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  • Gel de l’aide américaine aux Palestiniens: l’UNRWA dans sa pire crise financière

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    Gel de l’aide américaine aux Palestiniens: l’UNRWA dans sa pire crise financière

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    L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) est confrontée à sa « plus grave crise financière » en presque 70 ans d’histoire après l’annonce par l’administration Trump du gel de plus de la moitié de ses versement prévus, a dit son porte-parole mercredi.
    Le département d’Etat américain a annoncé mardi 16 janvier 2017 retenir jusqu’à nouvel ordre le versement de 65 millions de dollars à l’UNRWA, sur les 125 millions de contribution volontaire américaine prévus à l’agence.
    Ces sommes étaient supposées constituer le premier versement américain de l’année à l’UNRWA et on ignore dans quelle mesure la contribution américaine totale pour l’année sera affectée. Washington avait versé 350 millions de dollars à l’UNRWA en 2017, selon les chiffres de l’agence.
    Le gel américain « vise à liquider la question des réfugiés », dénonce la Ligue arabe
    Le gel partiel des fonds américains à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens « vise à liquider la question de (ces) réfugiés », a jugé mercredi le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit.

    « Cette décision touche l’éducation et la santé des Palestiniens et vise à liquider la question des réfugiés« , a déclaré M. Aboul Gheit lors d’une conférence sur Jérusalem organisée par al-Azhar, la grande institution de l’islam sunnite basée au Caire.
    Selon M. Aboul Gheit, le blocage du financement américain ne peut être séparé de la position du président américain Donald Trump qui a reconnu le mois dernier Jérusalem comme capitale d’Israël.
    Cette annonce avait été dénoncée par les Palestiniens, et par une grande majorité de la communauté internationale lors d’un vote de l’assemblée générale de l’ONU.
    Présent à la conférence de mercredi, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas n’a pas évoqué la question de l’UNRWA. Il a toutefois de nouveau martelé son refus de traiter avec l’administration Trump comme un médiateur entre les Palestiniens et Israël, en raison de la position américaine sur Jérusalem.
    La Belgique promet 19 millions d’euros sur 3 ans à l’agence de l’ONU pour les PalestiniensLa Belgique s’est engagée mercredi à verser en trois ans 19 millions d’euros à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), pénalisée par un gel partiel de l’aide américaine, et a annoncé verser « immédiatement » 6,3 millions.
    La Belgique « a décidé d’accorder 19 millions d’euros à l’UNRWA, l’agence des Nations unies pour l’aide humanitaire aux réfugiés palestiniens, au cours des trois années à venir« , écrit le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, soulignant être « l’un des rares bailleurs à octroyer un tel financement pluriannuel« .
    « Compte tenu des problèmes financiers que rencontre actuellement l’agence, la contribution annuelle belge a immédiatement été versée« , précise le ministère en rappelant que « le gouvernement américain a décidé hier (mardi) de suspendre la moitié de ses aides à l’UNRWA« .
    UNRWA

    L’UNRWA a été établi après la guerre qui a abouti à la création de l’Etat d’Israël en 1948 et la fuite de 700.000 Palestiniens de leur foyer pour la plupart vers des pays voisins.
    Il fournit une aide –éducative, sanitaire et financière– à une grande partie des Palestiniens et leurs descendants, soit plus de cinq millions de personnes vivant essentiellement dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie et au Liban.

