28/11/2014

27 et 28 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Front irakien

L’Etat islamique n’occupe plus que la moitié du terrain conquis en juin 2014 en  Irak
Partout, les opérations menées par l’armée irakienne ou les Peshmergas kurdes et les milices chiites, avec l’assistance de l’armée de l’air irakienne et la coalition internationale, finissent pas porter leurs fruits.  Après leur déroute au début de l'offensive jihadiste en juin 2014, les forces gouvernementales tentent depuis quelques mois de regagner du terrain avec l'aide des combattants kurdes, de milices chiites et de tribus sunnites, et avec le soutien aérien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Elles ont réussi à reprendre Jurf al-Sakhr, au sud de Bagdad, Baïji, au nord de la capitale, et faire reculer l'EI dans des zones situées plus au nord. Mais trois des principales villes du pays – Mossoul, Tikrit et Falloujah – restent toujours aux mains des jihadistes.

Ramadi et Kirkouk
Les forces irakiennes et des tribus alliées ont pour l’instant réussi à repousser l’offensive de l'État islamique (EI) contre le centre de Ramadi, le chef-lieu de la province sunnite  d'al-Anbar.
À Ramadi, « nous avons été en mesure de stopper (mercredi soir 26 novembre) l'avancée des combattants près du siège du gouvernement régional », qui était l'objectif de l'assaut de l'EI, a indiqué hier le colonel Haytham al-Daraji, des forces irakiennes. Il a précisé que plus de dix raids aériens avaient visé les troupes jihadistes et que des renforts avaient été envoyés par Bagdad.
Dans le nord, les combattants kurdes font face à une attaque de l'EI dans la province pétrolière de Kirkouk. Les jihadistes « visent Kirkouk et veulent prendre les sites pétroliers », a précisé un commandant peshmerga Westa Rasul.

Un commandant de l’Etat Islamique tué au cours d’un bombardement à Mossoul
Et à Mossoul, plusieurs sources ont indiqué qu'un commandant de l'EI, Abou Chehab al-Souri, avait été tué hier dans cette ville contrôlée par le groupe. Ces mêmes sources ont aussi indiqué que le principal hôpital de la ville avait reçu une trentaine de corps de jihadistes, peu après des bombardements de la coalition internationale dans la région.

Ne pas crier victoire
Un peu comme en Syrie, il serait prématuré de crier « victoire » à chaque succès de l’armée irakienne ou des Peshmergas. Ceux-ci ont du mal, en effet, a conserver leurs acquis territoriaux dans les régions sunnites. Chacune de ces victoires est acquise au prix d’exactions et de drames humains qui exaspèrent un peu plus les populations sunnites locales. C’est un problème que connaissent toutes les armées du monde en lutte avec une insurrection populaire.

La condamnation à mort d’un député sunnite enflamme la communauté sunnite
La cour criminelle centrale a condamné Ahmad al-Alwani à mort ", a déclaré le porte-parole judiciaire Abdel-Sattar Bayraqdar.
Le député était accusé de terrorisme par la justice irakienne et notamment tenu responsable pour la mort de deux soldats.
Les Sunnites irakiens se sentent trahis par la condamnation à mort du député sunnite de Ramadi, Ahmed al-Alwani. Il avait été enlevé lors d'un raid contre son domicile à la fin de Décembre 2013, raid au cours duquel son frère Ali et 15 gardes du corps avaient été tués. Le député sunnite était l’une des grandes voix de la protestation sunnite contre le gouvernement du Chiite Nouri al-Maliki. On s’attendait à plus de clémence de la part du gouvernement de Haydar al-Abadi. Cette condamnation va poser un gros problème au pouvoir irakien car Ahmed al-Alwani est membre du clan Albu Alwan de la tribu Dulaim, la plus grande tribu de la province sunnite d’al-Anbar. Ce jugement va relancer la colère de la tribu contre le gouvernement chiite que beaucoup de sunnites considèrent comme génocidaire. L'enlèvement d’al-Alwani avait déjà été l'une des principales raisons qui avaient dressé les hommes armés des tribus sunnites contre les forces de sécurité dans la province d’al-Anbar, les poussant finalement à faire alliance avec l’Etat Islamique.
Le condamné a un mois pour interjeter appel de la décision.
Vidéo en anglais :
https://www.youtube.com/watch?v=ZAh6x5bctbo&feature=p...

Les Jihadistes sont encore capables de lancer de violentes offensives
La raffinerie de Baiji, dont on avait annoncé la libération des mains de l’EI à grands cris de victoire, est toujours menacée par les Jihadistes comme en témoigne cette vidéo. Les combattants de l’EI ont à nouveau réussi à prendre pied à l’intérieur du site industriel. L’opération a débuté par l’attaque kamikaze de deux camions bourrés d’explosifs. L’un des véhicules aurait été conduit par un Marocain, Abou Hamza al-Moughrabi. L’autre kamikaze, est un « Britannique » identifié sous le nom d’Abou Hajar al-Britani. L'explosion de son véhicule, chargé de 1800 kg d'explosifs, a détruit plusieurs chars et pièces d'artillerie.
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Abu Hajar al-Britani

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fois le périmètre de défense de l’armée irakienne anéanti par les deux énormes explosions, les Jihadistes se sont lancés à l’assaut et ont réussi à pénétrer dans l’enceinte. Remarquez l’air martial des Jihadistes comparé aux Peshmergas ou aux soldats irakiens.
La vidéo a été tournée par l’Etat Islamique (exceptionnel) :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=d603cec4cd66

Un Jihadiste tchétchène capturé par l’armée irakienne dans la région de Tikrit
Surprise des soldats : Il sait à peine parler l’arabe :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=68a74318f0e6

Le général iranien Qassem Soleimani à Jalawla
souleimani.jpgLe général Qassem Soleimani (assis à droite)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La ville de Jalawlaa, dans la province de Diyala, au nord de l’Irak, a été libérée il y a quelques jours. A cette occasion, on a remarqué la présence du général iranien Qassem Soleimani, le commandant de la force al-Qods, les forces spéciales des Gardiens de la Révolution. Qassem Soleimani peut être considéré comme l’homme fort du Moyen Orient avec autorité sur l’Irak, le Liban et la Syrie.
Les images de Qassem Soleimani, montrant sa présence physique à Jalawla et largement diffusées dans la presse, sont destinées à montrer le rôle joué par l’Iran dans la lutte contre Daech.

