09/11/2014

9 novembre 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Front irakien

De nombreux membres de l’Etat Islamique tentent de fuir vers Kirkouk
Des centaines d'anciens combattants de l'Etat islamique ont été arrêtés en essayant de passer en territoire kurde, selon des responsables de la sécurité de Kirkouk.
"Récemment, beaucoup d'Arabes sunnites qui se battaient pour l’Etat Islamique au sud de Kirkouk ont fui vers Kirkouk en utilisant de fausses cartes d'identité militaires et civiles pour franchir les points de contrôle", a déclaré Sarhad Abdoul Qadir, chef de la police de la région environnante de Kirkouk.
Selon les responsables de la sécurité kurde, 365 anciens membres de la police irakienne et de l'armée se sont rendus aux Peshmergas dans la région de Kirkouk.
Les Jihadistes fuient à Kirkouk.jpg

Des membres de l'EI fuient à Kirkouk

 

 

 

 

 

 

 

 

 


"Ils ont tous été arrêtés en vertu de l'article n ° 4, de la loi anti-terroriste, " a déclaré Adnan Taha, brigadier-général des Peshmergas. «Nous les gardons en prison en attendant leur procès."
"Ces combattants se sont enfuis à Kirkouk et chacun d'eux a utilisé toutes sortes d'excuses», a expliqué Idris Riffat, chef de la sécurité de Kirkouk. "Certains d'entre eux ont truqué des rapports médicaux pour prétendre qu'ils étaient malades, d’autres se sont déguisés en femmes, d'autres encore se sont présentés comme des étudiants afin de pouvoir entrer dans la ville de Kirkouk. Mais nos opérations de sécurité ont déjoué leurs plans. "
Riffat a ajouté qu'ils ont capturé beaucoup de ces personnes dans des hôtels, aux points de contrôle et dans les hôpitaux.
 «Nous disposons des renseignements sur ceux qui ont l'intention de se faufiler dans Kirkouk et nous diffusons ces informations aux check-points,  à la sécurité, aux Peshmergas, et à la police de Kirkouk afin de les arrêter", a-t-il ajouté.
Il est difficile pour les transfuges de l’EI d’entrer à Kirkouk car les services de sécurité ont limité tout trafic à partir des territoires contrôlés par l’EI.
Le passage entre Kirkouk et Hawija était possible par le check-point de Maktab Khalid. Mais à la suite de plusieurs explosions à l’intérieur de Kirkouk et le long de cette route, les autorités kurdes ont fermé le point de contrôle à la plupart des automobiles et aux piétons.
Le passage a de nouveau été autorisé.
"Cependant ce passage est sujet à des conditions. Ceux qui veulent aller à Kirkouk doivent être soit de Kirkouk, ou pris en charge par un résident vivant à Kirkouk, ou encore avoir une autorisation officielle dans le but d'obtenir un traitement dans les hôpitaux de Kirkouk. En outre, leur séjour à Kirkouk doit être temporaire, " a déclaré Hiwa Abdallah, porte-parole des forces peshmergas de Kirkouk.
Abdullah a également indiqué qu’il était interdit à tous les jeunes d'entrer dans la ville, à moins que leurs noms soient inscrits auprès des agences de sécurité ou qu'ils étaient d'anciens policiers ou militaires qui se rendent à la police.
"Mais même ces personnes seront arrêtées et remises à des autorités compétentes aux fins d'enquête», a-t-il ajouté.
Le mouvement de désertion s’est amplifié ces derniers temps, alors qu’on entend des rumeurs selon lesquelles les tribus arabes de la périphérie de Hawija, Riyad, Rashad, et Beiji ont formé des groupes armés pour attaquer l’Etat Islamique.
Les forces de sécurité de Kirkouk pensent que les  exécutions sommaires de membres de  tribus qui refusaient de payer l’impôt et respecter les lois imposées par l’Etat Islamique ont provoqué un mécontentement croissant dans les tribus.

