15/10/2014

14 octobre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Turquie

L’aviation turque est intervenue…contre les Kurdes du PKK
Les aviations de combat F-16 et F-4  de l’armée turque sont effectivement intervenus, mais pas contre les Jihadistes de l’Etat Islamique. Ils ont attaqué des cibles du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) dans le sud est de la Turquie, tard dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 octobre 2014. Il s’agit de la première opération militaire d’envergure depuis qu’une trêve avait été conclue entre le gouvernement turc et le PKK, il y a deux ans. Les bombardements ont eu lieu dans la province de Hakkari, proche de la frontière turco-irakienne. Pour les autorités turques, le raid est une réponse à trois jours d’incidents et d’affrontements sporadiques entre les militants du PKK et les forces de sécurité turques.

Front Syrien

Bataille de Kobane
Les combats se poursuivent, mais ils sont inégaux et le millier de civils et les combattants de l’YPG qui se trouvent encore dans les décombres de la ville manquent pratiquement de tout, eau, nourriture et munitions. La ville ne pourra résister que quelques jours, malgré les bombardements de la coalition internationale et en l’absence de l’entrée en jeu de l’armée turque qui reste l’arme au pied de l’autre côté de la frontière.
Vidéo côté kurde :
https://www.youtube.com/watch?v=YcS1hhfyslw&feature=p...
Vidéo côté jihadiste
Une vidéo sur un tank de l’EI à l’intérieur de Kobane
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
Autre vidéo des combats à Kobane
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Banlieue de Damas
Une Nouvelle arme est utilisée par l’armée d’Assad : le nettoyeur de mines l’UR-77. Cette arme peut réduire en poussière un quartier entier. La vidéo montre cette arme qui ne laisse aucune chance aux rebelles. Elle a été utilisée à Jobar. Le commentaire accompagnant la vidéo : "Il n'y a plus besoin de livrer des combats de rue :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Front irakien

Province sunnite d’al-Anbar
Depuis le début il y a quatre mois de l'offensive fulgurante de l'EI en Irak, l'armée n'a eu de cesse de perdre du terrain dans la plus vaste province du pays, dont des insurgés contrôlaient déjà certaines parties depuis le début de 2014. Dans ce territoire bordant la Syrie, la Jordanie et l'Arabie saoudite, les jihadistes sont parvenus à garder l'initiative au moment où ils reculaient dans le nord face aux soldats irakiens et combattants kurdes appuyés par les frappes aériennes de la coalition internationale. Selon un responsable américain, la présence des forces gouvernementales dans la province sunnite d’al-Anbar serait très précaire. Les Jihadistes de l’Etat Islamique auraient pris le contrôle de trois bases de l’armée irakienne au cours des trois dernières semaines. Le dernier retrait de l'armée est survenu dimanche 12 octobre 2014 lorsque 300 soldats ont abandonné le camp qu'ils occupaient près de la ville de Hit pour se replier sur la base aérienne Asad, où d'autres forces sont terrées en plein désert. Hit, qui était l'un des derniers bastions du gouvernement à al-Anbar, est « maintenant contrôlée à 100 % par l'EI », a assuré un responsable de la police provinciale.
Cette conquête vient s'ajouter à celles des villes de Fallouja, à 60 km de Bagdad, et d'al-Qaïm, 300 km plus à l'ouest, à la frontière syrienne. Entre ces deux localités, les jihadistes contrôlent la majeure partie du terrain, à l'exception du barrage de Haditha, le deuxième du pays. D'intenses frappes aériennes de la coalition ont aidé les militaires, appuyés par des tribus sunnites hostiles à l'EI, à conserver le contrôle de cette infrastructure et sur une poignée d'autres positions dans la province.
Aujourd'hui, c'est su Ramadi que l'étau se resserre Des quartiers entiers échappent déjà au contrôle des autorités de Bagdad. Un capitaine de l'armée a indiqué la semaine dernière que son bataillon entier avait dû quitter la base d'Albu Aitha, juste à l'est de Ramadi, après avoir été assiégé par les jihadistes pendant plusieurs jours, avec très peu d'eau et de nourriture. « Nous sommes maintenant à Tharthar (quelques kilomètres plus au nord), le retrait s'est fait progressivement, mais je ne sais pas ce qu'on peut faire depuis cette nouvelle position (...) le moral des soldats est bas », a-t-il déploré.
Pour certains experts, les frappes de la coalition seraient plus efficaces si l'armée irakienne passait à l'offensive. Mais pour l’instant, l’armée semble incapable d’un sursaut, gangrénée par le clientélisme et la corruption.