Lutte d’influence entre l’Iran et les Etats-Unis
Preuve que l’Iran et les Etats-Unis sont en compétition au Moyen Orient, le  général de brigade Mohammad Reza Naghdi, commandant en chef des  forces de mobilisation, les Bassiji,  a une nouvelle fois menacé  les Etats-Unis. S’adressant directement aux  dirigeants américains, il a déclaré : «Si vous voulez prolonger la durée de vie de votre immonde système pendant un certain temps, vous devez supprimer vos bases militaires dans  les pays islamiques, et abandonner tout soutien à l'entité sioniste. »

Les Chiites irakiens enjeux de la lutte d’influence entre Téhéran et Washington
Lorsque l’administration Bush junior a lancé son armée à l’assaut de Bagdad, les Chiites irakiens ont vu dans cette offensive la fin du calvaire qu’ils subissaient de la part de Saddam Hussein et ses sbires. A l’époque peu d’entre eux sentaient une quelconque affinité envers l’Iran. Il y avait peut être une communauté confessionnelle mais les différences de mentalité, l’animosité séculaire entre Perses et Arabes, l’acceptation d’une autorité des chefs religieux dans la vie politique, comme en Iran, empêchaient les Chiites irakiens de se sentir proches de l’Iran, à part peut être quelques étudiants en religion.
Cela ne veut pas dire que l'Iran n’exerçait pas une influence, mais elle n’avait pas réussi à gagner les cœurs et les esprits des Chiites irakiens et à faire de leur pays une succursale de la révolution islamique iranienne.
Les choses vont brutalement changer avec l’invasion de larges portions de l’Irak par les Salafistes sunnites de l’EI (Daech). La débandade de l’armée irakienne, notamment des soldats sunnites, en juin 2014, avait laissé Mossoul tomber entre les mains de l’organisation jihadiste. Pire, les Salafistes n’étaient plus qu’à quelques dizaines de mètres du sanctuaire des deux Imams Askari à Samarra, au nord de Bagdad, un haut lieu de la religion chiite.
L’Iran est alors apparu, aux yeux de beaucoup de Chiites irakiens, désespérés par la situation de leur pays après l’effondrement de l’armée, comme le seul pays capable de défendre l’Irak.
Un responsable chiite irakien a déclaré : "Hajj Qassem Soleimani [le commandant de la Force al-Qods] et ses hommes ont montré que l'Iran se souciait de l'Irak en tant que nation. Le commandant emblématique est allé lui-même se battre avec les volontaires irakiens qui se sont réjoui de sa présence". Il poursuit : "Si Hajj Qassem et ses hommes n’avaient pas été présents, Daech aurait aujourd'hui détruit les sanctuaires de la maison du Prophète Muhammad, et c’est pourquoi aujourd'hui est un autre jour."
C’est à partir de l’attaque de l’Etat Islamique contre l’Irak que l'Iran a entrepris un effort généralisé pour accroître son influence politique et religieuse en Irak. Les Iraniens ont été actifs sur le plan militaire, mais également sur le plan religieux. Un chef religieux chiite  irakien, Hashem al-Sayed Haidari, a fait son apparition sur la scène politique et militaire, un peu comme Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah au Liban. Haidari est un fidèle du  guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et tout comme Nasrallah, il sait galvaniser les foules chiites par ses discours enflammés.
Aujourd’hui, les Iraniens apparaissent comme ceux qui combattent sur le terrain alors que la coalition internationale, pour l’instant, se borne à exécuter des raids aériens sans aucune présence physique au sol.  Et les quelques militaires occidentaux présents sur le terrain se bornent, pour la plupart, à jouer un rôle de conseiller, bien à l’abri dans la zone verte de Bagdad ou à Kirkouk.
Pour l’instant, l’implication des militaires iraniens sur le terrain est encore limitée en nnombre, mais l'Iran est prêt à renforcer sa présence si le gouvernement irakien lui demande.

L’Iran ne cesse d’accuser les Etats-Unis de collusion avec l’Etat Islamique
Hossein Amir-Abdollahian, le ministre des Affaires étrangères, n’y va pas par quatre chemins en ce qui concerne les Etats-Unis. Pour lui,  la coalition internationale conduite par les USA soutient l’Etat Islamique. Les pays occidentaux visent seulement, à son avis, à protéger leurs intérêts dans la région.
"L'Iran à mis plusieurs fois en garde les Etats-Unis et les pays occidentaux contre les menaces de l’EI et la présence croissante des terroristes dans la région sensible du Moyen-Orient. Ces groupes terroristes poursuivront leurs opérations, sauf si les Etats-Unis et l'Occident adoptent une approche claire pour combattre le terrorisme, " a déclaré Amir-Abdollahian.
Les responsables iraniens soupçonnent, en effet, la coalition de jouer un double jeu en Irak et en Syrie, même s’ils savent bien que seule une coopération avec la coalition pourra  mettre fin plus rapidement à la bataille avec l’EI.
Washington s’abstient pour l’instant de répondre aux accusations iraniennes. Les Etats-Unis savent qu’ils ne peuvent se permettre le luxe de rompre le dialogue avec l’Iran en ce moment. Il y a trop d’enjeu actuellement. 
Les deux pays ont négocié sur le dossier nucléaire avec les yeux rivés sur la Syrie et l'Irak.  C’est peut-être la raison pour laquelle ils ont décidé de continuer les négociations même s’ils n’ont pas réussi à s’entendre pour l’instant.

Le Hezbollah libanais est présent en Irak
On sait que des dizaines d'experts militaires hautement qualifiés du Hezbollah libanais sont arrivés en Irak pour aider à la gestion militaire de la bataille.
"Ils ne se battent pas, mais ils aident avec les tactiques, car ils sont bien expérimentés dans ces batailles. Ils comprennent la mentalité des combattants mieux que quiconque sur le terrain », a révélé un dirigeant irakien. Pour autant, les combattants du Hezbollah ne sont pas directement impliqués dans la guerre.

Front Syrien

Batailles en cours
Deux grandes batailles ont lieu actuellement. La première est celle d’Alep, dans le nord, et la seconde a lieu autour de la base de Cheikh Maskin, au Sud.

Gouta orientale (à l’est de Damas)
L’agence officielle SANA affirme que les soldats de l’Armée Arabe Syrienne, renforcés par des éléments du Hezbollah libanais, avaient tué 50 rebelles dans une embuscade mercredi soir 26 novembre, à l'est de Damas. Les rebelles avaient quitté le village de Medaa (dans la Ghouta orientale) pour gagner Dmeir », plus au nord-est.
 
Alep
Sur le plan militaire, il semble que les forces d’auto-défense des localités chiites encerclées de Noubboul et Zahra aient réussi à repousser le dernier assaut des Jihadistes de l’EI.
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=0ebe17b72d69
La brigade rebelle Hazm, armée et financée par les Etats-Unis, a mis en ligne une vidéo de son activité militaire dans le secteur d’Handarat, à Alep. Peu spectaculaire, mais remarquez le fusil du sniper :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=9211aa691ef9
Sur le plan politique, Damas et Moscou ont affiché pour la première fois leur appui aux « efforts » de l'émissaire de l'ONU, Staffan De Mistura, de « geler » les combats en cours à Alep. C'est ce qu'a affirmé le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem, le 27 novembre 2014. En octobre, l'émissaire de l'ONU avait proposé d'instaurer des zones de cessez-le-feu pour permettre la distribution de l'aide humanitaire dans ce pays et estimé qu'Alep pourrait être « une bonne candidate » pour ce type de zone.

Bataille de Cheikh Maskin (province de Deraa - Sud)
Une vidéo intéressante montre des missiles anti-chars américains aux mains des combattants rebelles :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=4d05ed4ae489

Damas et sa banlieue
J’ai souvent montré des vidéos (côté AAS), tournées par une équipe russe, montrant l’activité des chars contre les positions rebelles.
Aujourd’hui, c’est une vidéo tournée par les rebelles filmant l’arrivée d’une relève de combattants dans les ruines de Jobar :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=75dd2b357188

Vidéos de la Brigade rebelle Noureddine az-Zanki
La brigade rebelle de Noureddine al-Zanki poursuit sa mise en ligne de vidéos impressionnantes mettant en scène l’utilisation de puissants mortiers et de missiles antichars TOWS :
Vidéos :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...
Combats dans le quartier d’al-Rashidin:
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...