Il est probable qu'on assiste dans les prochaines semaines à une recrudescence des désertions au sein de l'Etat Islamique. Il est probable que le nombre de jihadistes européens cherchant à regagner leurs pays d'origine augmentent également !

Abou Baker al-Baghdadi
Pour le ministre irakien de l’intérieur, le calife autoproclamé du califat islamique, Abou Baker al-Baghdadi, a bien été blessé au cours d’un bombardement de la coalition internationale. Mais pour le colonel américain Patrick Ryder, le porte-parole du CENTCOM, on ne peut confirmer si le leader de l’Etat Islamique se trouvait présent au moment de la frappe aérienne.

Front syrien

Prise de la ville de Nawa (Sud de la Syrie) par les Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie)
Les rebelles et les Jihadistes d’Al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) ne cessent depuis plusieurs mois de progresser dans la province de Deraa, proche de la Jordanie, alors qu’ils ont essuyé une série de défaites face à l'armée arabe syrienne (AAS) ailleurs dans le pays. L’Armée Arabe Syrienne est en passe de perdre le contrôle de toute la région sud du pays. Ceci correspond d'ailleurs à un plan américain mis au point de longue date et qui a commencé par une formation d'unités rebelles en Jordanie...à l'exclusion des Jihadistes du Front al-Nosra toutefois.
Poursuivant leur progression, les Jihadistes du front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, alliés à des éléments de l'ASL, se sont emparés dimanche 9 novembre 2014 de la ville de Nawa dans le sud de la Syrie, chassant les forces du régime de Bachar al-Assad, après des mois de combats.
Al-Nosra et des brigades rebelles islamistes et modérées ont pris le contrôle de toute la ville de Nawa. Cette région est frontalière de la Jordanie. Signe que la ville est tombée, l’aviation syrienne a aussitôt soumis la localité à un intense bombardement.
"Dans le nord, il y a des différences idéologiques entre les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) et le front Al-Nosra (...) mais ici à Deraa, les liens tribaux sont profondément ancrés et il n'existe pas de telles divisions", a expliqué à l'AFP un militant de la province de Deraa, Diaa al-Hariri, interrogé via internet.
Des militants ont diffusé une vidéo montrant les combattants rebelles piétinant le drapeau syrien qu'ils associent à un symbole du régime. Sur des images diffusées par Al-Nosra, on voit également des membres de ce groupe hisser leur bannière noire et blanche à Nawa.
Vidéo en langue arabe montrant l’offensive et la capture de la ville :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=2ecab0f71e47
La capture de Nawa est un coup dur pour le gouvernement syrien. Elle permettra aux insurgés de consolider le contrôle du territoire allant de la frontière jordanienne jusqu’au Golan.

Capture de la basse de la brigade 112 à Deraa
Une autre base de l’armée a été prise d’assaut à Deraa, celle de la brigade 112. Cette base a été capturée par des rebelles de l’Armée Syrienne Libre sans l’aide du Front al-Nosra.
Vidéo en langue arabe :
L’assaut
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=5ebb3fdb8cc8
Les rebelles devant l’entrée de la base :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
Les rebelles ont mis la main sur une grande quantité de matériel militaire qu’ils vont s’efforcer d’évacuer le plus rapidement possible avant l’arrivée des bombardiers de l’armée :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
Ils ont également capturé plusieurs chars et blindés BMP :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=a5aa3708b70f
et
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=6a07220f25d4
et
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=56e4bd961904
et
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=3297bead311f

Al-Bab (nord Syrie)
L’armée de l’air syrienne poursuit sans discontinuer ses bombardements aux barils d’explosifs, une tactique qui a fait des milliers de morts et des dégâts considérables dans les zones tenues par les rebelles ou les Jihadistes depuis plus d’un an.
L'armée de l'air a lancé samedi soir, 8 novembre 2014, sept barils d'explosifs et trois obus sur la ville d'Al-Bab, un fief de l’Etat Islamique situé au nord-est de la ville d'Alep, tuant au moins 21 civils dont un enfant et une femme.

