29/08/2015

Blog du Moyen Orient et d'Afrique du nord du 29 août 2015

Jean René Belliard, auteur de "Beyrouth, l'enfer des espions", publie une newsletter quotidienne accessible aux abonnés uniquement. Elle donne chaque jour un résumé des principaux évènements qui se déroulent au Moyen Orient et en Afrique du nord, rédigés à partir des informations réunies sur place par une quinzaine de correspondants, ainsi que par l'étude quotidienne des blogs, des messages sur les réseaux sociaux et des principaux organes de presse des pays de cette région.
Pour vous abonner, demander des informations à
ptolemee@belliard74.com

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11/11/2014

10 et 11 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Israël et Cisjordanie

Incidents graves en Cisjordanie et Israël
Les attaques palestiniennes contre des Israéliens à Tel-Aviv et en Cisjordanie se multiplient depuis quelques jours.
Deux Palestiniens ont tué, lundi 10 novembre, une jeune Israélienne et un soldat à coups de couteau.
Ce qui est inquiétant pour les autorités sécuritaires israéliennes, c’est le caractère aléatoire et imprévisible des attaques. A noter que Tel-Aviv, qui avait jusqu'alors été épargnée par les violences, a été également prise pour cible. Jusqu’ici, seules la partie palestinienne de Jérusalem-Est et la Cisjordanie avaient été le théâtre de telles attaques. Jérusalem est le théâtre depuis fin octobre 2014 de deux attaques à la voiture-bélier qui ont fait quatre morts. Les deux auteurs palestiniens ont été abattus par des policiers. Au total, les violences ont fait dix morts à Jérusalem depuis juillet.
La Ville sainte est d’ailleurs plongée dans un cycle de violences quotidiennes entre jeunes Palestiniens et policiers israéliens déployés en masse. Les tensions se sont récemment propagées aux villes arabes d'Israël après qu'un jeune qui s'opposait à l'arrestation d'un de ses proches ait été abattu samedi 8 novembre par la police. Son village de Kafr Kanna a d'ailleurs de nouveau été secoué lundi 10 novembre par des affrontements entre Arabes israéliens et policiers. Des heurts ont également été rapportés dans d'autres localités arabes du Nord et du Sud.

Deux attaques mortelles lundi 10 novembre 2014
Une première attaque a eu lieu à Tel-Aviv. Un jeune Palestinien de Cisjordanie a poignardé un sergent israélien âgé de 20 ans, Almog Shiloni, essayant de lui voler son arme. L’attaque a eu lieu près de la gare ferroviaire Agana. L’assaillant, Nour eddine Abou Hashiya (18 ans), a été arrêté dans un immeuble après une courte course-poursuite. Originaire du camp de réfugiés d’Askar de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, il était entré illégalement en Israël.
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Le sergent Almog Shiloni (20 ans)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La seconde attaque a eu lieu à Gush Etzion en Cisjordanie vers 16H50. Un homme, appelé Maher Hamdi al-Hashlamon, a lancé délibérément sa voiture contre un arrêt de bus près du bloc de colonies de Goush Etzion, au sud de Jérusalem. N’ayant pas réussi à heurter un passant, l’homme est descendu de sa voiture pour poursuivre des passants à pied. Il a réussi à poignarder trois colons, dont une jeune femme de 26 ans, Dahlia Lemkus, qui est décédée, tandis que deux hommes, âgés de 26 et 50 ans, étaient blessés. Un garde de la colonie l'a grièvement blessé par balles. L'assaillant a été identifié par des sources de sécurité palestiniennes comme étant Maher Hamdi al-Hashlamon (25 ans). L’agresseur appartient au Jihad islamique. L’assaillant aurait été libéré d’une prison israélienne il y a cinq ans. Il y purgeait une peine de quatre ans pour activité terroriste.
L’organisation palestinienne a aussitôt fait paraître un communiqué revendiquant l’attaque et affirmant qu’elle était « une réponse du peuple palestinien à l'exécution du martyr Kheir Hamdane », un Arabe israélien tué samedi 8 novembre par les policiers dans le nord d'Israël lors d'une arrestation.
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Dahlia Lemkus (26 ans)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Palestiniens, dénoncent une « exécution de sang-froid ». Des images vidéo de la mort de Kheir Hamdane, 22 ans, ont effectivement été mises en ligne. Elles montrent qu'il a été abattu, semble-t-il sans sommation, de plusieurs balles tirées dans le dos. Les policiers le chargent ensuite sans ménagement dans leur véhicule. Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovich, a promis une enquête, tout en défendant les policiers. « J'accorde mon soutien total aux policiers qui ont agi pour se défendre et faire échec à une menace », a-t-il affirmé sur la radio militaire.
« Nous traversons des jours difficiles, a jugé le président israélien Reuven Rivlin, une période qui exige de nous force et unité face aux terroristes qui estiment que Jérusalem est illégale, que Tel-Aviv est illégale, que le Goush Etzion est illégal. »