Les autorités syriennes fournissent des renseignements sur Daech aux Américains
L’institut Stratford, proche des services de renseignement américain, a fait une révélation surprenante. Il affirme que les autorités syriennes fourniraient des informations cruciales aux Américains, via les Irakiens.
Ces informations se rapportent aux organisations jihadistes qui opèrent  sur le sol syrien, Daech (Etat Islamique), et le groupuscule Khorassan, proche d’Al-Qaïda et donc du front al-Nosra.
Malgré la pression des alliés sunnites et de la Turquie, qui voudraient que les Etats-Unis élargissent leur mission contre Daech pour renverser le régime syrien de Bachar al-Assad, « l’administration américaine préfère éviter ce risque et reste attachée à sa mission principale qui consiste à frapper les groupuscules armés et en même temps à préserver ses liens avec l’Iran. Le gouvernement syrien a bien lu les priorités américaines dans ce conflit et profitent de l’occasion pour se rapprocher des Etats-Unis en s’échangeant les renseignements sensibles », écrit l’institut.
Selon lui, il est question d’une quantité impressionnante d’informations qui parvient à Washington à travers le gouvernement irakien sur les dépôts d’armes de Daech, leurs centres d’entrainement et leurs sièges de commandement dans le gouvernorat d’Alep, Deir ez-Zhor et Raqqa.
Toujours selon l’institut, les Américains ont rejeté une proposition de la part des responsables irakiens pour participer à des rencontres des membres des services de renseignement irakiens, américains et Syriens. « L’Iran et ses alliés à Bagdad et Damas pourraient profiter de l’augmentation de la prise de conscience dans la région que les USA ne sont plus liés à leurs partenaires arabes traditionnels et que la carte du renversement d’Assad n’est plus sur la table », estime Stratford.
 « Les USA exploitent leurs performances dans la collecte des informations des services de renseignement pour surveiller l’Etat Islamique et pour vérifier toute information qui lui est fournie d’une partie tierce. En géopolitique, il est préférable qu’ils utilisent leurs relations pour se concentrer sur leur mission et faire l’équilibre entre les différents acteurs du Proche-Orient, quoique la coopération publique avec le régime d’Assad puisse être considérée comme un facteur politique explosif pour l’administration américaine », conclut le centre américain.

Front égyptien

Des centaines de militaires et policiers tués par les Salafistes depuis juillet 2013
Des centaines de policiers et militaires ont été tués au cours d’attaques terroristes depuis que l'armée a destitué et arrêté le président islamiste élu Mohamed Morsi, le 3 juillet 2013. Ces attentats sont revendiqués par des groupes d'insurgés islamistes qui disent agir en représailles à la sanglante répression menée par le nouveau gouvernement contre les partisans du président déchu.
La dernière victime en date est un général de brigade de l'armée égyptienne tué vendredi 28 novembre au Caire par des inconnus qui ont ouvert le feu sur lui et les deux soldats qui l'accompagnaient.
Le général sortait d'un hôtel accompagné de deux gardes du corps quand des hommes armés à bord d'une voiture ont ouvert le feu sur le petit groupe. L'officier supérieur a été tué et les deux soldats ont été blessés.
Ce vendredi 28 novembre, les partisans du président déchu, Mohamed Morsi, sont à nouveau descendu dans la rue à l'appel des Frères Musulmans et d’autres mouvements salafistes. Le pouvoir, interdisant toute manifestation qui ne serait pas préalablement "autorisée" par le ministère de l'Intérieur, les forces de sécurité sont aussitôt intervenues, arrêtant plus d’une centaine de personnes qualifiées de « frères musulmans » par la police.
Depuis le mois de juillet 2013, date à la quelle le président Morsi a été renversé, plus de 1 400 manifestants islamistes ont été tués par la police et l'armée, essentiellement au Caire, et plus de 15 000 Frères musulmans ou sympathisants ont été emprisonnés.

Israël

Israël se prépare à la guerre dans le Golan
L’armée israélienne se prépare pour combattre à la frontière avec la Syrie, a révélé la Deuxième chaine de télévision israélienne.
« L’armée est parfaitement consciente que la guerre en Syrie pourrait très bien se retourner ultérieurement contre Israël », rapporte la télévision. Et il est question d’une manœuvre qui a été entreprise par une brigade du Rassemblement pour le combat baptisé Ayt et qui est chargée de collecter des informations sur le terrain et de développer la banque de cibles. Durant cet exercice qui a eu lieu dimanche 23 novembre 2014, toutes les unités œuvrant dans le Golan ont participé à une manœuvre destinée à simuler une situation d’escalade et de combats contre l’armée syrienne et des opposants.
Une partie de ces manœuvres simulaient des activités clandestines des unités israéliennes réalisées à partir de positions situées derrière les lignes de l’adversaire. Elles consistaient à collecter des renseignements, à « cuisiner des cibles » qui permettent à l’armée israélienne de disposer d’importantes performances, sans oublier les cibles collectées via des moyens électro-optiques qui prennent des photos en profondeur dans le territoire syrien.
Pourtant, «  depuis que le front al-Nosra a pris le contrôle de cette région frontalière, la situation est très calme et l’Etat Islamique (Daech) est encore loin, voire il n’y a aucune hypothèse pratique chez l’armée sur une éventuelle arrivée de Daech à la frontière », a ajouté la télévision israélienne.
Soucieux de protéger leur frontière avec la Syrie, il semble que les Israéliens aient pris contact avec les Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie).  Ils auraient autorisé le transport vers les hôpitaux israéliens de blessés du Front. Ils ont même, à plusieurs occasions, ouvert le feu sur des positions de l’armée syrienne proches du Golan, offrant ainsi un appui aux Jihadistes qui n’en demandaient sans doute pas tant.

Liban

Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie et au Liban) menace d’exécuter un des soldats libanais qu’il détient en otage si la Jihadiste Jumana Hamid, actuellement emprisonnée au Liban, n’est pas libérée. Jumana Hamayyid est une Jihadiste capturée au volant d’une voiture piégée à proximité d’Ersal, dans la Bekaa.