Alep
Une vidéo de la brigade Ahrar ech-Cham qui fait partie du Front Islamique aidé par l’Arabie saoudite. Les membres de la brigade font sauter un immeuble qu’ils affirment être occupé par l‘AAS à Ameriyah (Alep) :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=ea12f908fcc7

Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
Une vidéo rare de combattants kurdes de l’YPG face à un char de l’Etat Islamique.
Vidéo :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Jihad international

Un kamikaze « britannique »
Ahmed Kabir (32 ans), un kamikaze britannique s’est fait exploser à proximité de Baiji, samedi 8 novembre 2014. Il a lancé son  véhicule blindé chargé de huit tonnes d’explosifs contre un convoi de la police irakienne. Huit passagers du convoi ont été tués, y compris le lieutenant général Faisal Malik Zamel, le chef du détachement. Quinze autres policiers ont été blessés au cours de l’attentat. C’est le second « Britannique » à commettre un attentat suicide en dans la région. Le premier kamikaze était Abdul Wahid Majid (41 ans) de Crawley (West Sussex). Il avait lancé, en février 2014, son camion bourré d’explosifs contre la prison d’Alep.
Ahmed Kabir avait déjà eu maille à partir avec la justice britannique pour crimes homophobes dans la localité de Derby. Ahmed Kabir était connu sous le nom de guerre d’Abou al-Sumayeh al-Britani. Il était marié et père de deux enfants. 
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Ahmed Kabir, alias Abou al-Sumayeh al-Britani

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ahmed Kabir avait attiré l’attention de l'opinion publique britannique au cours d’un entretien au cours du programme Panorama de la BBC alors qu’il faisait le jihad en Syrie. Il avait affirmé «Tout le monde a son nom sur le liste (des volontaires pour des opérations kamikazes) et chacun presse l'émir (chef) de pousser son nom vers le haut de la liste. Tout le monde veut se battre pour l'amour d'Allah ».
Ahmed a également affirmé que plus de 2000 ressortissants britanniques se battaient pour le califat islamique en Syrie et en Irak.
Il a ajouté : «Si les Britanniques font régner la terreur contre notre peuple, se comportent injustement envers notre peuple, tuent, assassinent et des violent notre peuple, alors il faudra s’attendre à des attaques sur le sol (britanniqueà. »
 «Si vous soutenez nos ennemis contre nous, alors vous pouvez vous attendre à ces attaques, et c’est la même chose pour l'Amérique tout autre pays."
Un porte-parole du Foreign Office a déclaré: «Nous sommes au courant de rapports sur la mort d'un ressortissant britannique en Irak et nous sommes en train de les vérifier."

Jean René Belliard

 

27/10/2014

24 au 27 octobre : Flambée de violence au Liban nord

Liban : objet de toutes les inquiétudes
Ce weekend, c’est le Liban qui nous inquiète. Deux évènements majeurs ont eu lieu : de violents affrontements ont éclaté entre l’armée libanaise et des Islamistes à Tripoli et dans la région nord du Akkar. Et au sud Liban, c’est à une escalade dangereuse à laquelle vient de procéder le Hezbollah en tirant de puissants missiles sur des positions proches de la frontière israélienne supposées être occupées par des Jihadistes du Front al-Nosra. Le Hezbollah accuse les Israéliens d’avoir toléré leur présence dans cette région frontalière du Mont Hermon (Jabal esh-Sheikh) et du Golan syrien.

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15/10/2014

14 octobre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Turquie

L’aviation turque est intervenue…contre les Kurdes du PKK
Les aviations de combat F-16 et F-4  de l’armée turque sont effectivement intervenus, mais pas contre les Jihadistes de l’Etat Islamique. Ils ont attaqué des cibles du PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) dans le sud est de la Turquie, tard dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 octobre 2014. Il s’agit de la première opération militaire d’envergure depuis qu’une trêve avait été conclue entre le gouvernement turc et le PKK, il y a deux ans. Les bombardements ont eu lieu dans la province de Hakkari, proche de la frontière turco-irakienne. Pour les autorités turques, le raid est une réponse à trois jours d’incidents et d’affrontements sporadiques entre les militants du PKK et les forces de sécurité turques.