Bataille de Bagdad dans les jours prochains
Si la situation continue d'évoluer dans le même sens, sans une intervention forte de forces terrestres étrangères dans les 10 jours, alors la prochaine bataille se déroulera aux portes mêmes de Bagdad.
Lundi 13 octobre, Abou Bakr al-Baghdadi, le calife autoproclamé, a demandé à ses  forces de lancer l’offensive contre la capitale irakienne. Selon les renseignements, près de 13000 Jihadistes se seraient massés aux portes de la capitale jusqu’à Abou Ghraib et compteraient la prendre d'assaut depuis le sud-ouest.

Bombardements de la coalition internationale
On peut se demander si le Centcom est au informé que la ville de Kobane (nom en kurde) et Aïn el-Arab (nom en arabe) sont la même ville. Et dans l’un ou l’autre cas, comment comprendre les chiffres donnés par le Centcom pour les attaques aériennes à Kobane et Aïn el-Arab :

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Nouvelle menace contre les Yazidis dans le nord de l’Irak
La situation s’est à nouveau détériorée à Sinjar. Les combattants de la résistance yazidi affirment que les Jihadistes de l’Etat Islamique ont à nouveau encerclé le Mont Sinjar où des milliers de personnes sont encore réfugiées. Selon les combattants, plus de 7.000 personnes seraient restées dans les montagnes, la plupart parce qu'ils refusent de quitter leurs villages. "La situation est très mauvaise. Un autre massacre contre le peuple dans les montagnes est imminente si nous n'obtenons pas une aide sérieuse maintenant", a déclaré un combattant de la SPLI, l'unité de défense yazidi. Les Peshmergas kurdes avaient bien promis de lancer une offensive pour soutenir les Yazidis sur le mont Sinjar, mais celle-ci n’a toujours pas débutée. Les Yazidis affirment que le retard a pour but de forcer les Yazidis à se soumettre aux désidératas kurdes, notamment sur le plan politique. 
Les peshmergas ne veulent pas nous aider parce que nous ne voulons pas subordonner nos forces à celles des Peshmergas et que nos commandants refusent de devenir des membres du parti kurde KDP, a affirmé un chef de l’unité de défense des Yazidis commandée par le général Qasim Shesho.  Et les Yazidis ont rappelé que 10 000 Peshmergas kurdes, qui se trouvaient dans la région du Sinjar au moment de l’offensive des Jihadistes de l’EI, le 3 août 2014, ont abandonné leur position sans combattre. Les Peshmergas avaient désarmé les Yazidis auparavant, leur promettant de prendre soin de leur sécurité. C’est à la suite de ce que les Yazidis considèrent comme une trahison qu’ils ont formé leurs propres milices dont la plus importante est le SPLI. 
Pour le commandant suprême des Yazidis,  Haydar Shesho, «Sinjar est ouvert à tous les partis politiques, en particulier les Kurdes. Mais nous n'allons pas céder à n'importe qui. Tout ce qui se passe dans Sinjar doit être dans l'intérêt de Yazidis. " Et Haydar Shesho regrette que les livraisons d'armes par hélicoptère ont été principalement faites au profit de la douzaine de Peshmergas qui se trouvent dans le Mont Sinjar.

