05/10/2014

4 octobre 2014 - Nouvelles de la guerre contre l'Etat islamique

Front syrien

Un millier de combattants du Front al-Nosra et de la brigade Ahrar al-Sham ont fait allégeance au califat islamique
Ils expliquent avoir pris cette décision après que la coalition internationale ait débuté les bombardements contre les Jihadistes en Syrie.
Vidéo mise en ligne par Ahrar al-Sham :
https://www.youtube.com/watch?v=A1jSb9GxN4Y&feature=p...

Raids aériens de la coalition dans le nord de la Syrie, autour de Kobane
Les forces américaines ont mené ce week-end de nouvelles frappes aériennes contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, détruisant des chars, des véhicules blindés et des nids de mortiers, a indiqué dimanche 5 octobre l'armée américaine.
Les chasseurs américains ont effectué trois bombardements en Syrie samedi 4 octobre, tandis que d'autres bombardiers et hélicoptères ont mené six attaques avec des missiles contre des positions des jihadistes en Irak dimanche 5 octobre, a précisé le commandement américain chargé du Moyen-Orient et de l'Asie centrale (Centcom).
Dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 octobre, au moins 35 jihadistes de l'Etat islamique avaient été tués lors de frappes aériennes menées par la coalition internationale près de Shadadi, dans la province d’Hassaké (nord est syrien), et cinq autres dans des raids à l'extérieur de la ville kurde assiégée de Kobané (nord), à la frontière avec la Turquie.
Des attaques, samedi 4 octobre, en Syrie au nord-ouest de Mayadin (est du pays) ont détruit un bulldozer, deux chars et un autre véhicule. Deux autres frappes au nord-est du bastion de l'EI de Raqqa ont visé une unité du groupe islamiste et éliminé six positions de tir, précise le communiqué.
En Irak, quatre attaques au nord-est de Falloujah (centre) ont touché deux positions de mortier, une grande unité de l'EI et deux plus petites. Trois véhicules Humvees ont aussi été détruits ainsi que deux mortiers au cours de deux frappes à Hit (centre) et Sinjar (est), précise le Commandement central américain.

