28/09/2014

28 septembre 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

La Coalition internationale frappe au centre de la Syrie
Les Etats-Unis ont mené pour la première fois des frappes samedi 27 septembre contre le les Jihadistes de l’Etat islamique (EI) dans la province de Homs, au centre de la Syrie, alors que les bombardements étaient jusqu'à présent concentrés sur l'est et le nord du pays. Les raids de la coalition internationale sur des cibles situées en Syrie, qui ont débuté mardi 23 septembre, sont menés maintenant "presque en continu", a souligné un responsable américain.
Les frappes ont eu lieu dans la partie désertique de la province, dans la zone d'Al-Hammad, à l'est de la cité antique de Palmyre, loin de la ligne de front avec les forces régulières  qui contrôlent la ville de Homs, la troisième du pays.
D'autres raids ont été effectués contre des positions de l'EI à Manbij, une des rares villes tenues par les jihadistes dans la province d'Alep (nord), et dans la province de Raqqa (nord), le fief des califatistes.

Bataille pour Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
Des raids aériens ont également visé les concentrations de Jihadistes de l'EI qui mènent une offensive contre la ville kurde d'Aïn al-Arab (Kobané en kurde), à la frontière turque.
Vidéos kurdes
Vidéo mise en ligne par les Kurdes montrant le franchissement de la frontière turco-syrienne par les volontaires kurdes :
https://www.youtube.com/watch?v=d1kMXX9B518&list=UUNE...
Une vidéo mise en ligne par les Kurdes montre des Jihadistes sous le feu kurde :
https://www.youtube.com/watch?v=e9lugUC_XiU&feature=p...
Vidéo du califat islamique :
Une vidéo mise en ligne par l’Etat Islamique montre l’offensive contre la ville kurde de Kobane (Syrie) - Impressionnant :
https://www.youtube.com/watch?v=lDJBHpkxtiA&feature=p...
Les Jihadistes de l’Etat Islamique prétendent pouvoir se rendre maître de la deuxième ville du Kurdistan syrien en moins d’une semaine.

Le Royaume Uni, le Danemark et la Belgique rejoignent la coalition internationale contre le califat islamique
La Grande Bretagne, le Danemark et la Belgique viennent de décider de rejoindre la coalition internationale contre le califat islamique.
Moins de 24 heures après la décision prise par le Parlement britannique, des chasseurs-bombardiers de la Royal Air Force (RAF) survolaient samedi 27 septembre l'Irak, prêts à frapper des positions de l’Etat islamique (EI). Six chasseurs-bombardiers Tornado de la Royal Air Force, basés sur la base chypriote d’Akrotiri, sont susceptibles de contribuer aux raids aériens au-dessus de l’Irak.  Les avions sont équipés de bombes à guidage laser et de missiles.
Outre les Tornado, la RAF dispose aussi dans la région d'un avion de surveillance RC-135 Rivet Joint qui permettra d’identifier les cibles potentielles.
"Il y a des cibles mobiles, des convois de combattants de l'EI que nous pouvons repérer avec une surveillance que nous allons renforcer", a expliqué vendredi le ministre de la Défense britannique, Michael Fallon.
Le Danemark a également décidé d’envoyer sept avions de chasse F-16 pour aider à combattre le califat islamique en Irak, a déclaré le Premier ministre, Helle Thorning-Schmidt, vendredi 26 septembre.
"Je suis très heureux qu'il y ait maintenant une large coalition, y compris les pays de la région qui veulent ... contribuer,» a-t-elle dit lors d'une conférence de presse, ajoutant que les avions de chasse danois ne participeraient pas au bombardement de cibles en Syrie.

Alliés arabes
En Syrie, les Américains ont pour l'heure été aidés par cinq alliés arabes - Jordanie, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar et Bahreïn - mais la France n'exclurait plus de frapper des cibles situées dans ce pays. La question est "posée", souligne une source au ministère de la Défense.