Marwan Barghouti appelle à la résistance contre Israël
Marwan Barghouthi, figure très populaire du Fatah condamné à quatre peines de prison à perpétuité par la justice israélienne pour avoir notamment dirigé la deuxième Intifada (2000-2005), a appelé le président Mahmoud Abbas et les dirigeants palestiniens à soutenir "la résistance armée", dans une lettre publiée mardi par la presse.
Dans une lettre écrite de la prison où il est incarcéré depuis 2002 et publiée à l'occasion du dixième anniversaire de la mort de Yasser Arafat, M. Barghouthi estime que "poursuivre le choix de la résistance globale et armée", c'est "être fidèle à l'héritage d'Arafat, à ses idées et à ses principes pour lesquels des dizaines de milliers sont morts en martyrs".
"Il est impératif d'envisager de nouveau le choix de la résistance comme moyen de vaincre l'occupant" israélien, écrit M. Barghouthi,.
"L'Autorité palestinienne doit revoir ses prérogatives et sa mission (...) et mettre fin immédiatement à la coopération sécuritaire qui conforte l'occupant", a ajouté Marwan Barghouthi.

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Marwan Barghouti










Egypte

L’organisation jihadiste égyptienne Ansar Beit el-Maqdess prête allégeance au califat islamique
Les Jihadistes égyptiens d’Ansar Beït al-Maqdess, qui étaient liés précédemment à Al-Qaïda, ont prêté allégeance, lundi 10 novembre, au califat islamique, selon un enregistrement publié sur le compte Twitter du groupe égyptien.
"Nous annonçons prêter allégeance au calife Ibrahim Ibn Awad... pour écouter et obéir", est-il dit dans cet enregistrement audio, en référence au chef de l’Etat Islamique, Abou Bakr al-Baghdadi.

Front irakien

Une unité des services de renseignement irakiens à l’origine de la frappe contre les dirigeants de l’Etat Islamique
Le ministère de l’intérieur irakien a donné quelques détails sur le bombardement du rassemblement de la réunion des dirigeants de l’Etat Islamique, les noms des participants, et le timing de l’opération qui a correspondu au moment ils se mettaient à table.
Il semble que la réunion avait pour objet une rencontre de dirigeants de l’EI d’Irak et de Syrie, à l’occasion de l’allégeance d’une nouvelle organisation de combattants rebelles ou tribaux.
L’information avait été obtenue par une unité des services de renseignement irakiens.

Noms des dirigeants de l’Etat Islamique tués lors du raid aérien de la coalition internationale
Nous avons reçu une liste de noms des dirigeants de l’Etat Islamique morts dans un raid américain alors qu’ils étaient en réunion à al-Qaïm en Irak.
- Ahmed Awad Al Sulmani.
- Samer Mohammed Mahlawi - L'agent de sécurité de l'organisation pour al-Qaïm.
- Canaan Abboud Mehidi – Le responsable de l'organisation dans la ville de Rawa
- Walid Diab al-Ani - un responsable de l'organisation dans une autre ville
- Abu Zahra Mohammadi - le responsable de l'organisation pour Fourat (les villes de Boukamal (Syrie) et al-Qaim (Irak), ainsi que pour d'autres petites villes de Syrie et d'Irak)
Par ailleurs, le dirigeant de l’EI pour la ville d’al-Qaïm, Abou Anas, a été très grièvement blessé.

Abou Baker al-Baghdadi
La confusion règne toujours sur le sort du calife autoproclamé Abou Baker al-Baghdadi. Le ministère de l’intérieur irakien a prétendu qu’il avait été blessé tandis que le porte-parole du CENTCOM affirmait n’avoir aucune confirmation de la présence du leader de l’EI à l’intérieur de la cible bombardée.
Mais mardi 11 novembre, le compte Twitter al-‘Itisaam, connu pour son affiliation au califat islamique affirmait qu’Abou Baker al-Baghdadi avait été tué au cours du raid et qu’un nouveau calife serait bientôt nommé.
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Le compte Twitter al-‘Itisaam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut encore prendre cette information avec prudence. Le compte Twitter pourrait très bien être un Fake (un faux compte), une opération très facile à mener pour le moindre groupe impliqué dans la guerre cybernétique

