduite", ajoute-t-il.
"Les informations sur la mort d'au moins sept civils dans des frappes pour lesquelles il n'y avait peut-être pas d'objectif militaire légitime posent la question de savoir si les frappes étaient illégales et devraient être l'objet d'une enquête," conclut HRW.

Pas de modification de la politique U.S. envers Bachar el-Assad
Alors que les frappes en Syrie se poursuivent, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a répété que la guerre contre l'EI ne contribuait en rien au maintien au pouvoir du président Bachar al-Assad.
La guerre que mènent les Etats-Unis contre l’Etat Islamique (EI) ne contribuera en rien au maintien au pouvoir du président syrien Bachar al-Assad, a assuré vendredi 26 septembre le secrétaire d'Etat américain John Kerry.
De nombreuses voix s’étaient en effet élevées pour s’inquiéter de ce que les Etats-Unis pourraient finalement contribuer à secourir Bachar el-Assad en attaquant les concentrations jihadistes en Syrie.
"Dans cette campagne, il ne s'agit pas d'aider le président syrien Bachar al-Assad", a répondu John Kerry dans une tribune du journal Boston Globe.
"Nous ne sommes pas du même côté qu'Assad. Il est même l'aimant qui a attiré des combattants étrangers de dizaines de pays", venus se battre dans les rangs de l'EI, a argumenté le ministre américain.
Il a répété que le président "Assad avait perdu depuis longtemps toute légitimité" pour rester au pouvoir.
John Kerry réagissait à des propos du Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi dans le New York Times selon lesquels Washington lui aurait assuré que les frappes en Syrie ne viseraient pas le pouvoir de Damas.
"Nous avons eu une longue conversation avec nos amis américains et ils ont souligné que leur objectif en Syrie n'était pas de déstabiliser la Syrie", mais bien de "réduire les capacités" du groupe EI, a déclaré M. Abadi, cité par le journal.
Des diplomates américains ont martelé cette semaine que les Etats-Unis combattaient à la fois le groupe EI et le régime syrien, et qu'ils avaient opté pour une "voie alternative": entraîner et équiper les rebelles syriens modérés qui se battent contre deux ennemis.
L'aide à l'opposition syrienne non jihadiste "renforcera les conditions d'un éventuel règlement négocié d'une fin de conflit", a insisté M. Kerry, qui n'a pas abandonné l'idée d'une solution politique en Syrie selon les contours du processus de Genève. La dernière conférence internationale dite Genève-2 en janvier en Suisse avait totalement échoué.
L’administration américaine se trouve dans une situation délicate, obligée à la fois de rassurer Russes et Iraniens que l’opération menée en Syrie vise uniquement les Jihadistes. Les assurances données à Damas par plusieurs intermédiaires confirment, d’ailleurs, cet objectif américain. Mais il reste le problème de la révolte syrienne qui a été à l’origine de l’émergence de Jihadistes de plus en plus violents. Et les récentes déclarations du Qatar ne vont pas contribuer à rendre clair l’objectif poursuivi par les Etats-Unis.

Le Qatar réclame des frappes contre le pouvoir syrien
Le prince du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani a considéré que la bataille commandée par les Etats-Unis contre Daesh ne réussira pas si le président syrien Bachar el-Assad reste au pouvoir.
Dans une interview à la chaine de télévision américaine CNN, Tamim a dit : « Oui, nous devons faire face au terrorisme, mais je pense que la cause principale de tout ce qui se passe est le régime en Syrie. Ce régime doit être puni ».
Il a ajouté : « Si nous pensons que nous allons nous débarrasser des mouvements terroristes et laisser ces régimes, surtout le régime syrien, tous ces mouvements terroristes reviendront de nouveau ».
Il a fixé les objectifs du Qatar : « se débarrasser des groupes terroristes » en Syrie. Mais « l’objectif à long terme doit être celui d’attaquer le régime syrien. Tout ce qui se passe est dû au régime syrien, et nous devons le punir ».
Tamim a une nouvelle fois démenti que le Qatar finance les groupes radicaux, assurant son engagement dans la coalition internationale qui mène des frappes aériennes contre Daesh.
« Nous ne finançons par les extrémistes. Si vous parlez de certains groupes en Syrie et en Irak, nous les considérons tous des organisations terroristes », a-t-il dit, refusons que tous les groupes « islamistes » soient considérés comme terroristes, en allusion aux Frères musulmans et au Hamas.

Dempsey: une opération terrestre
Pour le chef d'état-major interarmées américain, le général Martin Dempsey, les  frappes aériennes ne suffiront pas à venir à bout des Jihadistes.
"Les raids aériens de la coalition contre l'EI cette semaine en Syrie ont désorganisé les structures de commandement du groupe jihadiste et réduit ses capacités logistiques, mais cela ne suffit pas", a affirmé vendredi 26 septembre lors d'une conférence de presse au Pentagone le plus haut gradé américain cité samedi par la BBC.
Et d'ajouter que la force terrestre était nécessaire, mais qu'elle ne devait pas être une force américaine.
Les Etats-Unis devront donc faire appel à des forces locales. En Irak, il n’y aura pas de gros problèmes à trouver des alliés. L’armée irakienne, les Peshmergas kurdes et les milices chiites sont prêtes à coopérer avec la coalition internationale pour venir à bout de l’EI. Il n’en sera pas de même en Syrie où les premiers efforts américains pour trouver, former et armer des rebelles « modérés » se sont révélés décevants.