Yémen

L’organisation chiite Ansarullah a repris son offensive
La milice chiite armée d'Ansaruallah a repris son offensive vers le sud, se rapprochant de la ville d'Aden.
Un convoi de 16 véhicules transportant quelque 200 miliciens armés de mitrailleuses a pénétré dans la nuit dans la banlieue est de la ville de Taëz, chef-lieu de la province de Taëz, où ils se sont déployés non loin de l'aéroport et de la radio locale. La ville a une population de 500 000 habitants et est située à 250 km au sud-ouest de la capitale.
Les miliciens chiites, qui avaient pris la province d’Amrane en juillet 2014, ont occupé Sanaa, le 21 septembre, et se sont aussi emparés de nombreuses localités de l'ouest et du centre du Yémen et notamment du port stratégique de Hodeida, sur la mer Rouge, qui commande la voie vers le détroit de Bab al-Mendeb, à l'embouchure du Golfe d'Aden.
Mais ils n’avaient pas poursuivi vers  Taëz en vertu d'un accord avec les autorités locales.
"Cet accord ne tient plus car les autorités locales n'ont pas honoré leurs engagements d'arrêter 14 extrémistes dans la province de Taëz", a déclaré à l'AFP une source proche d'Ansarullah.
Les partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh auraient aidé les Houthis à parvenir jusqu'à Al-Janad", la banlieue de Taëz où se trouve une caserne de la Garde républicaine, dont plusieurs officiers sont restés fidèles au fils aîné de l'ex-président qui commandait ce corps d'élite.

Etat Islamique et al-Qaïda

L’Etat islamique poursuit son expansion planétaire
L’organisation jihadiste al-Qaïda, dirigée par Ayman Zawahiri, sent qu’elle perd de terrain au profit de l’Etat islamique (Daech), qui s’étend de plus en plus et pose une menace existentielle pour le premier.
L’Etat Islamique a clairement annoncé son intention de s’implanter dans la province syrienne de Deraa, voisine de la Jordanie. L’organisation salafiste a également reçu l’allégeance de deux importants groupes « jihadistes » du Caucase. Il s’agit du groupe « Awkhiya », dirigé par « le prince Souleimane » et « Rabani Qalaa » au Daghestan. Le ralliement de ces deux groupes à Daech provoque un état de confusion parmi les groupes jihadistes de la région. Une division avait déjà eu lieu en 2010 et les répercussions sont toujours sensibles aujourd’hui. 

Al-Qaïda bien décidé, cette fois, à réagir
Ayman Zawahiri a cette fois décidé de réagir. Il a chargé le dirigeant de la branche d’al-Qaïda au Yémen (AQPA), Nasser Wahichi, de s’opposer aux tentatives d’expansion de Daech dans plusieurs pays arabes.
La branche d’al-Qaïda au Yémen s’est aussitôt mise en marche pour découvrir les dirigeants et les cellules ayant prêté allégeance à Abou Baker al-Baghdadi, le calife autoproclamé de l’Etat Islamique.
A cette fin, Wahichi s’est réuni avec les « dirigeants » qui ont prêté allégeance à Daech pour les mettre en garde contre les risques de division que leur allégeance n’allait pas manquer de provoquer entre les « Jihadistes ».
Cette rencontre ne va sans doute pas suffire pour convaincre les partisans de l’EI de revenir sur leur décision.  Un partisan de Daech,cheikh Maamoun Hatem, a même conseillé aux branches d’al-Qaïda au Yémen de prêter allégeance à « l’Etat islamique qui a imposé sa domination sur terre », selon un enregistrement sonore posté sur son compte Twitter.
Il semble qu’al-Qaïda au Yémen ne se laissera pas intimider par les déclarations des partisans de l’Etat Islamique. Qassem Rimi, le commandant militaire d’al-Qaida au Yémen, est fermement déterminé à confronter l’expansion de l’EI. 
Une lutte qui pourrait se révéler plus difficile que prévue, sachant que l’Etat islamique (Daech) est connu pour sa capacité à s’infiltrer dans les rangs des adversaires, enrôler les agents et former des cellules dormantes en attendant le moment décisif.

Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) craint pour sa survie en Syrie
Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) est de plus en plus inquiet de l’expansion à ses dépens de l’Etat Islamique.
Après avoir  été chassé de toute la région de l’Est syrien, qui constitue une importante ressource pétrolière et gazière, al-Nosra est actuellement menacé dans la province de Deraa, la plus importante ville contrôlée par lui.
Les dirigeants d’al-Nosra craignent des activités militaires et sécuritaires de Daech dans la région de Bir el-Qassab jusqu’à Lojat aux abords de Deraa. Plusieurs assassinats de dirigeants de groupes armés ont eu lieu récemment dans cette région, alors que des renseignements font état d’une mobilisation militaire en masse de Daech depuis quelques mois.

L’Egypte également sous la menace de l’Etat Islamique
Les prémices d’un conflit armé entre les deux branches jihadistes, al-Qaïda et Daech, apparaissent également dans ce pays le plus peuplé du monde arabe.
On dispose d’informations révélant un rapprochement entre le groupe « les soldats de l’Egypte » (Ajnad Misr en arabe) et le commandement d’al-Qaïda international.
Ce dernier fournirait le soutien nécessaire à Ajnad Misr pour freiner le groupe « Ansar beit el-Maqdess » qui a prêté récemment allégeance à Daech.

Jean René Belliard


 

 

 

 

 

26/11/2014

26 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient et d’Afrique du Nord

L’Etat islamique

L’Etat islamique persécute les minorités religieuses
A Mossoul, les Jihadistes ont détruit à l’explosif le monastère de la Victoire qui abritait des religieuses. Les Jihadistes avaient pris l’habitude de se servir du monastère comme résidence et comme base pour leurs véhicules.
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=2f410359355e
Les persécutions contre les Chrétiens d’Irak ne leur laissent pas d’autre choix que de prendre, eux aussi, les armes contre les Jihadistes de l’Etat Islamique. Il en est de même pour les Yazidis et les Turkmènes irakiens. Tous ont demandé aux Peshmergas de se joindre à la lutte.
Vidéo en langue anglaise :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=bf33cdcbafc4
Les Chrétiens du Nord de la Syrie ont également décidé de former leur propre milice comme l’affirme le site Weltspiegel (vidéo en allemand)
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
Les Jihadistes détruisent aussi les bâtiments religieux de la communauté chiite.
Vidéo (en langue arab) de la destruction d’autres sanctuaires religieux dans la province de Salah ed-Dine :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=bffb313973c4

Un Ismaélien décapité pour apostasie en Syrie
L’Etat Islamique (Daech) a annoncé mardi 25 novembre 2014 avoir décapité en Syrie un membre de la minorité ismaélienne, un courant de l'islam proche des musulmans chiites. ll était accusé d'apostasie".
"Hier (lundi 24 novembre), la police islamique dans la province de Homs (centre de la Syrie) a appliqué la sentence pour apostasie contre un ismaélien", a annoncé le groupe salafiste dans un communiqué, indiquant que l'exécution avait eu lieu "devant un groupe de musulmans".
"C'est ce qui attend tous les apostats", proclamait une pancarte manuscrite placée sur le corps de la victime.
La communauté ismaélienne compte environ 200.000 personnes en Syrie, la plupart vivant à Salamiyeh, une ville de la province de Hama (centre).
Aux yeux de Daech, tous les musulmans qui n'adhèrent pas à son interprétation de l'islam sont des apostats.

Le Front al-Nosra exécute aussi pour blasphème
L’Etat Islamique n’est pas le seul à exécuter des gens pour blasphème ou apostasie. Le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'al-Qaïda, a exécuté mercredi 26 novembre, à Erbine, une localité située à l'est de Damas, un dénommé Mohammad al-Mir. Il était accusé "d'avoir insulté le prophète (Mahomet) et sa famille".
On avait jusqu’ici tendance à considérer le Front Al-Nosra comme moins radical que l'Etat Islamique.