La victoire à Jurf al-Sakhr avive les tensions entre Chiites et Sunnites irakiens
Le gouvernement irakien s’est félicité de la reprise de la localité de Jurf al-Sakhr, une région du sud de Bagdad, par les forces irakiennes. Les autorités ont célébré en grande pompe la reprise de la ville des mains des Jihadistes sunnites de l’Etat Islamique.
La satisfaction est loin d’être partagée par la population sunnite de cette région en majorité sunnite. Les habitants ont payé un très lourd tribut lors des combats, et la colère gronde face aux destructions.
« Ils nous ont visés avec des frappes aériennes, de mortier, d'artillerie, de roquettes... C'est pour ça que nous sommes partis », explique Abou Ali, un fermier de 45 ans ayant fui avec sa mère, sa femme et ses deux enfants, interrogé par l'AFP. « C'était devenu un champ de bataille, regrette-t-il. Nous n'avons rien pris avec nous, nous avons couru pour nos vies. » Les maisons et les voitures ont été détruites et les vergers mis à sac. « Il ne reste plus rien », se désole le paysan.
Dans la ville de Jurf al-Sakhr, de nombreux magasins ont été détruits, des façades et des toits éventrés. Plusieur incendies ont été allumés par les miliciens chiites. « Nous avons brûlé les maisons » des jihadistes, explique pour justifier leurs actes un membre de la Kataëb Hezbollah. Les habitants, eux, accusent les miliciens chiites d’avoir volontairement détruit la région et la haine envers eux n’a fait qu’augmenter. Les gens se demandent à quoi rime cette « libération » quand tout a été détruit et brûlé par les milices chiites.
Les murs de la ville libérée ont été couverts de graffitis, la plupart  par les milices chiites. Même les murs de la mosquée ont été tagués de slogans.
La ville reste, de toute façon, dangereuse pour les habitants qui avaient fui les combats et qui doivent faire attention à leur retour. Avant de quitter les lieux, les jihadistes ont piégé les immeubles avec des explosifs qui doivent encore être désamorcés.

Cinquante soldats irakiens déployés dans la province sunnite d’al-Anbar
Cinquante soldats américains sont arrivés dans la province d'Al-Anbar, une province sunnite à l'ouest de l'Irak. Leur mission est d’assister l'armée irakienne en guerre contre le califat islamique.
"Je suis en mesure de confirmer qu'environ 50 soldats américains se trouvent sur la base aérienne d'Al-Assad pour évaluer dans quelle mesure les installations pourront être utilisées comme centre d'assistance et de conseil en soutien aux forces irakiennes de sécurité", a déclaré la capitaine de frégate Elissa Smith, une porte-parole.
Parmi ce contingent, certains soldats assurent la sécurité des experts qui mènent l'évaluation de la base aérienne située en plein désert, a-t-elle dit.
Rappelons que la province d’al-Anbar est entièrement contrôlée par l’Etat Islamique et que seules quelques poches de résistance subsistent encore.
La province a récemment été le théâtre de massacres de membres des tribus en guerre contre l’EI mais la porte-parole américaine, Elissa Smith, a tenu à préciser que "les forces américaines n'armaient pas les tribus de la région, c'est le rôle du gouvernement irakien et des forces irakiennes".

Liban

On reparle des ventes d’armes au Liban
Une ouvelle polémique oppose « souverainistes » et alliés de L’Iran et de la Syrie au Liban.
Cette polémique a été engendrée par un projet de don d’armes au Liban par l’Iran.
Le Liban doit recevoir au début de 2015 des armes françaises achetées par l’Arabie saoudite pour un montant de 3 milliards de dollars US. Il s’agit d’armes destines à la lutte antiterroriste et qui doivent équiper l’armée libanaise.
L’Iran, de son côté, vient de promettre un budget de 45 millions de $ au Liban pour l’achat d'hélicoptères, de chars et autres équipements militaires ainsi que de pièces de rechange pour les armes soviétiques en cours d'usage telles que les chars et les canons.
Le don iranien pose plusieurs problèmes. Un problème politique au Liban, tout d’abord, car il a relancé l’affrontement. On trouve d’un côté les « souverainistes » qui exigent une politique d’indépendance par rapport à la Syrie et à l’Iran. Les partisans de cette politique sont regroupés au sein du « camp du 14 mars ». Le camp adverse est constitué par le « camp du 8 mars » et regroupe plusieurs organisations autour du Hezbollah, telles que le parti du général Michel Aoun, les Druzes du clan Arslane, les partisans druzes de Wiam Wahab, plusieurs partis laïques partisans de la Grande Syrie et même quelques partis sunnites opposés au camp du 14 mars pour les raisons les plus diverses.
Il pose un problème international également. Il y a la résolution 1747 du Conseil de sécurité qui impose un blocus à la république islamique d’Iran et lui interdit, notamment, de vendre ou de transférer des armes vers un Etat tiers. Une délégation des Nations Unies devrait donc, en principe, se rendre à Beyrouth pour vérifier si les armes qui seraient offertes par l’Iran sont conformes à cette résolution.
Les partisans du Camp du 8 mars, qui sont favorables à ce don iranien, affirment que la résolution 1747 ne s’applique pas dans ce cas précis car il ne s’agit pas d’une vente d’rmes mais d’un don.
Il est clair qu’en dehors des considérations sur la résolution de l’ONU, la polémique s’inscrit dans le contexte de la lutte d’influence qui a lieu au Liban entre les forces qui soutiennent l'Arabie saoudite et celles qui se trouvent dans l'axe iranien.