Les Kurdes espèrent une aide des Turcs
Alors que les Jihadistes de l’Etat Islamique poursuivent leurs bombardements intenses des défenseurs kurdes de Kobane, un certain nombre de combattants kurdes se sont glissés à travers la frontière vers la Turquie pour se réorganiser. Cela fait une semaine qu’ils combattent les Jihadistes avec un armement et des munitions limités. Le rapport de force est clairement en faveur des Jihadistes de l’Etat islamique dans ce conflit. L’EI dispose de  chars, de véhicules blindés et d'artillerie lourde. Ils sont aussi bien équipés qu’une armée régulière. En face d'eux, les troupes kurdes n’ont que de simples kalachnikovs, des mitrailleuses et des lance-roquettes obsolètes et quasiment inefficaces contre leurs adversaires.
Les Kurdes syriens ont imploré les Etats-Unis de frapper les positions de l’Etat islamique qui encerclent Kobane. Les Américains ont commencé par ne pas réagir. Les chefs de l'armée américaine ont expliqué qu’ils ne pouvaient procéder à des bombardements "aveugles", que les raids aériens nécessitent une reconnaissance préalable et des renseignements qui prennent beaucoup de temps. Une explication difficile à admettre pour les Kurdes qui ont affirmé disposer de ces renseignements sur les position de leurs adversaires et d’être prêts à les communiquer. Devant l’urgence et la probabilité d’un massacre à grande échelle, les Américains ont commencé, depuis la nuit du lundi 29  au mardi 30 septembre à attaquer des positions jihadistes autour de Kobane.
Mais à présent que le gouvernement turc a autorisé, jeudi 2 octobre, son armée à entrer en Syrie et en Irak pour combattre le califat islamique, ils espèrent que l’armée turque va intervenir à leur côté, bien que, jusqu’à maintenant, les chars turcs massés à la frontière n’aient pas bougé.
Devant l’immobilisme turc, les Kurdes menacent à présent d’interrompre les pourparlers de paix avec Ankara.
Abdulla Öcalan, le leader emprisonné du PKK, qui n’a pas encore appelé à la rupture de la trêve, contrairement au responsable militaire de cette organisation, a pris cependant la peine de préciser : "Le siège de Kobane est loin d'être juste un siège ordinaire." Il poursuit : "Il ne vise pas seulement les acquis démocratiques du peuple kurde, mais conduirait la Turquie à une nouvelle ère de coups d'Etat."
Les militants kurdes du  PKK ont rejoint leurs frères de l'YPG pour affronter les Jihadistes du califat islamique à Kobane. Or, le PKK est une organisation terroriste pour le gouvernement turc, les Etats-Unis et l'Union européenne. Les dirigeants turcs invoquent des problèmes juridiques pour venir en aide au PKK. Quant à l’armée syrienne de Bachar el-Assad, il est peu probable qu’elle vienne au secours des Kurdes. Il y a longtemps que le régime syrien a abandonné la défense du Kurdistan syrien au Parti démocratique de l'Union et à l’YPG, les unités de la protection du peuple kurde qui sont alliées au PKK.
Les Turcs soupçonnent les Kurdes de Syrie d’utiliser la menace jihadiste contre Kobane pour rallier le peuple kurde de Turquie et de Syrie autour de sa lutte. Ils rappellent que si le Parti Justice et Développement du président Recep Tayyip Erdoğan a voté pour l'intervention contre l’Etat Islamique. Les principaux partis d'opposition, le Parti républicain du peuple et le Parti démocratique des peuples pro-kurdes ont voté, eux, contre la motion.
"Les Kurdes de Syrie essayent juste de poursuivre leur propagande et obtenir des gains du processus lui-même," a déclaré, à l’International Business Times, Mehmet Yegin, chercheur au Centre d'études africaines USAK Moyen-Orient. "Ils sont tellement connu à ce sujet. Ils amènent des gens d’Istanbul ou de différentes régions pour renforcer leurs sympathisants. Mais ils ne sont pas en mesure d'arrêter les Jihadistes militairement. "
Pendant près d'une semaine, les combattants kurdes de Syrie se sont battus contre les Jihadistes de l’EI sans réussir à prendre le dessus sur eux malgré l’intervention des avions de la coalition.
"Ils ne sont pas en bonne forme", a encore dit Mehmet Yegin. "Ils ne sont pas un groupe de guerre expérimenté. Ils sont un groupe pour la guérilla de montagne, ils ne sont pas forts dans les plaines. Donc, la Syrie n'est pas un espace où ils peuvent combattre facilement. "
Il est un fait que les Jihadistes de l’EI avancent inexorablement vers la frontière turque.  Ils progressent lentement pour ne pas affronter l’armée turque, ce qui pousserait Ankara a ordonner une riposte immédiate. Car pour l’instant, la Turquie n’a pas de base juridique pour intervenir militairement en Syrie. Ce ne serait pas le cas si les Jihadistes lançaient sciemment ou par erreur une attaque sur le territoire turc.

Vidéo kurde
Cette vidéo kurde montre la résistance désespérée des Kurdes contre les chars du califat islamique. Il s’agit ici d’une tentative jihadiste de s’emparer de la colline stratégique de Machtanour qui domine la ville de Kobane au sud est :
https://www.youtube.com/watch?v=aX7JQTPStJ4&feature=p...
Aux dernières nouvelles, les califatistes auraient réussi à prendre pied sur la colline stratégique mais leur  progression serait freinée par les frappes de la coalition. "Si la coalition n'avait pas lancé des raids hier (samedi), l'EI serait maintenant dans le centre de Kobané" a expliqué un combattant kurde.
Cette colline est stratégique car si les jihadistes s'emparent de la totalité de cette colline, "toute la ville de Kobané sera dans leur viseur et sa prise deviendra plus facile" a indiqué M. Abdel Rahmane de l’OSDH. Les combats auraient fait "des centaines de morts dans les deux camps" depuis le début de l'assaut jihadiste, le 16 septembre.