Afrique du Nord
L’Etat islamique s’étend en Afrique du Nord. Le dirigeant de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, a récemment vanté dans un enregistrement audio l'expansion du « califat » annonçant avoir accepté les serments d'allégeance émis par des jihadistes de Libye, d'Égypte, du Yémen, d'Arabie saoudite et d'Algérie. Après Jund al-Khilafa en Algérie et Ansar Beit al-Maqdess en Égypte, l’Etat Islamique est maintenant implanté dans la ville libyenne de Derna.

Derna (Libye) est une place forte islamique
Derna est une place forte islamiste qui fait peu de cas de la « démocratie à l’occidentale » que rêvaient d’imposer les Occidentaux en aidant au renversement de Mouammar Kadhafi. Cette ville portuaire de 150.000 habitants située dans l’est libyen est depuis longtemps un haut lieu du jihad international. Ce que les Islamistes de Derna réclament, c’est l’application de la Charia…et une part des revenus pétroliers. On estime leurs effectifs à plusieurs centaines de miliciens rompus à la lutte armée. Derna a été la plus grande pourvoyeuse d’hommes pour les guérillas afghane, irakienne et syrienne.
L'idéologie de l'État Islamique (EI) ne pouvait qu’attirer des sympathisants dans les milieux radicaux en Libye. C’est pourquoi ce n’est pas une surprise d’apprendre que la ville de Derna, s’est transformée en «émirat islamique ».
En avril 2014, une branche d'Ansar ach-Charia avait annoncé qu'elle allait instaurer la justice selon la loi islamique à Derna. Se faisant appeler « Majless Choura (Conseil consultatif) des jeunes de l'islam à Derna », elle y a instauré des tribunaux islamiques et une police religieuse.

Lutte entre partisans d’al-Qaïda et partisans de l’Etat Islamique ?
Il se pourrait qu’on assiste en Libye, comme cela est déjà le cas au Yémen à une lutte sourde entre les chefs traditionnels du Jihad, membres d’al-Qaïda et les partisans de l’Etat Islamique, ce qui ne manquerait pas de rajouter de la confusion à un pays qui n’en a pas besoin. Rappelons que le pays est en proie au chaos où deux Parlements et deux gouvernements se disputent le pouvoir sur fond de violences meurtrières. Pour l’instant, on a encore du mal à savoir quel est le poids de ceux qui se réfèrent à al-Qaïda et ceux qui ont fait allégeance à l’Etat Islamique. .
Jeffrey Rathke, le porte-parole du département d'État américain s’est déclaré inquiet face aux «informations selon lesquelles des factions extrémistes violentes (en Libye) ont prêté allégeance à l'EI et cherché à s'associer à lui ».

La vallée de Pankisi (Georgie)
Les gorges de Pankisi sont situés en Géorgie. Les six villages de cette vallée sont peuplés de Kistes, des descendants de Tchétchènes ayant émigré en Géorgie.
L’Orient-le-jour du 26 novembre 2014 rappelle que la vallée de Pankissi est apparue dans les médias géorgiens dès le début de la première guerre de Tchétchénie (1994-1996). Elle était devenue à l’époque le refuge des indépendantistes tchétchènes et plus de 10 000 civils s’y étaient réfugiés. Avec l'aide des États-Unis, le gouvernement pro-occidental géorgien de l'ancien président Mikheïl Saakachvili avait réussi en 2004 à chasser hors de son territoire les séparatistes, qui y organisaient encore des attaques contre l'armée russe.
Mais leur présence prolongée a influencé la population, dont les traditions religieuses soufies ont été remplacées par des pratiques salafistes, une branche rigoriste de l'islam. « Le salafisme est désormais la forme dominante de l'islam en Pankissi », explique le journaliste Soulkhan Bordzikachvili, qui vit dans un des villages des gorges, Jokolo. Le salafisme menace, raconte un habitant de la vallée, « l'existence même de l'identité culturelle des Kistes ». Un autre témoigne : « La jeunesse kiste est majoritairement salafiste, les jeunes ne se considèrent plus désormais comme Kistes ou Géorgiens mais uniquement comme des musulmans. »
Pour Khaso Khangochvili, membre du conseil des aînés de Pankissi, « c'est la pauvreté et le chômage qui font partir les jeunes Kistes de Pankissi. Ils cherchent du travail en Turquie et certains finissent à combattre en Syrie », à seulement une journée de voiture de la Géorgie.
C’est d’ailleurs une raison économique que donne Temour Batirachvili, le père d’Omar al-Chichani (le Tchétchène en arabe), le célèbre jihadiste à la barbe rousse, l’un des chefs des Tchétchènes qui luttent dans les rangs de l’Etat Islamique en Syrie. Il explique : « Quand Tarkhan (Omar al-Chichani) a guéri (de sa tuberculose), il était prêt à rejoindre à nouveau l'armée (géorgienne). Ils lui ont promis un travail, mais ils n'ont jamais tenu leur promesse », il continue, « si mon fils avait eu ne serait-ce qu'un peu d'espoir de vivre une vie meilleure en Géorgie, il ne serait jamais parti ».
 

Turquie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé mercredi 26 novembre 2014, "l'impertinence" des Etats-Unis dans la crise syrienne. La visite de Joe Biden, le vice-président américain, n’a donc pas contribué à aplanir les divergences entre les deux alliés sur le dossiersyrien.
"Je veux que vous sachiez que nous sommes contre l'impertinence et les demandes sans fin", a déclaré M. Erdogan en référence aux requêtes adressées par Washington à la Turquie dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).
Malgré les pressions exercées par les Etats-Unis, le gouvernement islamo-conservateur turc, proche des Frères musulmans, refuse toujours d'intervenir militairement au profit des forces kurdes qui défendent la ville syrienne de Kobané assiégée par les jihadistes, à la frontière turque.
Ankara oppose également une fin de non-recevoir à la demande américaine d'ouvrir sa base d'Incirlik aux avions qui bombardent les positions de l'EI en Irak et en Syrie.
La Turquie juge ces raids inefficaces et plaide pour que le départ du président syrien Bachar al-Assad soit la priorité de la stratégie de la coalition dans la région.
"Ils (les Américains) sont restés simples spectateurs lorsque le tyran (le président syrien) a massacré 300.000 personnes. Ils sont restés silencieux face à la barbarie d'Assad et maintenant ils jouent sur la mauvaise conscience (de l'opinion internationale) autour du sort de Kobané", a regretté M. Erdogan.
"Nous ne résoudrons pas nos problèmes avec l'aide d'un « esprit supérieur » mais avec celle de notre propre peuple", a conclu le président turc.
Lundi 24 novembre, M. Erdogan avait déjà accusé les Américains d’avoir une politique destinée uniquement à protéger leurs intérêts pétroliers dans la région.

Front irakien

Kirkouk
Vidéo tournée par les Peshmergas sur la ligne de front dans la région de Kirkouk :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=ed2baf5e6106

Front syrien

Alep
Vidéo de la brigade Noureddne al-Zanki montrant une attaque kamikaze contre une position de l’AAS à Alep :
https://www.youtube.com/watch?v=ElbzzXfJqV4&feature=p...

