13/10/2014

13 octobre 2014 – Nouvelles des guerres du Proche Orient

Turquie

Le PKK envoie des éléments armés vers la Turquie
On estime à 15 millions de personnes le nombre de Kurdes vivant en Turquie, ce qui représente 20% de la population.
Dans le cadre des pourparlers de paix engagés fin 2012 avec les autorités turques, le PKK avait décrété un cessez-le-feu en mars 2013 et commencé deux mois plus tard à retirer une partie de ses forces, dont le nombre total était alors estimé à quelque 5.000 hommes.
Un grand nombre de combattants du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) avait trouvé refuge dans les monts Kandil (à l’extrême nord de l’Irak).
Le refus d’Ankara d’intervenir au secours des Kurdes syriens encerclés par les Jihadistes de l’EI devait provoquer la colère des dirigeants du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan. Celui-ci menaçait de mettre fin à la trêve dans le cas où Ankara maintiendrait sa position. Les violentes émeutes des kurdes turcs sévèrement réprimées par le pouvoir contribuaient à détériorer les relations déjà chaotiques entre le pouvoir et les chefs rebelles. Ceux-ci décidaient alors de renvoyer leurs combattants en Turquie.
"Si les choses continuent comme ça, la guérilla combattra pour défendre notre peuple. La tâche principale de la guérilla est de défendre le peuple", a déclaré Cemil Bayik, un des principaux chefs militaires du PKK dans un entretien accordé à la chaîne de télévision allemande repris par les médias turcs.
"Alors que le gouvernement continue à déployer des soldats dans le sud-est et l'est (de la Turquie), nous avons décidé d'agir", a expliqué M. Bayik.
Le chef emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, a de son côté averti que la chute de Kobane signifierait la fin du processus de paix.

Comprendre la position turque
On aurait tort de croire que la stratégie turque consiste seulement à éliminer toute forme de résistance kurde en Turquie (PKK) et autour des frontières (YPD).
La communauté kurde, répartie en Turquie, en Syrie, en Irak et en Iran, est loin de présenter un front uni, ce qu’Ankara n’a pas manqué de mettre à profit.
Les Kurdes syriens, pour commencer par eux, sont divisés entre le Conseil national kurde (KNS) et le Parti de l’union démocratique (PYD). Les deux partis, profitant de l’éclatement de l’insurrection sunnite, défendent l’idée d’une autonomie kurde en Syrie. Mais si le KNS veut la chute du régime de Bachar el-Assad, le PYD se serait entendu avec le régime pour obtenir une certaine forme d’autonomie, ce qui aurait permis à l’armée d’Assad de concentrer ses efforts dans les autres régions. C’est pourquoi, dès le début de l’insurrection armée en Syrie, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), qui sont les forces armées du PYD,  se sont affrontés non seulement aux jihadistes, mais aussi aux unités de l'Armée syrienne libre.
Les relations entre le KNS et le PYD se sont dégradées en raison même de l’attitude à adopter face au régime de Bachar el-Assad. Au point que, lorsque l’offensive des califatistes contre la ville de Kobane a démarré, le KNC aurait refusé d'aider les défenseurs de la ville.
On aurait pu s’attendre à ce que les Kurdes d’Irak, forts de leurs récents succès contre les Jihadistes du califat islamique, soient venus en masse aider leurs frères syriens. Il n’en a rien été. La raison est que le chef de file du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, joue un jeu compliqué entre ses velléités indépendantistes pour le peuple kurde et son souci de conserver de bonnes relations avec la Turquie. Il affirme que les problèmes relationnels avec la Turquie s’apaiseraient s’il avait la possibilité de placer à la tête du Conseil national kurde (KNS) un homme à lui, à la place de Saleh Muslim qui le dirige actuellement.
Saleh Muslim s’est bien rendu à Ankara pour tenter de demander aux Turcs de l’aider à résister à l’offensive jihadiste. Mais ceux-ci ont refusé. Il paraît que Saleh Muslim aurait refusé de laisser entrer l’armée turque sur son territoire et de rejoindre la coalition contre les forces de Bachar el-Assad. Ce que Saleh Muslim refusait surtout, c’était de trahir son allié kurde de Turquie, le PKK alors que pour les Turcs,  le PKK est la même chose que l'EI.
Pour la Turquie, le PYD n’est rien d’autre qu’un filiale syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) interdit pour séparatisme. Pendant des années les services secrets turcs ont tenté d’éliminer à la fois les combattants du PKK et ceux du mouvement de libération nationale kurde en Syrie. Ils ont même utilisé pour ce faire des « mercenaires » appartenant à d'autres partis kurdes.
Alors si les Jihadistes du califat réussissent à atteindre cet objectif de réduire la capacité militaire des Kurdes, ce n’est pas la Turquie qui va les empêcher !

