20/10/2014

20 octobre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Turquie

La Turquie laisse passer les renforts kurdes vers Kobane
La Turquie a finalement cédé devant les menaces de plus en plus précises de l’administration américaine et de l’Union Européenne. Elle a accepté de laisser passer armes et combattants kurdes d’Irak en Syrie à travers le territoire turque.
La Turquie a pris des mesures pour aider les combattants kurdes d'Irak à rejoindre, via son territoire, la ville syrienne kurde de Kobané assiégée par les jihadistes, a annoncé lundi 20 octobre le ministre turc des Affaires étrangères, Mevul Cavusoglu.
"Nous aidons les forces des pechmergas kurdes à franchir la frontière pour aller à Kobané. Nos discussions à ce sujet continuent", a déclaré M. Cavusoglu lors d'une conférence de presse avec son homologue tunisien, Mongi Hamdi, sans donner d'autres précisions.
Le changement de ton d’Ankara est intervenu moins de vingt quatre heures après que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ait de nouveau accusé, dimanche 19 octobre, le principal parti kurde de Syrie, le Parti d'union démocratique (PYD), dont l’YPG est la branche armée, d'être une "organisation terroriste", lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Les Turcs auraient obtenu, en échange de leur acceptation, que la résistance kurde syrienne fasse allégeance à l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK) et son président, Jalal Talabani. L’UPK entretient de bonnes relations avec la Turquie, contrairement à l’YPG qui est plutôt alliée au PKK, un Parti interdit par Ankara.
Les Peshmergas (Kurdes irakiens) n’ont pas tardé à traverser la Turquie pour gagner Kobane à la frontière turco-syrienne comme en témoigne cette vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=Ge1MqCvob7o&feature=p...
Les Peshmergas entrent à Kobane :
https://www.youtube.com/watch?v=WkYbZiJ5Hqo&feature=p...
 
Front syrien

Bataille d’Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
L’armée américaine a largué à l’aube du dimanche 19 octobre des armes légères, des munitions et du matériel médical sur Kobane. Les armes auraient été prises sur les stocks des Peshmergas irakiens et largués par trois avions cargos C-130 américains qui ont effectué plusieurs largages.
« Il semble que la vaste majorité des largages d’armes ait atteint les Kurdes, a indiqué un haut responsable américain, et les C-130 n’ont eu à faire à aucune résistance en Syrie pendant leurs survols, ni à l’entrée ni à la sortie de l’espace aérien. »
Les Américains ont cependant été obligés de détruire une des palettes de matériel qui s'était égarée lors du largage aux Kurdes l’YPG assiégés dans la ville de Kobané, pour éviter qu'elle ne tombe entre les mains des Jihadistes du califat islamique. 
Les Américains ont en même temps poursuivi leur offensive aérienne avec six nouvelles frappes dimanche 19 et lundi 20 octobre a précisé le Centcom. Depuis fin septembre, plus de 135 raids aériens ont été menés autour de Kobané. Les raids conduits dimanche et lundi ont détruit des positions de combats et de mortiers des Jihadistes ainsi qu'un de leurs véhicules.
Vidéo d’un largage :
https://www.youtube.com/watch?v=QkhOd6bLDaA&feature=y...
Redur Xelil, le porte-parole des Unités de protection du peuple (YPG) a confirmé à l'AFP l'arrivée de ces armes et précisé qu'elles "aideront grandement" et auront "un effet positif" sur les opérations militaires contre l'EI.

Cruauté dans le califat islamique
Un régime de terreur s’est abattu sur les régions conquises par l’Etat islamique. Le dernier acte de cruauté en date concerne l’exécution puis la crucifixion, dans le nord de la Syrie, d’un homme accusé d’avoir photographié des installations jihadistes. L’exécution a eu lieu à al-Bab, une ville de la province d'Alep aux mains des califatistes. L'homme a été crucifié sur une croix en fer avec une pancarte autour du cou sur laquelle était inscrit : « Abdallah al-Buchi. Crime : avoir filmé des positions de l'EI pour 500 livres turques (222 USD) par vidéo. » « Jugement : exécution puis crucifixion durant trois jours ».

