24/08/2014

23 t 24 août 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen orient

Cinq pays arabes décident de lutter ensemble contre les Jihadistes
L'Arabie saoudite et quatre autres pays arabes, le Qatar, l’Egypte, les Emirats Arabes Unis et la Jordanie, sont convenus dimanche 24 août de la nécessité de lutter contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI), qui "menacent" la sécurité et la stabilité de la région et du monde.
La réunion s'est tenue à huis clos. Elle a regroupé autour du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, ses homologues d'Egypte, des Emirats arabes unis et du Qatar et un conseiller de Jordanie, représentant "les pays arabes membres du comité de contact international sur la Syrie".
Dans un communiqué publié au terme d'une réunion ministérielle à Jeddah (ouest de l'Arabie saoudite), les participants ont indiqué avoir discuté de "la progression de l'idéologie terroriste et extrémiste, et des troubles que connaissent certains pays arabes", dans une allusion aux avancées des jihadistes de l'EI en Irak et en Syrie.
Ils ont également passé en revue "les graves répercussions" sur "les Etats de la région et la menace que (ces jihadistes) représentent pour la sécurité et la paix mondiales", selon le texte publié par l'agence officielle saoudienne Spa.
Les participants, qui ont examiné aussi "les développements de la situation en Syrie", ont relevé "une convergence de vues sur les questions évoquées et sur la nécessité d'agir sérieusement (...) pour préserver la sécurité et la stabilité des Etats arabes", souligne le communiqué.
Les résultats de la rencontre devraient être soumis aux 17 autres membres de la Ligue arabe.

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09/08/2014

Gaza – Samedi 9 août 2014

Après une nuit calme, reprise des tirs de roquettes
Les tirs de roquettes ont repris après dix heures de pause.

Les Palestiniens ont tiré 57 roquettes sur Israël vendredi 8 août
Israël a répondu par des bombardements de cibles à l’intérieur de Gaza et retiré sa délégation des négociations du Caire. Les bombardements israéliens ont fait une dizaine de morts palestiniens au cours de la journée du 8 août, parmi lesquels un enfant de 10 ou 11ans. Le total des personnes décédées à Gaza depuis le 8 juillet s’élève maintenant à 1900.
Les autorités israélienne ont appelé à la réouverture des abris anti-roquettes publics dans un rayon de 80 km de la bande de Gaza, et ceux situés au sud de Tel Aviv.

L’armée israélienne avait poursuivi ses bombardements au cours de la nuit du 8 au 9 août
On a appris de sources palestiniennes que l’armée israélienne a attaqué diverses cibles dans la bande de Gaza au cours de la nuit. Parmi ces cibles se trouvaient des maisons de dirigeants d'organisations palestiniennes de résistance.

Les Etats-Unis espèrent toujours d’un cessez-le-feu
"Nous espérons que les parties s'accorderont sur une prolongation du cessez-le-feu dans les prochaines heures", a déclaré Marie Harf, une porte-parole du département d'Etat.
Lors d'un appel téléphonique, le président Barack Obama et le roi Abdallah II de Jordanie ont souligné la nécessité d'un cessez-le-feu durable et d'un "soutien accru aux civils de Gaza qui ont terriblement souffert durant le conflit".
Une délégation américaine qui comprend l'envoyé de Washington pour le Proche-Orient, Frank Lowenstein, se trouve toujours au Caire dans l’espoir d’une reprise des négociations.

Le « médiateur » américain très critique du Hamas
Marie Harf a estimé que le Hamas portait l'entière responsabilité de la fin du cessez-le-feu comme du nombre élevé de victimes civiles à Gaza.
"Israël était prêt à prolonger le cessez-le-feu, le Hamas a refusé et recommencé à tirer des roquettes contre Israël et il continue à formuler des exigences maximalistes", a estimé Mme Harf.