Damas et sa banlieue
Une vidéo (langue russe) montre la destruction d’une position rebelle dans la localité de Zamalka, voisine de Jobar (Exceptionnel) :
https://www.youtube.com/watch?v=2LhAIIsV1xk&feature=p...

Raqqa
Le bilan des bombardements de la ville de Raqqa par l’aviation syrienne, le mardi 25 novembre, s’est encore alourdi. On parle maintenant de 95 morts, dont une majorité de civils. En représailles, l’Etat Islamique menacerait d’exécuter des soldats de l’AAS détenus prisonniers.

Vidéo de la brigade rebelle Souqour esh-Sham (les faucons de Syrie)
Cette brigade est armée par le Qatar et la Turquie. Elle fait partie du Front Islamique armé et financé par l’Arabie saoudite et les pays du Golfe :
https://www.youtube.com/watch?v=2LhAIIsV1xk&feature=p...

Coalition internationale

Des effets négatifs des raids de la coalition internationale en Syrie
Les raids menés par la coalition internationale ont pour résultat de pousser de plus en plus d’Irakiens et de Syriens dans les bras de l’Etat Islamique. Le mouvement est particulièrement net en Syrie où plusieurs formations rebelles ont tout simplement rejoint l’EI (Daech) tandis que d’autres ont noué des alliances tactiques ou convenu une trêve avec l’organisation salafiste. C'est notamment le cas dans la région d’Edleb. Les brigades en question sont Jeich al-Mujahidin, la brigade al-Sham, la brigade Ahrar ash-Sham, et même le Front al-Nosra. Plus de mille combattants du Front al-Nosra auraient rejoint l’Etat Islamique en une seule semaine au mois d’août 2014, affirme Ali Sa’eed, un porte-parole du Commandement Révolutionnaire de l’Armée Syrienne Libre.
« L’Etat Islamique est un aimant qui attire un grand nombre de Musulmans » a déclaré au Guardian Abou Talha, le chef de la brigade Ansar al-Haq qui combat dans la Ghouta orientale. Lui et 200 de ses hommes ont rejoint l’EI. Il serait actuellement en négociations avec des combattants d’autres unités rebelles, comme le Front al-Nosra pour qu’ils rejoignent, eux aussi, l’Etat Islamique.
Un autre combattant de l’ASL dans la région de Homs a affirmé au journal britannique qu’il était hors de question pour lui de se battre contre l’EI à présent que l’aviation américaine bombardait l’organisation islamiste. Il affirme que 600 combattants de la brigade al-Ribat, de la province de Homs, auraient fait avec lui allégeance à l’EI. La brigade al-Ribat avait pourtant reçu une promesse de la part de la brigade Hazm, soutenue par les Etats-Unis, de recevoir des armes sophistiquées si la brigade acceptait de rejoindre la lutte contre l’Etat Islamique.
Tous les gens en Syrie, affirme Abou Zeid, un commandant de l’ASL, basé dans la région d’Edleb, se demandent pourquoi l’aviation US bombarde des cibles de l’EI et n’est jamais intervenue contre les mitrailleuses et les canons de l’Armée Arabe Syrienne.
« Les Américains ne nous ont jamais donné d’armes pour combattre l’armée de Bachar el-Assad, ajoute Abou Talha. Les armes arrivent seulement maintenant pour combattre l’EI ».
Abou Talha affirme que de nombreux commandants de brigades rebelles ont en secret confirmé leur allégeance à l’EI.

Jean René Belliard

 

25/11/2014

24 et 25 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Front irakien

Bagdad : toujours des attentats sanglants visant des quartiers chiites
Au moins dix personnes ont été tuées et 31  blessées lundi 24 novembre dans une attaque à la voiture piégée visant un quartier majoritairement chiite de Bagdad. L'explosion s'est produite dans le quartier Chaab, dans un secteur où des minibus stationnent à proximité d'un marché.

Ramadi
La tactique des Jihadiste de l’Etat Islamique pour venir à bout de la résistance de l’armée est toujours la même : des attaques suicides. Le Kamikaze Abou Talha al-Jazrawi a lancé son Humvee bourré d’explosifs contre l’une des positions les plus fortifiées de l’armée.

Selon al-Jazeera, le siège du gouvernement de la province sunnite d'al-Anbar à Ramadi serait tombé aux mains des Jihadistes de l'EI. On ignore le sort des défenseurs.
 

Jalawla (province de Diyala)
Après trois mois d’intenses combats, l’armée irakienne et les Peshmergas kurdes ont réussi à reprendre la ville de Jalawla occupée en juin par les Jihadistes de l’EI. Les Islamistes se sont échappés vers la rivière de Sirwan et les montagnes de Qaraj.
Cette vidéo montre les Peshmergas kurdes entrant à Jalawla (langue kurde):
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=184b07a6c371
Il reste que la province de Diyala reste très dangereuse pour l’armée irakienne ou les Peshmergas, comme en témoigne cette vidéo mise en ligne par l’Etat Islamique et qui montre la destruction d’un Humvee de l’armée par un IED (Improvised Explosive Device) :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=803e22fa7e1e

Les milices chiites se vengent sur les Sunnites après leur conquête dans la province de Diyala
Ils brûlent mosquées et maisons dans les localités conquises. Difficile de reconstruire une nation dans ces conditions :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Le député Qassem al-Araji dénigre l’assistance des Etats-Unis et encense l’Iran
Une vidéo très intéressante de l’interview par Russia Today du député Qassem al-Araji qui explique la complexité du jeu entre Américains et Iraniens sur le théâtre irakien. Vidéo en langue arabe sous-titrée en anglais :
https://www.youtube.com/watch?v=4HbX8ZzjnIk&feature=p...

Les propos d’al-Araji semblent faire écho à ceux du vice-ministre iranien des Affaires étrangères
L'époque de l'hégémonie américaine dans le monde touche à sa fin, a déclaré lundi 24 novembre le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Hadi Soleimanpour.
"La conclusion que l'on peut tirer sur la situation actuelle est que l'époque de l'hégémonie des Etats-Unis touche à sa fin. La force et la puissance de l'Europe diminuent elles aussi. C'est pour cette raison que les Etats-Unis refusent d'assumer la responsabilité internationale", a estimé le diplomate iranien.
Selon lui, "des démarches unilatérales, telles que la création de coalitions, l'usage de la force en dehors du cadre des Nations unies, ainsi que le recours aux sanctions unilatérales figurent parmi les facteurs évidents des relations internationales de l'époque révolue".
Dans le même temps, "la Russie, des forces émergentes et des Etats puissants dont l'Iran, leurs relations contribuent à former un nouveau monde multipolaire", a souligné le vice-ministre iranien.

Les Peshmergas aussi critiquent l’activité américaine :
Vidéo en langue anglaise :
https://www.youtube.com/watch?v=U0VdOoIwwuc&feature=p...