Lavrov: demande une coopération avec les autorités de Damas 
En Syrie, les Américains vont se retrouver face à la Russie dont le soutien à Bachar el-Assad est indéfectible. Vladimir Poutine a d’ailleurs rappelé, mardi, 23 septembre, que les frappes devaient se faire avec l'accord de Damas.
Vendredi 26 septembre, le chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, a réaffirmé que la guerre anti-jihadiste devait se faire dans un cadre juridique international et "en coopération avec les autorités syriennes". Moscou veillera à ce que les actions militaires entreprises par la coalition contre les Jihadistes ne se transforment pas en actions contre l’armée assadiste.

Des Turcs manifestent en faveur de Daesh à Istambul
Une manifestation de soutien au peuple syrien, qui s’est vite qui s'est vite tranformée en manifestation de soutien à Daesh (Etat Islamique), a eu lieu à Istanbul en Turquie, sous les yeux des policiers turcs.
«  En traversant les rues du quartier Fateh à Istanbul, les manifestants ont arboré les drapeaux et des slogans de soutien à Daesh, et affirmaient vouloir soutenir ceux qui ont combattu pour le jihad en Irak et en Syrie et qui sont tombés en martyre pour Dieu », ont rapporté des medias turcs.
Les manifestants ont également scandé des slogans hostiles à l’impérialisme américain.
L’appel à ce rassemblement a été lancé par un mouvement turc qui se fait appeler le Hezbollah turc. Il s’agit en fait d’une organisation kurde armée qui a été fondée à la fin des années 70 du siècle dernier pour faire face au parti kurde le plus populaire, le parti des travailleurs kurdes (PKK), aux tendances laïques. Elle s’est fait remarquer par sa violence non seulement contre ce dernier, mais aussi contre ceux qui divergent avec elle. C’est le Hezbollah Turc qui est derrière l’assassinat du dirigeant islamique Ezzeddine Yalderim qui était le président une association caritative islamique, a indiqué Arab-Press.
A noter que le PKK a lancé une mise en garde au gouvernement turc l’accusant de mener une guerre contre le peuple kurde, et menaçant de reprendre la lutte armée à partir du mois prochain.
Cette position kurde est intervenue en riposte au refus turque de laisser paser des combattants kurdes vers la Syrie pour prêter main forte à la communauté kurde attaquée par Daesh.
Les volontaires turques ont quand même réussi à franchir la frontière pour rejoindre leurs frères syriens :
https://www.youtube.com/watch?v=hjaNFau2wkk&list=UUNo...

Les forces irakiennes repoussent une attaque jihadiste à 40km de Bagdad
Les forces pro-gouvernementales irakiennes appuyées par des raids aériens ont repoussé dimanche une attaque des jihadistes du groupe Etat islamique contre la localité d'Amriyat al-Fallouja, à une quarantaine de kilomètre à l'ouest de Bagdad, selon des sources de sécurité.
Aux alentours de 01H00 locale (22H00 GMT), les combattants de l'EI ont lancé une attaque "sur deux fronts" et "les combats ont duré cinq heures", a affirmé à l'AFP le responsable de la police locale, Aref al-Janabi, en précisant que des membres de tribus sunnites s'étaient joints aux soldats et policiers pour défendre la ville.
"L'aviation est intervenue et a tué quinze" combattants jihadistes, a-t-il assuré.
Le chef militaire de l'EI dans la ville voisine de Fallouja, qu'il a désigné sous le nom de Moullah Jassem Mohammad Hamad, a péri au cours de l'offensive, selon lui. Ce décès a été confirmé par un officier des renseignements dans la province d'Al-Anbar, où se situe Amriyat al-Fallouja.

Mais l’armée irakienne a subi plusieurs défaites depuis ces derniers jours
La nouvelle de l’échec de l’offensive jihadiste à Amriyat al-Fallouja va peut être remonter le moral de l’armée irakienne. Elle en aura d’autant plus besoin qu’elle a essuyé plusieurs défaites au cours des derniers jours dans la province d'Al-Anbar, avec notamment l'attaque de bases par des jihadistes au nord de Fallouja.
Selon un responsable de sécurité, au moins 155 combattants pro-gouvernementaux ont été tués ou portés disparus dans un raid contre une base à Saqlawiya il y a une semaine. Les jihadistes ont assuré avoir tué 300 d'entre eux.

Situation au Kurdistan irakien
Les Peshmergas poursuivent lentement leur avance, libérant village après village. La difficulté est due au fait que les Jihadistes de l’EI ont piégé les secteurs abandonnés et les artificiers kurdes doivent « nettoyer » les lieux centimètres par centimètres à leurs risques et périls :
https://www.youtube.com/watch?v=7FwzqsazsWE&list=UUNo...

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)