31/08/2017

L'Irak annonce officiellement la reprise de Tal Afar

L'Irak annonce officiellement la reprise de Tal Afar

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé jeudi 31 août  la reprise à l'Etat islamique (Daech) de Tal Afar, l'un des trois derniers bastions jihadistes dans le pays, finalisant ainsi la reconquête de l'ensemble de la province septentrionale de Ninive.

"Notre bonheur est complet, la victoire est arrivée et la province de Ninive est désormais entièrement aux mains de nos forces", a affirmé M. Abadi dans un communiqué parvenu à l'AFP, en référence à cette région du nord de l'Irak dont les forces anti-EI avaient déjà repris début juillet le chef-lieu, Mossoul, aux jihadistes.
 

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26/08/2017

Le Pentagone ne dévoile pas le nombre réel de troupes U.S. au Moyen orient

Le Pentagone n'a pas l'intention de dévoiler le nombre réel de troupes américaines en Afghanistan, en Irak et en Syrie. 
Jason Dempsey, un vétéran de guerre en Afghanistan qui est actuellement chercheur au Centre pour une nouvelle sécurité américaine, estime que le Pentagone peut faire face à la sécurité opérationnelle tout en conservant les valeurs démocratiques américaines essentielles exprimées dans la Déclaration d'indépendance et la Constitution des États-Unis. 
Il semble que le Pentagone et le président américain Donald Trump sont de l'opinion qu'il n'y a pas nécessité de dévoiler le nombre de troupes engagées sur ces théâtres d'opération.
Nouvelle stratégie de Trump en Afghanistan  
Le président américain Donald Trump a dévoilé devant un public militaire à Fort Myer à Arlington, en Virginie, le 21 août 2017, sa nouvelle stratégie pour l'Afghanistan. 
Il a déclaré que la présence militaire des États-Unis se poursuivrait dans ce pays touché par le conflit, mais il s'est abstenu d'élaborer, ce qui suggère qu'il n'y aura pas d'information officielle sur les niveaux des troupes. 
Le Pentagone, pour sa part, dans le cadre de la politique dite Force Management Level ne comptabilise pas les troupes qui se trouvent dans les zones de guerre moins de 120 jours. 
Les dirigeants militaires américains défendent cette politique du secret, prétextant  que la divulgation précise du nombre de troupes "n'a pas de sens". 
"Il n'y a tout simplement pas de sens d'augmenter le niveau Force Management Level lorsque vous embauchez des ingénieurs pour construire une installation et ensuite les retirer", a déclaré le lieutenant-général Sean MacFarland, qui était le commandant en chef
en Irak et en Syrie en 2015-16, et est actuellement le commandant général adjoint du Commandement de la formation et de la doctrine de l'armée américaine. 
Le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, a promis qu'il publierait prochainement le véritable nombre. 
«Je devais changer le processus de comptabilisation parce que nous ne pouvions pas déterminer combien de troupes nous avions» dans les zones de guerre, a déclaré Mattis aux journalistes la semaine dernière.
12.000 soldats U.S. en Afghanistan  
Les États-Unis auraient déployé plus de 12 000 soldats en Afghanistan, ce qui est nettement plus élevé que le plafond de 8 400 personnes autorisé. 
Si le président Donald Trump déploie 3 900 soldats supplémentaires, comme l'indiquent les rapports, le total sera presque le double du nombre rendu public actuellement.
Plus de 7000 soldats U.S. en Irak au lieu des 5.200 annoncés 
En Irak, le chiffre de 5 200 personnel américain annoncé par le Pentagone est un nombre totalement fictif. 
En fait, selon des informations récentes, plus de 7 000 soldats américains se trouveraient en Irak.
On ignore le nombre exact de soldats U.S en Syrie 
En Syrie, le chiffre officiel des troupes américaines déployées dans ce pays est de 503. Il s'agit de forces spéciales.
Mais des centaines d'autres troupes les soutiennent, elles et leurs alliés locaux. Cela inclue des Rangers et des Marines, photographiés à maintes reprises par les médias et qui ne sont pas officiellement comptabilisés. 
 