  • L’agence UNRWA n’a pas reçu à temps 125 millions de dollars d’aide américaine

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    Vendredi 5 janvier 2018, des informations contradictoires ont été publiées sur la mise en œuvre de la décision du président américain Donald Trump de réduire le financement des structures associées à l’Autorité palestinienne.
    L’agence Axios, se référant à des sources diplomatiques occidentales, a rapporté que l’administration Trump a gelé le financement de l’Agence des Nations Unies pour l’assistance aux réfugiés de Palestine (UNRWA) pour 125 millions de dollars. Le message indiquait: cet argent aurait dû être transféré sur le compte de l’UNRWA avant le 1er janvier 2018, mais le transfert a été retardé.
    Plus tard, la même agence et agence Reuters a cité un fonctionnaire du Département d’Etat américain affirmant que le fait que l’argent n’ait pas encore été transféré ne signifie pas que l’assistance ait été gelée. Selon le représentant du ministère américain des Affaires étrangères, la discussion se poursuit et  la décision devrait être prise à la mi-janvier. Il a catégoriquement démenti l’information sur le gel des fonds destinés à l’UNRWA.
    Notez que ce n’est pas encore le montant total promis par les Américains à l’UNRWA, mais seulement le premier tiers. Au total, en 2016, l’administration de Barack Obama a promis de transférer à l’agence environ 370 millions de dollars.
    Le porte-parole de l’UNRWA, Chris Gunness, a déclaré que l’agence n’était pas « directement informée de la décision officielle de l’administration américaine« .
    Il est un fait que l’UNRWA pourrait perdre des fonds, a déclaré
    aux journalistes, le 2 janvier,  le représentant permanent des Etats-Unis auprès de l’ONU, Nikki Haley. Elle a noté que Donald Trump n’avait pas l’intention de transférer de l’argent à l’UNRWA tant que les dirigeants palestiniens ne reviendront pas à la table des négociations.
    Selon des médias israéliens, le ministère israélien des Affaires étrangères s’inquiéterait des menaces de la Maison Blanche de priver l’UNRWA de financement. Bien qu’officiellement, Israël n’a pas réagi à cette décision de la Maison Blanche.
    Selon des sources du ministère israélien des Affaires étrangères, la réduction du budget de l’UNRWA pourrait conduire à une détérioration de la situation dans la bande de Gaza et à une catastrophe humanitaire. Les diplomates estiment que dans la situation actuelle, déjà difficile, ce gel des paiements américains à l’UNRWA ne serait pas dans l’intérêt d’Israël. L’armée israélienne estime également que couper l’aide à la bande de Gaza ne contribuerait pas à améliorer la situation. Les dirigeants israéliens craignent que la poursuite de l’appauvrissement de Gaza pourrait provoquer une nouvelle confrontation armée de grande ampleur entre le Hamas et Israël.
    Rappelons que le 2 janvier, le président américain Donald Trump avait jeté le doute sur la poursuite de l’aide financière américaine à l’Autorité palestinienne. « Nous payons aux Palestiniens des centaines de millions de dollars par an et ne recevons rien en retour, ni gratitude ni respect« , avait twitté Donald Trump. Selon le président américain, les Palestiniens ne veulent même pas négocier un traité de paix avec Israël. « Pourquoi devrions-nous leur payer des sommes aussi énormes à l’avenir? » – Il a écrit.
    Le 6 décembre 2017, Donald Trump avait annoncé que les Etats-Unis reconnaissaient Jérusalem comme la capitale d’Israël et l l’Autorité palestinienne avait réagi en  publiant à plusieurs reprises des déclarations hostiles aux Etats-Unis. Au cours des manifestations de masse organisées avec le soutien de l’Autorité Palestinienne, des drapeaux américains ont été brûlés. Dans le même temps, l’Autorité Palestinienne refuse toujours, non seulement de négocier avec Israël, mais aussi , désormais, de dialoguer avec Washington.

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  • Jérusalem : l’ONU condamne à une large majorité la décision américaine

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    L’Assemblée générale de l’ONU a adopté jeudi 21 décembre 2017 à une large majorité une résolution condamnant la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d’Israël.
    Sur les 193 pays membres, 128 ont voté pour cette résolution et neuf contre, 35 pays décidant de s’abstenir lors d’un scrutin que le président américain avait promis de scruter de près, menaçant de représailles financières ceux qui soutiendraient le texte.
    Les pays qui ont voté contre la résolution sont les États-Unis, Israël, le Guatemala, le Honduras, les Îles Marshall, la Micronésie, Narau, Palau, Togo.
    La veille, le président américain Donald Trump avait déclaré que son pays cesserait de fournir une assistance financière aux pays qui soutiendraient la résolution de l’AG de l’ONU condamnant la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.
    Selon le document adopté, « toutes les décisions et actions qui impliquent un changement dans le caractère, le statut et la composition démographique de la ville sainte de Jérusalem sont nulles et non avenues, et devraient être abolies. » La résolution « exige également que tous les Etats » « ne reconnaissent aucune action ou mesure qui soit en contradiction avec les résolutions » du Conseil de sécurité de l’ONU ».
    Au début du mois de décembre, le président américain Donald Trump avait annoncé la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et a signé un document sur le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. La décision du président américain a été accueillie positivement en Israël et a provoqué une réaction négative de la part de nombreux États du monde, en premier lieu des pays du Moyen-Orient et de la Palestine.
    Le 18 décembre déjà, le Conseil de sécurité de l’ONU avait voté sur le projet de résolution proposé par l’Egypte au nom du « Groupe arabe« . Le document reconnaissait nulles et non avenues toutes les décisions et les actions visant à changer l’image, le statut et la composition démographique de Jérusalem, exhortait tous les États à ne pas ouvrir dans cette ville des missions diplomatiques conformément aux exigences du Conseil. La résolution n’a pas été adoptée, puisque les États-Unis ont utilisé leur droit de veto, tous les autres membres du Conseil de sécurité ont voté « pour« .

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