22/08/2014

22 juillet – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Front syrien

Les Occidentaux ont un gros problème en Syrie
Personne ne semble savoir comment faire pour mettre un terme à la guerre civile syrienne qui a déjà fait 191 000 morts et des dizaines de millions de gens malheureux (blessés, emprisonnés, violés, torturés, réfugiés, déplacés).
L’arrivée sur la scène syrienne des Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) puis de l’Etat Islamique (l’ancienne al-Qaïda en Irak du temps des Américains) a compliqué la situation au point que les Occidentaux pourraient être enclins à trouver que Bachar el-Assad pourrait encore avoir un rôle-clé pour faire face à la menace de l'Etat Islamique.
Après avoir diabolisé Bachar el-Assad, les Occidentaux pourraient être contraints de renouer les contacts avec le président syrien.
En effet, les Occidentaux, après être restés relativement indifférents à la menace représentée par les Jihadistes de l'État islamique, commencent à prendre conscience de leur dangerosité. Entre les Jihadistes de l’Etat Islamique et les forces de Bachar el-Assad, on ne trouve plus guère que le Front Islamique soutenu par l’Arabie saoudite et dont on ne peut pas dire qu’il défend un concept modéré de l’Islam. L’opposition démocratique que les Occidentaux appelaient de leurs vœux a été laminée en raison même des tergiversations occidentales à s'engager dans le conflit syrien. Et on ne peut que le comprendre !
Du coup les forces de Bachar el-Assad représentent la seule alternative. C’est la seule aujourd’hui qui puisse garantir le droit des minorités alaouites, chrétiennes et druzes, un droit cher au cœur des gouvernements occidentaux. Bachar el-Assad le sait et attend patiemment qu'on lui fasse un appel du pied, soit en secret, via les services de renseignement, soit par la voie diplomatique. Une victoire de la stratégie du pouvoir syrien qui a beaucoup fait pour favoriser l'apparition des Jihadistes dans le conflit syrien, en libérant en 2012, par exemple, des Islamistes notoires des geôles syriennes et en s’abstenant pendant de longs mois de bombarder les secteurs tenus par les militants de l’Etat Islamique. 
En attendant, un ancien général américain, le général Martin Dempsey, a suggéré le 21 août que l'armée américaine devrait élargir son théâtre d’opération et bombarder les Jihadistes de l’EI non seulement en Irak, mais aussi en Syrie. Cette suggestion a aussitôt été approuvée par le secrétaire à la défense américain, Chuck Hagel, qui a déclaré : « regarder toutes les options "pour arrêter l'expansion de l'État islamique, comme étant le plus sophistiqué et le mieux financé parmi tous les groupes que nous avons vus jusqu’ici. »
Cependant, ni Hagel ni Dempsey sont allés jusqu'à dire si les Américains devaient aider les insurgés syriens.

Base aérienne militaire de Tabqa (près de Raqqa – nord syrien)
Les médias de l’Etat syrien ont enfin rompu le silence concernant l'offensive menée par les Jihadistes de l'Etat Islamique contre les positions de l’armée d’Assad dans le nord. Citant une source militaire ils ont nié que les djihadistes soient entrés dans la base aérienne militaire de Tabqa, précisant qu’"un grand nombre de terroristes avait été anéanti". Selon la chaine de télévision libanaise hezbollahie, Al-Manar, et Al-Mayadeen, une chaîne pro-régime, toutes deux basées à Beyrouth, plus de 150 djihadistes auraient été tués.
La base aérienne militaire de Tabqa est la dernière position majeure du régime dans la province de Raqqa après que les jihadistes aient récemment pris le contrôe d'autres bases militaires.
L'armée syrienne riposte en utilisant au maximum sa force aérienne. Un total de 122 sorties ont été effectuées par l’armée de l’air contre les Jihadistes de l'État islamique le week-end dernier, dont 26 sur des bâtiments occupés par les Jihadistes à Raqqa même. Des missiles ont étalement été tirés sur des cibles près de la base aérienne de Tabqa  pour repousser les assaillants.
Les soldats d’Assad auraient réussi à tendre une embuscade dans la nuit du 21 au 22 août à un nombre de 200 à 300 jihadistes, dont la moitié des étrangers. Les Jihadistes se dirigeaient vers la base de Tabqa à bord de dizaines de véhicules surmontés de mitrailleuses anti-aériennes et de canons et précédés par deux camions suicide. Plutôt que d’attendre que l’attaque ne se développe, le commandant de la base a envoyé des forces spéciales de l’armée miner un endroit où il savait que les Jihadistes devaient nécessairement passer. Il a également demandé à l’armée de l’air un support aérien. Aussi, quand les camions suicide se sont lancés contre l’entrée nord de la base de Tabqa, ils ont été détruits par le tir de trois missiles anti-char Kornet. On a identifié le second  kamikaze. Il s’agit d’un Saoudien nommé Majed al-Sahim (alias Abou Hajer).
majed_sahim.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Jihadistes, qui se lançaient à l’assaut derrière les camions suicide ont voulu poursuivre  soit à pied, soit à bord de véhicules. Mais les défenseurs de la base ont alors déclenché les explosifs placés par les forces spéciales, tuant un grand nombre des assaillants, tandis que les bombardiers Sukhoï (utilisés pour la première fois dans la guerre civile syrienne) finissaient la besogne. Au total, 140 Jihadistes auraient été mis hors de combat. Parmi les Jihadistes de l’EI tués au cours de l’assaut figurent Abou-l-Mathna le Belge, Abou Saïf le britannique et Abou Sarah al-Ansari.

