Hassan Rohani - Page 3

  • L’Iran menace: Si l’Iran ne peut plus exporter son pétrole, personne ne pourra

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    par Jean-René Belliardle

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    L’ordre donné par le président Donald Trump aux pays européens de ne plus acheter de pétrole iranien, dans le cadre des sanctions économiques imposées par les Etats-Unis contre l’Iran, devrait avoir des conséquences sur les prix du pétrole et finalement frapper l’économie américaine. C’est ce qu’a déclaré le représentant iranien à l’OPEP Hussein Kazempur Ardebeli.
    Le responsable iranien a conseillé de ne pas utiliser le pétrole comme une arme ou un instrument pour atteindre des objectifs politiques, selon Reuters.
    De plus, toujours selon Reuters, le ministre du Pétrole iranien Bijan Zanganeh a écrit une lettre à son homologue des Emirats arabes unis, Suhail Al Mazrui, qui dirige l’OPEP, pour lui rappeler l’obligation de respecter les accords conclus au cours du mois passé. « Augmenter la production de l’un des pays est une violation des accords de l’OPEP », écrit-il.
    La veille, le président iranien Hassan Rohani avait baptisé de tentatives insensées les appels à boycotter le pétrole iranien, particulièrement si le pétrole continue de couler dans la région. Une déclaration ambiguë qui pourrait laisser penser que l’Iran serait prêt à empêcher les exportations de pétrole des pays voisins. Lorsque Rohani a été interrogé si c’était bien ce qu’il avait voulu signifier lors d’une conférence de presse quelque moment plus tard, , il a refusé de commenter.
    Mais dans le même temps, Kassem Souleimani, le commandant des forces spéciales « Al-Quds » au sein du CGRI, a déclaré que les gardes, étaient prêts à rendre impossible l’exportation de pétrole par les pays voisins si l’ordre leur était donné.

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  • Belgique: Deux Belges d’origine iranienne inculpés à Bruxelles pour tentative d’attentat en France

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    Un couple de Belges d’origine iranienne ont été arrêtés samedi 30 juin 2018 à Bruxelles pour avoir planifié un attentat à l’explosif contre un rassemblement de l’opposition iranienne en France, et inculpés, a annoncé lundi 2 juillet le parquet fédéral spécialisé dans les affaires de terrorisme.
    Le couple a été interpellé dans une commune de Bruxelles en possession de 500 grammes de peroxyde d’acétone explosif (TATP) et un fusible avec télécommande trouvé dans leur voiture. Le couple est soupçonné d’avoir voulu commettre un attentat à la bombe samedi à Villepinte, près de Paris, lors d’un rassemblement organisé par les Moudjahidines du Peuple Iranien (MEK), a précisé le parquet dans un communiqué. Il a été arrêté alors qu’il partait de Bruxelles pour gagner le site de Villepinte où s’est déroulé le rassemblement de l’opposition syrienne.
    Arrestations en France et en Allemagne
    Dans le cadre de l’enquête, des perquisitions ont également été effectuées à Wilrijk, Boom, Uccle, Bergen et Leuze-en-Hainaut. En France, trois personnes ont été interpellées et en Allemagne, un diplomate de l’ambassade iranienne en Autriche a également été appréhendé. Ce diplomate est soupçonné d’avoir fourni au couple belgo-iranien les explosifs trouvés dans leur véhicule
    Deux des trois personnes interpellées en France ont été libérées après avoir été interrogées.
    Le président iranien avait demandé au président français de prendre des mesures contre les « terroristes iraniens »
    En Janvier de cette année, le président iranien Hassan Ruhani, dans une conversation téléphonique avec le président français Emmanuel Macron, lui avait demandé de prendre des mesures contre les « terroristes iraniens », se référant aux « moudjahidin e-Khalk », une organisation hostile au régime des Ayatollahs et basée à Paris.  Ruhani a ensuite exprimé son mécontentement face au fait que « le groupe terroriste iranien qui fait la promotion de la violence et participe à la dernière agitation populaire en Iran » est installé en France.
    Les Moujahidines e-Khalk
    L’organisation des Mujahideen-ie-Khalk («l’organisation des moudjahidin du peuple iranien») a été officiellement créée en 1979, peu après la révolution islamique en Iran. Le siège de cette organisation était en Irak. L’organisation était dirigée par des militants du mouvement marxiste-islamique, établi en Iran dans les années 60. Initialement, ce groupe a combattu le régime du Shah, mais après la révolution islamique, il a dirigé ses armes contre le régime des Ayatollahs. En 2001, Mujahideen-e-Khalk a renoncé aux actions violentes. Selon les médias, cette organisation aurait réussi à recueillir, au cours ces dernières années, des informations sur les installations nucléaires et militaires de l’Iran.
    Les autorités iraniennes et irakiennes considèrent le Mujahidin-e-Khalk comme une organisation terroriste. Pendant longtemps, cette organisation a également été considérée comme terroriste aux États-Unis, au Canada et dans les pays de l’UE. Mais en 2009, l’Union européenne a exclu Mujahidin-e-Khalk de la liste des organisations terroristes et, en 2012, les autorités américaines et canadiennes ont fait le même pas.
    Un message de l’Iran à l’Occident ?
    Les autorités belges se félicitent d’avoir réussi à déjouer ce projet d’attentat. Toutefois, la facilité avec laquelle le projet a été mis à jour et le timing de l’arrestation du couple laissent planer le doute. Loin d’un réel succès des services belges, il pourrait plutôt s’agir d’un « avertissement sans frais » à l’Union européenne, et notamment à la France, à un moment où l’Union européenne doit choisir entre le boycott américain et de bonnes relations avec Téhéran.  Chacun se souvient de la querelle sur l’Eurodif et des attentats à Paris. L’Iran pourrait très bien avoir voulu rappeler aux Européens qu’il dispose d’une formidable capacité de nuisance.  C’est la raison pour laquelle, les services iraniens, plutôt que de faire exploser une bombe à Paris, se sont arrangés pour que le complot soit découvert. A chacun d’en tirer les enseignements.