La Turquie est seulement intéressée à aider la rébellion contre Bachar el-Assad
Les États-Unis voudraient que la Turquie s'implique davantage dans la lutte contre l'État islamique (EI) en Syrie. C’est le message qu’a martelé le patron de la coalition internationale, le général américain à la retraite John Allen, et son adjoint Brett McGurk au cours d’une visite de deux jours en Turquie. Leur objectif était de tenter de convaincre la Turquie à s'engager militairement contre l'EI. Ont-ils été entendus ? Le premier ministre Ahmet Davutoglu, et les responsables militaires turcs ont bien affirmé être d'accord pour soutenir les efforts d'entraînement et d'équipement de l'opposition syrienne « modérée » sans toutefois préciser si ces unités allaient combattre contre l’Etat Islamique ou contre l’armée de Bachar el-Assad.

La Turquie autorise enfin les Etats-Unis à utiliser des bases situées sur son territoire
La Turquie a enfin autorisé les Etats-Unis à utiliser ses bases aériennes, en particulier sa grande base d'Incirlik, dans le sud, pour lutter contre le califat islamique, a déclaré dimanche 12 octobre un responsable américain de la Défense.
"Les détails de l'utilisation sont toujours en cours d'élaboration", a ajouté ce responsable, parlant à l'AFP sous le couvert de l'anonymat. Et on ne sait toujours pas si ce ralliement d’Ankara implique également que l’armée turque va se mettre en mouvement ou pas.
Au cours d'un entretien téléphonique avec son homologue turc Ismet Yilmaz, le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a cependant remercié la Turquie pour "sa disposition à contribuer aux efforts de la coalition" internationale contre l'EI, « notamment en hébergeant et en entraînant des membres de l'opposition syrienne ».
L'armée de l'air américaine utilise depuis longtemps la base d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, et environ 1.500 de ses hommes y sont stationnés.

Iraniens et Russes mettent en garde la Turquie
Le président russe, Vladimir Poutine, tout comme le gouvernement iranien, ont mis en garde la Turquie, lui conseillant avec insistance de ne pas prendre part à une quelconque offensive terrestre en Syrie, ce qui violerait la souveraineté de l’Etat syrien et entraînerait la Turquie dans un conflit sans fin.

Front syrien

Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
Le califat islamique veut en finir avec la résistance farouche des Kurdes qui résistent depuis le 16 septembre à Kobane. De nombreux renforts en provenance de leur bastion de Raqqa et de la province d’Alep ont été dépêchés depuis ces dernières jours.
L'EI contrôle 40% de Kobane, particulièrement le secteur Est et des quartiers dans le sud et l'ouest de la ville. Il a pris le contrôle du QG des forces kurdes dans le nord de la cité, à un kilomètre environ de la frontière turque. Les Jihadistes de l'EI ont également tenté samedi 11 octobre de parvenir à la frontière turque, dans le nord de Kobane, avant d'être repoussés par les Kurdes.
Samedi 12 octobre, au moins 36 jihadistes ont péri dans des attaques kurdes, dont une contre un véhicule blindé de l'EI qui tentait d'entrer dans la ville (voir vidéo ci-dessous).
Les avions de la coalition internationale ont poursuivi leurs raids contre les positions des jihadistes. Ils ont effectué six frappes aériennes depuis vendredi, selon les chiffres communiqués par le Centcom, notamment sur les quartiers est.
Cette vidéo tournée côté califat montre les combats de rue à l’intérieur de Kobane. Ici, un char jihadiste est atteint par un RPG tiré par les Kurdes de l’YPG. Exceptionnel :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
Cette autre vidéo montre le drapeau de l’Etat Islamique flottant sur un haut immeuble de Kobane, tandis qu’on installe des camps en Turquie pour les milliers de réfugiés qui ont fui la zone des combats :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Un Jihadiste « britannique » tué le 10 octobre 2014
On a appris que le Jihadiste « britannique » Abou Abdurahman al-Britani avait été tué le 10 octobre 2014 :

Abu Abdurahman al-Britani.png

 

Abou Abdurahman al-Britani

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Jihadiste, Abu Ki Walid al-Saoudi, un saoudien, a été tué le 8 octobre 2014.
Abou Mohammed al-Amriki, un « Américain » d’origine Tchétchène aurait récemment été tué lors des combats de Kobane. Il aurait été tué par une combattante kurde de l’YPG.

Abou Mohammed al-Amriki.jpgAbou Mohammed al-Amriki
 

 

 

 

 

 

 

 

Une centaine de « Françaises » dans les rangs de l’Etat Islamique
Les services de sécurité français estiment qu’une centaine de femmes « françaises » ont rejoint les rangs de l’Etat islamique en Syrie.
«Une centaine de jeunes filles et de femmes « françaises », dont une jeune fille juive, ont quitté la France, ces dernières semaines, afin de se rendre, en Syrie, pour grossir les rangs des terroristes de Daesh», a indiqué le quotidien britannique «The Daily Mail», citant un responsable sécuritaire français.
 