Daech (l’Etat Islamique) aurait exécuté un de ses dirigeants pour collusion avec les Occidentaux
Selon des comptes Twitter de l’EI, l’un de ses plus hauts responsables du mouvement jihadiste aurait été exécuté. Il était accusé d’avoir collaboré avec des services de renseignement britanniques.
Il s’agit d’Abou Obeida le Marocain. Il occupait un poste équivalent au chef des renseignements.
Il aurait été impliqué dans la mort d’un célèbre dirigeant d’Al-Qaïda,  Abou Khaled al-Souri qui commandait la milice Ahrar al-Cham, l’une des composantes de la coalition de milices pro saoudiennes, le Front Islamique.
Originaire d’Alep, Abou Khaled était très proche de la sphère des dirigeants historiques d’Al-Qaïda, dont Oussama ben Laden, son successeur Ayman al-Zawahiri, sans oublier le fondateur des « jihadistes arabes » en Afghanistan, cheikh Abdallah Azzam. Abou Khaled avait combattu en Afghanistan, en Tchétchénie, puis en Irak aux côtés de Zarkaoui, puis d’Abou Omar al-Baghdadi, le calife de l'Etat Islamique.
Abou Khaled avait été chargé par al-Zawahiri le chef d’al-Qaïda de trouver le moyen de mettre fin à la guerre impitoyable que se livraient en Syrie les deux frères ennemis d’Al-Qaïda, Daech (alors appelé Etat Islamique d’Irak et du Levant) et le front al-Nosra.
Il avait été tué lors d’une violente explosion qui avait ravagé son Q.G dans le quartier al-Halak à Alep.
Sa mort avait été imputée à Daech (Etat Islamique), soupçonné d’avoir voulu se venger de la mort de son numéro deux en Syrie Haji Bakr.
Daech lui en voulait également pour avoir intercédé en faveur du Front al-Nosra auprès de Zawahiri, ce qui avait valu à l’EI d’être désavoué par la direction d’al-Qaïda pour son engagement en Syrie, demandant aux Jihadistes de Daech de se limiter à l’Irak.

Alep
Alep - carte.png 
La guerre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'armée syrienne libre (ASL), le Front Islamique, les forces du régime et l'Etat Islamique se combattent les uns les autres pour des gains territoriaux infimes
Trois vidéos. La première montre des membres de la Brigade Noureddine al-Zanki (membre du Front islamique pro-saoudien) tirant à la mitrailleuse sur une position occupée par les soldats d’Assad dans le quartier de Salah ed-Dine :
https://www.youtube.com/watch?v=3DR7eVyzqVA&list=UUtk...
Ou réalisant un coup direct contre un bâtiment occupé par les soldats d’Assad dans le même quartier :
https://www.youtube.com/watch?v=pWY_1fdletU&feature=p...
Cette vidéo montre les destructions après un bombardement aux barils d’explosifs au cours de la nuit du 21 au 22 août du quartier d’al-Hulak :
https://www.youtube.com/watch?v=ioQdLqfBPTM&feature=p...

Ghouta orientale
L’armée syrienne poursuit son avancée depuis qu’elle s’est emparée de Mleiha, une ville clé dans la région. Les soldats d’Assad sont parvenus à atteindre l’usine pharmaceutique Talco à Jisrine, la plus grande de Syrie.  Un haut officier de l’armée syrienne, le colonel Adnane Omrane, directeur de la direction de la défense aérienne, a perdu la vie durant les combats
Après de laborieuses négociations, la brigade Oum al-Mou’minine a décidé de déposer les armes et de se rendre aux forces régulières. En représailles, le Front Islamique dirigé par Zahrane Allouche (pro-saoudien) a enlevé 31 miliciens de la brigade Oum al-Mou’minine, à moins qu’ils ne se soient ralliés, refusant de se rendre aux forces de Bachar el-Assad.