Jean René Belliard

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25/08/2017

Syrie : L'Etat islamique inflige un revers à l'armée syrienne à l'est de la province de Raqqa

L'Etat islamique (Daech) a tué 34 membres des forces pro-régime lors d'une contre-attaque dans la province de Raqqa, a annoncé vendredi 25 août l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Selon cette ONG, les jihadistes ont repris de larges parts de territoire aux forces du régime de Bachar el-Assad dans l'est de la province de Raqqa.
L'armée syrienne cherche à progresser dans la province de Raqqa pour arriver dans celle voisine de Deir ez-Zhor, située à l'est du pays, et en chasser l'EI qui la contrôle presque totalement. Les jihadistes assiègent notamment depuis 2015 les forces progouvernementales et les civils dans la ville de Deir ez-Zhor.
Au mois d'août, les forces prorégime étaient arrivées jusqu'à la périphérie de Maadan, la dernière ville encore tenue par l'EI dans l'est de la province de Raqqa avant Deir ez-Zor.
Mais durant leur contre-attaque, les jihadistes sont parvenus jeudi 24 août à "repousser de 30 km les forces prorégime depuis la périphérie de la (ville) de Maadan", selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
"Ils ont beaucoup progressé....et ont élargi la zone qu'ils contrôlent le long de la rive sud du fleuve Euphrate", a-t-il ajouté.
L'offensive des forces de Bachar el-Assad dans la province de Raqqa, soutenues par l'aviation russe est distincte d'une opération lancée depuis juin par les Forces démocratiques syriennes (FDS) - une coalition de groupes rebelles arabo-kurdes soutenue par les Etats-Unis-- pour prendre à l'EI la ville de Raqqa.
Les FDS affirment avoir chassé l'organisation jihadiste la plus redoutée au monde de 60% de la cité qu'elle contrôle depuis 2014.
Jeudi, dans une autre partie de la Syrie, les forces prorégime avaient réussi à encercler totalement les jihadistes de l'EI dans des régions désertiques. Cette bataille fait également partie de la vaste offensive menée sur plusieurs fronts pour reconquérir Deir ez-Zhor.

FDS
Après Raqqa, les FDS veulent poursuivre vers Deir ez-Zhor
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), la coalition de groupes rebelles kurdes et arabes soutenue par les Etats-Unis, s'apprêtent à lancer une offensive dans la province de Deir ez-Zhor pour en chasser les jihadistes de l'Etat islamique (Daech), a annoncé un représentant des FDS.
L'opération débutera "dans les semaines qui viennent", en parallèle à la bataille de Raqqa, capitale autoproclamée du mouvement, a précisé Ahmed Abou Khaoula, chef du conseil militaire des FDS pour Deir ez-Zhor.
L'alliance dominée par les rebelles kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) a lancé en juin l'offensive de Raqqa après plusieurs mois d'encerclement et de raids aériens de la coalition sous commandement américain.
Ahmed Abou Khaoula a ajouté que son unité, qui compte 4.000 hommes, se trouvait déjà sur place et avait "libéré" plusieurs localités.
Course de vitesse entre forces fidèles à Bachar al-Assad soutenues par Russes et Iraniens, et forces soutenues par les USA
Les forces gouvernementales syriennes soutenues par l'armée russe et les miliciens chiites du Hezbollah libanais mènent leur propre offensive dans la province qui est presque entièrement aux mains des jihadistes. Damas ne tient qu'une partie de son chef lieu et une base militaire.
L'annonce d'une offensive des FDS dans cette région est à inscrire dans la course de vitesse que se livrent les forces soutenues par l'Iran et les forces soutenues par les Etats-Unis pour le contrôle de la frontière irako-syrienne et les riches régions pétrolières de la région.
Des incidents ont déjà opposé forces loyalistes et forces spéciales américaines notamment à proximité de la base U.S. d'al-Tanf en Syrie, à proximité des frontières irakienne et jordanienne.

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