IRAN - Page 5

  • Irak : Qassem Suleimani, le commandant d’al-Qods, les forces spéciales du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran, a été tué à Bagdad par une attaque de missiles

    Imprimer
    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe) deDeutsch (Allemand) esEspañol (Espagnol) itItaliano (Italien) ja日本語 (Japonais) nlNederlands (Néerlandais) idIndonesia (Indonésien) svSvenska (Suédois) zh-hans简体中文 (Chinois simplifié) plpolski (Polonais) pt-ptPortuguês (Portugais - du Portugal)

    Dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 janvier, quatre roquettes ont été tirées sur l’aéroport international de Bagdad, selon Reuters.
    Les missiles ont explosé près du terminal de fret, provoquant l’incendie de deux véhicules.
    Selon diverses sources, entre cinq et huit personnes ont été tuées et plus de dix ont été blessées. L’aéroport a suspendu ses activités.
    Les véhicules appartenaient à la coalition de milices chiites Al-Hashd al-Shaabi. Ahmad al-Assadi, un porte-parole officiel d’Al-Hashd al-Shabi, a accusé les États-Unis et Israël d’être responsables de l’attaque de missiles. Cinq membres de la milice et deux  » invités importants  » qu’ils accompagnaient ont été tués au cours des bombardements, a-t-il dit.
    La chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera a rapporté que parmi les morts figurait Muhammad al-Jabiri, responsable des affaires étrangères d’al-Hashd al-Shaabi.
    La télévision d’État irakienne a également rapporté que le général de division Qassem Sulaymani, commandant d’Al-Qods, les forces spéciales du Corps des gardiens de la révolution islamique chargé des opérations à l’extérieur de l’Iran, a été tué lors du bombardement de l’aéroport de Bagdad.
    Al-Assadi a par la suite confirmé à Reuters la mort de Qassem Suleimani, en ajoutant que le commandant adjoint d’al-Hashd al-Shabi Abu Mahdi al-Muhandis avait été tué avec lui.
    Les médias ont rapporté que Suleimani avait été identifié par une bague. Ses restes et les corps des autres victimes ont été emmenés à la morgue où des tests ADN seront effectués.
    Une source américaine qui a souhaité garder l’anonymat a confirmé à l’agence qu’une frappe de missiles avait bien été effectuée sur deux cibles à l’aéroport international de Bagdad et qu’elles étaient en lien avec l’Iran. Il a été annoncé par la suite que Suleimani avait été éliminé sur l’ordre personnel du président américain Donald Trump.
    Le ministère américain de la Défense a publié une déclaration selon laquelle l’attaque aérienne de la cible à l’aéroport international de Bagdad, qui a tué le général iranien Kassem Suleimani, commandant de la force iranienne Al-Qods, a été effectuée sur ordre du président Donald Trump. Selon le communiqué, l’opération s’inscrit dans le cadre d’un  » effort défensif déterminé pour protéger le personnel américain à l’étranger  » afin de contenir  » les plans de futures attaques iraniennes « . Le Pentagone a déclaré que M. Suleimani  » élaborait activement des plans d’attaque contre les diplomates et le personnel militaire américains en Irak et dans toute la région « . Toujours dans une déclaration du Département de la défense des États-Unis, il est indiqué que les forces al-Qods commandées par Suleimani, étaient responsables de la mort de centaines de militaires américains en Irak et dans d’autres pays et de milliers de blessés.
    Le secrétaire du Conseil de vigilance de l’Iran (un organe consultatif auprès du Guide suprême), M. Mohsen Rezaei, a déclaré que l’Iran allait venger les États-Unis pour la mort du général Kassem Suleimani.  » Le martyr Kassem Suleimani, a rejoint es frères pour prendre sa revanche sur les États-Unis « , a écrit Rezaei sur Twitter.
    Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a également commenté l’élimination de Kasem Suleimani sur sa page Twitter.  » L’acte de terrorisme international des États-Unis, qui avait pour but de tuer le général Suleimani – le combattant le plus efficace contre  » l’État islamique « , An-Nusra, Al-Qaïda, etc. Les États-Unis sont responsables de toutes les conséquences de leur aventurisme pilleur « , a écrit Zarif.