Adra (banlieue de Damas)
Adra est une cité industrielle située au nord-est de Damas, dans la Ghouta orientale. Le QG de l’armée islamique, la principale composante du Front islamique (soutenu par l’Arabie saoudite) vient d’être atteint par un baril d’explosifs faisant plusieurs morts :
Vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=uEx7gf_g7d4&feature=p...

Un accord également à Qoddam
Un autre accord de « réconciliation » entre insurgés et l’armée de Bachar el-Assad a eu lieu dans le quartier de Qoddam, au sud de la capitale syrienne. Cet accord a permis aux habitants déplacés de rentrer chez eux.
L’accord stipule un cessez-le feu et l’installation de barrages de l’armée sur toutes les entrées du quartier. Les noms des miliciens faits prisonniers seront échangés avec ceux des soldats enlevés par les miliciens.  
Cette vidéo montre le etour de déplacés au quartier d’al-Asali après un accord de « réconciliation » :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...
Les retrouvailles des familles après une longue séparation :
https://www.youtube.com/watch?v=f7XEC3kKyEw&feature=p...

Qalamoun
Quinze miliciens du Hezbollah ont été tués dans la région syrienne du Qalamoun, proche de la frontière libanaise lors de combats avec les rebelles syriens, affirme la Coalition nationale syrienne dans un communiqué publié jeudi 21 août sur son site.
Les combats ont eu lieu dans le jurd de Fleita dans le Qalamoun, précise la Coalition, soulignant que les combattants de l'opposition syrienne ont pris le contrôle de nouveaux points dans la région.
Mardi, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) avait annoncé qu'Abou Abdallah al-Iraki, un chef irakien du groupe jihadiste de l’État islamique (EI) impliqué dans des attentats suicide au Liban, avait été tué par le Hezbollah dans le Qalamoun. Plusieurs voitures piégées en provenance de Syrie avaient pu entrer au Liban via cette région, avant que celle-ni ne soit sous le quasi-contrôle du régime et du parti chiite.

Front irakien

Un demi-million de déplacés
Le HCR mène actuellement une vaste opération humanitaire, qui a démarré mercredi 20 août, visant à aider un demi-million de personnes ayant fui les attaques des jihadistes dans le nord de l’Irak. Le HCR espère faire parvenir 2410 tonnes d'aide dans la région.

700 000 déplacés au Kurdistan
"La région du Kurdistan en Irak accueille maintenant près de 700 000 déplacés irakiens, la plupart étant arrivés début juin", a déclaré un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d'un point de presse. Mercredi, le HCR avait indiqué avoir comptabilisé quelque 600 000 déplacés irakiens dans cette même région. M. Edwards a expliqué que le HCR n'était pas en mesure de dire si les 100 000 déplacés supplémentaires correspondaient à l'arrivée de nouveaux déplacés ou s'il s'agissait de personnes déjà arrivées au Kurdistan qui avaient décidé de s'enregistrer auprès des humanitaires.
La plupart des déplacés vivent encore dans des écoles, des mosquées, des églises, des bâtiments inachevés et ailleurs.

Les Peshmergas kurdes tentent de reprendre la ville de Jalawla
Les combattants kurdes ont lancé vendredi 22 août une offensive pour tenter de reprendre aux jihadistes de l'Etat islamique (EI) la ville de Jalawla.
Jalawla, située à 130 km au nord-est de la capitale irakienne et à une trentaine de km de la frontière iranienne, est une localité stratégique sur la ligne de front d'un millier de km défendue par les forces kurdes. Elle est revendiquée par les Kurdes comme faisant partie du Kurdistan, ce que refusent d’admettre les autorités de Bagdad et les fondamentalistes de l’EI.
La ville était tombée aux mains des jihadistes le 11 août après de violents combats qui avaient fait un nombre indéterminé de morts dans les deux camps.
"Les peshmergas (combattants kurdes) ont avancé sur Jalawla à partir de différents axes" avant l'aube, a précisé Shirko Mirwais, un responsable de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), ajoutant qu'ils avaient déjà repris plusieurs positions et isolé les insurgés.