Front Syrien

Bataille de Kobane
Les combats se poursuivent, mais ils sont inégaux et le millier de civils et les combattants de l’YPG qui se trouvent encore dans les décombres de la ville manquent pratiquement de tout, eau, nourriture et munitions. La ville ne pourra résister que quelques jours, malgré les bombardements de la coalition internationale et en l’absence de l’entrée en jeu de l’armée turque qui reste l’arme au pied de l’autre côté de la frontière.
Vidéo côté kurde :
https://www.youtube.com/watch?v=YcS1hhfyslw&feature=p...
Vidéo côté jihadiste
Une vidéo sur un tank de l’EI à l’intérieur de Kobane
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
Autre vidéo des combats à Kobane
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Banlieue de Damas
Une Nouvelle arme est utilisée par l’armée d’Assad : le nettoyeur de mines l’UR-77. Cette arme peut réduire en poussière un quartier entier. La vidéo montre cette arme qui ne laisse aucune chance aux rebelles. Elle a été utilisée à Jobar. Le commentaire accompagnant la vidéo : "Il n'y a plus besoin de livrer des combats de rue :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Front irakien

Province sunnite d’al-Anbar
Depuis le début il y a quatre mois de l'offensive fulgurante de l'EI en Irak, l'armée n'a eu de cesse de perdre du terrain dans la plus vaste province du pays, dont des insurgés contrôlaient déjà certaines parties depuis le début de 2014. Dans ce territoire bordant la Syrie, la Jordanie et l'Arabie saoudite, les jihadistes sont parvenus à garder l'initiative au moment où ils reculaient dans le nord face aux soldats irakiens et combattants kurdes appuyés par les frappes aériennes de la coalition internationale. Selon un responsable américain, la présence des forces gouvernementales dans la province sunnite d’al-Anbar serait très précaire. Les Jihadistes de l’Etat Islamique auraient pris le contrôle de trois bases de l’armée irakienne au cours des trois dernières semaines. Le dernier retrait de l'armée est survenu dimanche 12 octobre 2014 lorsque 300 soldats ont abandonné le camp qu'ils occupaient près de la ville de Hit pour se replier sur la base aérienne Asad, où d'autres forces sont terrées en plein désert. Hit, qui était l'un des derniers bastions du gouvernement à al-Anbar, est « maintenant contrôlée à 100 % par l'EI », a assuré un responsable de la police provinciale.
Cette conquête vient s'ajouter à celles des villes de Fallouja, à 60 km de Bagdad, et d'al-Qaïm, 300 km plus à l'ouest, à la frontière syrienne. Entre ces deux localités, les jihadistes contrôlent la majeure partie du terrain, à l'exception du barrage de Haditha, le deuxième du pays. D'intenses frappes aériennes de la coalition ont aidé les militaires, appuyés par des tribus sunnites hostiles à l'EI, à conserver le contrôle de cette infrastructure et sur une poignée d'autres positions dans la province.
Aujourd'hui, c'est su Ramadi que l'étau se resserre Des quartiers entiers échappent déjà au contrôle des autorités de Bagdad. Un capitaine de l'armée a indiqué la semaine dernière que son bataillon entier avait dû quitter la base d'Albu Aitha, juste à l'est de Ramadi, après avoir été assiégé par les jihadistes pendant plusieurs jours, avec très peu d'eau et de nourriture. « Nous sommes maintenant à Tharthar (quelques kilomètres plus au nord), le retrait s'est fait progressivement, mais je ne sais pas ce qu'on peut faire depuis cette nouvelle position (...) le moral des soldats est bas », a-t-il déploré.
Pour certains experts, les frappes de la coalition seraient plus efficaces si l'armée irakienne passait à l'offensive. Mais pour l’instant, l’armée semble incapable d’un sursaut, gangrénée par le clientélisme et la corruption.