Des milices chiites irakiennes commettent des « crimes de guerre », selon Amnesty
Des milices chiites qui combattent les Jihadistes de l’État islamique aux côtés de l'armée irakienne commettent des crimes de guerre contre des civils sunnites, a accusé mardi 14 octobre Amnesty International. Dans un communiqué, Amnesty dit avoir des « preuves » que des miliciens chiites ont commis des « dizaines » de meurtres de sunnites en Irak, qui évoque des « exécutions délibérées ». Des groupes armés chiites se livrent également à des enlèvements de sunnites, pour la libération desquels des familles ont dû payer des dizaines de milliers de dollars, ajoute l'ONG.

Iran

L’Irak appelle l’Iran à l’aide pour sauver Bagdad
L'Etat irakien aurait appelé le général Soleymani, le chef de la force al-Qods, la force d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, à venir au secours de Bagdad, menacée par l’avancée des Jihadistes de l’Etat Islamique.
Le général Soleymani suit de très près l’évolution des combats en Irak et les mesures prises par l’armée irakienne pour défendre Bagdad. A noter que les combattants de la force al-Qods se trouvent déjà à proximité de Bagdad pour protéger la capitale irakienne.
Devant l’imminence de la menace, les commandants militaires et sécuritaires irakiens ont également tenu des réunions d'urgence au siège de l'ambassade américaine à Bagdad, ainsi qu'au ministère irakien de la Défense pour évoquer en détail une feuille de route destinée à neutraliser une éventuelle offensive jihadiste contre la capitale. Prendre Bagdad serait l’objectif des Jihadistes qui voudraient en faire la capitale naturelle de leur califat.

L’Iran menace d’entrer en guerre très prochainement contre le califat islamique
L’Iran envisagerait sérieusement d’entreprendre des actions militaires contre les Jihadistes de l’Etat islamique,  a averti Amir Moussaoui, le président du Centre d’études stratégiques et internationales (CESI), cité par l’agence iranienne Irib.
«La donne a changé au Moyen-Orient, et il est possible que l’Iran mène une action militairet, pour se défendre face au danger du terrorisme», a-t-il souligné dans un entretien avec l'agence.
Téhéran serait très inquiet de la détérioration de la situation dans la province d’al-Anbar où l’armée irakienne subit revers sur revers. Et surtout, les Iraniens ont peur que la bataille se déroule dans un proche avenir à Bagdad même. Devant l’absence de résultats déterminants de la coalition internationale qui se borne à des bombardements aériens, les Iraniens auraient l’intention d’intervenir militairement au sol pour aider le gouvernement iranien et écarter la menace jihadiste à ses frontières.
« Jusqu’à présent, les responsables iraniens se concentraient sur l’offre de conseils aux forces militaires syriennes ou irakiennes. Mais ils sont à présent en train d’examiner la possibilité et la nécessité de l’envoi de troupes, pour combattre les terroristes », a affirmé Moussaoui.
« Les terroristes de Daesh ont développé leurs activités, près de Bagdad, notamment à Ramadi. Ils veulent occuper cette ville pour pouvoir créer un axe, qui renforcerait leur position de Ramadi, jusqu’à la frontière avec la Jordanie. Dans ce cas, la République islamique d’Iran ne pourra plus rester dans l’inaction et devrait prendre des mesures concrètes, pour se défendre, face aux menaces des terroristes extrémistes de Daesh », a-t-il averti.


Front libanais

Les Druzes aussi…
Après les Chrétiens qui ont pris les armes dans la Bekaa, des cheikhs druzes Libanais - tout au moins ceux qui sont traditionnellement proches du Hezbollah - ont demandé à la milice chiite libanaise de former militairement les habitants des localités d’Aliyah et d’Al Chouf, pour les préparer à faire face à d’éventuels assauts des Jihadistes. Il s’agirait de Druzes membres du parti Al-Tawhid al-Arabi fondé par le Druze pro-syrien Wiam Wahab. La question de la formation militaire de civils druzes a été abordée au cours d'une réunion entre Cheikh Naim Hassan et les représentants du Hezbollah.  La décision pourrait faire suite à la récente observation par le Hezbollah d’une certaine connivence entre les Jihadistes du Front al-Nosra qui combattent l’armée d’Assad sur le plateau du Golan et les Israéliens. Plusieurs Jihadistes d’al-Nosra ont été, en effet, soignés dans des hôpitaux israéliens avant d’être renvoyés vers les zones de combat en Syrie. Les Druzes et le Hezbollah soupçonnent maintenant Israël de vouloir aider les membres du Front al-Nosra à lancer des attaques contre le Hezbollah et les Druzes, notamment ceux qui vivent sur le plateau du Golan.