Vers une nouvelle guerre des mosquées ?
En Irak, le phénomène des attaques visant mosquées sunnites ou chiites n’est pas un phénomène nouveau. La « guerre des mosquées » fait rage depuis le printemps 2013, à coups de bombes ou même d’obus de mortier. Des dizaines d’attaques avaient eu lieu avant même l’offensive éclaire des Jihadistes de l’Etat Islamique. Mais la destruction systématique des mosquées chiites dans les régions conquises par les insurgés sunnites devait fatalement raviver les tensions sectaires déjà très vives entre la minorité sunnite et la majorité chiite.
Aujourd’hui 22 août, des hommes armés ont tiré sur des fidèles au moment de la prière du vendredi dans la mosquée sunnite Musab Omair de la région de Hamreen, de la province de Diyala, faisant au moins 70 morts et des dizaines de blessés.
Les responsables de cette attaque ne sont pas toujours clairement identifiés. Les auteurs des attaques contre les mosquées sunnites peuvent aussi bien être le fait de milices chiites, omniprésentes à Bagdad, que des extrémistes sunnites reprochant aux fidèles de ne pas adhérer à leur vision rigoriste de l’islam.
Mais il semble que dans ce cas, les terroristes soient des miliciens chiites. Le massacre pourrait porter un coup fatal aux efforts du nouveau premier ministre de rétablir la confiance entre les communautés sunnite et chiite. L’attaque pourrait être une réponse à la mort de  miliciens chiites tués au cours d'affrontements dans la région. Il pourrait également s’agir d’une vengeance après l’explosion d’une bombe près d’une patrouille de miliciens chiites enrôlés dans la lutte contre les Jihadistes de l’EI par le gouvernement. On a constaté, d’ailleurs, que ces miliciens chiites sont de plus en plus impliqués dans des assassinats sectaires brutaux, notamment à Bagdad.

Front libanais

Ersal (nord-est du Liban, à la frontière syrienne)
La tension reste très vive dans la région d’Ersal, théâtre de violents combats entre les Jihadistes du Front al-Nosra associé aux fondamentalistes de l’Etat Islamique et les soldats de l’armée libanaise.
On sait que l’armée libanaise avait subi un sérieux revers au début de l’affrontement. Celui avait été déclenché par l’arrestation « fortuite » d’un chef jihadiste, à un barrage de l’armée. Des soldats auraient été enlevés après avoir abandonné leurs positions sous la pression des combattants islamistes ou auraient déserté pour les rejoindre. On ne sait pas trop. Un grand nombre de questions sont soulevées néanmoins par cette affaire. Qui avait renseigné l’armée sur l’identité de ce Jihadiste, Imad Jomaa, arrêté alors que celui-ci semblait avoir pris l’habitude, depuis deux ans, de franchir les barrages de l’armée positionné dans la région d’Ersal sans être inquiété outre mesure. On prétend que le « tuyau » venait du Hezbollah, et était destiné à piéger l’armée libanaise et la forcer à se joindre au Hezbollah dans sa bataille contre les fondamentalistes sunnites. Autre question : Si ces militaires ont déserté, on peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles cette unité avait une seule couleur communautaire ? Pourquoi, enfin, est-on toujours dans l’ignorance de l’identité des déserteurs ?
Le sort de ces prisonniers de la bataille d’Ersal est aujourd’hui l’objet d’âpres discussions entre l’association des oulémas musulmans, les Jihadistes et l’armée libanaise.
Dernière question : Le commandement militaire libanais avait-il pris suffisamment de mesures pour protéger les militaires et empêcher l'effondrement de leurs positions durant les premières heures de la bataille, et pourquoi, par exemple, les soldats de l'armée sont restés de dix heures du matin jusqu'à quatre heures du soir, sans renfort et sans que rien ne soit tenté pour leur porter assistance ?
Il semble que peu de choses aient changé depuis cet affrontement. Le passage d’al-Hosn est toujours accessible sans aucun contrôle de l’armée libanaise aux Jihadistes du Front al-Nosra et de l’Etat Islamique (Daech) qui peuvent ainsi passer du Liban à la Syrie ou vice et versa.
Aujourd’hui, les négociations pour la libération des militaires libanais sont dans l’impasse. Et le Front al-Nosra a haussé le ton et proféré des menaces à l’encontre des soldats. Accusant les négociateurs de ne pas respecter leurs promesses, ils menacent de diffuser bientôt une video dans laquelle deux  soldats libanais exhorteront  l'Etat à répondre à leurs  demandes sinon un soldat sera exécuté toutes les 48 heures. Et pour marquer sa détermination, le Front al-Nosra a chassé  les membres de l’Association des oulémas musulmans d’Ersal, «parce que l’Association  nous a trahis», a déclaré l’Emir d’al-Nosra  pour la région du Qalamoun,  Abu Malik Talli.
Le chef du Front al-Nosra affirme avoir suffisamment fait pour montrer sa bonne volonté dans les négociations.  « Nous avons remis à la  délégation des soldats. Ensuite, nous leur avons donné encore et encore, puis nous avons remis à Cheikh Moustafa plusieurs militaires sans échange. Tous les militaires que nous avons remis en liberté sont  un signe de bonne volonté de notre part et de bonnes intentions. Paradoxalement,  l'État libanais ne nous a rien offert»,a-t-il affirmé.
De son côté, l’Etat Islamique (Daech) cherche à gagner du temps, afin d'acheminer plus de renforts à Ersal et n'a en fait aucune  intention de négocier.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