    Le guide suprême iranien Ali Khamenei a déclaré trois jours de deuil pour la mortdu commandant de la Force al-Qods iranienne, le général Qassem Suleimani. La déclaration de Khamenei affirme :  » Une vengeance brutale attend ceux dont les mains ont son sang et le sang d’autres martyrs « .
    Le ministre iranien de la Défense Amir Khatami a déclaré que la réponse à l’assassinat du général Kassem Suleimani par Bagdad sera une  » vengeance écrasante « . « Nous nous vengerons de tous ceux qui sont impliqués et responsables de son meurtre », a déclaré Hatami.
    Le président iranien Hassan Rohani a déclaré :  » Il ne fait aucun doute que la grande nation iranienne et d’autres pays épris de liberté dans la région se vengeront des États-Unis pour leur terrible crime.
    Les experts notent que l’Iran pourrait bientôt, en réaction à l’élimination de Souleimani, attaquer les installations des États-Unis et de leurs alliés au Moyen-Orient. Ces attaques peuvent être menées par des forces pro-iraniennes en Irak et en Syrie. Il n’est pas exclu que les services spéciaux iraniens tentent bientôt de frapper des installations américaines en dehors de la région du Moyen-Orient également. Si de telles attaques étaient menées, cela pourrait conduire à une guerre entre l’Iran et les États-Unis.
    Rappelons que le 29 décembre, l’armée de l’air américaine, en réponse aux attaques répétées du groupe chiite irakien « Kataëb Hezbollah » (« Brigades du Hezbollah ») contre des bases où étaient déployées les forces de la coalition internationale contre Daech, a effectué une série de frappes sur les installations de ce groupe pro-iranien. Les frappes ont eu lieu deux jours après qu’un citoyen américain, un contractant non combattant, ait été tué par des tirs de cette milice irakienne pro-iranienne s sur une base militaire irakienne. Le commandement de la coalition de milices chiites, Al-Hashd al-Shaabi (qui comprend les Brigades du Hezbollah), avait déclaré à l’époque que cinq frappes (trois contre des cibles en Iraq et deux contre des cibles en Syrie) avaient tué au moins 25 militants du Kataëb Hezbollah irakien et en avaient blessé 55. Au moins quatre commandants figuraient parmi les militants du kataëb Hezbollah tués, des sources irakiennes. L’une des attaques a visé le siège du Kataëb Hezbollah Kataïb dans la région d’Al-Qaïm, près de la frontière avec la Syrie. En outre, des dépôts d’armes, des postes de commandement et de contrôle ont été attaqués. L’édition arabe de Sky News a rapporté qu’Abou Ali Madaniyah, commandant du Kataêb Hezbollah, figurait parmi les victimes de la frappe américaine sur le poste de commandement de la 45e brigade de la coalition de milices chiites, al-Hashd al-Shaabi, dans la région d’al-Qaim dans l’ouest de l’Irak.
    L’attaque a été suivie d’émeutes devant l’ambassade des États-Unis à Bagdad. La mission diplomatique est actuellement fermée.
    Liste des personnes tuées avec Soleimani lors de la frappe américaine
    Un certain nombre de dirigeants et de membres de la coalition de milices chiites Hashd al-Chaabi ont été tués près de l’aéroport de Bagdad par une frappe américaine.
    Voici la liste :
    1. Abu Mahdi Al-Mohandis, commandant en second du Hashd al-Chaabi
    2. Qassem Soleimani, commandant de la Force iranienne Quds
    3. Samer Abdullah, beau-frère d’Imad Mughniyeh
    4. Mari de la fille de Qassem Suleimani
    5. Mohammed Reda Al-Jabri, directeur du Hashdat Al-Hashd à l’aéroport
    6. Hassan Abdul-Hadi, membre du Hasd al-Chaabi
    7. Muhammad al-Shaibani, du Hasd al-Chaabi
    8. Haider Ali, du Hasd al-Chaabi
    Les informations ont également précisé que l’opération a été effectuée par des drones américains après minuit. Suleimani était de retour de Damas dans un avion appartenant aux « Wings of Levant », qui a atterri à 11h00, heure locale, à l’aéroport de Bagdad.
    Abu Mahdi al-Muhandis n’était pas arrivé avec Suleimani, mais il l’avait rejoint à l’aéroport. Il est probable qu’une information ait été donnée aux Américains et que le convoi ait été pris pour cible après qu’il ait quitté l’aéroport et arrivé près du poste de contrôle extérieur. Les corps des morts ont été transportés à l’hôpital Al-Kadhimiya, et les funérailles auront lieu vendredi matin. Les restes de Suleimani seront transférés en Iran.
    2020:01:03 - 2.jpg