Walid Joumblatt, le leader druze, appelle tous les Druzes à aider la rébellion syrienne
Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a appelé lundi les druzes à rompre tout lien avec le régime syrien de Bachar el-Assad et à engager un processus de réconciliation avec les rebelles.
"Les événements dramatiques en Syrie ont mis en lumière une nouvelle fois les desseins du régime qui s'emploie à monter les régions et les confessions les unes contre les autres afin de faire perdurer la crise et se maintenir en place", a affirmé M. Joumblatt dans son éditorial hebdomadaire au journal al-Anbaa, organe de son parti.
"Il est clair que le régime syrien ne se soucie guère des confessions et des communautés et n'hésite pas à les utiliser et à les entrainer dans une guerre d'usure afin de renforcer son emprise sur ce qui reste du territoire syrien", a-t-il ajouté.

Un chef de l’Armée Syrienne Libre capturé au Liban
L’armée libanaise avait arrêté, dimanche 9 novembre 2014, le colonel Abdallah Rifaï, commandant du Conseil Militaire de l’Armée Syrienne Libre. Le colonel Rifaï a été capturé à un check-point de l’armée près d’Ersal (Bekaa) habillé en femme pour passer inaperçu.
L’Armée Syrienne Libre réagissait à cette arrestation lundi 10 novembre et exigeait du gouvernement libanais qu’il libère sans délai le colonel.
"L'armée libanaise est pas notre ennemi", a déclaré l’ASL dans un communiqué mis en ligne sur le site el-Nashra.

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Le colonel Abdallah Rifaï au moment de son arrestation déguisé en femme






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Le colonel Rifaï durant l'annonce de la formation d'un group rebelle dans le Qalamoun - l'homme au centre qui tient le texte de la déclaration








Front syrien

Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
Les Unités de protection du peuple kurde (YPG) ont repris mardi 11 novembre 2014 plusieurs rues et bâtiments dans le sud de la ville de Kobané aux Jihadistes de l'État islamique (EI) tandis que l’artillerie kurde bombardait les positions adverses. Les violents combats avaient débuté lundi soir, 10 novembre, et duré toute la nuit. D’autres combats ont eu lieu autour de la mosquée Hajj Rashad et le quartier de la Municipalité. La progression est lente, car les JIhadistes l’Etat Islamique ont miné les maisons avant leur retrait.
Lundi soir, 10 novembre, la coalition internationale a mené trois frappes contre une quinzaine de positions de l'EI dans le sud-est de Kobané.

Le moral en berne chez les Jihadistes du califat islamique
Selon des renseignements en provenance de la place-forte jihadiste de Raqqa, le moral ne serait pas très haut parmi les combattants de l’Etat Islamique sur la défensive tant en Irak qu’en Syrie. Les combattants jihadistes auraient particulièrement été choqués par la résistance farouche des Kurdes de l’YPG à Kobane alors qu’ils pensaient ne faire qu’une bouchée de la ville. L’envoi d’une vingtaine de véhicules kamikazes chargés de puissantes charges d’explosifs n’a pas entamé la défense kurde.
Les commandants de l’EI auraient décidé de mobiliser les combattants dans les provinces de Homs et Hama pour renforcer leur potentiel militaire et compenser les pertes qui seraient importantes en raison des frappes aériennes de la coalition et des combats de rues à Kobane. Une victoire contre l’Armée Arabe Syrienne, pensent-ils, pourrait contribuer à relever le moral des troupes et regagner la sympathie des Sunnites syriens désespérés de ne pas venir à bout de Bachar el-Assad.

Visite du champ gazier d’al-Chaer après sa reprise par l’AAS
Vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=Og2FP2xtnzk&feature=p...