Toujours aucun accord sur le nucléaire iranien
Iraniens et Occidentaux n'ont toujours pas réussi à trouver un accord sur le nucléaire iranien malgré une semaine de discussions intenses  à Vienne. La pierre d’achoppement concernerait le nombre de centrifugeuses que l’Iran compte conserver, ainsi que la manière envisagée par les Occidentaux pour la levée des sanctions.
Le fait que le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne)  n’ait pas réussi à trouver un accord avec l’Iran ne semble pas inquiéter outre mesure le président iranien, Hassan Rohani. Celui-ci affirmait, lundi 24 novembre dans la soirée, que les négociations nucléaires avec les grandes puissances devraient aboutir à un accord définitif après l'annonce d'une prolongation des discussions jusqu'à l'été 2015.
Une nouvelle réunion entre l'Iran et représentants du groupe 5+1 est programmée en décembre, en un lieu et à un niveau restant à préciser.

La Russie place ses pions
Pour Ali Ahani, l’ambassadeur d’Iran à Paris, Ali Ahani : "La politique ferme des pays occidentaux dans la coopération nucléaire avec l’Iran a offert à la Russie une opportunité favorable pour développer et renforcer ses coopérations avec l’Iran... Mise à part l’achèvement de la construction et la mise en marche du réacteur nucléaire de Bushehr, la Russie a finalisé dernièrement un contrat pour la construction de deux autres réacteurs nucléaires en Iran et est en train de préparer actuellement les préparatifs pour la construction de six autres réacteurs nucléaires. Dès lors, la Russie a dépassé les autres puissances nucléaires, ce qui ne doit pas être au goût de ces derniers. En effet, alors que l’économie de l’Occident est en crise et que le chômage croît de manière inquiétante, la Russie a réussi à priver les pays occidentaux d’excellentes opportunités en Iran".

Front Syrien

Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
Les combattants de l’YPG (Unités de protection du peuple) ont avancé dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 novembre à Kobané, à la frontière turque. Ils ont attaqué autour de Souk al-Hal (le marché au coriandre), la municipalité et le secteur de la place Azadi à l’est de la ville. Les Kurdes se seraient emparés de bâtiments à la sortie de la ville et avanceraient vers le secteur nord.
32 membres de l'EI ont été tués dans les affrontements à l’arme lourde, parmi lesquels deux chefs, dont un « Britannique ». Plusieurs combattants kurdes auraient également perdu la vie. Les Kurdes auraient également récupéré de grandes quantités d’armes et de munitions.
Vidéo des armes capturées par les Kurdes :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=084bae522514
La coalition internationale a mené cinq raids à Kobané durant la nuit du samedi 22 au dimanche 23 novembre.

Alep
Dans la région d'Alep (nord), les Jihadistes du Front al-Nosra et des rebelles de l’ASL, renforcés par huit chars du Front al-Nosra et de l’artillerie lourde, poursuivaient lundi 24 novembre leur attaque contre les localités chiites de Noubbol et de Zahra.
Zahra.png

 

 

La localité de Zahra

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’attaque contre le sud-est de Zahra a été lancée à partir de trois villages, Mayer, Bayanoun et Tamoura, obligeant les habitants chiites du sud-est du village à fuir vers le centre".
Au moins huit rebelles et un civil ont été tués dans les combats, selon l'OSDH. Les habitants de Zahra ont indiqué de leur côté que 10 jihadistes d'Al-Nosra avaient péri et que deux avaient été faits prisonniers. Les combats auraient fait deux morts et 19 blessés parmi les civils.
Les hélicoptères de l'armée syrienne ont largué ce mardi 25 novembre des armes et des munitions aux défenseurs de Noubbol et al-Zahra, deux localités assiégées depuis près deux ans. Les combattants qui défendent ce secteur sont au nombre de 17000. Ils sont bien armés, motivés, bien entrainées et savent qu’ils n’ont pas d’autre option que de combattre jusqu’à la mort.  Ils ont reçu ces dernières heures un renfort inattendu, celui des kurdes syriens de Hassaka Ces derniers ont allumé de grands feux pour aider les hélicoptères de l'armée nationale à retrouver leur chemin et larguer leurs charges ! La coopération entre l’AAS et les Kurdes semblent parfaitement fonctionner puisque ce sont les combattants kurdes syriens qui ont rassemblé une partie de ces armes avant de les transférer via des points de passage sûrs vers Noubbol et Al Zahra.
L’enjeu principal pour les milices est de sauvegarder les principales voies d’approvisionnement en armes pour les quartiers est d’Alep, au moment où l’armée est en train de resserrer l’étau autour de cette ville. Il faut savoir que Noubbol et al-Zahra sont situées le long de l’autoroute qui donne accès à la Turquie.
Le Front al-Nosra aurait dépêché d’importants renforts en provenance du gouvernorat d’Edleb. Le Front affirme que plus de 20 Kamikazes sont prêts à réaliser des opérations martyre pour infliger aux Nassiriens (Alaouites) et aux Rawafeds (appellation péjorative utilisée par les salafistes pour désigner les chiites) des pertes sur les divers fronts d’Alep.
Le problème pour les Jihadistes est que les voitures piégées doivent nécessairement  traverser les régions sous le contrôle des défenseurs des deux localités de Noubbol et Zahra.
  
L’AAS a beaucoup progressé à Alep
A Alep même l’Armée Arabe Syrienne a beaucoup progressé. L’AAS est parvenue en quelques heures à prendre le contrôle de pans importants du quartier résidentiel de chababi et à couper la voie qui relie Hanano à la place Gondol. Celle-ci qui constitue la route la plus importante pour faire acheminer les armes aux quartiers est d’Alep contrôlés par les rebelles.
L’armée se trouve désormais à 1.700 mètres du point prénommé Castello dont la prise lui permettrait de couper toutes les routes d’approvisionnement des rebelles. Et pour rendre encore plus difficile l’acheminement d’armes et de munitions en provenance de Turquie vers les quartiers d’Alep tenus par les rebelles, l’AAS soumet le pourtour de la ville à un déluge de feu.

Le problème à Alep : l’approvisionnement
Le problème à Alep est la sécurité des voies d’approvisionnement. Et ceci vaut pour les rebelles comme pour les soldats de l’AAS tant les positions des uns et des autres sont imbriquées. La vidéo ci-dessous montre des miliciens de la brigade Noureddine al-Zanki détruire un véhicule militaire transportant des approvisionnements à l’aide d’une mitrailleuse Douchka dans le district de Ramussa (Alep) :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=8c0b0cab7279

Fabius veut sauver Alep et créer des « safe zones » !
Fabius, en tant que ministre des Affaires Etrangères, s’imagine pouvoir sauver la ville d'Alep et créer des "zones de sécurité" interdites à la fois à l'aviation du régime syrien et aux forces de l'organisation Etat islamique. Le problème est : comment et avec quel moyen ?
"On travaille avec l'envoyé de l'Onu Staffan de Mistura pour essayer de sauver Alep et d'autre part de créer des zones qu'on appelle en anglais « safe zones » (des zones de sécurité), où il ne soit pas possible aux avions de Bachar el-Assad et aux gens de Daech (autre nom de l'Etat islamique) de poursuivre les Syriens", a déclaré Fabius sur France Inter.
"On est en train de travailler à ça. Il y a pas de mal de gens à convaincre, les Américains bien sûr, d'autres encore, mais c'est la position de la diplomatie française, et je répète que l'objectif maintenant, c'est de sauver Alep", a-t-il ajouté.
"Nous disons que nous avons deux adversaires, Daech bien sûr et al-Qaïda, et monsieur Bachar el-Assad, qui en profite, si je puis dire, pour avancer ses pions", a encore déclaré le ministre, face aux critiques selon lesquelles les frappes occidentales ne viseraient que le mouvement islamiste radical.
"Nous disons qu'il faut qu'il y ait des frappes qu'on appelle en jargon des frappes ambiguës, qui permettent que Bachar el-Assad recule, et qu'il y ait au nord de la Syrie des zones de sécurité où la population syrienne puisse en paix se développer", a-t-il expliqué. "Il y a déjà plusieurs semaines dans la presse française et internationale, j'ai dit : Il faut sauver Alep, parce que je pressentais déjà qu'après Kobane, où Daech a été stoppé, la prochaine cible pour Daech et d'ailleurs aussi pour Bachar el-Assad, ce serait Alep. Or abandonner Alep, ce serait condamner la Syrie et ses voisins à des années, je dis bien des années, de chaos, avec des conséquences humaines terribles", a ajouté M. Fabius.