Les femmes combattantes de l’YPG kurde
Une femme kurde se distingue particulièrement. Il s’agit de Mayssa Abdo (40 ans). Elle a pris Narine Afrine comme nom de guerre, en référence à sa région natale d’Afrine, un bastion kurde situé dans la province d’Alep. Cette femme commande, avec Mahmoud Barkhodan, les Unités de défense du peuple kurde (YPG) à Kobane.
"Mayssa Abdo, connue sous son nom de guerre de Narine Afrine, est aux commandes des YPG à Kobané aux côtés de Mahmoud Barkhodan" (Mahmoud le « résistant » en kurde), a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.
 "Ceux qui la connaissent disent qu'elle est cultivée, intelligente et flegmatique. Elle est soucieuse du mental des combattants et s'intéresse de près à leurs problèmes", affirme de son côté à l'AFP Mustefa Ebdi, un militant kurde originaire de Kobane.
Il y a de nombreuses femmes dans les rangs de l’YPG, comme du PKK. Le 5 octobre, la combattante kurde Dilar Gencxemis, identifiée par son mouvement sous le nom de guerre d'Arin Mirkan, s'est donnée la mort en provoquant celle de "dizaines" de jihadistes aux abords de Kobane. C’est la première femme kamikaze kurde recensée depuis le début de la guerre civile en Syrie. Mais des femmes kamikazes du PKK avaient déjà commis de sanglants attentats en Turquie.
Vidéo kurde sur les femmes combattantes kurdes :
https://www.youtube.com/watch?v=O0kKx1FFbkA&feature=p...

Une coalition de brigades rebelles « modérées » attaque l’EI pour soulager la résistance kurde
La coalition de brigades rebelles considérée comme « modérée » par les Etats-Unis, les brigades « Aube de la liberté » (Tajammu' Alwiya Fajr al-Hurriya) retranchée au sud de la ville de Kobane ont mis en ligne cette vidéo montrant leur participation à la bataille pour la défense de la ville kurde. Il s’agit d’un fait nouveau car jusqu’ici, les brigades appartenant à l’Armée syrienne libre s’étaient abstenues de venir en aide aux Kurdes. La raison est que l’YPG, le comité de défense du peuple kurde, avait autrefois fait usage de ses armes, non seulement contre les forces de Bachar el-Assad, mais aussi contre les rebelles arabes.
Vidéo tournée par la coalition de l’Aube de la liberté :
https://www.youtube.com/watch?v=BtqFUAM6Q8M&feature=p...
Les califatistes ont juré de se tourner vers cette coalition de brigades une fois la ville de Kobane tombée entre leurs mains. Cependant, si la Turquie a rechigné et rechigne toujours à venir à l’aide des Kurdes de l’YPG qu’elle considère comme une filiale du PKK interdit pour séparatisme en Turquie, il n’en serait pas de même en ce qui concerne ces brigades rebelles. Turcs et Américains pourraient se mettre d’accord pour venir sérieusement en aide aux rebelles de la coalition « Aube de la Liberté ». Celle-ci présente en effet le double avantage de lutter à la fois contre les Jihadistes de l’EI et les troupes assadistes. De leur côté, les Kurdes de l’YPG auraient la solution de choisir de s’intégrer au sein de l’Armée Syrienne Libre, ce qui pourrait faciliter l’engagement de la Turquie à leur côté.
Une autre brigade de l’Armée Syrienne Libre se bat à Kobane aux côtés des militants kurdes. Il s’agit des Brigades révolutionnaires de Raqqa. La brigade, commandée par Abou Saif, comptait autrefois 1250 combattants. A Kobane, elle n’a engagé que trois cents hommes environ. Cette brigade avait fait autrefois le coup de feu contre les Kurdes de l’YPG. Mais lorsque les Jihadistes de l’Etat Islamique l’ont chassée de Raqqa pour faire de cette ville leur place forte, les Brigades révolutionnaires de Raqqa ont tourné leurs armes contre eux, concluant une sorte de trêve avec les Kurdes.

Pendant ce temps, la guerre se poursuit dans les autres régions de Syrie entre rebelles et armée d’Assad.

Talbisseh (province de Homs)
Une vidéo unique montre la destruction d’un hélicoptère de l’armée d’Assad détruit par des rebelles de la brigade al-Faroukh utilisant un Manpad de fabrication chinoise. La localité de Talbisseh est située à proximité de Homs  :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Alep
Affrontements entre l’EI et le Hezbollah
De violents affrontements ont lieu  sur les lignes de front entre le Hezbollah, la milice chiite libanaise, et les Jihadistes de l’Etat Islamique :
Cette vidéo prise par les Islamistes de l’EI a été tournée, il y a une semaine (Exceptionnel) :
https://www.youtube.com/watch?v=2ccgvE895iU&feature=p...