Les femmes combattantes kurdes paient un lourd tribut
Les Jihadistes de l’Etat islamique mettent en ligne des images de femmes combattantes kurdes, la plupart très jeunes, tuées au combat ou exécutées. Certaines ont été décapitées. Il semble que les Jihadistes veulent se venger d’avoir à affronter ces combattantes très déterminées. On a appris qu’un Jihadiste qui s’était fait photographier avec la tête d’une jeune combattante kurde à la main a lui-même été tué ce dimanche 5 octobre. 

Une combattante kurde exécute un attentat suicide contre une position de l’Etat Islamique
L’opération a été menée dimanche 5 octobre à l’est de la ville frontalière de Kobane assiégée par les Jihadistes de l’EI.

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Photo de la Kamikaze kurde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est la première fois qu’une femme kamikaze kurde exécute un attentat suicide contre les Jihadistes qui sont eux-mêmes coutumiers de ce genre d’actions. 

Exécution d’Allen Henning
L’endroit où aurait été exécuté le Britannique Allen Henning aurait été identifié. Il s’agirait d’une colline située en face de l’université privée de l’Union. Allen Henning aurait été exécuté à 07H50. De nombreuses voitures du califat islamique constituaient le convoi transportant la victime, l’une d’entre elles portant une grosse caméra de télévision. Les Jihadistes auraient interdit à la circulation toutes les routes conduisant à Deir ez-Zhor et celles menant dans le désert. Les voitures du convoi ont entouré la colline sur laquelle Allen Henning a été conduit pour être décapité. Trois caméras auraient filmé la scène. On a observé un pick-up rouge et une Nissan 4X4 noire. L’Américain Peter Kassig se trouvait dans ce dernier véhicule qui était protégé par de nombreux Jihadistes.

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Confusion autour d’une déclaration du Front Islamique
Une grande confusion règne autour d’une déclaration du Front islamique, financé et armé par les Saoudiens, affirmant que le Front allait stopper ses actions militaires contre l’Etat Islamique.
Le "Front islamique", une des plus grandes factions armées de l’opposition au régime de Bachar el-Assad, aurait annoncé, ce dimanche 5 octobre, sa décision de ne plus lutter contre l’Etat Islamique dans le nord de la province d'Alep, en Syrie. C’est tout au moins ce qu’a déclaré un certain Abou Moustafa. La décision aurait été prise en raison de l’intensification des attaques du régime syrien et des milices du Hezbollah dans la région d’Alep. Mais la décision prise par les responsables du Front Islamique de la région d’Alep aurait été contredite par d’autres dirigeants du Front Islamique.
Texte de la déclaration :
اتخذت "الجبهة الإسلامية"، إحدى أكبر الفصائل المسلحة المعارضة للنظام، قراراً بعدم قتال تنظيم "داعش" الإرهابي في شمالي محافظة حلب السورية.

وقال مسؤول العلاقات الخارجية في الجبهة الإسلامية "أبو مصطفى"، اليوم الأحد، "إن داعش احتل، وبشكل انتهازي المناطق التي حررتها قوات المعارضة السورية، ولهذا السبب بدأنا في (25) آب/ أغسطس الماضي، هجوماً ضد التنظيم تحت مسمى "معركة نهروان الشام"، بحسب وكالة أنباء الأناضول.

وأوضح أبو مصطفى أن الجبهة واصلت قتالها ضد التنظيم، دون أي اشتباكات مباشرة معه، بسبب كثافة هجمات قوات التحالف الدولي، بقيادة الولايات المتحدة الأميركية، وقوات النظام السوري، لافتاً أن قوات التحالف استهدفت مواقعًا للجبهة الإسلامية، وأنهم اتخذوا قراراً بعدم قتال داعش، بسبب تكثيف قوات النظام، وميليشيات حزب الله هجماتها في ريف حلب.

وذكر أبو مصطفى أن قتال الجبهة ضد التنظيم سيستمر بشكل ضعيف إلى حين قبول التنظيم وقف إطلاق النار، مبيناً أن قواتهم ستحمي مواقعهم، وستبقى في حالة تيقظ، وحراسة، للأراضي التي يسيطرون عليها.