Le Hamas reste intraitable tant que le blocus de Gaza ne sera pas levé
Le Hamas a accusé jeudi soir « Israël » de bloquer les négociations pour une prolongation de cette trêve en n'accédant pas aux demandes de la délégation palestinienne, notamment la fin du blocus de Gaza qui asphyxie l'enclave depuis huit ans et la libération de prisonniers.
"Nous refusons de prolonger le cessez-le-feu, c'est une décision finale, Israël n'a rien proposé", a déclaré à l'AFP un membre du Hamas au sein de la délégation de négociateurs palestiniens au Caire. « Israël » "n'a pas accepté de mettre un terme au blocus", a expliqué le responsable du Hamas au Caire.

Les Brigades Ezzedine al-Qassam menacent Israël d’une guerre d’usure
Le porte-parole des Brigades Ezzedine al-Qassam, Abu Obaida, a déclaré : "Si nos exigences ne sont pas acceptées par Israël, nous transformerons ce conflit en guerre d'usure".
Abou Obaida exige la possibilité de construire un port sur la Méditerranée. Il réclame aussi "la fin véritable de l'agression (israélienne) et une vraie levée du siège". Faute de quoi, Tsahal sera contraint d’entrer dans une guerre d’usure paralysant la vie dans les grandes villes israéliennes, dont la suspension pour plusieurs mois des vols dans l’aéroport Ben Gourion; ou encore d’être attiré dans des affrontements terrestres.

Principaux évènements de la journée du 9 août
07h00. Cinq missiles ont explosé dans un terrain vague sans faire de victimes.
08h00. Tirs de roquettes sur le Néguev occidental.
09h00. Tsahal a repris l’attaque de cibles à l’intérieur de Gaza. Une personne a été tuée au cours du bombardement d’une mosquée à Nuseirat.
10h00. Tirs de roquettes sur le Néguev occidental.
10h59. Quatre Palestiniens ont perdu la vie au cours de frappes israéliennes dans le centre de la bande de Gaza.
"Deux personnes ont été tuées dans une frappe sur le camp de Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza, et deux corps ont été sortis des décombres de la mosquée al-Qassam", qui a été bombardée par l'aviation israélienne, a déclaré à l'AFP Achraf al-Qodra, porte-parole des services d'urgence palestiniens.
11h00. Les tirs de roquettes se poursuivent par intermittence.
12h00. Le Néguev occidental est une nouvelle fois pris pour cible.
14h00. Tirs sur le Conseil de district de Hof Ashkelon.
15h00. Hof Ashkelon et le conseil régional d’Eshkol sont à nouveau soumis à des tirs de roquettes.
16h00. Poursuite de tirs sur le Néguev occidental.

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

10:34 Publié dans Brigades Ezzedine al-Qassam, Etats-Unis, Gaza, Hamas, Israel, Jordanie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

04/08/2014

Que se passe-t-il à la frontière libano-syrienne de la Bekaa ?

La bataille de Qalamoun une caisse de résonnance de l’évolution de la rivalité entre Arabie saoudite et Iran
La bataille de Qalamoun, dans le rif de Damas, et à la frontière libanaise, notamment du côté de Ersal, continue de faire rage malgré la victoire proclamée par l’armée d’Assad et le Hezbollah. Ils avaient cru qu’en prenant les villes et villages de la région, ils en avaient fini avec l’Armée Syrienne Libre et le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie). Les évènements ont démenti cet optimiste. La bataille fait rage et les pertes sont lourdes des deux côtés. Le Qalamoun est le seul secteur de Syrie où Armée Syrienne Libre, les Jihadistes du Front al-Nosra et ceux de l’Etat Islamique luttent côte à côte.

Le jurd d’Ersal, une base arrière des rebelles syriens
Les rebelles utilisent, depuis des mois, le jurd autour de la localité libanaise d’Ersal comme base arrière. Cette région a de tous temps été un lieu de contrebande en tout genre entre la Syrie et le Liban et de planque pour les hors-la-loi libanais ou syriens.