17/08/2014

17 août 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Nouvelles du front syrien

Les Jihadistes de l’Etat Islamique massacrent 700 membres de la tribu  Chaitat
Le 3 août 2014, j’indiquais sur mon blog que les membres de la tribu Chaitat avaient expulsé les Jihadistes de l’Etat Islamique de localités situées entre al-Mayadin et Boukamal dans la province de Deir ez-Zhor. Et j’avais mis une vidéo en ligne pour soutenir cette information :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...
Je notais alors qu’il était  intéressant de suivre l’évolution de ce nouveau conflit entre les Jihadistes de l’Etat Islamique et les tribus sunnites car celui-ci pourrait très vite débordé du côté irakien.
En ce qui concerne la tribu Chaitat, on sait désormais que cela s’est mal terminé pour les membres de cette tribu. Les Jihadistes de "Etat islamique ont massacré, selon un rapport de l'OSDH plus de 700 membres de cette tribu au cours des deux dernières semaines. 
Je n’ai pas mis les images qui sont apparues sur Twitter concernant ce massacre. Mais il existe un site qui répertorie toutes les atrocités commises par l'EI. Vous pouvez me faire une demande pour avoir copie du lien de ce site. Je le réserve aux associations de défense des Droits de l'homme, à la justice internationale et à tous ceux qui ont une raison professionnelle de le recevoir.

Raqqa – la place forte des Jihadistes de l’Etat Islamique
Au moins 31 Jihadistes de l’EI ont été tués au cours de raids de l’armée de l'air syrienne
dimanche 17 août dans la province septentrionale de Raqqa.
"Le régime effectué 13 raids sur la ville de Raqqa et 11 sur la ville de Tabqa dans
la Province Raqqa, tuant au moins 31 Jihadistes et blessant des dizaines d’autres.
Il s’agit des raids aériens les plus violents contre les Jihadistes de l’EI depuis que ceux-ci ont pris pied en Syrie, au printemps de 2013.  
Les Jihadistes de l’EI se sont emparés de la majeure partie de la province de Raqqa depuis février 2014, après avoir évincé d'autres groupes rebelles qui luttent contre les forces d’Assad.

Aéroport de Tabqa – près de Raqqa
Les Jihadistes de Daech (Etat Islamique) se sont rapprochés de l’aéroport militaire de Tebqa, à proximité de Raqqa et sont sur le point de s’en emparer :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...

L’armée de Bachar el-Assad a concentré sa puissance de feu sur l’EI depuis que celui-ci s’est emparé de deux camps militaires à Raqqa et au nord de Raqqa
Les avions de Bachar el-Assad ont également effectué des frappes aériennes sur la province orientale de Deir Ezzor ainsi que sur Akhtarin et Dabeq, dans la province d’Alep , deux localités conquises par les Jihadistes mercredi 13 août. 
L'armée syrienne semble concentrer sa puissance de feu sur l'Etat Islamique depuis que les Jihadistes ont rompu un état de quasi-trêve entre eux et les soldats de Bachar el-Assad il y a quelques jours. Il semble aussi que l’armée de Bachar el-Assad frappe régulièrement la force qui semble l’emporter sur le terrain, que ce soit les Jihadistes de l’Etat Islamique (du califat), le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie), le Front Islamique (soutenu par l’Arabie saoudite) ou l’Armée syrienne libre.
Mais les Jihadistes de l’Etat Islamique semblent faire l’unanimité contre eux en raison de leur application stricte de la Charia et de la mise en scène des décapitations pour effrayer leurs adversaires.
Houran oriental (Sud ouest de la Syrie)
L’Armée Syrienne Libre (Brigade Fallouja Hauran) réceptionne un convoi de la Croix Rouge et du Croissant Rouge et les accompagne vers les secteurs où l’aide doit être distribuée :
Vidéo montrant la réception du convoi :
https://www.youtube.com/watch?v=YlbaGYJIfRQ&list=UUni...
Vidéo montrant l’accompagnement du convoi :
https://www.youtube.com/watch?v=aNH4WfrInRU&list=UUni...
et :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...