Bataille de Bagdad dans les jours prochains
Si la situation continue d'évoluer dans le même sens, sans une intervention forte de forces terrestres étrangères dans les 10 jours, alors la prochaine bataille se déroulera aux portes mêmes de Bagdad.
Lundi 13 octobre, Abou Bakr al-Baghdadi, le calife autoproclamé, a demandé à ses  forces de lancer l’offensive contre la capitale irakienne. Selon les renseignements, près de 13000 Jihadistes se seraient massés aux portes de la capitale jusqu’à Abou Ghraib et compteraient la prendre d'assaut depuis le sud-ouest.

Bombardements de la coalition internationale
On peut se demander si le Centcom est au informé que la ville de Kobane (nom en kurde) et Aïn el-Arab (nom en arabe) sont la même ville. Et dans l’un ou l’autre cas, comment comprendre les chiffres donnés par le Centcom pour les attaques aériennes à Kobane et Aïn el-Arab :

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Nouvelle menace contre les Yazidis dans le nord de l’Irak
La situation s’est à nouveau détériorée à Sinjar. Les combattants de la résistance yazidi affirment que les Jihadistes de l’Etat Islamique ont à nouveau encerclé le Mont Sinjar où des milliers de personnes sont encore réfugiées. Selon les combattants, plus de 7.000 personnes seraient restées dans les montagnes, la plupart parce qu'ils refusent de quitter leurs villages. "La situation est très mauvaise. Un autre massacre contre le peuple dans les montagnes est imminente si nous n'obtenons pas une aide sérieuse maintenant", a déclaré un combattant de la SPLI, l'unité de défense yazidi. Les Peshmergas kurdes avaient bien promis de lancer une offensive pour soutenir les Yazidis sur le mont Sinjar, mais celle-ci n’a toujours pas débutée. Les Yazidis affirment que le retard a pour but de forcer les Yazidis à se soumettre aux désidératas kurdes, notamment sur le plan politique. 
Les peshmergas ne veulent pas nous aider parce que nous ne voulons pas subordonner nos forces à celles des Peshmergas et que nos commandants refusent de devenir des membres du parti kurde KDP, a affirmé un chef de l’unité de défense des Yazidis commandée par le général Qasim Shesho.  Et les Yazidis ont rappelé que 10 000 Peshmergas kurdes, qui se trouvaient dans la région du Sinjar au moment de l’offensive des Jihadistes de l’EI, le 3 août 2014, ont abandonné leur position sans combattre. Les Peshmergas avaient désarmé les Yazidis auparavant, leur promettant de prendre soin de leur sécurité. C’est à la suite de ce que les Yazidis considèrent comme une trahison qu’ils ont formé leurs propres milices dont la plus importante est le SPLI. 
Pour le commandant suprême des Yazidis,  Haydar Shesho, «Sinjar est ouvert à tous les partis politiques, en particulier les Kurdes. Mais nous n'allons pas céder à n'importe qui. Tout ce qui se passe dans Sinjar doit être dans l'intérêt de Yazidis. " Et Haydar Shesho regrette que les livraisons d'armes par hélicoptère ont été principalement faites au profit de la douzaine de Peshmergas qui se trouvent dans le Mont Sinjar.

Des milices chiites irakiennes commettent des « crimes de guerre », selon Amnesty
Des milices chiites qui combattent les Jihadistes de l’État islamique aux côtés de l'armée irakienne commettent des crimes de guerre contre des civils sunnites, a accusé mardi 14 octobre Amnesty International. Dans un communiqué, Amnesty dit avoir des « preuves » que des miliciens chiites ont commis des « dizaines » de meurtres de sunnites en Irak, qui évoque des « exécutions délibérées ». Des groupes armés chiites se livrent également à des enlèvements de sunnites, pour la libération desquels des familles ont dû payer des dizaines de milliers de dollars, ajoute l'ONG.