Hassan Nasrallah a une lourde responsabilité en engageant le Hezbollah dans le conflit syrien
La situation s’est envenimée lorsque le Hezbollah a été engagé dans le conflit syrien, aidant l’armée de Bachar el-Assad à combattre les rebelles. Il obéissait, en cela, à un ordre de Téhéran, soucieux de conserver « l’arc chiite » dans son intégralité. « L’arc chiite » est une expression utilisée pour la première fois par le monarque jordanien pour désigner la continuité de la présence chiite allant de Téhéran à la frontière israélo-libanaise en passant par l’Irak et la Syrie. En s’engageant aux côtés de la communauté alaouite qui exerce de facto le pouvoir en Syrie, quand bien même les représentants d’autres communautés y participeraient, le Hezbollah a clairement pris le risque de provoquer une déflagration au Liban. La communauté sunnite du Liban et de Syrie a bien compris que le Hezbollah exécutait un plan régional sur une base confessionnelle. Et ce ne sont pas les déclarations du contraire par les leaders de la milice chiite qui vont la convaincre qu'elle se trompe.

Les autorités libanaises sont effrayées par les risques sécuritaires
La classe politique libanaise, dans son ensemble, est effrayée par les risques d’explosion au Liban et fait tout pour rejeter sur des agents extérieurs au Liban les incidents sécuritaires qui frappent régulièrement le pays. Les leaders modérés de la communauté sunnite, en commençant par Saad Hariri, tout en condamnant l’engagement du Hezbollah aux côtés des troupes d’Assad, appellent au calme et au respect des institutions. Mais parlons-en justement de ces institutions quand une partie de la classe politique, celle qui est engagée dans la défense de Bachar el-Assad et de l’Iran, maintient le pays dans le chaos institutionnel au lieu de se dépêcher de mettre le pays à l’abri du danger en se dépêchant d'élire un nouveau président et de donner au gouvernement les moyens d’agir au lieu de se battre pour des prérogatives insignifiantes au regard du danger.

L’armée libanaise – l’armée de tous les dangers
Tant que le pays reste attaché à la cohésion nationale et protège ses institutions, l’armée sera le bras armé de l’indépendance libanaise et recevra l’aide des pays occidentaux. Mais si la classe politique et le peuple se divisent, l’armée, dont la composition est peu ou prou identique à la nation libanaise, volera en éclats. On a déjà connu ce cas au cours de la guerre (que j’hésite à appeler civile) lorsque l’armée libanaise s’est divisée en Armée du Liban Arabe (ALA) alliée de l’OLP,  l’Armée du Sud Liban (alliée d’Israël) et d’autres unités rejoignant un camp ou un autre.
La première intervention de l’armée libanaise à la fin du mois de juin 2013 n’a pas été un succès sur le plan politique, même si les Islamistes partisans de Cheikh Assir ont été rapidement défaits. Le problème est que l’armée est clairement apparue comme intervenant pour le compte et aux côtés des miliciens du Hezbollah. Pourquoi dans ce cas désarmer les miliciens sunnites et laisser les miliciens du Hezbollah se pavaner avec leurs armes et leurs uniformes à l’intérieur du pays et s’affubler du nom de « Résistance » ? C’est naturellement la question que se posait la rue sunnite qui n’avait pas particulièrement de sympathie pour ce Cheikh extrémiste mais qui voyait bien qu’il y avait deux poids deux mesures.

Union nationale derrière l’armée – En est-on si sûr ?
Les politiciens libanais jurent leurs grands dieux qu’ils sont tous derrière l’armée libanaise. Mais en coulisse on regrette une nouvelle fois que l’opération militaire menée dans le jurd d’Ersal serve à prêter main forte au Hezbollah en difficulté dans le Qalamoun. 
L’armée dit vouloir fermer les frontières aux rebelles syriens et aux Jihadistes pour protéger le Liban, mais on voit bien que la frontière n’est pas fermée pour tout le monde et que le Hezbollah continue d’acheminer armes et bagages à ses unités déployées de l’autre côté de la frontière. La tension qui monte à Tripoli et dans d’autres régions du Liban est la preuve que la fameuse « union sacrée » n’est pas aussi réelle qu’on veut bien le dire.