Front irakien

Bagdad
Un nouvel attentat suicide a ensanglanté Bagdad. L’attentat visait des fidèles à la sortie de la mosquée chiite Husseiniyat al-Khayrat" à l'issue de la prière de la mi-journée à Sinak, un secteur du centre de la capitale. Le bilan des victimes s’élève pour l’instant à onze personnes tuées.
 
Activité de la coalition internationale
Les Américains, assistés des Français et des Britanniques, ont procédé à six frappes aériennes en coordination avec les troupes irakiennes au sol: deux au sud-est de Fallouja, trois au sud de la raffinerie de Baïji et une autre au sud de Baïji.
Le ministère français de la défense a confirmé que l'aviation française avait procédé, dimanche 19 octobre, à une nouvelle frappe aérienne contre les Jihadistes de l’Etat islamique (EI) lors "d'une mission d'appui des troupes irakiennes au sol".
"Le 19 octobre, au cours d'une mission d'appui des troupes irakiennes au sol, deux Rafale français ont détruit deux pick-up du groupe terroriste Daech" (un des acronymes arabes du groupe EI), a indiqué le ministère de la défense française. "Cette frappe s'inscrit dans le cadre de l'appui de la coalition à l'offensive des forces armées irakiennes dans la région de Baiji-Tikrit", a-t-il souligné.
"Au cours d'une mission de reconnaissance armée dans la région de Tikrit, à 200 km au nord de Bagdad, des objectifs mobiles ont été transmis en vol aux équipages. Après leur identification et la confirmation de leur caractère hostile par les pilotes des Rafale, ils ont été traités par trois bombes guidées laser GBU 12. Les chasseurs français, équipés de pod de désignation Damocles (système de désignation de cible), ont porté leurs frappes entre 12H15 et 13H15 (heure de Paris)", précise le ministère dans un communiqué.
"Durant ce vol d'environ huit heures, les deux Rafale ont été ravitaillés à cinq reprises par les avions alliés américains et australiens engagés sur zone", indique le ministère dans ce communiqué.
"Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s'appuient sur neuf avions Rafale, 1 avion de ravitaillement C135, et un avion de patrouille maritime Atlantique 2", a précisé le ministère.

Front yéménite

Guerre sunnite-chite
La guerre entre les communautés sunnite et chiite prend de l’ampleur au Yémen. De violents affrontements se déroulent actuellement dans la province de Baïda, où de violents affrontements opposent des combattants d'al-Qaïda, appuyés par des membres des tribus sunnites, aux rebelles chiites qui tentent d'étendre leur emprise territoriale. C’est dans ce contexte qu’un attentat suicide a visé une position des rebelles chiites à Radha, au sud de Sanaa. L’attentat à la voiture piégée contre un barrage tenu par des rebelles chiites a tué au moins 15 personnes, dont des enfants, lundi 20 octobre.

Iran/Pakistan

L’Iran rappelle le Pakistan à l'ordre
Le commandant en chef adjoint des forces terrestres des Pasdarans (Gardiens de la révolution) en Ré[ublique islamique d'Iran (RII) le général Abdellah Eraghi a menacé quiconque porterait atteinte à l’intégrité territoriale de l’Iran, visant clairement le Pakistan dont sont parties, récemment plusieurs attaques jihadistes. « La République islamique d’Iran ripostera  à toute agression ennemie en toute légitimité » a-t-il affirmé.

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Général Abdellah Eraghi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

" L’Iran est un pays indépendant qui a coexisté de façon pacifique pendant des siècles avec ses voisins. Toute agression venue des frontières est du pays sera repoussé en toute légitimité », a-t-il martelé.
Eraghi faisait mention aux attaques qui ont eu lieu récemment contre des garde-frontières iraniens. Les assaillants venaient du territoire pakistanais.
 « Ces éléments cherchent à faire croire à l'insécurité de nos frontières. Un poste frontalier a été pris pour cible la semaine dernière avant d'être repoussée violemment par les tribus de Sistan, la force AlQods et les forces des Pasdaran », a-t-il indiqué.