Activité jihadiste contre les Occidentaux
Un ressortissant américain a été tué par balles et un autre a été blessé mardi 14 octobre dans l’après-midi lors que leur véhicule a été pris pour cible à Riyad,  la capitale saoudienne.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

 

23/09/2014

Incident aérien au-dessus du Golan syrien

L’armée de l’air israélienne a annoncé mardi 23 septembre 2014 avoir abattu un avion syrien au-dessus du Golan.
"Un avion syrien qui s'était infiltré dans l'espace aérien sur le plateau du Golan a été abattu par une batterie de missiles Patriot de défense aérienne", a annoncé le porte-parole de Tsahal sur son compte Twitter.
La radio militaire a indiqué que l'avion syrien abattu était un Mig 21 et que les débris de l'appareil étaient tombés dans la partie syrienne du Golan.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

12:02 Publié dans Golan, Israel, Syrie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

14/09/2014

14 septembre 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Front syrien

Les femmes jihadistes « britanniques » au sein de l’EI
Le   GCHQ et le MI5 surveillent actuellement les comptes Facebook et Twitter de 60 femmes jihadistes «britanniques» supposées se trouver à Raqqa, la place forte de l’Etat Islamique dans le nord de la Syrie. L’objectif est de suivre leur activité au sein de l’organisation salafiste. Le gouvernement britannique a prévenu que ceux et celles qui participeraient à des atrocités telles que les décapitations et les massacres seront poursuivis pour crimes de guerre et terrorisme s'ils retournent au Royaume-Uni.
Parmi les femmes jihadistes « britanniques » actuellement à Raqqa, on trouve une jeune femme de 21 ans qui affirme être étudiante en médecine. Cette femme, qui porte le nom de Mujahidah Bint Ossama a posté une photo d’elle sur son compte Twitter où on la voit portant la tête décapitée d’un homme. A côté de la photo monstrueuse apparaît le message suivant : «emploi de rêve, un doc. terroriste", suivi par des images de visages souriants et des smileys représentant des cœurs . Le compte Twitter de Mujahidah Bint Oussama a plus de 800 abonnés. Elle a déjà tweeté des images de soldats morts et les attaques terroristes du 9/11, à côté d’informations sur la façon de traiter une blessure au genou ou l'insomnie.
Sur d’autres messages, elle a loué Anwar al-Awlaki, un prédicateur extrémiste yéménite qui est devenu un porte-parole d'Al-Qaïda et est soupçonné d'avoir inspiré des centaines de jihadistes occidentaux. Awlaki a été tué en septembre 2011 par une frappe aérienne américaine.
Elle encourage également les femmes à pousser leurs maris à se battre pour l'Islam, et a partagé des images de l'exécution du journaliste américain Steven Sotloff, qui a été décapité par un « Britannique » de l’Etat Islamique au début du mois d’octobre 2014.
Mujahidah  Bint Oussama serait  liée par son compte Twitter à la brigade al-Khanssaa, un groupe féminin de jihadistes chargé de punir les comportements «anti-islamique» des femmes de Raqqa.
Le Mirror affirme que des membres de cette brigade serait dirigée par Aqsa Mahmood, une jihadiste « britannique » de 20 ans originaire de Glasgow.

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Une autre jihadiste « britannique » ferait partie de la brigade  al-Khansaa. Il s’agit de Zahra Halane, 16 ans, qui a fui le Royaume-Uni avec sa soeur jumelle.