Ersal et le problème des « réfugiés » syriens
Ersal en quelques chiffres, c’est une localité sunnite de 30 000 habitants dans une région où villages sunnites et chiites se côtoient. Les villages chiites sont des places fortes du Hezbollah et les localités sunnites ont généralement pris fait et cause pour la rébellion syrienne. A Ersal se trouvent près de 120.000 réfugiés syriens. Il y a parmi eux beaucoup de rebelles et de jeunes désoeuvrés qui rêvent d’en découdre avec le Hezbollah et l’armée d’Assad car la plupart ont fui la Syrie après l’intervention du Hezbollah.

5000 éléments armés à Ersal et dans le jurd aux alentours
Aucune information officielle n'a été fournie sur le nombre de rebelles présents à Ersal. Samir Mokbel, vice-premier ministre et ministre de la défense affirme que leur nombre « ne dépasse pas les 2 500 dans toute la zone d'Ersal, y compris le jurd ». Des sources militaires prétendent, elles, qu’il y aurait 5 000 combattants.
Pour le commandant en chef de l'armée, Jean Kahwagi, « ces éléments armés sont étrangers au Liban et relèvent des différentes formes actuelles de « takfirisme ». Ces éléments sont de diverses nationalités et se trouvaient en dehors des frontières. Ils sont arrivés au Liban après une coordination avec des individus implantés à l'intérieur des camps de réfugiés (syriens) ».  Pour l’armée libanaise, l’affaire est claire. Ces gens sont des terroristes, des membres d’al-Qaïda et de l’Etat Islamique, des Jihadistes. Il faut les "éliminer".

Les rebelles syriens affirment qu’il s’agit d’un complot pour chasser les réfugiés syriens du Liban
Ils demandent à la communauté internationale de veiller à ce qu’il n’y ait pas de grands massacres dans la région d’Ersal et le Qalamoun. 
Ils justifient leurs craintes par le fait qu’il y aurait dans la région, autour d’Ersal, environ 20.000 miliciens du Hezbollah revêtus d’uniformes de l’armée libanaise. Ces gens pour l’instant n’interviennent pas mais se trouvent immédiatement derrière 5000 militaires libanais engagés dans une opération pour chasser de la région tous les rebelles syriens et étrangers.
L’armée libanaise a déployé un matériel impressionnant : canons de 155 mm, tanks, des hélicoptères et des avions de combat.
Les régiments, dont une unité aéroportée, sont commandés par le général Roukoz, un allié par alliance de Michel Aoun, ce général politicien qui a pris fait et cause pour le Hezbollah et Bachar el-Assad alors qu’il avait alimenté la chronique en 1990 en affrontant l’armée syrienne.
L’objectif déclaré de l’armée libanaise est d'affirmer le contrôle de l’Etat sur la totalité du territoire libanais. Parfait ! Mais cela signifie en clair qu’il va falloir chasser les Jihadistes introduits au Liban. Ceux-ci sont malheureusement intégrés à la masse des réfugiés et il faut s’attendre à ce que l’affaire soit sanglante.
On a vu que la bataille du Qalamoun (côté syrien) était loin d’être achevée, malgré les cris de victoire des soldats d’Assad et du Hezbollah après la prise des quelques villes de la région. On peut prévoir que la bataille va également durer un certain temps dans le jurd d’Ersal avec le risque que le conflit s’étende à d’autres régions du Liban.

La bataille dans le jurd d’Ersal risque de provoquer un embrasement
La bataille ne s'arrêtera donc pas à Arsal mais atteindra Beyrouth et d'autres régions libanaises.
Ceci d’autant plus que beaucoup de Libanais aimeraient bien se débarrasser du Hezbollah.
Le Hezbollah pourrait être également intéressé à ce que l'affrontement s'étende. Un conflit à l’intérieur du Liban pourrait lui permettre de couvrir son échec flagrant en Syrie et retrouver une justification à son combat.

La communauté chrétienne pas concernée mais divisée
Encore une fois, la communauté chrétienne va se retrouver paralysée par un conflit qui, théoriquement, ne la concerne pas.
Les Chrétiens, dans leur majorité, n’aiment ni les Jihadistes qui veulent les chasser du Liban, ni le Hezbollah qui leur fait peur. Mais certains leaders chrétiens ont fait des alliances électorales avec l'un ou l'autre camp, ce qui les empêche, pour l'instant, de faire l'union sacrée face au danger.