Front irakien

Attentats suicides sanglants
Le week-end a été très sanglant en Irak en raison des attentats. Près de cinquante personnes ont été tuées et près de cent blessés à la suite d’une série d’attaques kamikaze à Bagdad, le samedi 11 octobre. Un kamikaze s’est fait exploser à la tombée de la nuit à un barrage de la police dans le quartier à majorité chiite d’al-Khadamiya, au nord de la capitale irakienne. L’attentat à fait 12 morts, dont quatre policiers et blessé une vingtaine de personnes. A peu près au même moment, une voiture piégée explosait près d’un marché dans le quartier majoritairement chiite de Shula. Et alors que la police bloquait la circulation par mesure de sécurité, un autre Kamikaze lançait son véhicule piégé au milieu du trafic dans le même secteur. 25 personnes auraient été tuées dans le double attentat et plus de cinquante blessées.
Un autre kamikaze a tué 14 personnes et blessé quarante autres dans le quartier de Mishahda.
Dans le nord de l’Irak, à Qara Tapah (120 km au nord de Bagdad), trois attaques-suicide revendiquées par l’Etat Islamique ont tué, dimanche 12 octobre, au moins 40 personnes, la plupart des anciens soldats des forces kurdes qui voulaient se réengager. Deux des attaques ont eu lieu contre des bâtiments des Forces de sécurité kurdes et la troisième contre le siège local de l’Union Patriotique du Kurdistan. Et le même jour, le chef de la police de la province d’al-Anbar, le général Ahmed al-Dulaimi, était tué dans une attaque des Jihadistes, et à Baaqouba, l'explosion d'une bombe placée au bord d'une route (EID) tuait six civils.

80% de la province sunnite d’al-Anbar aux mains des Jihadistes de l’EI
Les Jihadistes de l’EI poursuivent leur offensive dans la province d’al-Anbar, à l’ouest de l’Irak. Ils contrôleraient désormais 80% de la province et seraient maîtres de Falloujah et d’une grande partie de Ramadi, la capitale de la province.

Des dizaines d’arabes israéliens combattent avec l’Etat Islamique
Selon le Times of Israël, un Jihadiste arabe israélien aurait été tué près de la ville de Ramadi. Il s’agit d’un homme de 24 ans originaire du village d’Ikssal. Selon l’organe de presse israélien, des dizaines d’arabes israéliens combattraient dans les rangs de l’EI.

Situation volatile autour de Rabia conquise par les Peshmergas avec l’aide de la coalition internationale
Un haut responsable du ministère américain de la défense confirme que l’armée irakienne se bat, mais qu’elle se trouve dans une position difficile.
Vidéo côté kurde :
https://www.youtube.com/watch?v=imizdv6FoKY&feature=p...

Qui dit contrôle par l’EI dit « exécutions »
Maîtres de vastes régions en Syrie et en Irak, les Jihadistes de l’EI poursuivent leur campagne de terreur, un peu à la manière des communistes cambodgiens de Pol Pot. 16 personnes considérées comme ennemies du califat ont été exécutées dans le nord de l’Irak. Neuf personnes auraient été exécutées à as-Zab, à 90km à l’ouest de Kirkouk, vendredi 10 octobre. Elles étaient accusées d’avoir des liens avec des groupes anti-Etat islamique. Trois victimes auraient été décapitées. Un cameraman, Raad al-Azzawi, son frère et deux autres personnes auraient été exécutés dans le village de Samra, à l’est de Tikrit. Le cameraman travaillait pour la chaîne de télévision Sama Salaheddine. Il aurait été mis à mort pour avoir refusé de travailler avec eux.

Front libanais

Triboli (Nord Liban)
Des centaines de Sunnites libanais se déclarent prêts à rejoindre le Front Islamique :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Bekaa (à l'est du Liban) – Les Chrétiens prennent les armes
Les villages chrétiens de la Bekaa ont pris les armes pour se défendre contre de possibles attaques des Jihadistes de l’Etat Islamique. Des milliers de Jihadistes de l'État islamique et du Front al-Nosra affilié à Al-Qaïda se trouveraient dans les montagnes proches, parfois à moins de 2,5 km de certains villages chrétiens. Et c’est pour cette raison que les Chrétiens libanais prennent peur.
Vidéo :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Désertion de soldats
L’institution militaire a confirmé la désertion de trois soldats qui auraient rejoint l’Etat Islamique pour l’un d’eux et le Front al-Nosra pour les deux autres. Pour l’instant, il s’agit d’actes isolés mais les justifications données par les déserteurs sont que l’armée obéit aux ordres de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah et maltraite les populations sunnites.