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  • Rohani à Macron: Non ! L'Iran "ne cherche pas à dominer" le Moyen-Orient

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    Iran 
    Rohani
    Rohani à Macron: Non! l'Iran "ne cherche pas à dominer" le Moyen-Orient    
    L'Iran "ne cherche pas à dominer" le Moyen-Orient, a déclaré mardi 21 novembre le président iranien Hassan Rohani à son homologue français lors d'un entretien téléphonique, selon un communiqué de la présidence iranienne.
    "Notre présence en Irak et en Syrie est à l'invitation des gouvernements de ces pays pour lutter contre le terrorisme (...). L'Iran ne cherche pas à dominer (...) la région", a déclaré M. Rohani à son homologue français, quelques jours après que la France s'est inquiétée des "tentations hégémoniques" de Téhéran au Moyen-Orient.
    "Notre objectif est d'œuvrer pour la paix et la sécurité et d'éviter le démembrement des pays de la région", a assuré le président iranien au cours de cet entretien. "Après Daech, il faut aussi lutter contre les autres groupes terroristes", a-t-il ajouté.
    Le président français avait affirmé vendredi 17 novembre que la France souhaitait que "l'Iran ait une stratégie régionale moins agressive" et que soit clarifiée "sa politique balistique qui apparaît comme non maîtrisée". Le 16 novembre, son ministre des Affaires étrangères, en visite à Riyad, avait critiqué ce qu'il avait qualifié de "tentations hégémoniques" de Téhéran au Moyen-Orient.
    Le président français, qui a annoncé son intention de se rendre en Iran dans le courant de l'année 2018, a dit vendredi sa volonté de "dialoguer" avec Téhéran.
    Rohani à Macron : Le Hezbollah fait partie du peuple libanais
    Le président iranien, Hassan Rohani, a insisté sur l'importance du Hezbollah, le mouvement chiite libanais politique et armé, que soutient Téhéran.
    "Le Hezbollah fait partie du peuple libanais, il est très populaire dans ce pays et son armement est défensif et sert à contrer d'éventuelles attaques contre le Liban", a insisté M. Rohani. Et de poursuivre : "Nous devons maintenant faire en sorte que les mouvements libanais forment un gouvernement en toute sécurité pour le bien de leur pays".
     
    Myard 
    Point de vue de Jacques Myard  sur la politique "iranienne" du gouvernement français
    Le Proche et Moyen-Orient, un chaudron explosif ! 
    Tous les observateurs saluent l'initiative du Président Macron de recevoir à Paris Saad Hariri exfiltré d'Arabie-Saoudite, une opération qui tire une épine du pied de Riyad, mais qui peut provoquer des retours de bâton contre les intérêts français.
    La situation au Proche et Moyen-Orient dépasse très largement la personne de Saad Hariri qui apparaît comme l'otage de multiples forces géostratégiques antagonistes.
    Tout d'abord, il y a l'Arabie Saoudite qui accuse l'Iran de pousser ses pions partout dans la région, au Yemen, en Irak comme en Syrie.
    Cette présence iranienne forte n'est pas inexacte - sauf au Yémen - mais elle est aussi le résultat des erreurs de Riyad et de Washington depuis plus d'une décennie, surtout en Irak et en Syrie.
    Ensuite, face à cette situation, l'Arabie Saoudite semble même envisager une alliance avec Israël contre l'Iran avec le soutien de Trump. Le grand mufti d'Arabie Saoudite Abdelaziz al-Cheïkh a d'ailleurs lancé une fatwa appelant "les musulmans à s'allier avec les Juifs pour combattre le Hamas et le Hezbollah", il est évident que c'est l'Iran qui est visé.
    Dans ces conditions, lorsque Riyad "démissionne" S.Hariri, c'est avant tout le Hezbollah qui est visé, lequel, de plus, est la bête noire des Israéliens. Le risque est majeur pour la stabilité du Liban. Le mouvement chiite libanais dispose d'au moins 60.000 miliciens armés et aguerris, toute attaque contre lui peut provoquer la reprise de la guerre civile au Liban.
    Dès lors, les déclarations du ministre Le Drian à Riyad selon lesquelles la France est « inquiète » de la « tentation hégémonique » de l'Iran au Moyen-Orient est de nature à entraîner Paris dans un conflit où il n'y a que des coups à prendre ; l'Iran est incontournable pour la stabilité de la région et c'est aussi pour nos entreprises un grand marché.
    A ce titre la France devrait aussi s'interroger sur les conséquences pour nos entreprises de la volonté du Prince héritier de lutter contre la corruption, une noble cause...
    Pierre Conesa, très bon connaisseur de l'Arabie Saoudite, souligne à raison les risques de la purge engagée par Ben Salmane Saoud pour les entreprises européennes dont les affaires ont largement prospéré grâce à quelques princes compréhensifs, aujourd'hui en disgrâce...
    Pour toutes ces raisons Paris devrait plus que jamais garder en mémoire la règle d'or en diplomatie de Talleyrand : "Pas de zèle, Messieurs !"
    Jacques MYARD - Maire de Maisons-Laffitte - Membre Honoraire du Parlement
    Président du Cercle Nation et République.