Jean René Belliard

15/10/2014

14 octobre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Turquie

L’aviation turque est intervenue…contre les Kurdes du PKK
Les aviations de combat F-16 et F-4  de l’armée turque sont effectivement intervenus, mais pas contre les Jihadistes de l’Etat Islamique. Ils ont attaqué des cibles du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) dans le sud est de la Turquie, tard dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 octobre 2014. Il s’agit de la première opération militaire d’envergure depuis qu’une trêve avait été conclue entre le gouvernement turc et le PKK, il y a deux ans. Les bombardements ont eu lieu dans la province de Hakkari, proche de la frontière turco-irakienne. Pour les autorités turques, le raid est une réponse à trois jours d’incidents et d’affrontements sporadiques entre les militants du PKK et les forces de sécurité turques.

Front Syrien

Bataille de Kobane
Les combats se poursuivent, mais ils sont inégaux et le millier de civils et les combattants de l’YPG qui se trouvent encore dans les décombres de la ville manquent pratiquement de tout, eau, nourriture et munitions. La ville ne pourra résister que quelques jours, malgré les bombardements de la coalition internationale et en l’absence de l’entrée en jeu de l’armée turque qui reste l’arme au pied de l’autre côté de la frontière.
Vidéo côté kurde :
https://www.youtube.com/watch?v=YcS1hhfyslw&feature=p...
Vidéo côté jihadiste
Une vidéo sur un tank de l’EI à l’intérieur de Kobane
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
Autre vidéo des combats à Kobane
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Banlieue de Damas
Une Nouvelle arme est utilisée par l’armée d’Assad : le nettoyeur de mines l’UR-77. Cette arme peut réduire en poussière un quartier entier. La vidéo montre cette arme qui ne laisse aucune chance aux rebelles. Elle a été utilisée à Jobar. Le commentaire accompagnant la vidéo : "Il n'y a plus besoin de livrer des combats de rue :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Front irakien

Province sunnite d’al-Anbar
Depuis le début il y a quatre mois de l'offensive fulgurante de l'EI en Irak, l'armée n'a eu de cesse de perdre du terrain dans la plus vaste province du pays, dont des insurgés contrôlaient déjà certaines parties depuis le début de 2014. Dans ce territoire bordant la Syrie, la Jordanie et l'Arabie saoudite, les jihadistes sont parvenus à garder l'initiative au moment où ils reculaient dans le nord face aux soldats irakiens et combattants kurdes appuyés par les frappes aériennes de la coalition internationale. Selon un responsable américain, la présence des forces gouvernementales dans la province sunnite d’al-Anbar serait très précaire. Les Jihadistes de l’Etat Islamique auraient pris le contrôle de trois bases de l’armée irakienne au cours des trois dernières semaines. Le dernier retrait de l'armée est survenu dimanche 12 octobre 2014 lorsque 300 soldats ont abandonné le camp qu'ils occupaient près de la ville de Hit pour se replier sur la base aérienne Asad, où d'autres forces sont terrées en plein désert. Hit, qui était l'un des derniers bastions du gouvernement à al-Anbar, est « maintenant contrôlée à 100 % par l'EI », a assuré un responsable de la police provinciale.
Cette conquête vient s'ajouter à celles des villes de Fallouja, à 60 km de Bagdad, et d'al-Qaïm, 300 km plus à l'ouest, à la frontière syrienne. Entre ces deux localités, les jihadistes contrôlent la majeure partie du terrain, à l'exception du barrage de Haditha, le deuxième du pays. D'intenses frappes aériennes de la coalition ont aidé les militaires, appuyés par des tribus sunnites hostiles à l'EI, à conserver le contrôle de cette infrastructure et sur une poignée d'autres positions dans la province.
Aujourd'hui, c'est su Ramadi que l'étau se resserre Des quartiers entiers échappent déjà au contrôle des autorités de Bagdad. Un capitaine de l'armée a indiqué la semaine dernière que son bataillon entier avait dû quitter la base d'Albu Aitha, juste à l'est de Ramadi, après avoir été assiégé par les jihadistes pendant plusieurs jours, avec très peu d'eau et de nourriture. « Nous sommes maintenant à Tharthar (quelques kilomètres plus au nord), le retrait s'est fait progressivement, mais je ne sais pas ce qu'on peut faire depuis cette nouvelle position (...) le moral des soldats est bas », a-t-il déploré.
Pour certains experts, les frappes de la coalition seraient plus efficaces si l'armée irakienne passait à l'offensive. Mais pour l’instant, l’armée semble incapable d’un sursaut, gangrénée par le clientélisme et la corruption.