Théâtre européen (nouvelle rubrique)

Hambourg
Que s’est-il passé à Hambourg mardi 7 octobre 2014 ?
Les Kurdes d’Allemagne avaient décidé de manifester leur soutien à la ville de Kobane et contre l’Etat Islamique le mardi 7 octobre à Hambourg.  C’est alors que 400 Kurdes défilaient en criant des slogans  près de la mosquée al-Nour qu’ils ont été attaqués par des islamistes armés de machettes et de couteaux.
La police allemande a alors bloqué toutes les rues menant à la mosquée et positionné ses véhicules entre les deux groupes afin de tenter de faire revenir le calme.
Il a été retrouvé sur les belligérants, des barres de fer, machettes et autres objets tranchants. La police a du employer des canons à eau pour les séparer.
Une porte-parole de la police a déclaré que l’intervention des forces de l’ordre a duré jusqu’aux premières heures de la matinée et que 22 personnes ont été arrêtées. Elle a ajouté que 14 personnes ont été blessées.

Nouvelles de la coalition internationale

Grande Bretagne
Des militaires britanniques se trouvent en Irak pour entraîner les forces kurdes qui combattent l’Etat islamique, a annoncé samedi 11 octobre le ministère britannique de la Défense.
Une "petite équipe de spécialistes" est présente dans la région d'Erbil, capitale du Kurdistan, la région autonome kurde du nord de l'Irak, et entraîne les peshmergas, les combattants kurdes, à utiliser les mitrailleuses lourdes que la Grande-Bretagne leur a données en septembre.
"Le secrétaire à la Défense a approuvé le déploiement d'une petite équipe de spécialistes composée d'instructeurs militaires non-combattants, qui se trouve en ce moment dans la région d'Erbil et fournit un entraînement pour l'utilisation et l'entretien des mitrailleuses lourdes qui ont été offertes par le Royaume-Uni le mois dernier", a précisé la porte-parole du ministère de la défense britannique.
Selon le Sunday Times, ces militaires appartiennent au 2e Bataillon du Yorkshire Regiment, une unité d'infanterie basée à Chypre.

Allemagne
L'Allemagne a elle aussi fourni des armes aux forces kurdes d'Irak - des fusils d'assaut et des lance-roquettes antichars - et des militaires allemands se trouvent également dans la région d'Erbil pour entraîner les peshmergas à leur maniement.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

 

 

 

05/10/2014

4 octobre 2014 - Nouvelles de la guerre contre l'Etat islamique

Front syrien

Un millier de combattants du Front al-Nosra et de la brigade Ahrar al-Sham ont fait allégeance au califat islamique
Ils expliquent avoir pris cette décision après que la coalition internationale ait débuté les bombardements contre les Jihadistes en Syrie.
Vidéo mise en ligne par Ahrar al-Sham :
https://www.youtube.com/watch?v=A1jSb9GxN4Y&feature=p...

Raids aériens de la coalition dans le nord de la Syrie, autour de Kobane
Les forces américaines ont mené ce week-end de nouvelles frappes aériennes contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, détruisant des chars, des véhicules blindés et des nids de mortiers, a indiqué dimanche 5 octobre l'armée américaine.
Les chasseurs américains ont effectué trois bombardements en Syrie samedi 4 octobre, tandis que d'autres bombardiers et hélicoptères ont mené six attaques avec des missiles contre des positions des jihadistes en Irak dimanche 5 octobre, a précisé le commandement américain chargé du Moyen-Orient et de l'Asie centrale (Centcom).
Dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 octobre, au moins 35 jihadistes de l'Etat islamique avaient été tués lors de frappes aériennes menées par la coalition internationale près de Shadadi, dans la province d’Hassaké (nord est syrien), et cinq autres dans des raids à l'extérieur de la ville kurde assiégée de Kobané (nord), à la frontière avec la Turquie.
Des attaques, samedi 4 octobre, en Syrie au nord-ouest de Mayadin (est du pays) ont détruit un bulldozer, deux chars et un autre véhicule. Deux autres frappes au nord-est du bastion de l'EI de Raqqa ont visé une unité du groupe islamiste et éliminé six positions de tir, précise le communiqué.
En Irak, quatre attaques au nord-est de Falloujah (centre) ont touché deux positions de mortier, une grande unité de l'EI et deux plus petites. Trois véhicules Humvees ont aussi été détruits ainsi que deux mortiers au cours de deux frappes à Hit (centre) et Sinjar (est), précise le Commandement central américain.