Installations pétrolières
La coalition a mené vendredi et samedi des frappes contre des installations pétrolières tenues par les jihadistes dans la province de Deir ez-Zhor (est de la Syrie). On sait, par ailleurs, que l'EI a arrêté le pompage dans six champs pétroliers par peur des bombardements.
L'EI, qui contrôle des raffineries en Irak et en Syrie, vend du pétrole en contrebande et en tirerait des bénéfices évalués entre 1 et 3 millions de dollars par jour, selon des experts.

Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) menace à son tour
Le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, a menacé, samedi 27 septembre, de représailles « dans le monde entier », ceci pour protester contre les bombardements effectués par l’armée de l’air américaine, depuis mardi 23 septembre, de cibles de l’Etat Islamique et du Front al-Nosra en Syrie.
« Ces États ont commis un acte horrible qui va les mettre sur la liste des cibles des forces jihadistes dans le monde entier », a prévenu le porte-parole d’Al-Nosra dans une vidéo diffusée sur internet, dénonçant ces frappes comme une « guerre contre l’islam ».

La Brigade Souqour esh-Sham rejoint le Front al-Nosra
On a appris aujourd’hui que la brigade Souqour esh-Sham, qui faisait partie de l’Armée Syrienne Libre, avait décidé de rejoindre le Front al-Nosra, sans doute à la suite des frappes aériennes de la coalition internationale. Pour elle, ces bombardements sont une assistance à l'armée de Bachar el-Assad. Cette brigade est financée par les hommes d’affaires des pays du Golfe et par de Syriens établis à l’étranger :
http://www.liveleak.com/view?i=165_1411919148

Des frappes américaines en Syrie ont tué sept civils, selon HRW qui veut une enquête
Les frappes aériennes américaines sur le nord-ouest de la Syrie ont tué au moins sept civils, a déploré l'organisation Human Rights Watch (HRW) appelant à l'ouverture d'une enquête sur une éventuelle violation du droit de la guerre.
L’ONG base ses informations sur le témoignage de trois habitants du village syrien de Kafr Deryan, dans la province d'Edleb, via un lien Skype, selon lesquels au moins deux hommes, deux femmes et cinq enfants auraient été tués par des tirs de missiles tôt mardi 23 septembre.
HRW précise toutefois que les "informations sont non confirmées" et que les deux hommes décédés pourraient être des combattants du front Al-Nosra.
Des images vidéo ont cependant été mises en ligne récemment et qui tendraient à confirmer que les frappes de la coalition ont tué des civils.
"Les Etats-Unis et leurs alliés en Syrie devraient prendre toutes les précautions possibles pour éviter de toucher des civils", a déclaré le vice-directeur de HRW pour le Moyen-Orient, Nadim Houry, dans un communiqué.
"Le gouvernement américain devrait enquêter sur de possibles frappes illégales qui auraient tué des civils, rendre publiques les conclusions et s'engager à prendre des mesures en cas de mauvaise conduite", ajoute-t-il.
"Les informations sur la mort d'au moins sept civils dans des frappes pour lesquelles il n'y avait peut-être pas d'objectif militaire légitime posent la question de savoir si les frappes étaient illégales et devraient être l'objet d'une enquête," conclut HRW.