Bataille de Bagdad dans les jours prochains
Si la situation continue d'évoluer dans le même sens, sans une intervention forte de forces terrestres étrangères dans les 10 jours, alors la prochaine bataille se déroulera aux portes mêmes de Bagdad.
Lundi 13 octobre, Abou Bakr al-Baghdadi, le calife autoproclamé, a demandé à ses  forces de lancer l’offensive contre la capitale irakienne. Selon les renseignements, près de 13000 Jihadistes se seraient massés aux portes de la capitale jusqu’à Abou Ghraib et compteraient la prendre d'assaut depuis le sud-ouest.

Bombardements de la coalition internationale
On peut se demander si le Centcom est au informé que la ville de Kobane (nom en kurde) et Aïn el-Arab (nom en arabe) sont la même ville. Et dans l’un ou l’autre cas, comment comprendre les chiffres donnés par le Centcom pour les attaques aériennes à Kobane et Aïn el-Arab :

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Nouvelle menace contre les Yazidis dans le nord de l’Irak
La situation s’est à nouveau détériorée à Sinjar. Les combattants de la résistance yazidi affirment que les Jihadistes de l’Etat Islamique ont à nouveau encerclé le Mont Sinjar où des milliers de personnes sont encore réfugiées. Selon les combattants, plus de 7.000 personnes seraient restées dans les montagnes, la plupart parce qu'ils refusent de quitter leurs villages. "La situation est très mauvaise. Un autre massacre contre le peuple dans les montagnes est imminente si nous n'obtenons pas une aide sérieuse maintenant", a déclaré un combattant de la SPLI, l'unité de défense yazidi. Les Peshmergas kurdes avaient bien promis de lancer une offensive pour soutenir les Yazidis sur le mont Sinjar, mais celle-ci n’a toujours pas débutée. Les Yazidis affirment que le retard a pour but de forcer les Yazidis à se soumettre aux désidératas kurdes, notamment sur le plan politique. 
Les peshmergas ne veulent pas nous aider parce que nous ne voulons pas subordonner nos forces à celles des Peshmergas et que nos commandants refusent de devenir des membres du parti kurde KDP, a affirmé un chef de l’unité de défense des Yazidis commandée par le général Qasim Shesho.  Et les Yazidis ont rappelé que 10 000 Peshmergas kurdes, qui se trouvaient dans la région du Sinjar au moment de l’offensive des Jihadistes de l’EI, le 3 août 2014, ont abandonné leur position sans combattre. Les Peshmergas avaient désarmé les Yazidis auparavant, leur promettant de prendre soin de leur sécurité. C’est à la suite de ce que les Yazidis considèrent comme une trahison qu’ils ont formé leurs propres milices dont la plus importante est le SPLI. 
Pour le commandant suprême des Yazidis,  Haydar Shesho, «Sinjar est ouvert à tous les partis politiques, en particulier les Kurdes. Mais nous n'allons pas céder à n'importe qui. Tout ce qui se passe dans Sinjar doit être dans l'intérêt de Yazidis. " Et Haydar Shesho regrette que les livraisons d'armes par hélicoptère ont été principalement faites au profit de la douzaine de Peshmergas qui se trouvent dans le Mont Sinjar.

Des milices chiites irakiennes commettent des « crimes de guerre », selon Amnesty
Des milices chiites qui combattent les Jihadistes de l’État islamique aux côtés de l'armée irakienne commettent des crimes de guerre contre des civils sunnites, a accusé mardi 14 octobre Amnesty International. Dans un communiqué, Amnesty dit avoir des « preuves » que des miliciens chiites ont commis des « dizaines » de meurtres de sunnites en Irak, qui évoque des « exécutions délibérées ». Des groupes armés chiites se livrent également à des enlèvements de sunnites, pour la libération desquels des familles ont dû payer des dizaines de milliers de dollars, ajoute l'ONG.