Mystérieux assassinat de cinq ingénieurs nucléaires syriens
Cinq ingénieurs nucléaires ont été assassinés dimanche 9 novembre 2014 à bord de leur bus à la périphérie nord de Damas, près du centre de recherche scientifique où ils travaillaient.
Les informations concernant l’assassinat de ces savants sont contradictoires. Selon certaines sources, ils ont été tués dans l’explosion d’une bombe posée au passage de leur véhicule, et selon d’autres ils ont été tués par des tirs directs.
Pour l’ONG OSDH basé à Londres, "des inconnus ont assassiné cinq ingénieurs travaillant dans l'énergie nucléaire dans le Centre de recherches scientifiques à la périphérie de Barzé dans le nord de Damas".
"Quatre des ingénieurs étaient syriens et l'un était iranien. Leur bus a été pris en embuscade alors qu’ils se rendaient à leur centre de recherches. Leurs assaillants les ont tués par balles", a-t-on ajouté de même source.
Des dizaines de savants nucléaires, spécialistes en balistique, et dans le secteur militaire de la Syrie, ont été assassinés depuis le début des troubles, dans ce pays.
En juillet 2013, six fonctionnaires de ce même centre avaient trouvé la mort dans une attaque au mortier menée.
Le réacteur nucléaire de Jamraya, près de Damas, avait lui aussi été visé par un raid israélien meurtrier le 5 mai 2013.

Bataille du Qalamoun (frontière libano-syrienne)
L'armée syrienne a tué Abou Raad, un commandant du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie), et cinq de ses compagnons alors qu'ils tentaient de s’infiltrer vers Flita dans le Qalamoun.

Les missiles de l’Etat Islamique
Une vidéo impressionnante montrant des Jihadistes de l’Etat Islamique tirant des missiles sur leurs adversaires :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Les Jihadistes de l’Etat Islamique font sauter la grande église arménienne de Deir ez-Zhor
L’Etat Islamique a dynamité la grande église arménienne de Deir el-Zhor. Cette église avait été construite en mémoire du génocide arménien de 1915. Elle contenait des milliers de documents, certains datant de 1841. La plupart contenait l'histore des massacres commis il y a 99 ans.
Le prêtre arménien, responsable du diocèse de Deir el-Zhor, Monseigneur Antranik Ayvazian, avait pourtant reçu des assurances, vers la fin de Septembre 2014, que l’église et ses archives seraient épargnées par les Jihadistes.
Chaque année, le 25 avril, des milliers d'Arméniens se rassemblaient dans l’église de Deir el-Zhor en souvenir du génocide perpétré par les Turcs et qui aurait fait un demi-million de morts.
Le 100e anniversaire du génocide devait être célébré l'année prochaine à Deir ez-Zhor.
La destruction de cette église et de ses archives, qui représentaient la mémoire du peuple arménien et du génocide, laisse penser que l’Etat Islamique se sentait obligé vis-à-vis de la Turquie. Et pour quelle raison si ce n’est en échange d’une assistance en armes et munitions ?

Pakistan

Waziristan
On a moins parlé du Pakistan depuis quelques mois, depuis l’offensive de l’Etat Islamique en Irak en juin 2014. Mais d’intenses opérations militaires se poursuivent dans le Waziristan du nord. Cette région était l’une des places fortes de l’islamisme armé avant l’offensive des forces de sécurité pakistanaises. Aujourd’hui celles-ci contrôlent près de 80% de la région.
L’opération militaire a isolé les groupes jihadistes les uns de autres, détruit les centres de commandement et la structure de l’organisation centrale. En réaction, de nombreux groupes ont annoncé leur allégeance à l’Etat Islamique d’Irak et de Syrie. L’organisation Jihadiste ne pouvait que répondre à ce mouvement et aurait créé, selon les services de renseignement pakistanais, un centre de planification stratégique qui comprendrait dix membres.

Vidéo (langue anglaise)
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=c9b950f6312e

Nucléaire iranien

Point sur le dossier des négociations sur le nucléaire iranien
Les États-Unis et l'Iran ont tenté d'avancer dimanche 9 novembre 2014 à Mascate sur le dossier du nucléaire iranien. Le secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif étaient réunis dans la capitale omanaise pour des discussions dirigées par la représentante ad hoc de l'Union européenne Catherine Ashton.
Le président américain, Barack Obama, a toutefois averti qu'il restait un « fossé important » à combler avant la date-butoir du 24 novembre.
La question est de savoir maintenant si nous allons pouvoir combler ce fossé pour que (l'Iran) puisse réintégrer la communauté internationale, que les sanctions soient progressivement levées et que nous ayons des assurances vérifiables et fermes qu'ils ne développent pas la bombe nucléaire », a expliqué le président américain.
« Nous n'y parviendrons peut-être pas », a-t-il reconnu lors d'un entretien diffusé par la chaîne américaine CBS.
« Il y a encore un écart » entre les parties sur ces deux sujets, a déclaré, pour sa part, dimanche 9 novembre M. Zarif, cité par l'agence officielle Irna.
« Si l'autre partie fait preuve de bonne volonté politique, on pourra aboutir à un accord « .
Le ministre des AE iranien doit compter avec la classe politique de son pays. 200 parlementaires ont exigé dimanche 9 novembre que les négociateurs « défendent vigoureusement » les droits nucléaires de l'Iran et garantissent la « levée totale des sanctions ».