Les Kurdes espèrent une aide des Turcs
Alors que les Jihadistes de l’Etat Islamique poursuivent leurs bombardements intenses des défenseurs kurdes de Kobane, un certain nombre de combattants kurdes se sont glissés à travers la frontière vers la Turquie pour se réorganiser. Cela fait une semaine qu’ils combattent les Jihadistes avec un armement et des munitions limités. Le rapport de force est clairement en faveur des Jihadistes de l’Etat islamique dans ce conflit. L’EI dispose de  chars, de véhicules blindés et d'artillerie lourde. Ils sont aussi bien équipés qu’une armée régulière. En face d'eux, les troupes kurdes n’ont que de simples kalachnikovs, des mitrailleuses et des lance-roquettes obsolètes et quasiment inefficaces contre leurs adversaires.
Les Kurdes syriens ont imploré les Etats-Unis de frapper les positions de l’Etat islamique qui encerclent Kobane. Les Américains ont commencé par ne pas réagir. Les chefs de l'armée américaine ont expliqué qu’ils ne pouvaient procéder à des bombardements "aveugles", que les raids aériens nécessitent une reconnaissance préalable et des renseignements qui prennent beaucoup de temps. Une explication difficile à admettre pour les Kurdes qui ont affirmé disposer de ces renseignements sur les position de leurs adversaires et d’être prêts à les communiquer. Devant l’urgence et la probabilité d’un massacre à grande échelle, les Américains ont commencé, depuis la nuit du lundi 29  au mardi 30 septembre à attaquer des positions jihadistes autour de Kobane.
Mais à présent que le gouvernement turc a autorisé, jeudi 2 octobre, son armée à entrer en Syrie et en Irak pour combattre le califat islamique, ils espèrent que l’armée turque va intervenir à leur côté, bien que, jusqu’à maintenant, les chars turcs massés à la frontière n’aient pas bougé.
Devant l’immobilisme turc, les Kurdes menacent à présent d’interrompre les pourparlers de paix avec Ankara.
Abdulla Öcalan, le leader emprisonné du PKK, qui n’a pas encore appelé à la rupture de la trêve, contrairement au responsable militaire de cette organisation, a pris cependant la peine de préciser : "Le siège de Kobane est loin d'être juste un siège ordinaire." Il poursuit : "Il ne vise pas seulement les acquis démocratiques du peuple kurde, mais conduirait la Turquie à une nouvelle ère de coups d'Etat."
Les militants kurdes du  PKK ont rejoint leurs frères de l'YPG pour affronter les Jihadistes du califat islamique à Kobane. Or, le PKK est une organisation terroriste pour le gouvernement turc, les Etats-Unis et l'Union européenne. Les dirigeants turcs invoquent des problèmes juridiques pour venir en aide au PKK. Quant à l’armée syrienne de Bachar el-Assad, il est peu probable qu’elle vienne au secours des Kurdes. Il y a longtemps que le régime syrien a abandonné la défense du Kurdistan syrien au Parti démocratique de l'Union et à l’YPG, les unités de la protection du peuple kurde qui sont alliées au PKK.
Les Turcs soupçonnent les Kurdes de Syrie d’utiliser la menace jihadiste contre Kobane pour rallier le peuple kurde de Turquie et de Syrie autour de sa lutte. Ils rappellent que si le Parti Justice et Développement du président Recep Tayyip Erdoğan a voté pour l'intervention contre l’Etat Islamique. Les principaux partis d'opposition, le Parti républicain du peuple et le Parti démocratique des peuples pro-kurdes ont voté, eux, contre la motion.
"Les Kurdes de Syrie essayent juste de poursuivre leur propagande et obtenir des gains du processus lui-même," a déclaré, à l’International Business Times, Mehmet Yegin, chercheur au Centre d'études africaines USAK Moyen-Orient. "Ils sont tellement connu à ce sujet. Ils amènent des gens d’Istanbul ou de différentes régions pour renforcer leurs sympathisants. Mais ils ne sont pas en mesure d'arrêter les Jihadistes militairement. "
Pendant près d'une semaine, les combattants kurdes de Syrie se sont battus contre les Jihadistes de l’EI sans réussir à prendre le dessus sur eux malgré l’intervention des avions de la coalition.
"Ils ne sont pas en bonne forme", a encore dit Mehmet Yegin. "Ils ne sont pas un groupe de guerre expérimenté. Ils sont un groupe pour la guérilla de montagne, ils ne sont pas forts dans les plaines. Donc, la Syrie n'est pas un espace où ils peuvent combattre facilement. "
Il est un fait que les Jihadistes de l’EI avancent inexorablement vers la frontière turque.  Ils progressent lentement pour ne pas affronter l’armée turque, ce qui pousserait Ankara a ordonner une riposte immédiate. Car pour l’instant, la Turquie n’a pas de base juridique pour intervenir militairement en Syrie. Ce ne serait pas le cas si les Jihadistes lançaient sciemment ou par erreur une attaque sur le territoire turc.

Vidéo kurde
Cette vidéo kurde montre la résistance désespérée des Kurdes contre les chars du califat islamique. Il s’agit ici d’une tentative jihadiste de s’emparer de la colline stratégique de Machtanour qui domine la ville de Kobane au sud est :
https://www.youtube.com/watch?v=aX7JQTPStJ4&feature=p...
Aux dernières nouvelles, les califatistes auraient réussi à prendre pied sur la colline stratégique mais leur  progression serait freinée par les frappes de la coalition. "Si la coalition n'avait pas lancé des raids hier (samedi), l'EI serait maintenant dans le centre de Kobané" a expliqué un combattant kurde.
Cette colline est stratégique car si les jihadistes s'emparent de la totalité de cette colline, "toute la ville de Kobané sera dans leur viseur et sa prise deviendra plus facile" a indiqué M. Abdel Rahmane de l’OSDH. Les combats auraient fait "des centaines de morts dans les deux camps" depuis le début de l'assaut jihadiste, le 16 septembre.