     

     

  • Iran: Le président Rohani défend la carte diplomatique face aux critiques de l’aile dure du régime

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe)

    Le président Hassan Rohani a défendu lundi l’option du dialogue pour résoudre la crise autour du programme nucléaire iranien, face à des critiques de l’aile dure du régime après la visite surprise du ministère des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif en France.
    « Je pense que nous devons utiliser tous les outils pour (servir) les intérêts nationaux », a affirmé le président Rohani dans un discours retransmis en direct par la TV d’Etat. « Si je sais que je vais à une réunion susceptible de conduire à la prospérité dans mon pays et de régler les problèmes des gens, je n’hésite pas », a-t-il ajouté. « L’essentiel est l’intérêt national », a-t-il insisté sous les applaudissements du public, lors d’un évènement marquant les réalisations du gouvernement dans les zones rurales.
    Le gouvernement iranien fait face à des critiques après la visite surprise de M. Zarif à Biarritz en marge du G7. M. Zarif a rencontré des représentants de trois pays européens – Allemagne, France et Grande-Bretagne- signataires de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015. Cet accord a été dénoncé par les Etats-Unis, qui ont réimposé des sanctions économiques étouffant l’Iran.
    « Malvenu »
    L’administration du président Donald Trump applique une politique de pression maximale sur Téhéran, qui a répliqué en se libérant progressivement des limitations de son programme nucléaire prévues par l’accord.
    Lundi, le journal ultraconservateur Kayhan a qualifié de « malvenu » le déplacement de M. Zarif en France. Kayhan a jugé que le fait qu’il s’agisse de la deuxième visite de ce responsable en France en quelques jours envoyait « un message de faiblesse et de désespoir ». Ces démarches « sont entreprises dans l’optique imaginaire d’une ouverture mais cela ne donnera aucun autre résultat que davantage d’insolence et de pression » de la part des Etats-Unis, a critiqué le journal.
    Le représentant du guide suprême au sein des Gardiens de la révolution islamique a aussi jugé ces efforts vains. Leur « hostilité envers la Révolution islamique et ce conflit sont sans fin; on ne peut parvenir à une solution ou une réconciliation par (…) le dialogue », a dit Abdollah Haji-Sadeghi. « Nous ne devrions pas nous attendre à quoi que ce soit d’autre que de (…) l’hostilité », a-t-il affirmé selon l’agence semi-officielle Isna.
    « Deux mains »
    En revanche, dans le journal réformiste Etemad, la visite de M. Zarif est jugée comme le « moment le plus prometteur » depuis le retrait unilatéral de Washington de l’accord il y a 15 mois.
    La montée des tensions entre l’Iran et les Etats-Unis, avec des attaques mystérieuses sur des navires dans la région stratégique du Golfe, des drones abattus et des pétroliers saisis, a fait craindre une escalade incontrôlable.
    Tout en défendant le dialogue, le président Rohani s’est dit en faveur d’un usage concomitant de la manière forte. « S’ils saisissent notre navire quelque part (…), nous négocions (…) et nous pouvons aussi saisir leur bateau pour des raisons légales », a-t-il dit. Il faisait référence à un pétrolier iranien saisi au large de Gibraltar et qui a été depuis libéré par les autorités britanniques, et à la saisie par l’Iran le 19 juillet, 15 jours après cet arraisonnement, d’un pétrolier battant pavillon britannique. Ce navire est toujours retenu dans le Golfe. « Nous pouvons travailler avec les deux mains (…), la main de la force et la main de la diplomatie », a-t-il noté. « Nous devons utiliser notre (…)puissance militaire et sécuritaire, notre puissance économique et culturelle et notre puissance politique. Nous devons négocier. Nous devons trouver des solutions ». « Même si les chances de réussite (…) sont de 10%, nous devons nous efforcer et nous lancer », a encore plaidé M. Rohani.