Zahra Halane.jpgZahra Halane

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des salafistes « britanniques », tiendraient des maisons closes pleines de femmes de la minorité yazidi capturées, selon le Mirror en Irak. 3.000 femmes et filles yazidi auraient été emmenées captives dans la région de Raqqa.

Les jihadistes de l’Etat Islamique décapitent un otage britannique
L'Etat islamique a revendiqué l'exécution par décapitation du britannique David Haines, membre de l’organisation humanitaire française Acted, en représailles à l'entrée du Royaume-Uni dans la coalition organisée par les Etats-Unis pour combattre les Jihadistes de l’EI.
Une vidéo mise en ligne par les jihadistes montre la décapitation, la troisième exécution de ce type en un mois, après celles de deux journalistes américains otages en Syrie.
La vidéo, qui dure 2 minutes 27 secondes, est intitulée "Un message aux alliés de l'Amérique". Le groupe jihadiste reproche au Royaume-Uni d'avoir rejoint la coalition des Etats-Unis, qui mène des frappes contre l'Etat islamique (EI) en Irak.
"Vous êtes volontairement entrés dans une coalition avec les Etats-Unis contre l'Etat islamique, comme votre prédécesseur Tony Blair l'a fait avant vous, suivant une tendance parmi nos Premiers ministres britanniques qui ne peuvent pas trouver le courage de dire non aux Américains", dit le bourreau, le visage dissimulé, en s'adressant au Premier ministre David Cameron.
« Cet homme britannique doit payer le prix de votre promesse, Cameron, pour armer les peshmergas contre l'Etat islamique, » poursuit le bourreau. ....
« Votre alliance maléfique avec l'Amérique qui continue de frapper les musulmans de l'Irak et plus récemment a bombardé le barrage de Haditha ne fera qu'accélérer votre destruction. Et jouant le rôle du toutou obéissant, Cameron, vous et votre peuple allez glisser vers une autre guerre sanglante, vouée à l'échec. »
Le bourreau, qui pourrait être le même que dans les vidéos des exécutions des Américains James Foley et Steven Sotloff, annonce qu’un autre otage britannique pourrait être prochainement assassiné dans les mêmes conditions. Il s’agirait d’Alan Henning.
Né en Ecosse, David Haines, 44 ans, avait été pris en otage en mars 2013.

L’Etat Islamique signe un pacte de non-agression avec d’autres formations rebelles
Les jihadistes de l’Etat Islamique semblent avoir trouvé une parade aux menaces de frappes U.S. Ils ont signé un pacte de non-agression avec des formations rebelles appelées « modérées » par les Occidentaux et susceptibles de coopérer avec l’Etat-major américain qui a besoin d’alliés sur le terrain. Selon les déclarations des uns et des autres, l’accord aurait pour objectif de concentrer la lutte contre l’armée assadiste. Mais concrètement, cela rendra encore plus difficile le choix des brigades rebelles qui pourraient bénéficier d’une aide américaine pour lutter contre l’Etat Islamique, le seul ennemi officiellement reconnu par le président Obama.
Le pacte de non-agression aurait également été signé par al-Qaïda en Syrie, c’est-à-dire le Front al-Nosra, une autre organisation inscrite sur la liste des organisations terroristes par Washington.
Depuis le mois de mars 2014, les Américains aidaient le Front Révolutionnaire Syrien, un groupe dit « modéré » mais très efficace contrôlant environ 25 000 combattants sur le terrain. Ce front avait été déclaré « la meilleure chance de combat des Occidentaux contre les armées islamistes de Syrie ». Cet été, le président Obama a demandé au Congrès d'approuver  un budget de 500 millions $ pour former et équiper des unités rebelles syriennes. Il a réitéré sa demande dans son discours du mercredi 10 septembre au sujet de la guerre contre l’Etat Islamique.
Or, le Front Révolutionnaire Syrien est également l’un des signataires de l’accord entre rebelles et Jihadistes. Pour lui, l’objectif prioritaire n’est pas la lutte contre la montée des extrémistes, mais le renversement de Bachar el-Assad. En Avril 2014, le chef du Front Révolutionnaire Syrien déclarait au journal The Independent, «Il est clair que je ne me bats pas contre al-Qaïda. C'est un problème extérieur à la frontière de la Syrie, e ce n'est pas notre problème. Je n'ai pas de problème avec quelqu'un qui combat contre le régime intérieur de la Syrie ".
La perspective d'aider un groupe maintenant allié aux Jihadistes de l’Etat Islamique pose un réel problème à l’administration Obama. Comment soutenir des gens qui n’ont pas le même objectif que vous ?  Et surtout, quelle assurance a-t-on que les combattants formés et équipés par les Américains ne vont pas finalement s’allier avec les Jihadistes ? Il faut savoir que de nombreux rebelles, qui ont été formés par la Central Intelligence Agency en Jordanie en 2012 pour lutter contre le gouvernement syrien, ont rejoint plus tard l’Etat Islamique.
En fait, tant que l’Occident n’aura pas clairement décidé de lutter contre ou de s’allier avec Bachar el-Assad, le problème d’une intervention militaire contre l’Etat Islamique, avec des alliés locaux, sera difficile à mettre en place en Syrie.
Et surtout…surtout…ne pas croire les déclarations des « conseillers » qui prétendent avoir une grande confiance dans la connaissance du théâtre syrien et dans les « alliés locaux » de l’Amérique. Les Américains sont aussi étrangers à la région que des éléphants dans un magasin de porcelaine. 