Pas de modification de la politique U.S. envers Bachar el-Assad
Alors que les frappes en Syrie se poursuivent, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a répété que la guerre contre l'EI ne contribuait en rien au maintien au pouvoir du président Bachar al-Assad.
La guerre que mènent les Etats-Unis contre l’Etat Islamique (EI) ne contribuera en rien au maintien au pouvoir du président syrien Bachar al-Assad, a assuré vendredi 26 septembre le secrétaire d'Etat américain John Kerry.
De nombreuses voix s’étaient en effet élevées pour s’inquiéter de ce que les Etats-Unis pourraient finalement contribuer à secourir Bachar el-Assad en attaquant les concentrations jihadistes en Syrie.
"Dans cette campagne, il ne s'agit pas d'aider le président syrien Bachar al-Assad", a répondu John Kerry dans une tribune du journal Boston Globe.
"Nous ne sommes pas du même côté qu'Assad. Il est même l'aimant qui a attiré des combattants étrangers de dizaines de pays", venus se battre dans les rangs de l'EI, a argumenté le ministre américain.
Il a répété que le président "Assad avait perdu depuis longtemps toute légitimité" pour rester au pouvoir.
John Kerry réagissait à des propos du Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi dans le New York Times selon lesquels Washington lui aurait assuré que les frappes en Syrie ne viseraient pas le pouvoir de Damas.
"Nous avons eu une longue conversation avec nos amis américains et ils ont souligné que leur objectif en Syrie n'était pas de déstabiliser la Syrie", mais bien de "réduire les capacités" du groupe EI, a déclaré M. Abadi, cité par le journal.
Des diplomates américains ont martelé cette semaine que les Etats-Unis combattaient à la fois le groupe EI et le régime syrien, et qu'ils avaient opté pour une "voie alternative": entraîner et équiper les rebelles syriens modérés qui se battent contre deux ennemis.
L'aide à l'opposition syrienne non jihadiste "renforcera les conditions d'un éventuel règlement négocié d'une fin de conflit", a insisté M. Kerry, qui n'a pas abandonné l'idée d'une solution politique en Syrie selon les contours du processus de Genève. La dernière conférence internationale dite Genève-2 en janvier en Suisse avait totalement échoué.
L’administration américaine se trouve dans une situation délicate, obligée à la fois de rassurer Russes et Iraniens que l’opération menée en Syrie vise uniquement les Jihadistes. Les assurances données à Damas par plusieurs intermédiaires confirment, d’ailleurs, cet objectif américain. Mais il reste le problème de la révolte syrienne qui a été à l’origine de l’émergence de Jihadistes de plus en plus violents. Et les récentes déclarations du Qatar ne vont pas contribuer à rendre clair l’objectif poursuivi par les Etats-Unis.

Le Qatar réclame des frappes contre le pouvoir syrien
Le prince du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani a considéré que la bataille commandée par les Etats-Unis contre Daesh ne réussira pas si le président syrien Bachar el-Assad reste au pouvoir.
Dans une interview à la chaine de télévision américaine CNN, Tamim a dit : « Oui, nous devons faire face au terrorisme, mais je pense que la cause principale de tout ce qui se passe est le régime en Syrie. Ce régime doit être puni ».
Il a ajouté : « Si nous pensons que nous allons nous débarrasser des mouvements terroristes et laisser ces régimes, surtout le régime syrien, tous ces mouvements terroristes reviendront de nouveau ».
Il a fixé les objectifs du Qatar : « se débarrasser des groupes terroristes » en Syrie. Mais « l’objectif à long terme doit être celui d’attaquer le régime syrien. Tout ce qui se passe est dû au régime syrien, et nous devons le punir ».
Tamim a une nouvelle fois démenti que le Qatar finance les groupes radicaux, assurant son engagement dans la coalition internationale qui mène des frappes aériennes contre Daesh.
« Nous ne finançons par les extrémistes. Si vous parlez de certains groupes en Syrie et en Irak, nous les considérons tous des organisations terroristes », a-t-il dit, refusons que tous les groupes « islamistes » soient considérés comme terroristes, en allusion aux Frères musulmans et au Hamas.