L’armée assadiste (ASA) mène actuellement une grande offensive avec l’aide des milices du régime, les Iraniens des Forces Spéciales al-Qods, le bataillon al-Baath et le Hezbollah libanais. L’offensive concerne les positions occupées par le Front islamique, l’Armée Syrienne Libre, le Front al-Nosra et les brigades Ansar ad-Din dans le nord ouest de la ville d’Alep. L’objectif est de s’emparer des localités de Zahraa et Nubl. Une autre option pourrait être de parvenir à la rocade près de Layramoun, ce qui encerclerait complètement les rebelles dans la ville d'Alep. Mais cette option aurait l’inconvénient d’empêcher les rebelles d’abandonner leurs positions dans la ville, ce qui obligerait les forces du régime à une longue guerre de rues.
Pour l’instant l’armée d’Assad a réussi à capturer le village de Handarat et sa colline, coupant ainsi la dernière ligne d'approvisionnement des rebelles barricadés dans la ville d'Alep. Le succès de l’armée d’Assad lui permet à présent de  surveiller la route de Kastillo et le rond-point al-Jandul. Les forces gouvernementales ont également capturé les villages d'al-Mudafah et Sifat et une intersection à quatre voies à l'ouest de Sifat.
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Province de Hama
L’armée assadistes a repris le contrôle de cinq villages dans la province de Hama, profitant de la confusion parmi les brigades rebelles depuis que la coalition internationale bombarde des sites jihadistes de l’Etat islamique ou du Front al-Nosra :
https://www.youtube.com/watch?v=5wx-VBCu4X0&feature=p...

Front irakien

Rabia
Les forces spéciales Peshmergas kurdes, appuyées par des avions américains et britanniques, ont repris la ville clé de Rabia à la frontière irako-syrienne. La ville se trouve à environ 90 km au nord-ouest de Mossoul une ville contrôlée par l'État islamique. La prise de la ville a été extrêmement sanguinaire et les Kurdes auraient subi de lourdes pertes, notamment en raison d’attaques suicides menées par des Jihadistes. Les combats se poursuivraient actuellement à la périphérie de la ville.
La prise de la ville permettra de rendre plus compliquées les lignes d’approvisionnement des Jihadistes de l’EI.
Les Peshmergas kurdes pensent à présent qu’il leur serait possible de reprendre le contrôle de la ville de Sinjar et l’arrière pays montagneux. Sinjar a été capturé par les combattants de l'Etat islamique en Août. Des milliers de civils Yazidi minoritaires avaient dû évacuer la zone afin de sauver leur vie.
https://www.youtube.com/watch?v=6yOQOvS8gWY&feature=p...

Baiji
Daech a réussi à abattre un hélicoptère irakien près de la localité de Baiji .
Un hélicoptère de type MI35 a été abattu par un missile tiré par des Jihadistes de Daesh. Tous les occupants ont été tués. Baiji est une localité située à 200 kilomètres au nord de Bagdad. C'est le site d’une grande raffinerie de pétrole. C’est le premier hélicoptère russe à être abattu par les Jihadistes alors qu’un lot de ces hélicoptères venait tout juste d’être livré par la Russie. On sait que les Jihadistes avaient fait main basse sur des missiles anti hélicoptères. Mais on assurait que les batteries étaient hors d'état et qu'il leur fallait en obtenir de nouvelles des fournisseurs (peu probable) ou trouver un moyen d'en faire de nouvelles. Il semble qu'ils aient réussi. Cela pourrait poser un problème aux avions de la coalition.

Front libanais

Affrontements violents entre l'EI et le Hezbollah dans le jurd de Brital
Des affrontements violents opposaient dimanche 5 octobre des Jihadistes de l'Etat islamique (EI, ex-Daech) et le Hezbollah dans les confins de la Bekaa à la frontière libano-syrienne.
Les Jihadistes de l'EI, en provenance de la localité d'Asaal al-Ward, dans la province syrienne du Qalamoun, auraient attaqué un poste du Hezbollah dans le jurd de Brital provoquant de violents affrontements, faisant des victimes dans les deux camps.
"Des positions du Hezbollah dans les montagnes autour de Nabi Sbat, à l'est de Baalbek, ont été attaquées par des groupes armés venus de Qalamoun" en Syrie, a expliqué un membre local du mouvement chiite.
Les affrontements se sont rapidement étendus au jurd de Baalbek et de Younine, obligeant le Hezbollah à faire appel à des renforts tandis que l’armée libanaise se déployait dans la région.
Le Hezbollah faisait usage d’armes lourdes pour repousser l’assaut des islamistes, tandis que des villageois prenaient les armes pour protéger leurs villages. Le bruit des affrontements pouvait être entendu dans la ville de Baalbek, à plusieurs kilomètres de là.
Cinq membres du Hezbollah auraient été tués au cours des combats tandis que la milice chiite annonce plusieurs dizaines de morts du côté des assaillants.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