    Lire la suite

  • L’Iran compte redémarrer le réacteur à eau lourde d’Arak

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe)

    Salehi Ali Akbar.jpgL’Iran a l’intention de relancer les activités du réacteur nucléaire à eau lourde d’Arak, poursuivant son désengagement de l’accord sur le nucléaire de 2015, a déclaré dimanche le chef de l’Organisation de l’énergie atomique iranienne, selon l’agence de presse Isna.
    Isna cite un parlementaire qui a participé à la réunion pendant laquelle Ali Akbar Salehi (photo ci-contre) a fait cette annonce.
    Un réacteur à eau lourde peut servir à produire du plutonium de qualité militaire utilisé dans la confection d’une bombe atomique.
    Rappelons que la mise hors service de l’usine d’Arak était l’une des conditions de la levée des sanctions économiques contre l’Iran après la signature de l’accord sur le sort du programme nucléaire iranien en 2015.
    Dans un rapport publié début 2016, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait indiqué que Téhéran s’était conformée à ses engagements pris à Vienne en 2015 en retirant le coeur du réacteur de la centrale d’Arak et en y coulant du béton pour qu’elle ne soit plus opérationnelle.
    Cependant, les documents des services de renseignements allemands montrent que cela n’a pas été fait, contrairement à la déclaration de l’AIEA.
    Une affirmation également contredite par Salehi lui-même qui avait reconnu que Téhéran n’avait pas arrêté ses activités nucléaires dans le réacteur Arak, même après l’accord conclu en 2015 avec les puissances mondiales.
    Salehi a justifié la poursuite de ces activités en violation de la lettre et de l’esprit de l’accord affirmant qu’elles étaient conformes aux instructions de Khamenei, qui a toujours affirmé qu’il était impossible de faire confiance aux Américains et aux Européens et que « nous devons être préparés à toutes les possibilités ».
    Mais depuis la décision prise l’an dernier par Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l’Accord de Vienne et de rétablir les sanctions contre l’Iran, la République islamique a officiellement commencé à revenir sur ses propres engagements, notamment en dépassant le seuil maximal d’enrichissement de l’uranium qui lui avait été imposé.
    Le guide suprême de la Révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, a répété mardi que Téhéran continuerait à s’affranchir de ses engagements en reprochant aux pays européens signataires de ne pas respecter les leurs.

    iran5-1024x717.jpg

    Articles publiés sur Frontlive-Chrono le dimanche 28 juillet 2019

    • Afghanistan: Les talibans réitèrent leur refus de négocier directement avec Kaboul – Log in
    • Afghanistan: attaque contre les bureaux d’un colistier du président afghan – au moins un mort et 13 blessés – Log in
    • Iran: Nouvelle réunion sur l’accord de 2015 à Vienne sur le nucléaire iranien – Log in
    • Iran: Pour Rohani, les forces étrangères responsables des tensions dans le Golfe – Log in
    • L’Iran compte redémarrer le réacteur à eau lourde d’Arak – Accès libre
    • Libye : cinq médecins tués dans un raid aérien contre un hôpital de campagne – Log in
    • Nigéria : Boko Haram tue 65 personnes en deuil après des funérailles – Log in
    • Pakistan : Dix soldats abattus lors de deux incidents distincts – Log in
    • Pays-Bas: L’interdiction de la burka déjà controversée avant son entrée en vigueur – Log in
    • Syrie : l’Etat islamique (Daech) revendique une attaque kamikaze contre l’armée dans la province de Deraa – Log in 

    Contact:
    Mail: ptolemee@belliard74.com
    https://twitter.com/ptolemee74