Dempsey: une opération terrestre
Pour le chef d'état-major interarmées américain, le général Martin Dempsey, les  frappes aériennes ne suffiront pas à venir à bout des Jihadistes.
"Les raids aériens de la coalition contre l'EI cette semaine en Syrie ont désorganisé les structures de commandement du groupe jihadiste et réduit ses capacités logistiques, mais cela ne suffit pas", a affirmé vendredi 26 septembre lors d'une conférence de presse au Pentagone le plus haut gradé américain cité samedi par la BBC.
Et d'ajouter que la force terrestre était nécessaire, mais qu'elle ne devait pas être une force américaine.
Les Etats-Unis devront donc faire appel à des forces locales. En Irak, il n’y aura pas de gros problèmes à trouver des alliés. L’armée irakienne, les Peshmergas kurdes et les milices chiites sont prêtes à coopérer avec la coalition internationale pour venir à bout de l’EI. Il n’en sera pas de même en Syrie où les premiers efforts américains pour trouver, former et armer des rebelles « modérés » se sont révélés décevants.

Lavrov: demande une coopération avec les autorités de Damas 
En Syrie, les Américains vont se retrouver face à la Russie dont le soutien à Bachar el-Assad est indéfectible. Vladimir Poutine a d’ailleurs rappelé, mardi, 23 septembre, que les frappes devaient se faire avec l'accord de Damas.
Vendredi 26 septembre, le chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, a réaffirmé que la guerre anti-jihadiste devait se faire dans un cadre juridique international et "en coopération avec les autorités syriennes". Moscou veillera à ce que les actions militaires entreprises par la coalition contre les Jihadistes ne se transforment pas en actions contre l’armée assadiste.

Des Turcs manifestent en faveur de Daesh à Istambul
Une manifestation de soutien au peuple syrien, qui s’est vite qui s'est vite tranformée en manifestation de soutien à Daesh (Etat Islamique), a eu lieu à Istanbul en Turquie, sous les yeux des policiers turcs.
«  En traversant les rues du quartier Fateh à Istanbul, les manifestants ont arboré les drapeaux et des slogans de soutien à Daesh, et affirmaient vouloir soutenir ceux qui ont combattu pour le jihad en Irak et en Syrie et qui sont tombés en martyre pour Dieu », ont rapporté des medias turcs.
Les manifestants ont également scandé des slogans hostiles à l’impérialisme américain.
L’appel à ce rassemblement a été lancé par un mouvement turc qui se fait appeler le Hezbollah turc. Il s’agit en fait d’une organisation kurde armée qui a été fondée à la fin des années 70 du siècle dernier pour faire face au parti kurde le plus populaire, le parti des travailleurs kurdes (PKK), aux tendances laïques. Elle s’est fait remarquer par sa violence non seulement contre ce dernier, mais aussi contre ceux qui divergent avec elle. C’est le Hezbollah Turc qui est derrière l’assassinat du dirigeant islamique Ezzeddine Yalderim qui était le président une association caritative islamique, a indiqué Arab-Press.
A noter que le PKK a lancé une mise en garde au gouvernement turc l’accusant de mener une guerre contre le peuple kurde, et menaçant de reprendre la lutte armée à partir du mois prochain.
Cette position kurde est intervenue en riposte au refus turque de laisser paser des combattants kurdes vers la Syrie pour prêter main forte à la communauté kurde attaquée par Daesh.
Les volontaires turques ont quand même réussi à franchir la frontière pour rejoindre leurs frères syriens :
https://www.youtube.com/watch?v=hjaNFau2wkk&list=UUNo...

Les forces irakiennes repoussent une attaque jihadiste à 40km de Bagdad
Les forces pro-gouvernementales irakiennes appuyées par des raids aériens ont repoussé dimanche une attaque des jihadistes du groupe Etat islamique contre la localité d'Amriyat al-Fallouja, à une quarantaine de kilomètre à l'ouest de Bagdad, selon des sources de sécurité.
Aux alentours de 01H00 locale (22H00 GMT), les combattants de l'EI ont lancé une attaque "sur deux fronts" et "les combats ont duré cinq heures", a affirmé à l'AFP le responsable de la police locale, Aref al-Janabi, en précisant que des membres de tribus sunnites s'étaient joints aux soldats et policiers pour défendre la ville.
"L'aviation est intervenue et a tué quinze" combattants jihadistes, a-t-il assuré.
Le chef militaire de l'EI dans la ville voisine de Fallouja, qu'il a désigné sous le nom de Moullah Jassem Mohammad Hamad, a péri au cours de l'offensive, selon lui. Ce décès a été confirmé par un officier des renseignements dans la province d'Al-Anbar, où se situe Amriyat al-Fallouja.