 

 


 

04/10/2014

Washington à la recherche de rebelles « modérés »

Les stratèges du Pentagone parlent de «rebelles modérés». Il s'agit dans leur esprit d'opposants au régime syrien «fréquentables»  par opposition aux groupes islamistes dangereux comme l’Etat Islamique ou le Front al-Nosra, le représentant d’al-Qaïda en Syrie. 

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03/10/2014

3 octobre 2014 – Nouvelles de la guerre contre le califat islamique

Front syrien

Bataille de Kobane
De violents combats se déroulaient vendredi dans la ville syrienne d’Aïn al-Arab (Kobané en kurde) assiégée par les califatistes. Les Jihadistes mènent l’assaut par petits groupes pour échapper aux frappes de la coalition.
Une épaisse fumée noire flottait au-dessus de la ville syrienne à majorité kurde et des tirs d'obus de mortiers s'y succédaient à intervalles réguliers. Les combats sont extrêmement violents et il semble que les Kurdes soient dans une situation difficile même s’ils déclarent être déterminés à mener des « batailles de rue » pour défendre leur ville, la troisième du Kurdistan syrien. Mais les Kurdes sont moins bien équipés et  moins nombreux que les Jihadistes tandis que la coalition internationale n’effectue qu’un nombre insuffisant de raids aériens et se concentre sur les lignes d’approvisionnement des Jihadistes sans se préoccuper du sort des Kurdes. Pourtant, n’importe quel avion de la coalition pourrait détruire la douzaine de chars des Jihadistes qui mènent l’assaut à l’est de la ville de Kobane. Est-ce parce que le PKK a annoncé son soutien aux Kurdes irakiens alors qu’il est considéré par la Turquie comme par les Etats-Unis comme une organisation terroriste ?
Les vidéos montrent des combattants kurdes équipés d’armes légères, cachés dans des maisons ou barricadés derrière des murs de terre,  faisant le coup de feu contre des tanks jihadistes et soumis à d’intenses tirs d’artillerie.
Une vidéo montre à quoi ressemble la guerre à Kobane
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
Une autre vidéo du califat islamique montre un bâtiment détruit par la coalition internationale prétendant qu’il s’agissait d’une école :
https://www.youtube.com/watch?v=dd-8xWFnRJ4&feature=p...
et
https://www.youtube.com/watch?v=4KIHToNdFds&feature=p...

La Turquie va-t-elle venir à l’aide de Kobane ?
La seule inconnue est ce que va faire la Turquie maintenant que son parlement a massivement voté pour une intervention militaire, au sol si besoin est.
Le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, vient d’ailleurs d’annoncer, ce vendredi 3 octobre, que la Turquie fera "tout ce qu'elle peut" pour empêcher les jihadistes de l'Etat islamique (EI) de prendre le contrôle de la ville frontalière syrienne d’Aïn al-Arab (Kobané  en kurde).
"Nous ne voulons pas que Kobané tombe. Nous avons tendu la main à nos frères de Kobané", a déclaré M. Davutoglu dans un entretien accordé à la chaîne de télévision A Haber-ATV diffusé tard jeudi soir2 octobre. "Nous ferons tout ce que nous pouvons pour que Kobané ne tombe pas", a-t-il insisté.