Le colonel Abdel Jabbar al-Oqaidi de l’Armée Syrienne Libre avait de bonnes relations avec les Jihadistes de l’EI et du Front al-Nosra. Mais ça, c’était avant !
L'un des hommes clés des États-Unis en Syrie, le colonel Abdel Jabbar al-Oqaidi de l '«Armée syrienne libre» (FSA), qui opérait principalement dans la grande région d'Alep, avait expliqué à un journaliste qu’il avait de bonnes relations avec les Jihadistes de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (EIIL – maintenant EI), tout comme avec la branche officielle d'Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra. Il se réfère à leurs combattants comme des « frères ». Sur une vidéo prise au moment de la prise par les rebelles de la base aérienne militaire de Menagh, il apparaît même à côté d'un jihadiste égyptien de l’EIIL, Abou Jandal, pour le remercier, lui et ses combattants, de leur contribution à la victoire. Les États-Unis et la Grande Bretagne avaient donné la priorité au colonel Oqaidi pour la fourniture d’armes à l’ASL au cours des deux dernières années. Le colonel Oqaidi avait démissionné de son poste au début de novembre 2013 en raison des querelles constantes entre les différentes organisations rebelles.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Front irakien

Les Kurdes ont repris le plus grand barrage d'Irak aux jihadistes
Les forces kurdes, appuyées par l'aviation américaine, ont repris dimanche 17 août le plus grand barrage d'Irak, au nord de Mossoul, aux jihadistes de l'Etat islamique (EI) qui s'en étaient emparés dix jours plus tôt, ont annoncé des responsables.
Un officier kurde et deux responsables de partis politiques ont affirmé à l'AFP que les combattants kurdes peshmergas avaient repris le contrôle du barrage qui fournit de l'eau et de l'électricité à la majeure partie de la région et est indispensable à l'irrigation de vastes zones de culture dans la province de Ninive (nord).
L’offensive des Peshmergas a bénéficié du soutien de l’armée de l’air américaine. Des avions et des drones ont lancé "avec succès" 14 frappes qui ont détruit ou endommagé 10 véhicules armés des insurgés de l'Etat islamique (EI), sept véhicules de transport Humvee, deux véhicules blindés de transport de troupes et un poste de contrôle, a précisé le Centcom, le Centre de Commandement militaire Américain pour le Moyen Orient.
La veille, les Etats-Unis avaient lancé neuf frappes aériennes sur le même objectif, en soutien de l’offensive des peshmergas (combattants kurdes) lancée samedi 16 août pour reprendre cet important ouvrage aux Jihadistes qui en avaient pris le contrôle le 7 août.
Les Peshmergas (combattants kurdes) poursuivent leur offensive vers Tal Kayf, une localité aux mains des Jihadistes de l’EI située à une centaine de km à l’est du barrage. Mais la progression est rendue périlleuse car la route y menant est truffée d’IED (Improvised Explosive Devices).

Vidéos fournies par le Centcom
Un véhicule de l'Etat Islamique détruit par une frappe aérienne américaine près du barrage de Mossoul :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...
Destruction d'un Humvee près du même barrage :
https://www.youtube.com/watch?v=c5_Bh1sqMPw&feature=p...

Vidéo fournie par l'armée kurde
Cette vidéo montre un journaliste expliquant (en Kurde) avec quelques images l'offensive menée par la brigade Peshmerga Mansour al-Barzani pour reprendre le barrage de Mossoul aux Jihadistes de l'Etat Islamique :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...

Vidéo montrant un combattant du Comité de Protection du Peuple Kurde (YPG) jouant de la musique sur le front en Syrie (exceptionnel) :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

15/08/2014

15 Août : Nouvelle des guerres du Moyen Orient

Le front syrien : Un éternel recommencement

Confusion en Syrie
Les rebelles ont perdu du terrain à Alep cédant sous la pression des Jihadistes de l’Etat Islamique tandis qu’ils poursuivaient leur avance dans la région d’Hama. Par contre, les rebelles subissaient un grave revers à Mleiha, à quelques kilomètres à l’est de Damas, cette localité étant tombée aux mains des soldats d’Assad.