Les femmes combattantes kurdes paient un lourd tribut
Les Jihadistes de l’Etat islamique mettent en ligne des images de femmes combattantes kurdes, la plupart très jeunes, tuées au combat ou exécutées. Certaines ont été décapitées. Il semble que les Jihadistes veulent se venger d’avoir à affronter ces combattantes très déterminées. On a appris qu’un Jihadiste qui s’était fait photographier avec la tête d’une jeune combattante kurde à la main a lui-même été tué ce dimanche 5 octobre. 

Une combattante kurde exécute un attentat suicide contre une position de l’Etat Islamique
L’opération a été menée dimanche 5 octobre à l’est de la ville frontalière de Kobane assiégée par les Jihadistes de l’EI.

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Photo de la Kamikaze kurde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est la première fois qu’une femme kamikaze kurde exécute un attentat suicide contre les Jihadistes qui sont eux-mêmes coutumiers de ce genre d’actions. 

Exécution d’Allen Henning
L’endroit où aurait été exécuté le Britannique Allen Henning aurait été identifié. Il s’agirait d’une colline située en face de l’université privée de l’Union. Allen Henning aurait été exécuté à 07H50. De nombreuses voitures du califat islamique constituaient le convoi transportant la victime, l’une d’entre elles portant une grosse caméra de télévision. Les Jihadistes auraient interdit à la circulation toutes les routes conduisant à Deir ez-Zhor et celles menant dans le désert. Les voitures du convoi ont entouré la colline sur laquelle Allen Henning a été conduit pour être décapité. Trois caméras auraient filmé la scène. On a observé un pick-up rouge et une Nissan 4X4 noire. L’Américain Peter Kassig se trouvait dans ce dernier véhicule qui était protégé par de nombreux Jihadistes.

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Confusion autour d’une déclaration du Front Islamique
Une grande confusion règne autour d’une déclaration du Front islamique, financé et armé par les Saoudiens, affirmant que le Front allait stopper ses actions militaires contre l’Etat Islamique.
Le "Front islamique", une des plus grandes factions armées de l’opposition au régime de Bachar el-Assad, aurait annoncé, ce dimanche 5 octobre, sa décision de ne plus lutter contre l’Etat Islamique dans le nord de la province d'Alep, en Syrie. C’est tout au moins ce qu’a déclaré un certain Abou Moustafa. La décision aurait été prise en raison de l’intensification des attaques du régime syrien et des milices du Hezbollah dans la région d’Alep. Mais la décision prise par les responsables du Front Islamique de la région d’Alep aurait été contredite par d’autres dirigeants du Front Islamique.
Texte de la déclaration :
اتخذت "الجبهة الإسلامية"، إحدى أكبر الفصائل المسلحة المعارضة للنظام، قراراً بعدم قتال تنظيم "داعش" الإرهابي في شمالي محافظة حلب السورية.

وقال مسؤول العلاقات الخارجية في الجبهة الإسلامية "أبو مصطفى"، اليوم الأحد، "إن داعش احتل، وبشكل انتهازي المناطق التي حررتها قوات المعارضة السورية، ولهذا السبب بدأنا في (25) آب/ أغسطس الماضي، هجوماً ضد التنظيم تحت مسمى "معركة نهروان الشام"، بحسب وكالة أنباء الأناضول.

وأوضح أبو مصطفى أن الجبهة واصلت قتالها ضد التنظيم، دون أي اشتباكات مباشرة معه، بسبب كثافة هجمات قوات التحالف الدولي، بقيادة الولايات المتحدة الأميركية، وقوات النظام السوري، لافتاً أن قوات التحالف استهدفت مواقعًا للجبهة الإسلامية، وأنهم اتخذوا قراراً بعدم قتال داعش، بسبب تكثيف قوات النظام، وميليشيات حزب الله هجماتها في ريف حلب.

وذكر أبو مصطفى أن قتال الجبهة ضد التنظيم سيستمر بشكل ضعيف إلى حين قبول التنظيم وقف إطلاق النار، مبيناً أن قواتهم ستحمي مواقعهم، وستبقى في حالة تيقظ، وحراسة، للأراضي التي يسيطرون عليها.