Iran

L’Irak appelle l’Iran à l’aide pour sauver Bagdad
L'Etat irakien aurait appelé le général Soleymani, le chef de la force al-Qods, la force d’élite du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, à venir au secours de Bagdad, menacée par l’avancée des Jihadistes de l’Etat Islamique.
Le général Soleymani suit de très près l’évolution des combats en Irak et les mesures prises par l’armée irakienne pour défendre Bagdad. A noter que les combattants de la force al-Qods se trouvent déjà à proximité de Bagdad pour protéger la capitale irakienne.
Devant l’imminence de la menace, les commandants militaires et sécuritaires irakiens ont également tenu des réunions d'urgence au siège de l'ambassade américaine à Bagdad, ainsi qu'au ministère irakien de la Défense pour évoquer en détail une feuille de route destinée à neutraliser une éventuelle offensive jihadiste contre la capitale. Prendre Bagdad serait l’objectif des Jihadistes qui voudraient en faire la capitale naturelle de leur califat.

L’Iran menace d’entrer en guerre très prochainement contre le califat islamique
L’Iran envisagerait sérieusement d’entreprendre des actions militaires contre les Jihadistes de l’Etat islamique,  a averti Amir Moussaoui, le président du Centre d’études stratégiques et internationales (CESI), cité par l’agence iranienne Irib.
«La donne a changé au Moyen-Orient, et il est possible que l’Iran mène une action militairet, pour se défendre face au danger du terrorisme», a-t-il souligné dans un entretien avec l'agence.
Téhéran serait très inquiet de la détérioration de la situation dans la province d’al-Anbar où l’armée irakienne subit revers sur revers. Et surtout, les Iraniens ont peur que la bataille se déroule dans un proche avenir à Bagdad même. Devant l’absence de résultats déterminants de la coalition internationale qui se borne à des bombardements aériens, les Iraniens auraient l’intention d’intervenir militairement au sol pour aider le gouvernement iranien et écarter la menace jihadiste à ses frontières.
« Jusqu’à présent, les responsables iraniens se concentraient sur l’offre de conseils aux forces militaires syriennes ou irakiennes. Mais ils sont à présent en train d’examiner la possibilité et la nécessité de l’envoi de troupes, pour combattre les terroristes », a affirmé Moussaoui.
« Les terroristes de Daesh ont développé leurs activités, près de Bagdad, notamment à Ramadi. Ils veulent occuper cette ville pour pouvoir créer un axe, qui renforcerait leur position de Ramadi, jusqu’à la frontière avec la Jordanie. Dans ce cas, la République islamique d’Iran ne pourra plus rester dans l’inaction et devrait prendre des mesures concrètes, pour se défendre, face aux menaces des terroristes extrémistes de Daesh », a-t-il averti.


Front libanais

Les Druzes aussi…
Après les Chrétiens qui ont pris les armes dans la Bekaa, des cheikhs druzes Libanais - tout au moins ceux qui sont traditionnellement proches du Hezbollah - ont demandé à la milice chiite libanaise de former militairement les habitants des localités d’Aliyah et d’Al Chouf, pour les préparer à faire face à d’éventuels assauts des Jihadistes. Il s’agirait de Druzes membres du parti Al-Tawhid al-Arabi fondé par le Druze pro-syrien Wiam Wahab. La question de la formation militaire de civils druzes a été abordée au cours d'une réunion entre Cheikh Naim Hassan et les représentants du Hezbollah.  La décision pourrait faire suite à la récente observation par le Hezbollah d’une certaine connivence entre les Jihadistes du Front al-Nosra qui combattent l’armée d’Assad sur le plateau du Golan et les Israéliens. Plusieurs Jihadistes d’al-Nosra ont été, en effet, soignés dans des hôpitaux israéliens avant d’être renvoyés vers les zones de combat en Syrie. Les Druzes et le Hezbollah soupçonnent maintenant Israël de vouloir aider les membres du Front al-Nosra à lancer des attaques contre le Hezbollah et les Druzes, notamment ceux qui vivent sur le plateau du Golan.


Activité jihadiste contre les Occidentaux
Un ressortissant américain a été tué par balles et un autre a été blessé mardi 14 octobre dans l’après-midi lors que leur véhicule a été pris pour cible à Riyad,  la capitale saoudienne.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)