Hama
L'avance la plus remarquable des insurgés a eu lieu dans les environs de l'aéroport militaire de Hama où ils ont pris le village d'al-Sheyha et occupé plusieurs positions du régime à Arzeh et Tal al-Sheyha, s’approchant de 2 à 3 kilomètres de la base militaire.
Les insurgés soumettaient l'aéroport à un intense bombardement. Rappelons que cet aéroport militaire est le principal centre de  production de barils d’explosifs et c’est également là que sont stockés les missiles Grad d’où ils sont dispatchés aux forces d’Assad dans l’ensemble de la Syrie. 
Cette vidéo montre les rebelles à l’assaut de l’aéroport militaire de Hama :
https://www.youtube.com/watch?v=XFjvA-YIXps&feature=p...
L’armée d’Assad riposte en bombardant les zones tenues par les rebelles à l’aide de barils d’explosifs. Cette vidéo montre le bombardement aérien à l’aide de barils d’explosifs de la route du barrage dans la région de Hama :
https://www.youtube.com/watch?v=zQkzs59lT6s&list=UUni...
Cette vidéo, prise juste après un violent bombardement du quartier d’al-Latamné dans la ville de Hama, montre la population à la recherche des victimes :
https://www.youtube.com/watch?v=J9SOADwwrPU&list=UUni...

L’armée d’Assad s’affaiblit
Un signe que l’armée encore fidèle à Bachar el-Assad s’affaiblit à mesure des combats qu’elle doit livrer un peu partout,  est fourni par le fait que les effectifs qui luttent contre les insurgés sont de plus en plus composés de milices plutôt que de troupes régulières. L'opposition a également affirmé qu'elle avait capturé deux soldats iraniens parmi les défenseurs jeudi 14 août.
 
Morek sur la route Hama-Alep
Plus au nord, toujours dans la province de Hama, les insurgés continuent à infliger des pertes aux troupes de Bachar el-Assad qui ont tenté de prendre Morek, une localité stratégique située sur l'autoroute entre Hama et Alep. Jeudi 14 août, ils ont détruit un véhicule blindé BMP et tué la plupart de ses occupants.
 
Frontière libanaise - Qalamoun
Dans le sud-ouest, à la frontière libanaise, les insurgés ont pris deux positions du régime dans la région de Qalamoun entre Al-Dmeir et al-Rehaibeh. Les forces syriennes ont subi de lourdes pertes, de même que les combattants du Hezbollah qui tentaient d'entrer dans le Qalamoun à partir du secteur libanais d'al-Nahleh .
L'opposition a également attaqué les milices et les membres du Hezbollah al-Jrayjir.
Au début de la semaine, les insurgés ont investi deux points de contrôle et quatre casernes à Ras al-Maraa
Voir vidéo ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
Cette vidéo montre les rebelles prenant le contrôle des dépôts d’armes et de munitions d’Abou Sanad et al-Masani dans le Qalamoun :
https://www.youtube.com/watch?v=XBjgFaWsLes&list=UUni...

Les Jihadistes de l’Etat Islamique poursuivent leur progression dans la province d’Alep
Les nouvelles continuent d’être très mauvaises pour les rebelles « libéraux » dans la province d’Alep. Les Jihadistes de l’Etat Islamique ont réussi à occuper huit villes et villages près de la frontière turque dont la localité de Baghaydin. Les Jihadistes poursuivent leur progression vers la ville frontalière d’Azaz et de Marea. Les affrontements ont tué au moins 40 combattants des groupes rebelles, ainsi que 12 Jihadistes de l’EI. Marea est un bastion du Front islamique, une coalition de groupes islamistes soutenus par l’Arabie saoudite et luttant contre les Jihadistes de l’EI. Azaz se trouve à côté d'un passage frontière avec la Turquie, ce qui serait un atout précieux pour les Jihadistes de l’EI qui cherchent à développer son "califat" sur le territoire qu'il occupe en Syrie et en Irak.
Les Jihadistes récupèrent ainsi le territoire qu'ils avaient perdu en Syrie en janvier 2014, chassés alors par les rebelles du Front Islamique et le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie). La bataille est assez inégale car les Jihadistes de l’Etat Islamique surpassent leurs adversaires grâce au matériel pris à l’armée irakienne lors de son offensive de juin 2014.
L'opposition soutenue vaguement par l'Occident dans le nord de la Syrie est dans une très fâcheuse position et risque tout simplement l’anéantissement au profit des Jihadistes de l’Etat Islamique. En effet, si les Jihadistes de l’EI réussissent à s’emparer d’Azaz et de Morea, ils couperaient les lignes d’approvisionnement rebelles en Syrie. Il serait alors facile aux Jihadistes d’attaquer les zones tenues par les rebelles « libéraux » dans la ville d’Alep. 
Les pays occidentaux seraient alors confrontés à un problème au moins aussi grave que celui qu’ils connaissent en Irak avec l’arrivée en Turquie de centaines de milliers de réfugiés.

Alep
Dix personnes ont été tuées par des barils d’explosifs lancés d’hélicoptères de l’armée d’Assad. Les attaques visaient le quartier de Bab al-Nairab dans la vieille ville et le quartier Salahin au sud de la ville.