John Kerry refuse toute coordination des frappes aériennes contre l’EI avec le régime syrien
Les Etats-Unis ont affirmé qu’il était hors de question de coordonner d’éventuelles frappes aériennes contre les jihadistes de l’Etat Islamique à l’intérieur de la Syrie avec Damas. La prise de position a été confirmée par l’administration Obama malgré les avertissements de Damas que toute attaque non autorisée sur son territoire serait considérée comme un acte d'agression.
Le ministre syrien de la réconciliation nationale, Ali Haidar, a déclaré que des frappes aériennes américaines en Syrie sans l'autorisation de Damas seraient considérées comme une agression contre le pays. Il a rappelé aux États-Unis que le droit international exige que toute action, qu'elle soit militaire ou autre, necessite l'approbation préalable de Damas.
 « Nous n'allons pas nous coordonner avec la Syrie ... ce n'est pas un effort coopératif », a déclaré le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, lors d'une interview diffusée
Dimanche 14 septembre par CBS News. 
« Nous allons certainement « déconflicter » pour nous assurer qu'ils ne vont pas faire quelque chose qu'ils pourraient regretter amèrement, mais nous n'allons pas nous coordonner », a-t-il ajouté.
« Nous allons le faire avec des alliés, » a-t-il déclaré lors de l'interview, qui a été enregistré au Caire, en Egypte, le samedi 13 septembre
Lors d'un discours, mercredi 10 septembre, le président Barack Obama a autorisé des frappes aériennes américaines contre les bases de l’Etat Islamique en Syrie.
A en croire le "New York Times", l'aviation US frapperait la DCA syrienne, si celle-ci réagit aux bombardements du territoire syrien et à la violation du ciel syrien par les Etats Unis.
Les Américains ont annoncé vouloir bombarder les positions de Daech, à partir du mois d'octobre.
L’US Air Force a déjà effectué plus de 150 frappes aériennes contre les cibles du réseau terroriste en Irak.

Province de Hama : Les forces spéciales iraniennes al-Qods en action
L’armée assadiste a mené une vaste contre-offensive depuis le début de la semaine pour reprendre aux rebelles plusieurs villages proches de l’aéroport de Hama menacé depuis juillet 2014 par les insurgés. Vendredi 12 septembre, l’armée a repris le contrôle de Hilfaya, une ville située au nord ouest d’Hama, après des combats avec les insurgés et des bombardements violents. L’opération pour reprendre le contrôle de Hilfaya a été mené par le colonel Souheil al-Hassan, surnommé « le Tigre » avec l’aide des supplétifs des Forces de la défense nationale, milice prorégime et des combattants iraniens de la force al-Qods.
Les combattants rebelles, dont ceux du Front al-Nosra, ont réussi à évacuer la localité, non sans avoir subi de lourdes pertes ; A noter que le chef d’al-Qaïda en Syrie (Front al-Nosra), Abou Mohammad al-Golani, avait personnellement commandé les combats pour Hilfaya :
Vidéo de la reprise d’Hilfaya :
http://www.liveleak.com/view?i=145_1410582239