Jean Kahwagi, le commandant en chef de l'armée libanaise, tire la sonnette d’alarme
C’est pourquoi le général en chef de l’armée libanaise, Jean Kahwagi, a tiré la sonnette d’alarme : « La situation est beaucoup plus grave que d'aucuns veulent le croire », appelant « tous les responsables politiques et religieux à prendre garde à ce qui se prépare désormais pour le pays, puisque tout dérapage, dans n'importe quelle région, pourrait être très dangereux ». « Ce qui se passe à Ersal atteindra l'ensemble du territoire, parce que nous savons tous l'enchevêtrement des régions au Liban », a-t-il souligné, appelant également à une solution à la situation des réfugiés, « afin d'éviter le développement d'îlots de terrorisme ». Effectivement, les Brigades des sunnites libres de Baalbeck, une organisation jihadiste ayant déjà à son actif plusieurs attentats, déclaraient qu'elles étaient « prêtes à participer à n'importe quelle bataille jusqu'à la victoire ».

Le fil des évènements
Tout a commencé le 2 juillet lorsque « des éléments armés ont commencé à se regrouper en nombre impressionnant, peu après l'arrestation au barrage de Wadi Hmeid du commandant de la brigade islamiste Fajr al-Islam, un certain Imad Ahmad Jomaa, alors qu'il transportait un blessé de son groupe de combat vers un hôpital d'Ersal. 400 rebelles ont alors lancé un assaut contre des postes militaires du secteur pour obtenir la libération de Jomaa.

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Imad Ahmad Jomaa 

 

 

 

 

 

 

 

Les rebelles ont tenté d'encercler tous les postes de tous les côtés, et en grand nombre », a indiqué le général Jean Kahwagi. Des troupes héliportées de l’armée ont alors effectué une contre-attaque rapide pour libérer le périmètre autour des postes
Des renforts, incluant des unités d'élite et la huitième brigade, ont été dépêchés dans la région pour aider les unités héliportées à reprendre le terrain.
Des combats violents ont eu lieu au niveau de la caserne 83, située près de l'école technique d’Ersal. Les combats se sont étendus jusqu'aux limites du village chiite de Laboué, une place-forte du Hezbollah. 
Les combats du samedi 2 juillet ont coûté la vie à  quatorze militaires libanais, dont deux officiers, ainsi qu’à des dizaines de rebelles. 86 soldats ont été blessés et 22 sont portés disparus.
Les combats se poursuivaient le dimanche 3 et le lundi 4 juillet aux environs de la localité frontalière d'Ersal que les habitants continuaient à fuir.

Ersal est actuellement entre les mains des Islamistes sunnites
Ersal est actuellement sous le contrôle des groupes armés. Les membres de ces groupes sont sortis des camps de réfugiés syriens à la lisière de la ville pour attaquer l’armée dès l’annonce de l’arrestation de Jomaa.  Ces hommes appartiennent à différentes nationalités et sont très bien organisés. Habillés en noir et cagoulés, ils patrouillent dans les rues de la ville.

hommes armés à Ersal.jpg


Les Islamistes contrôlent Ersal












Le Hezbollah propose son aide
Déjà, au sein des milieux hezbollahis, on prétend que l’armée ne pourra seule gagner cette bataille. Ibrahim el-Amine, le rédacteur en chef du journal al-Akhbar, proche du Hezbollah, affirme : « Si l’armée n’appelle pas à un soutien direct de l’armée syrienne et des forces du Hezbollah, elle sera face à un grand problème, surtout qu’elle est en crise sur le plan des capacités militaires mais aussi sur le plan de l’action de renseignement nécessaire dans ce cas.
Alors que son ennemi possède de grandes expertises militaires, auxquelles s’ajoutent des orientations pédagogiques qui permettent de se sacrifier face à l’ennemi. Donc, il est illogique de prévoir une bataille rapide et décisive contre ces groupes », écrit al-Amine.

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)