La décision turque change le statut de l’action de la coalition internationale en Syrie
La décision turque de rejoindre la coalition internationale est lourde de menaces pour la coalition internationale elle-même. En effet, si elle facilite l’action militaire en donnant à la coalition des points de départ plus proches des zones à bombarder, elle risque de l’entraîner dans un conflit entre la Syrie et l’Irak. Le vice-ministre des AE syrien, Faisal Miqdad, a donné un aperçu de ce risque en accusant la décision du Palement turc d’autoriser des attaques de son armée sur le sol syrien uniquement pour renverser Bachar el-Assad.
D’autant plus que la relative faiblesse des bombardements américains sur les Jihadistes à Kobane n’a rien fait pour réduire la suspicion du gouvernement syrien sur les objectifs réels de l’administration Obama qui semble maintenant adhérer à ceux de la Turquie.

Des tribus sunnites d’Irak et de Syrie font allégeance au califat islamique
Une cérémonie d’allégeance a eu lieu dans l’état de Fourat (Irak-Syrie). Les tribus représentées sont les tribus Al-Wahab, Qahsh'am, Ar-Rous, Al-Houswan, Albou-Izzdein, Albou-'Assaf, Al-'Afadleh, Al-Houweiwat, Albou-Sbie', Al-Hanadah, Tayi, Al-Machahdah, Albou-Rajab, Al-Weldah, Ash-Shibl, Al-Abied, Al-Nasser, Al-Jughayyfah, Add-Damiem, Albou-Shab'an, Al-Marachdah, Al-Meraei, Al-Karablah, Albou-Abied, Albou-Mahil, et quelques autres encore.LiveLeak-dot-com-97c_1412299994-8_1412303909_jpg_resized.jpg
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Front irakien

Bataille de Hit
les jihadistes de l'Etat islamique (EI) ont pris vendredi 3 octobre le contrôle d'une partie de Hit, un des derniers bastions du gouvernement irakien dans la province sunnite d'Al-Anbar.
Les jihadistes avaient tenté jeudi 2 octobre, avec deux attentats suicide à la voiture piégée, de prendre d'assaut le quartier général de la police de cette ville située à 150 km à l'ouest de Bagdad.
Les affrontements avaient fait 20 morts dans les rangs de l'EI et 11 au sein des forces de sécurité.
"Les assaillants sont revenus (vendredi 3 octobre) et ont attaqué plusieurs secteurs, ils contrôlent maintenant trois quartiers de la ville. Ils ont hissé leur drapeau noir sur plusieurs bâtiments et mis le feu à cinq postes de police", a indiqué un officier de police.
Les combats, qui se poursuivaient de manière sporadique, ont coûté la vie à douze jihadistes, selon un officier de l'armée.
Selon un autre responsable, les forces pro-gouvernementales contrôlent toujours la majeure partie de Hit, ainsi que les routes menant vers la Syrie au nord-ouest et vers Tikrit à l'est.
Un responsable militaire de la province, Qassem al-Mahalawi, a indiqué à l'AFP que 50 véhicules blindés étaient sur le point d'arriver à Hit "pour reprendre le terrain perdu".
Les jihadistes avaient également attaqué jeudi le quartier général de la 8e brigade, près de Ramadi, capitale de la province d'al-Anbar, à 120 km à l'ouest de Bagdad.
Dans cette province à majorité sunnite, le gouvernement tient toujours le barrage de Haditha, au nord de Hit, une zone où les avions de la coalition internationale ont frappé l'EI à plusieurs reprises.
Les progrès du groupe extrémiste dans la région compliquent le ravitaillement des forces gouvernementales dans la province sunnite d’al-Anbar. Selon des responsables militaires, 240 soldats se trouvent notamment piégés dans une base à Abou Aitha, à l'ouest de Bagdad, avec très peu de vivres.
Ces derniers jours, l'armée a enregistré plusieurs échecs dans cette province, notamment quand les jihadistes ont attaqué des bases militaires près de Fallouja, causant la mort ou la disparition de 155 soldats.

Vidéo des bombardements britanniques sur Rabia (Irak)
https://www.youtube.com/watch?v=EQCTEO9T4HQ&feature=p...

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

22:17 Publié dans Aïn el-Arab (Kobane), Etat Islamique, Etats-Unis, Falloujah, Irak, Kurdistan, PKK, Syrie, YPG | Lien permanent | Commentaires (4) | | | | |