Mais l’armée irakienne a subi plusieurs défaites depuis ces derniers jours
La nouvelle de l’échec de l’offensive jihadiste à Amriyat al-Fallouja va peut être remonter le moral de l’armée irakienne. Elle en aura d’autant plus besoin qu’elle a essuyé plusieurs défaites au cours des derniers jours dans la province d'Al-Anbar, avec notamment l'attaque de bases par des jihadistes au nord de Fallouja.
Selon un responsable de sécurité, au moins 155 combattants pro-gouvernementaux ont été tués ou portés disparus dans un raid contre une base à Saqlawiya il y a une semaine. Les jihadistes ont assuré avoir tué 300 d'entre eux.

Situation au Kurdistan irakien
Les Peshmergas poursuivent lentement leur avance, libérant village après village. La difficulté est due au fait que les Jihadistes de l’EI ont piégé les secteurs abandonnés et les artificiers kurdes doivent « nettoyer » les lieux centimètres par centimètres à leurs risques et périls :
https://www.youtube.com/watch?v=7FwzqsazsWE&list=UUNo...

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

26/08/2014

26 août 2014 - 50e jour de guerre entre Gaza et Israël

130 roquettes tirées sur Israël le lundi 25 août
Selon le service de presse de l’armée israélienne, 130 roquettes et obus de mortier ont été tirés vers Israël le lundi  25 Août. Une seule personne a été légèrement blessée à Eshkol.

13 Palestiniens tués au cours de 70 attaques israéliennes contre Gaza
Le 25 août, l’Armée de l'Air israélienne a attaqué environ 70 cibles dans la bande de Gaza. Des sources palestiniennes ont rapporté le décès de 13 personnes.
Depuis que les hostilités ont repris, le 19 août, 113 Palestiniens ont été tués, ainsi qu'un enfant israélien. L'armée israélienne dit avoir frappé plus de 350 objectifs depuis le 19 août tandis que les Palestiniens auraient tiré quelque 650 roquettes sur Israël.

2136 Palestiniens et 68 Israéliens ont perdu la vie depuis le 8 juillet
La guerre entre Gaza et Israël, qui a débuté le 8 juillet 2014, a fait 2.136 morts et 10.915 blessés palestiniens, selon les secours. Environ 70% sont des civils, parmi lesquels 491 enfants d’après l’ONU (577 selon les autorités palestiniennes). Soixante-huit personnes ont été tuées du côté israélien, 64 soldats et quatre civils, dont un enfant de 4 ans.
Israël estime avoir tué 900 combattants palestiniens.