Iran

L’Irak appelle l’Iran à l’aide pour sauver Bagdad
L'Etat irakien aurait appelé le général Soleymani, le chef de la force al-Qods, la force d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, à venir au secours de Bagdad, menacée par l’avancée des Jihadistes de l’Etat Islamique.
Le général Soleymani suit de très près l’évolution des combats en Irak et les mesures prises par l’armée irakienne pour défendre Bagdad. A noter que les combattants de la force al-Qods se trouvent déjà à proximité de Bagdad pour protéger la capitale irakienne.
Devant l’imminence de la menace, les commandants militaires et sécuritaires irakiens ont également tenu des réunions d'urgence au siège de l'ambassade américaine à Bagdad, ainsi qu'au ministère irakien de la Défense pour évoquer en détail une feuille de route destinée à neutraliser une éventuelle offensive jihadiste contre la capitale. Prendre Bagdad serait l’objectif des Jihadistes qui voudraient en faire la capitale naturelle de leur califat.

L’Iran menace d’entrer en guerre très prochainement contre le califat islamique
L’Iran envisagerait sérieusement d’entreprendre des actions militaires contre les Jihadistes de l’Etat islamique,  a averti Amir Moussaoui, le président du Centre d’études stratégiques et internationales (CESI), cité par l’agence iranienne Irib.
«La donne a changé au Moyen-Orient, et il est possible que l’Iran mène une action militairet, pour se défendre face au danger du terrorisme», a-t-il souligné dans un entretien avec l'agence.
Téhéran serait très inquiet de la détérioration de la situation dans la province d’al-Anbar où l’armée irakienne subit revers sur revers. Et surtout, les Iraniens ont peur que la bataille se déroule dans un proche avenir à Bagdad même. Devant l’absence de résultats déterminants de la coalition internationale qui se borne à des bombardements aériens, les Iraniens auraient l’intention d’intervenir militairement au sol pour aider le gouvernement iranien et écarter la menace jihadiste à ses frontières.
« Jusqu’à présent, les responsables iraniens se concentraient sur l’offre de conseils aux forces militaires syriennes ou irakiennes. Mais ils sont à présent en train d’examiner la possibilité et la nécessité de l’envoi de troupes, pour combattre les terroristes », a affirmé Moussaoui.
« Les terroristes de Daesh ont développé leurs activités, près de Bagdad, notamment à Ramadi. Ils veulent occuper cette ville pour pouvoir créer un axe, qui renforcerait leur position de Ramadi, jusqu’à la frontière avec la Jordanie. Dans ce cas, la République islamique d’Iran ne pourra plus rester dans l’inaction et devrait prendre des mesures concrètes, pour se défendre, face aux menaces des terroristes extrémistes de Daesh », a-t-il averti.


Front libanais

Les Druzes aussi…
Après les Chrétiens qui ont pris les armes dans la Bekaa, des cheikhs druzes Libanais - tout au moins ceux qui sont traditionnellement proches du Hezbollah - ont demandé à la milice chiite libanaise de former militairement les habitants des localités d’Aliyah et d’Al Chouf, pour les préparer à faire face à d’éventuels assauts des Jihadistes. Il s’agirait de Druzes membres du parti Al-Tawhid al-Arabi fondé par le Druze pro-syrien Wiam Wahab. La question de la formation militaire de civils druzes a été abordée au cours d'une réunion entre Cheikh Naim Hassan et les représentants du Hezbollah.  La décision pourrait faire suite à la récente observation par le Hezbollah d’une certaine connivence entre les Jihadistes du Front al-Nosra qui combattent l’armée d’Assad sur le plateau du Golan et les Israéliens. Plusieurs Jihadistes d’al-Nosra ont été, en effet, soignés dans des hôpitaux israéliens avant d’être renvoyés vers les zones de combat en Syrie. Les Druzes et le Hezbollah soupçonnent maintenant Israël de vouloir aider les membres du Front al-Nosra à lancer des attaques contre le Hezbollah et les Druzes, notamment ceux qui vivent sur le plateau du Golan.


Activité jihadiste contre les Occidentaux
Un ressortissant américain a été tué par balles et un autre a été blessé mardi 14 octobre dans l’après-midi lors que leur véhicule a été pris pour cible à Riyad,  la capitale saoudienne.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)