L’armée assadiste (ASA) mène actuellement une grande offensive avec l’aide des milices du régime, les Iraniens des Forces Spéciales al-Qods, le bataillon al-Baath et le Hezbollah libanais. L’offensive concerne les positions occupées par le Front islamique, l’Armée Syrienne Libre, le Front al-Nosra et les brigades Ansar ad-Din dans le nord ouest de la ville d’Alep. L’objectif est de s’emparer des localités de Zahraa et Nubl. Une autre option pourrait être de parvenir à la rocade près de Layramoun, ce qui encerclerait complètement les rebelles dans la ville d'Alep. Mais cette option aurait l’inconvénient d’empêcher les rebelles d’abandonner leurs positions dans la ville, ce qui obligerait les forces du régime à une longue guerre de rues.
Pour l’instant l’armée d’Assad a réussi à capturer le village de Handarat et sa colline, coupant ainsi la dernière ligne d'approvisionnement des rebelles barricadés dans la ville d'Alep. Le succès de l’armée d’Assad lui permet à présent de  surveiller la route de Kastillo et le rond-point al-Jandul. Les forces gouvernementales ont également capturé les villages d'al-Mudafah et Sifat et une intersection à quatre voies à l'ouest de Sifat.
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Province de Hama
L’armée assadistes a repris le contrôle de cinq villages dans la province de Hama, profitant de la confusion parmi les brigades rebelles depuis que la coalition internationale bombarde des sites jihadistes de l’Etat islamique ou du Front al-Nosra :
https://www.youtube.com/watch?v=5wx-VBCu4X0&feature=p...

Front irakien

Rabia
Les forces spéciales Peshmergas kurdes, appuyées par des avions américains et britanniques, ont repris la ville clé de Rabia à la frontière irako-syrienne. La ville se trouve à environ 90 km au nord-ouest de Mossoul une ville contrôlée par l'État islamique. La prise de la ville a été extrêmement sanguinaire et les Kurdes auraient subi de lourdes pertes, notamment en raison d’attaques suicides menées par des Jihadistes. Les combats se poursuivraient actuellement à la périphérie de la ville.
La prise de la ville permettra de rendre plus compliquées les lignes d’approvisionnement des Jihadistes de l’EI.
Les Peshmergas kurdes pensent à présent qu’il leur serait possible de reprendre le contrôle de la ville de Sinjar et l’arrière pays montagneux. Sinjar a été capturé par les combattants de l'Etat islamique en Août. Des milliers de civils Yazidi minoritaires avaient dû évacuer la zone afin de sauver leur vie.
https://www.youtube.com/watch?v=6yOQOvS8gWY&feature=p...

Baiji
Daech a réussi à abattre un hélicoptère irakien près de la localité de Baiji .
Un hélicoptère de type MI35 a été abattu par un missile tiré par des Jihadistes de Daesh. Tous les occupants ont été tués. Baiji est une localité située à 200 kilomètres au nord de Bagdad. C'est le site d’une grande raffinerie de pétrole. C’est le premier hélicoptère russe à être abattu par les Jihadistes alors qu’un lot de ces hélicoptères venait tout juste d’être livré par la Russie. On sait que les Jihadistes avaient fait main basse sur des missiles anti hélicoptères. Mais on assurait que les batteries étaient hors d'état et qu'il leur fallait en obtenir de nouvelles des fournisseurs (peu probable) ou trouver un moyen d'en faire de nouvelles. Il semble qu'ils aient réussi. Cela pourrait poser un problème aux avions de la coalition.

Front libanais

Affrontements violents entre l'EI et le Hezbollah dans le jurd de Brital
Des affrontements violents opposaient dimanche 5 octobre des Jihadistes de l'Etat islamique (EI, ex-Daech) et le Hezbollah dans les confins de la Bekaa à la frontière libano-syrienne.
Les Jihadistes de l'EI, en provenance de la localité d'Asaal al-Ward, dans la province syrienne du Qalamoun, auraient attaqué un poste du Hezbollah dans le jurd de Brital provoquant de violents affrontements, faisant des victimes dans les deux camps.
"Des positions du Hezbollah dans les montagnes autour de Nabi Sbat, à l'est de Baalbek, ont été attaquées par des groupes armés venus de Qalamoun" en Syrie, a expliqué un membre local du mouvement chiite.
Les affrontements se sont rapidement étendus au jurd de Baalbek et de Younine, obligeant le Hezbollah à faire appel à des renforts tandis que l’armée libanaise se déployait dans la région.
Le Hezbollah faisait usage d’armes lourdes pour repousser l’assaut des islamistes, tandis que des villageois prenaient les armes pour protéger leurs villages. Le bruit des affrontements pouvait être entendu dans la ville de Baalbek, à plusieurs kilomètres de là.
Cinq membres du Hezbollah auraient été tués au cours des combats tandis que la milice chiite annonce plusieurs dizaines de morts du côté des assaillants.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

 

 


 

04/10/2014

Washington à la recherche de rebelles « modérés »

Les stratèges du Pentagone parlent de «rebelles modérés». Il s'agit dans leur esprit d'opposants au régime syrien «fréquentables»  par opposition aux groupes islamistes dangereux comme l’Etat Islamique ou le Front al-Nosra, le représentant d’al-Qaïda en Syrie. 

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