Un nouveau projet de cessez-le-feu d’un mois proposé par l’Egypte
L'agence de presse palestinienne Maan, citant des sources égyptiennes, a déclaré, lundi soir 25 août, qu’un cessez-le-feu pourrait être déclaré entre Israël et les factions palestiniennes dans la bande de Gaza. Selon les sources égyptiennes, la durée du cessez-le-feu pourrait être d'un mois. Le cessez-le-feu temporaire prévoirait d'ouvrir les points de passage aux frontières, de laisser passer l'aide humanitaire et le matériel de reconstruction, les sujets contestés seraient discutés dans un mois.
Plus tôt, des représentants du gouvernement de Mahmoud Abbas ont indiqué que la délégation palestinienne avait donné son accord mais que l'Egypte était maintenant en attente d'une réponse du côté israélien. Mais la confusion règne à ce sujet car, selon d’autres sources, il n’y aurait pas d'accord entre les parties.
"Des efforts sont en cours pour parvenir à un accord", a confirmé à l'AFP un porte-parole du Hamas à Gaza, Sami Abou Zouhri.
Le porte-parole du Jihad islamique, Daoud Shihab, a néanmoins prévenu que "la réussite des contacts qui ont été pris dépend de la prise en compte ou non des exigences palestiniennes".
Pour l’instant, Israël ne s’est pas prononcé, selon des sources israéliennes. Mark Regev, un porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, s'est gardé de tout commentaire, se contentant de répéter la position de principe selon laquelle Israël ne négociait pas "sous les bombes".
Les pourparlers auraient "de bonnes chances" de reprendre si les tirs de roquettes palestiniens cessaient, a dit le ministre des Sciences, Yaakov Peri, qui a le statut d'observateur au cabinet de sécurité israélien.
Israël serait disposé à ouvrir plus largement ses points de passage et à soutenir la présence de gardes de l'Autorité palestinienne à la frontière entre Gaza et l'Egypte, a-t-il dit. Mais on est encore "loin" d'un accord plus global prévoyant la reconstruction de Gaza en échange de sa démilitarisation, a-t-il précisé.
Des négociations indirectes précédentes - les Israéliens refusent de s'asseoir à la même table que le Hamas - ont échoué sur des exigences apparemment inconciliables: la garantie de leur sécurité pour les Israéliens, la levée du blocus israélien pour les Palestiniens.

Inquiétude pour la rentrée des classes
L’opération « Bordure protectrice » continuera "jusqu'à ce qu'elle ait atteint son objectif (...) cela peut prendre du temps", a prévenu dimanche 24 août M. Netanyahu. Israël est prêt à poursuivre ses opérations même après la rentrée scolaire lundi prochain, a-t-il ajouté.
L'opinion publique israélienne est très inquiète de voir les enfants du sud reprendre la classe sous la menace permanente des roquettes.
A Gaza, un demi-million d'enfants palestiniens n'ont pas pu reprendre les cours comme prévu dimanche 24 août à cause de la guerre.

Mahmoud Abbas veut réclamer au Conseil de sécurité de l’ONU la fin de l’occupation israélienne de la Cisjordanie
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas se prépare  à réclamer du Conseil de sécurité de l'ONU qu'il fixe une date butoir pour la fin de l'occupation israélienne des Territoires palestiniens, a indiqué un responsable officiel. Mais cette tentative paraît vouée à l'échec, les Etats-Unis s'opposant traditionnellement à toute mesure jugée anti-israélienne.

Faits marquants de la journée du 26 Août 2014
En attendant un hypothétique cessez-le-feu, les bombardements se sont poursuivis de part et d’autre.
Dans la nuit du 26 Août, l'armée israélienne a attaqué au moins 15 cibles dans la bande de Gaza, selon le service de presse de l'armée israélienne. Les bombardements israéliens auraient coûté la vie à deux Palestiniens. De leur côté, les Palestiniens ont tiré plusieurs roquettes vers Israël entre 00h00 et 06h00.
00h17. Une nouvelle roquette tirée à partir du sud Liban
Une nouvelle roquette tirée depuis le territoire libanais a touché la Haute Galilée (nord d’Israël) lundi soir 25 août, a indiqué l'armée israélienne.
Les militaires israéliens ont aussitôt répliqué en tirant une vingtaine d’obus sur la région d’où provenait le missile. Il n’y aurait eu ni victimes ni dégâts de part et d’autre.
Une source de sécurité libanaise a confirmé le tir en précisant qu’il s’agissait d’une roquette Katioucha tirée de la région de Wadi Jarmaq, au sud Liban, à une quinzaine de kilomètres de la frontière". L'armée  libanaise s'est aussitôt déployée dans la région pour rechercher les responsables du tir.
C’est la troisième journée consécutive que des roquettes sont tirées depuis le Liban ou la Syrie vers Israël.
Dimanche 24 août, cinq roquettes tirées depuis la Syrie avaient touché la partie du plateau du Golan occupée par Israël, peu de temps après le tir, samedi soir 23 août, d'une roquette à partir du Liban.
06h30. Les sirènes "Enfer de Tséwang," ont été entendues à Tel-Aviv et la région environnante. L’alarme a été suivie de plusieurs explosions. Le Bureau de presse de l'armée israélienne a confirmé qu' "au moins un missile avait été détruit par le système de défense antimissile" Iron Dome" à Tel-Aviv." Les sirènes ont également été entendues au même moment à Ashdod et les établissements du district de Shfela.
Les Brigades Ezzedine al-Qassam ont annoncé, à 06h00 avoir tiré quatre missiles M-75 sur Tel-Aviv et un missile R-160 sur Haïfa. Le bombardement de Haïfa n’a pas été confirmé par l’armée israélienne.
Une roquette a touché une maison d’Ashkelon, blessant une personne et infligeant des dommages au bâtiment. Une autre roquette a explosé dans une zone ouverte de la ville.
07h00. Cinq roquettes tirées depuis la bande de Gaza ont explosé près d’Eshkol sans faire ni victimes ni dégâts. Auparavant, plusieurs obus de mortier avaient été tirés en direction des kibboutz proches de la bande de Gaza.