Jean René Belliard

 

04/08/2014

Que se passe-t-il à la frontière libano-syrienne de la Bekaa ?

La bataille de Qalamoun une caisse de résonnance de l’évolution de la rivalité entre Arabie saoudite et Iran
La bataille de Qalamoun, dans le rif de Damas, et à la frontière libanaise, notamment du côté de Ersal, continue de faire rage malgré la victoire proclamée par l’armée d’Assad et le Hezbollah. Ils avaient cru qu’en prenant les villes et villages de la région, ils en avaient fini avec l’Armée Syrienne Libre et le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie). Les évènements ont démenti cet optimiste. La bataille fait rage et les pertes sont lourdes des deux côtés. Le Qalamoun est le seul secteur de Syrie où Armée Syrienne Libre, les Jihadistes du Front al-Nosra et ceux de l’Etat Islamique luttent côte à côte.

Le jurd d’Ersal, une base arrière des rebelles syriens
Les rebelles utilisent, depuis des mois, le jurd autour de la localité libanaise d’Ersal comme base arrière. Cette région a de tous temps été un lieu de contrebande en tout genre entre la Syrie et le Liban et de planque pour les hors-la-loi libanais ou syriens.

Hassan Nasrallah a une lourde responsabilité en engageant le Hezbollah dans le conflit syrien
La situation s’est envenimée lorsque le Hezbollah a été engagé dans le conflit syrien, aidant l’armée de Bachar el-Assad à combattre les rebelles. Il obéissait, en cela, à un ordre de Téhéran, soucieux de conserver « l’arc chiite » dans son intégralité. « L’arc chiite » est une expression utilisée pour la première fois par le monarque jordanien pour désigner la continuité de la présence chiite allant de Téhéran à la frontière israélo-libanaise en passant par l’Irak et la Syrie. En s’engageant aux côtés de la communauté alaouite qui exerce de facto le pouvoir en Syrie, quand bien même les représentants d’autres communautés y participeraient, le Hezbollah a clairement pris le risque de provoquer une déflagration au Liban. La communauté sunnite du Liban et de Syrie a bien compris que le Hezbollah exécutait un plan régional sur une base confessionnelle. Et ce ne sont pas les déclarations du contraire par les leaders de la milice chiite qui vont la convaincre qu'elle se trompe.

Les autorités libanaises sont effrayées par les risques sécuritaires
La classe politique libanaise, dans son ensemble, est effrayée par les risques d’explosion au Liban et fait tout pour rejeter sur des agents extérieurs au Liban les incidents sécuritaires qui frappent régulièrement le pays. Les leaders modérés de la communauté sunnite, en commençant par Saad Hariri, tout en condamnant l’engagement du Hezbollah aux côtés des troupes d’Assad, appellent au calme et au respect des institutions. Mais parlons-en justement de ces institutions quand une partie de la classe politique, celle qui est engagée dans la défense de Bachar el-Assad et de l’Iran, maintient le pays dans le chaos institutionnel au lieu de se dépêcher de mettre le pays à l’abri du danger en se dépêchant d'élire un nouveau président et de donner au gouvernement les moyens d’agir au lieu de se battre pour des prérogatives insignifiantes au regard du danger.

L’armée libanaise – l’armée de tous les dangers
Tant que le pays reste attaché à la cohésion nationale et protège ses institutions, l’armée sera le bras armé de l’indépendance libanaise et recevra l’aide des pays occidentaux. Mais si la classe politique et le peuple se divisent, l’armée, dont la composition est peu ou prou identique à la nation libanaise, volera en éclats. On a déjà connu ce cas au cours de la guerre (que j’hésite à appeler civile) lorsque l’armée libanaise s’est divisée en Armée du Liban Arabe (ALA) alliée de l’OLP,  l’Armée du Sud Liban (alliée d’Israël) et d’autres unités rejoignant un camp ou un autre.
La première intervention de l’armée libanaise à la fin du mois de juin 2013 n’a pas été un succès sur le plan politique, même si les Islamistes partisans de Cheikh Assir ont été rapidement défaits. Le problème est que l’armée est clairement apparue comme intervenant pour le compte et aux côtés des miliciens du Hezbollah. Pourquoi dans ce cas désarmer les miliciens sunnites et laisser les miliciens du Hezbollah se pavaner avec leurs armes et leurs uniformes à l’intérieur du pays et s’affubler du nom de « Résistance » ? C’est naturellement la question que se posait la rue sunnite qui n’avait pas particulièrement de sympathie pour ce Cheikh extrémiste mais qui voyait bien qu’il y avait deux poids deux mesures.

