Hashed al-Chaabi - Page 3

  • Irak: L’armée irakienne nomme Al-Amiri chef-adjoint de la coalition de milices chiites Hashd al-Chaabi en remplacement d'al-Muhandis

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  • Irak: Des manifestants attaquent l’ambassade américaine à Bagdad pour protester contre les raids

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    Des milliers de manifestants ont attaqué mardi l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, brûlant des drapeaux, arrachant des caméras de surveillance et criant « Mort à l’Amérique », après des raids américains meurtriers contre un groupe armé irakien pro-iranien, ont constaté des journalistes de l’AFP.
    Les participants au cortège funéraire de 25 combattants tués dans les raids aériens dimanche en Irak, sont parvenus à traverser sans encombre l’ensemble des checkpoints de l’ultra-sécurisée Zone verte de Bagdad, où siège l’ambassade. Mais les forces de sécurité irakiennes se sont ensuite interposées aux portes de l’ambassade, alors que les manifestants devenaient violents.
    Les manifestants sont des hommes en uniforme de combattants du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires dominée par des factions chiites pro-iraniennes à laquelle appartiennent les brigades du Hezbollah, la faction visée par les raids, mais aussi des femmes brandissant des drapeaux irakiens et du Hachd.
    Portant des banderoles proclamant « Le Parlement doit dégager les troupes américaines, sinon c’est nous qui allons les dégager », « Fermez l’ambassade américaine à Bagdad », ils ont crié « l’Amérique est le grand Satan ».
    Le sentiment anti-américain a été ravivé par les raids menés en représailles à la mort d’un sous-traitant américain dans une attaque à la roquette contre une base en Irak, non revendiquée mais attribuée par Washington à la faction chiite des brigades du Hezbollah.

    Le Hachd al-Chaabi, qui a aidé le pouvoir irakien dans la lutte antijihadistes, a été intégré aux forces régulières.

    Sinan Salaheddin Mahmoud@sinansm
     

    Shiite fighters protest outside the in Baghdad's Green Zone.

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    Les manifestants ont mis le feu au kiosque de sécurité à l'entrée du complexe de l'ambassade américaine à Bagdad, selon Reuters.

    Soldats américains à l'intérieur de l'ambassade pour la protéger - des fenêtres les séparent des manifestants

    Footage of states protection force at the Embassy compound in ,

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    More footage of Protection force inside the Embassy reception area.

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  • Irak: Bagdad menace de « revoir » ses relations avec Washington après des raids meurtriers

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    Le gouvernement irakien s’est dit lundi soir forcé de « revoir ses relations » avec les Etats-Unis après des raids aériens menés la veille par Washington contre des bases de combattants pro-Iran intégrés aux forces irakiennes et ayant fait au moins 25 morts. « Les forces américaines ont agi en fonction de leurs priorités politiques et non de celles des Irakiens », a dénoncé le gouvernement démissionnaire réuni en Conseil de sécurité réduit.
    Washington affirme avoir visé dimanche soir plusieurs bases des brigades du Hezbollah – une faction pro-Iran du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires formée pour lutter contre les jihadistes – pour mettre fin à une série d’attaques à la roquette ayant visé ses soldats et ses diplomates à onze reprises ces deux derniers mois.
    Mais, rétorque le communiqué du cabinet, « la protection de l’Irak, de ses bases militaires, des forces qui y sont présentes et des chancelleries relève de la responsabilité exclusive des forces de sécurité irakiennes ». De tels raids « violent la souveraineté de l’Irak » et « contreviennent aux règles d’engagement de la coalition » internationale présente en Irak sous commandement américain pour lutter contre les jihadistes, poursuit le texte. Ils « poussent l’Irak à revoir ses relations et son cadre de travail sur les plans sécuritaire, politique et légal pour protéger sa souveraineté ».
    En Irak, pris en étau depuis la chute de Saddam Hussein en 2003 entre ses alliés américain et iranien, des députés appellent régulièrement à dénoncer l’accord de coopération militaire irako-américain. Jusqu’ici, toutes ces tentatives ont fait long feu. Mais les frappes de dimanche soir ont suscité une indignation inédite, semblant pour un temps éclipser la révolte populaire qui va entrer dans son quatrième mois et dénonce le pouvoir à Bagdad et son parrain iranien.
    Lundi, dans la plupart des villes du sud de l’Irak, à Bagdad et à Kirkouk (centre), des manifestants ont brûlé ou piétiné des drapeaux américains, ont rapporté des correspondants de l’AFP.