Damas
Les chars du régime bombardent le quartier de Qaddoum à Damas :
https://www.youtube.com/watch?v=WQjKPgy3Mkw&feature=p...

Mleiha – Banlieue de Damas
Les rebelles avaient annoncé qu’ils avaient rompu le siège de la ville de Mleiha. Leur victoire aura été de courte durée. L'armée syrienne a annoncé, jeudi 14 août, avoir pris le contrôle de la ville. Mleiha est une position stratégique car elle est la «passerelle» vers la Ghouta orientale, une zone où sont retranchés les insurgés du Front Islamique depuis près de deux ans. 
La victoire a été obtenue grâce à des «opérations spéciales décisives au cours desquelles l'armée a éliminé un grand nombre de rebelles retranchés dans la ville.
Vidéo de la Télévision de l’Etat, Sana :
https://www.youtube.com/watch?v=wTchalrsMaA&feature=p...
Cependant, l'insurrection a démenti l’annonce de la prise de la ville par les soldats d’Assad. Elle affirme que ses combattants se sont retirés de certaines positions dans la partie nord de la localité pour gagner des lignes défensives. Elle affirme que la preuve de ses affirmations est fournie par le fait que les forces d’Assad poursuivent leurs bombardements de la ville.
Cette vidéo montre le bombardement aérien de la localité rebelle de Hammouriya dans la région de Damas (Rif Damas) ;:
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...

Deraa – à la frontière jordanienne
Les combats et les bombardements sont permanents.
Cette vidéo montre le bombardement à l’aide de barils d’explosifs du quartier d’Ankhel :
https://www.youtube.com/watch?v=bUIOab23U5Q&feature=p...
Par ailleurs, on a appris qu’au moins 14 personnes ont été tuées vendredi 15 août quand une voiture piégée a explosé devant une mosquée dans la localité de Namar, contrôlée par les rebelles. Namar se trouve dans la province de Daraa du sud de la Syrie.

Front irakien - Les atrocités se succèdent

Jalawla
Après avoir capturé lundi 11 août la ville de Jalawla, une ville située à 130km de Bagdad revendiquée à la fois par le Kurdistan et le gouvernement central de Bagdad, les jihadistes de l’Etat Islamique ont  détruit une "husseiniyah" (mosquée chiite)chiite et exécuter le muezzin devant la mosquée.
Dans la localité de Sayed Ahmad, au nord de Jalawla, les jihadistes ont également exécuté six policiers.

Mossoul
« À Mossoul, 700 femmes yazidies ont été vendues sur la place publique à 150 dollars pièce... »
Un Irakien réfugié à Paris, Nabil Younan, a témoigné des atrocités commises par les Jihadistes de l’Etat Islamique devant des journalistes français et étrangers, à l’initiative du Chredo (Coordination des chrétiens d'Orient en danger). Patrick Karam, conseiller général et président du Chredo, a réussi à mobiliser  plus de 120 élus de l'Assemblée nationale et du Sénat pour écouter les témoignages de victimes et de survivants des massacres commis tout récemment en Irak par l'État islamique (EI). La réunion a eu lieu le jeudi 14 août dans une salle de la mairie du 16e arrondissement.
Nabil Younan, a affirmé qu'entre autres barbaries, les terroristes de l'EI ont vendu aux enchères sur une place publique de Mossoul, il y a seulement trois jours, 700 femmes yazidies au prix moyen de 150 dollars par esclave. « Cela s’est passe au vu et au su de la communauté internationale », a-t-il dit, avant de lancer un appel poignant au monde entier pour qu'une intervention immédiate empêche de tels actes de se poursuivre.
D'autres témoignages ont été entendus, notamment celui du R.P. Amir Geagea, supérieur dominicain à Bagdad, et celui du père dominicain Anis Hanna, joints par téléphone et interrogés en duplex par l'assistance. Ils ont raconté que des barrages avaient été établis par l'EI aux sorties de Mossoul afin de dépouiller les chrétiens.

Et on reparle du retrait curieux des Peshmergas cessant soudainement de protéger les localités chrétiennes et yazidies
Un intervenant a également abordé la question de l'abandon par les peshmergas kurdes de leurs positions dans des villages chrétiens de Ninive. « C'était comme s'ils invitaient les tueurs de l'EI à occuper nos villages », a-t-il déclaré. Il s’est alors interrogé sur l'utilité d'un envoi d'armes françaises aux Kurdes. À ce propos, un des intervenants du Chredo a rappelé que cet abandon des peshmergas est intervenu presque au lendemain de l'entretien téléphonique entre les présidents français François Hollande et kurde Massoud Barzani, le premier promettant des armes françaises au second, en même temps qu'une aide humanitaire aux déplacés yazidis.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)