Union nationale derrière l’armée – En est-on si sûr ?
Les politiciens libanais jurent leurs grands dieux qu’ils sont tous derrière l’armée libanaise. Mais en coulisse on regrette une nouvelle fois que l’opération militaire menée dans le jurd d’Ersal serve à prêter main forte au Hezbollah en difficulté dans le Qalamoun. 
L’armée dit vouloir fermer les frontières aux rebelles syriens et aux Jihadistes pour protéger le Liban, mais on voit bien que la frontière n’est pas fermée pour tout le monde et que le Hezbollah continue d’acheminer armes et bagages à ses unités déployées de l’autre côté de la frontière. La tension qui monte à Tripoli et dans d’autres régions du Liban est la preuve que la fameuse « union sacrée » n’est pas aussi réelle qu’on veut bien le dire.

Ersal et le problème des « réfugiés » syriens
Ersal en quelques chiffres, c’est une localité sunnite de 30 000 habitants dans une région où villages sunnites et chiites se côtoient. Les villages chiites sont des places fortes du Hezbollah et les localités sunnites ont généralement pris fait et cause pour la rébellion syrienne. A Ersal se trouvent près de 120.000 réfugiés syriens. Il y a parmi eux beaucoup de rebelles et de jeunes désoeuvrés qui rêvent d’en découdre avec le Hezbollah et l’armée d’Assad car la plupart ont fui la Syrie après l’intervention du Hezbollah.

5000 éléments armés à Ersal et dans le jurd aux alentours
Aucune information officielle n'a été fournie sur le nombre de rebelles présents à Ersal. Samir Mokbel, vice-premier ministre et ministre de la défense affirme que leur nombre « ne dépasse pas les 2 500 dans toute la zone d'Ersal, y compris le jurd ». Des sources militaires prétendent, elles, qu’il y aurait 5 000 combattants.
Pour le commandant en chef de l'armée, Jean Kahwagi, « ces éléments armés sont étrangers au Liban et relèvent des différentes formes actuelles de « takfirisme ». Ces éléments sont de diverses nationalités et se trouvaient en dehors des frontières. Ils sont arrivés au Liban après une coordination avec des individus implantés à l'intérieur des camps de réfugiés (syriens) ».  Pour l’armée libanaise, l’affaire est claire. Ces gens sont des terroristes, des membres d’al-Qaïda et de l’Etat Islamique, des Jihadistes. Il faut les "éliminer".

Les rebelles syriens affirment qu’il s’agit d’un complot pour chasser les réfugiés syriens du Liban
Ils demandent à la communauté internationale de veiller à ce qu’il n’y ait pas de grands massacres dans la région d’Ersal et le Qalamoun. 
Ils justifient leurs craintes par le fait qu’il y aurait dans la région, autour d’Ersal, environ 20.000 miliciens du Hezbollah revêtus d’uniformes de l’armée libanaise. Ces gens pour l’instant n’interviennent pas mais se trouvent immédiatement derrière 5000 militaires libanais engagés dans une opération pour chasser de la région tous les rebelles syriens et étrangers.
L’armée libanaise a déployé un matériel impressionnant : canons de 155 mm, tanks, des hélicoptères et des avions de combat.
Les régiments, dont une unité aéroportée, sont commandés par le général Roukoz, un allié par alliance de Michel Aoun, ce général politicien qui a pris fait et cause pour le Hezbollah et Bachar el-Assad alors qu’il avait alimenté la chronique en 1990 en affrontant l’armée syrienne.
L’objectif déclaré de l’armée libanaise est d'affirmer le contrôle de l’Etat sur la totalité du territoire libanais. Parfait ! Mais cela signifie en clair qu’il va falloir chasser les Jihadistes introduits au Liban. Ceux-ci sont malheureusement intégrés à la masse des réfugiés et il faut s’attendre à ce que l’affaire soit sanglante.
On a vu que la bataille du Qalamoun (côté syrien) était loin d’être achevée, malgré les cris de victoire des soldats d’Assad et du Hezbollah après la prise des quelques villes de la région. On peut prévoir que la bataille va également durer un certain temps dans le jurd d’Ersal avec le risque que le conflit s’étende à d’autres régions du Liban.

La bataille dans le jurd d’Ersal risque de provoquer un embrasement
La bataille ne s'arrêtera donc pas à Arsal mais atteindra Beyrouth et d'autres régions libanaises.
Ceci d’autant plus que beaucoup de Libanais aimeraient bien se débarrasser du Hezbollah.
Le Hezbollah pourrait être également intéressé à ce que l'affrontement s'étende. Un conflit à l’intérieur du Liban pourrait lui permettre de couvrir son échec flagrant en Syrie et retrouver une justification à son combat.

La communauté chrétienne pas concernée mais divisée
Encore une fois, la communauté chrétienne va se retrouver paralysée par un conflit qui, théoriquement, ne la concerne pas.
Les Chrétiens, dans leur majorité, n’aiment ni les Jihadistes qui veulent les chasser du Liban, ni le Hezbollah qui leur fait peur. Mais certains leaders chrétiens ont fait des alliances électorales avec l'un ou l'autre camp, ce qui les empêche, pour l'instant, de faire l'union sacrée face au danger.

Jean Kahwagi, le commandant en chef de l'armée libanaise, tire la sonnette d’alarme
C’est pourquoi le général en chef de l’armée libanaise, Jean Kahwagi, a tiré la sonnette d’alarme : « La situation est beaucoup plus grave que d'aucuns veulent le croire », appelant « tous les responsables politiques et religieux à prendre garde à ce qui se prépare désormais pour le pays, puisque tout dérapage, dans n'importe quelle région, pourrait être très dangereux ». « Ce qui se passe à Ersal atteindra l'ensemble du territoire, parce que nous savons tous l'enchevêtrement des régions au Liban », a-t-il souligné, appelant également à une solution à la situation des réfugiés, « afin d'éviter le développement d'îlots de terrorisme ». Effectivement, les Brigades des sunnites libres de Baalbeck, une organisation jihadiste ayant déjà à son actif plusieurs attentats, déclaraient qu'elles étaient « prêtes à participer à n'importe quelle bataille jusqu'à la victoire ».

Le fil des évènements
Tout a commencé le 2 juillet lorsque « des éléments armés ont commencé à se regrouper en nombre impressionnant, peu après l'arrestation au barrage de Wadi Hmeid du commandant de la brigade islamiste Fajr al-Islam, un certain Imad Ahmad Jomaa, alors qu'il transportait un blessé de son groupe de combat vers un hôpital d'Ersal. 400 rebelles ont alors lancé un assaut contre des postes militaires du secteur pour obtenir la libération de Jomaa.

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Imad Ahmad Jomaa 

 

 

 

 

 

 

 

Les rebelles ont tenté d'encercler tous les postes de tous les côtés, et en grand nombre », a indiqué le général Jean Kahwagi. Des troupes héliportées de l’armée ont alors effectué une contre-attaque rapide pour libérer le périmètre autour des postes
Des renforts, incluant des unités d'élite et la huitième brigade, ont été dépêchés dans la région pour aider les unités héliportées à reprendre le terrain.
Des combats violents ont eu lieu au niveau de la caserne 83, située près de l'école technique d’Ersal. Les combats se sont étendus jusqu'aux limites du village chiite de Laboué, une place-forte du Hezbollah. 
Les combats du samedi 2 juillet ont coûté la vie à  quatorze militaires libanais, dont deux officiers, ainsi qu’à des dizaines de rebelles. 86 soldats ont été blessés et 22 sont portés disparus.
Les combats se poursuivaient le dimanche 3 et le lundi 4 juillet aux environs de la localité frontalière d'Ersal que les habitants continuaient à fuir.

Ersal est actuellement entre les mains des Islamistes sunnites
Ersal est actuellement sous le contrôle des groupes armés. Les membres de ces groupes sont sortis des camps de réfugiés syriens à la lisière de la ville pour attaquer l’armée dès l’annonce de l’arrestation de Jomaa.  Ces hommes appartiennent à différentes nationalités et sont très bien organisés. Habillés en noir et cagoulés, ils patrouillent dans les rues de la ville.

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Les Islamistes contrôlent Ersal












Le Hezbollah propose son aide
Déjà, au sein des milieux hezbollahis, on prétend que l’armée ne pourra seule gagner cette bataille. Ibrahim el-Amine, le rédacteur en chef du journal al-Akhbar, proche du Hezbollah, affirme : « Si l’armée n’appelle pas à un soutien direct de l’armée syrienne et des forces du Hezbollah, elle sera face à un grand problème, surtout qu’elle est en crise sur le plan des capacités militaires mais aussi sur le plan de l’action de renseignement nécessaire dans ce cas.
Alors que son ennemi possède de grandes expertises militaires, auxquelles s’ajoutent des orientations pédagogiques qui permettent de se sacrifier face à l’ennemi. Donc, il est illogique de prévoir une bataille rapide et décisive contre ces groupes », écrit al-Amine.

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)