Province d’Edleb (Nord syrien)
L’Armée Arabe Syrienne (AAS)  s'apprête à lancer bataille pour reprendre Khan Cheikhoun situé dans le rif au sud d'Edleb. Cette ville, qui abrite quelques 70.000 personnes, se situe sur l'autoroute internationale Damas-Alep.
Les unités de l’AAS déployées dans le rif au nord de Hama et placées sous le commandement du général quatre étoiles Suheil al-Hassan, alias « le Tigre » se préparent à attaquer Khan Cheikhoun, une région stratégique entre Damas et le nord syrien. La prise de Khan Cheikhoun permettrait de progresser vers Edleb et sa banlieue, situées au nord ouest de la Syrie et proches de la frontière turque. Cette importante région est toujours occupée par les rebelles. C'est le bastion des Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie).
La perte de Khan Cheikhoun par les rebelles serait pour eux un coup fatal. Le rif nord de Hama, libéré depuis près d'un mois par « Le Tigre » et ses soldats est aujourd’hui pacifié,  bien que les rebelles tirent encore quelques roquettes de temps en temps en direction de Morek, une ville reprise par l’AAS.
Morek, dans le rif nord de Hama, devrait être le point de départ de la grande offensive que « le Tigre », renforcé par des unités du Hezbollah libanais et les forces populaires, se prépare à déclencher : l'objectif étant la prise d'assaut et le nettoyage du rif sud d'Edleb, voisin du rif nord de Hama.

Cela fait trois ans que la région d'Edleb est occupée par les rebelles syriens. L’Etat-major de l’AAS a déjà procédé à la phase préparatoire de l’offensive en soumettant les positions rebelles à l’est et au sud est de Khan Cheikhoun à d’intenses bombardements aériens. La tactique est de confier à l'aviation la mission d’ouvrir la voie à la progression des forces terrestres en direction de Khan Cheikhoun. Pour l’instant, les troupes de l’AAS campent dans la ville de Mahrada, proche de Khan Cheikhoun.
Pour la rébellion syrienne, la défense de Khan Cheikhoun est une question de vie ou de mort.  La victoire de chacune des parties signifierait la débâcle de l'autre.
Mais « le Tigre » ne vise pas seulement à libérer Khan Cheikhoun ! il veut également reprendre le contrôle de deux bases militaires de l'armée, celles de Wadi Deif et d’Al-Hamediya situées dans le rif de Maarat al-Numan.

Raqqa – la place forte de l’Etat Islamique
L’AAS continue sa progression dans la banlieue ouest de Hassaka et s'approcherait de Raqqa, la place-forte de l’Etat Islamique. 
Les troupes syriennes se sont déployées près du terminal pétrolier d’Abyaz à Hassaka. Les forces de l'AAS occupent désormais les hauteurs d’Abdel Aziz dans la banlieue ouest de Hassaka. Cette zone donne accès à Raqqa.
Par ailleurs, on apprenait qu’un bombardement aérien de la ville de Raqqa par l'aviation syrienne avait fait une entre 50 et 90 morts.
Voir la vidéo (attention ! certaines images peuvent choquer) :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=79b0d8f9744b

Front sud
Les rebelles poursuivent leur harcèlement de la Brigade 82 de l’Armée Arabe Syrienne après que celle-ci se soit retirée de Sheikh Maskin. L’objectif des rebelles est d’anéantir la résistance de cette brigade pour ouvrir la route vers Damas et desserrer l’étau autour de la Ghouta occidentale. Pour l’instant, les soldats de la Brigade 82 résistent et ont même réussi à reprendre le contrôle du périmètre entourant leur base. Il y aurait eu 22 tués parmi les rebelles.
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=043db3ecc8ca
et à la tombée de la nuit – image impressionnante d’un projectile se dirigeant vers le cameraman :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=ce942f3157a5
Arrivée de renforts de la rébellion :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=9f055b9a95ba

Province de Quneitra
Les deux villes de Baas et Khan Arnaba attaquées depuis trois derniers jours par l’armée du Sud regroupant une trentaine de milices, dont la branche armée d’Al-Qaïda en Syrie, le front al-Nosra, seraient toujours entre les mains des forces gouvernementales, si on en croit le quotidien syrien al-Watan..
Plus de 210 miliciens auraient été tués au cours des combats, dont 6 chefs de milices et 400 autres auraient  été blessés et évacués vers les hôpitaux jordaniens.
Parmi les chefs tués figure Tariq al Zoubi, le chef des opérations de la milice Fajr al-Islam (proche du Front al-Nosra) qui a été tué  dans la ville de Baas.
Zoebi_baas.png 
 

Tariq al-Zoubi

 

 

 

 

 

 

 

Coalition internationale

USA
Le sénateur Républicain Chuck Hagel, qui avait pris ses fonctions en tant que chef du Pentagone en février 2013, a annoncé sa démission lundi 24 novembre 20014 lors d'une intervention commune avec le président Barack Obama. Hagel a toujours été opposé à la politique américaine en Irak ou en Afganistan. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle Barack Obama l’avait choisi pour mettre un terme aux grandes opérations de combat de l’armée américaine en Afghanistan.
 
Avec la montée en puissance de ses opérations militaires enIrak et en Syrie, il semble que Chuck Hagel ne soit plus en odeur de sainteté au sein de l'administration Obama. Il a pris son poste pour mettre fin à la guerre et non pour en déclencher une autre" a déclaré un proche du chef du Pentagone sortant.
Selon le NYT, Michele Flournoy, l'ancien sous-secrétaire de la défense ; le sénateur Jack Reed, démocrate de Rhode Island ainsi qu'un ancien officier de 82nd Airborne de l'armée; et Ashton B. Carter, un ancien sous-secrétaire à la Défense, seraient tous des candidats possibles.

Israël

Jérusalem
Nouvel incident sécuritaire à Jérusalem. Un Israélien a été grièvement blessé après avoir été attaqué par plusieurs individus et poignardé dans la Vieille ville à Jérusalem-Est, lundi 24 novembre dans la soirée. L’'un de ses agresseurs, un palestinien, a été arrêté. La victime est un étudiant dans une "yéshiva", une école talmudique, située dans la Vieille ville.

Jean René Belliard