Province d’Edleb
On avait oublié les combats autour de la base militaire de Wadi Deif. Cela doit bien faire un an et demi que cette base est assiégée par les rebelles.
Or, une vidéo vient d’être mise en ligne par une formation rebelle montrant la destruction d’un VBTT(véhicule blindé de transport de troupe) de l’armée assadiste par la 7ème brigade des Forces Spéciales du  101ème régiment d’infanterie (remarquez les appellations plus militaires signalant que ces hommes ont été formés par les Américains) utilisant un missile anti-char TOW.
http://www.liveleak.com/view?i=817_1410677490

Damas
Des combats très violents se déroulent toujours pour le contrôle du quartier rebelle de Jobar. Les rebelles du Front Islamique (soutenus et armés par l’Arabie saoudite) s’accrochent à chaque pan de mur car c’est leur point le plus avancé vers la capitale syrienne :
http://www.liveleak.com/view?i=bde_1410681677

Kurdistan syrien
Les Kurdes aussi peuvent commettre des exactions.
Des éléments appartenant aux YPG (Comité de Protection du Peuple Kurde) et aux forces du PKK (Kurdes de Turquie) ont exécuté avec des soldats assadistes, à l’aube du dimanche 14 octobre, 32 personnes après des raids contre les villages arabes d’Al-Hajiah et Tel-Khalil dans la province d’Hasake, au Kurdistan syrien.
Parmi les 32 personnes assassinées se trouveraient des femmes et des enfants. Par ailleurs, de nombreux blessés sont arrivés à l'hôpital Dar al-Shifa dans la ville de Qamishli.
Selon un journaliste présent à Hasake toutes les personnes décédées sraient des civils, ajoutant que les villageois ne font partie d’aucune faction armée.

Le Hezbollah libanais toujours actif en Syrie
Le Hezbollah libanais, une puissante milice chiite libanaise, est toujours très actif sur le théâtre syrien. Et il utilise des armes de plus en plus lourdes pour venir à bout de la résistance des rebelles comme le montre cette vidéo :
http://www.liveleak.com/view?i=344_1410702456
Il est vrai que ce que la milice chiite libanaise craint le plus, ce sont les attaques terroristes contre son fief de Beyrouth, Dahiyé, comme cela a déjà été le cas. A ce propos, les militants hezbollahis ont découvert et rendu hors d’usage un atelier de fabrication de voitures piégées :
http://www.liveleak.com/view?i=39f_1410701825

Plateau du Golan syrien
Les rebelles du Front du Sud progressent toujours dans la région de Quneitra, sur le Golan syrien. Ils s’approchent à présent d’al-Hamidiyah. A la suite de l’offensive menée depuis cet été, les rebelles contrôlent désormais la quasi-totalité de la province de Quneitra et le plateau du Golan syrien.
Vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=aqkR9lHHAPI&feature=p...


Front irakien

Les Kurdes progressent dans le nord de l’Irak
Les Peshmergas (combattants kurdes) poursuivent leur progression. Ils ont libéré six villages dans la région d’al-Qaraj.
Vidéo du côté kurde – très impressionnante :
https://www.youtube.com/watch?v=CDBR2xao-1Q&feature=p...
Des Jihadistes de l’Etat Islamique ont été capturés par les Peshmergas :
https://www.youtube.com/watch?v=s2vghIlRaHM&list=UUNo...
Les Peshmergas tentent de convaincre un Jihadiste de l’Etat Islamique de se rendre dans un village qui vient d’être libéré :
https://www.youtube.com/watch?v=5ARE-aJ762U&list=UUNo...

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)