Les Palestiniens annoncent un accord sur un cessez-le-feu permanent
Un accord pour un cessez-le-feu permanent a été trouvé pour mettre fin à cinquante jours de guerre entre le mouvement islamiste Hamas et Israël dans la bande de Gaza, a annoncé mardi 26 août à l'AFP un haut responsable palestinien.
Le président Mahmoud Abbas annoncera à l'ouverture d'une réunion de la direction palestinienne prévue à 16H00 GMT les détails de cet accord qui prévoit notamment "la levée du blocus de la bande de Gaza" mis en place par Israël en 2006, la principale exigence des Palestiniens, a précisé ce haut responsable sous le couvert de l'anonymat.

Vidéos fournies par l’armée israélienne :
L’armée de l’air israélienne détruit un lanceur de missiles caché dans un bâtiment :
https://www.youtube.com/watch?v=7RokcplOF_Y&list=UUaw...
Tsahal explique pourquoi il a détruit un grand nombre de cibles :
https://www.youtube.com/watch?v=Lly2AfFW8kw&list=UUaw...

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

08:49 Publié dans Binyamin Netanyahou, Brigades Ezzedine al-Qassam, Gaza, Hamas, Israel, Jihad islamique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

25/08/2014

25 août 2014 - Le 49ème jour de guerre entre Gaza et Israël

150 roquettes tirées contre Israël le 24 août
Selon l'armée israélienne, les Palestiniens ont tiré dans la journée du dimanche 24 août  150 roquettes et obus de mortier en direction du territoire israélien. L'aéroport Ben Gurion et Jérusalem ont été pris pour cible. Le Système de défense antimissile "Iron Dome a détruit 27 missiles. L’armée israélienne a poursuivi au cours de la même journée ses frappes à l’intérieur de la bande de Gaza et ses attaques ciblées. Deux Palestiniens sont décédés au cours d’un raid israélien dans la nuit de dimanche à lundi.

2122 Palestiniens ont été tués depuis le 8 juillet

Vers un nouvel accord de cessez-le-feu temporaire ?
De hauts représentants du "Djihad islamique", Ziyad Nahale et Khalid al-Batsh ont déclaré qu’un nouvel accord de cessez-le-feu temporaire pourrait être conclu prochainement. Ces déclarations ont été confirmées par des représentants égyptiens. Cependant, on ne sait pas dans quelles conditions cet accord pourrait être conclu, le Hamas ne s’étant pas encore exprimé sur un éventuel accord de cessez-le-feu.

