Le Caire - Page 4

  • Une église violemment attaquée par une foule en Egypte

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    Une église au sud du Caire, en Égypte, a été violemment attaquée vendredi 22 décembre 2017 par une foule scandant des « slogans hostiles » et appelant à la « démolition » du bâtiment, a annoncé samedi l’archevêché d’Atfih, dont dépend cet édifice religieux.2017_12_23 eglise attaquée.jpg
    Un centaine d’assaillants ont fait irruption dans l’église al-Amir Tadros, située dans la localité d’Atfih, à une centaine de kilomètres au sud du Caire, et ont « détruit ce qu’elle contenait puis ont agressé les chrétiens présents« , a-t-il ajouté dans un communiqué. Les forces de sécurité sont intervenues pour disperser les assaillants et sécuriser la zone. Des blessés ont été transportés à l’hôpital, selon l’archevêque qui n’a pas précisé leur nombre.
    L’archevêque a par ailleurs précisé qu’après la promulgation l’année dernière de la loi sur la construction et la restauration des églises, des démarches officielles ont été lancées pour légaliser le statut du lieu de culte qui a été attaqué. De nombreuses églises sont construites illégalement en Égypte en raison d’obstacles administratifs. La nouvelle loi a été présentée par les autorités comme une avancée. Selon un rapport de l’Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR) publié au début du mois, il n’existe toujours pas de règles spécifiques et claires pour l’application de cette loi.
    La minorité chrétienne d’Egypte
    La minorité chrétienne d’Égypte représente 10% des 100 millions d’habitants de ce pays majoritairement musulman. Les coptes, majoritairement orthodoxes, fêteront Noël le 6 janvier.

    Les chrétiens sont régulièrement victimes d’agressions d’extrémistes, souvent en lien avec la présence d’une église dans un village, notamment en Haute-Egypte.
    Ils ont par ailleurs été visés par de nombreux attentats sanglants ces derniers mois, la plupart revendiqués par le groupe Etat islamique.

    L’intérieur de l’église vandalisée

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  • Egypte : Au moins 58 policiers et soldats tués dans des combats avec des islamistes

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    Egypte
    Bahariya
    Au moins 58 policiers et soldats tués dans des combats avec des islamistes
    (De notre correspondant en Egypte, Ossama I.)
    Au moins 58 policiers du Département de la sécurité nationale et des forces spéciales, dont 23 officiers parmi lesquels un général et un lieutenant-colonel,  ont été tués dans des affrontements avec une centaine d'éléments islamistes dans la région d'al-Wahat al-Bahariya, dans le gouvernorat de Gizeh, à environ 370 kilomètres du Caire. En plus des 58 policiers et soldats tués, plusieurs membres des forces de l'ordre seraient tombés entre les mains des jihadistes.
    ll s'agit d'un des plus lourds bilans humains depuis le lancement en 2013 par des groupes extrémistes d'une vague d'attaques contre les forces de sécurité.
    Les faits - ce qu'on connaît
    Les autorités sécuritaires égyptiennes ont commencé par arrêter quatre terroristes qui auraient révélé, au cours de leur interrogatoire, l'existence d'un camp de jihadistes et donné tous les détails.
    Les Forces de sécurité nationale et les forces spéciales ont alors reçu l'ordre de mener une opération militaire contre ce camp. Elles se sont mis en route à l'aube du vendredi 20 octobre en direction du camp des islamistes sur la route du désert.  Aux environs de Kilo 135, un détachement a quitté la route, laissant le reste des troupes sur la route  principale menant aux oasis. Le détachement a pénétré dans la montagne sur une profondeur d'environ 15 km. C'est là qu'il a  été pris en embuscade par les islamistes.
    Il n'y avait pas de couverture aérienne et le détachement a été incapable de contacter le reste de l'expédition au moyen de téléphones satellitaires Thuraya ou au moins de contacter les exploitations pétrolières qui se trouvent dans la région.  
    L'alerte a finalement été donnée par deux policiers qui, bien que blessés, ont réussi à s'échapper.   
    Le groupe d'Hisham al-Ashmawi - affilié à Daech
    Hisham al-Ashmawi 
     
    Il semble que le détachement soit tombé sur une centaine de jihadistes dirigés par Hisham al-Ashmawi qui a créé un groupe affilié à Daech et qui circule entre la Libye et l'Égypte dans un désert qu'ils connaissent parfaitement et où ils connaissent l'emplacement de chaque point d'eau. Quatre officiers de police radicalisés se trouveraient au sein de ce groupe selon les quatre islamistes interpellés et qui ont révélé l'existence du camp. Ashmawi, lui-même, est un ancien officier de l'armée égyptienne. Il a été renvoyé de l'armée en raison de ses relations avec des groupes terroristes. Il a rejoint les jihadistes en Syrie et est ensuite retourné en Egypte en 2013. 
    Opération militaire avec blindés et aviation pour anéantir les terroristes 
    Le ministère de l'Intérieur a indiqué que les forces de sécurité égyptiennes menaient actuellement des opérations de ratissage sur la route d'al-Wahat al-Bahariya pour appréhender les terroristes. 30 véhicules, dont 20 véhicules blindés et des avions de combat seraient maintenant engagés dans l'opération des forces de sécurité égyptiennes dans l'oasis de Bahariya.
    L'agence de presse Amaq, liée à l'Etat islamique, n'a signalé aucun affrontement avec l'armée ou les forces de sécurité égyptiennes dans la province de Gizeh.
    Première fois que la présence de l'EI est révélée au centre de l'Egypte 
    S'il se confirme que les affrontements dans l'oasis de Bahariya ont bien opposé les forces de sécurité égyptiennes à des membres affiliés à l'Etat Islamique, ce serait la première fois que la présence de l'EI serait repérée au centre de l'Egypte. Jusqu'ici, les combattants de l'EI étaient essentiellement actifs dans le désert du Sinaï. 

    Jean René Belliard

    ptolemee@belliard74.com

  • Les espions israéliens ont pénétré l'un des secteurs les mieux gardés de l'Etat islamique

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    De notre correspondant en Israël, Nathan R.
    Selon le journal The New York Times, des agents israéliens ont réussi à pénétrer dans le laboratoire secret de l'Etat islamique et de mettre la main sur les secrets les mieux gardés des jihadistes.

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