Résumé de la journée du 25 Août 2014
 
Le lundi soir, l'armée israélienne a bombardé 35 cibles dans la bande de Gaza selon le service de presse de l'armée israélienne. En particulier, deux groupes de militants ont été pris pour cible dans le nord de la bande de Gaza. Deux mosquées, l’une à  Beit Hanoun et l’autre dans la ville de Gaza, ont été prises pour cible car elles servaient de siège aux combattants et d’entrepôts d’armes.
00h00-06h00. Nuit calme de part et d’autre.
06h00. Reprise de tirs de roquettes et de mortier depuis la bande de Gaza. Les sirènes ont été entendues à Ashdod, Ashkelon, Kiryat Malachi et les environs, ainsi qu’à Eshkol. Quatre missiles ont chuté sur le territoire du district d’Eshkol. L'un d'eux est tombé sur le village même provoquant des dégâts sans faire de victimes.
07h00. Les sirènes "Enfer de Tséwang " retentissent dans les colonies de Yad Mordechai et Nativ a Asara (conseil régional de Hof Ashkelon), ainsi qu’à Ashkelon et la région environnante. Deux missiles ont explosé en rase campagne tandis que trois autres étaient abattus par le système de défense antimissile "Iron Dome".
08:16 h. Les sirènes ont retenti à Tel-Aviv avertissant de tirs de roquettes. Mais il n’y a pas eu d'explosion. Les sirènes ont également retenti à Herzliya, Kfar Shmaryahou, Raanana, Ramat Hasharon. Selon le service de l'armée israélienne de la presse, il s'agissait d'une fausse alarme.
Deux roquettes ont explosé dans des zones ouvertes sur le territoire du Conseil de District d’Eshkol. Aucun blessé ou dégât n'a été signalé.
Une autre roquette a explosé à Eshkol sans faire ni victimes ni dégâts.
Nouvelle chute de roquette Eshkol sans faire de victimes ou dégâts.
10h00. Sirènes d’alarme à Beer Sheva et dans le territoire du conseil de quartier de Bnei Shimon. Le système de défense antimissile "Iron Dome" abattu un missile.
L'alarme a retenti sur le territoire des conseils de district d’Eshkol et de Shaar Hanegev. Deux roquettes ont explosé dans la région d'Eshkol, l'un d'eux est tombé sur le village. Personne n'a été blessé, mais des dommages ont été causé à une exploitation agricole. Immédiatement après, l’alarme a résonné à nouveau sur le territoire du Conseil de District d’Eshkol où une roquette a explosé dans un terrain vague.
Le système de défense antimissile "Iron Dome" a abattu un missile près de Sderot.
Une roquette tirée depuis la bande de Gaza a explosé près de l'une des colonies sur le territoire du conseil de quartier de Sdot Néguev.
Une autre roquette a explosé à proximité d'une piscine sur le territoire de l'une des colonies de peuplement dans le conseil régional d’Eshkol. Aucun blessé n'a été signalé, mais il y a eu quelques dégâts.
11h00. Deux roquettes ont explosé dans des zones ouvertes d’ Eshkol. Aucun blessé ou dégât n'a été signalé. Trois autres roquettes ont été abattues par le système de défense antimissile "Iron Dome" sur le territoire du conseil de quartier de Sdot Néguev. Deux roquettes ont également été interceptées par le «Dôme de Fer".
12h00. Le Système de défense antimissile "Iron Dome" a détruit cinq missiles sur le territoire du conseil de quartier de Sdot Néguev.
Une roquette a explosé à Shaar Hanegev, et deux roquettes ont atterri sur le territoire du Conseil d’Eshkol.
Quatre autres roquettes ont explosé sur le territoire du conseil de quartier de Sdot Néguev.
Quatre roquettes tirées depuis la bande de Gaza ont explosé sur le territoire du conseil de quartier de Hof Ashkelon.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

14:56 Publié dans Gaza, Hamas, Israel, Jihad islamique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |