16/09/2014

16 septembre : Guerres du Moyen Orient

Lourde responsabilité occidentale dans l’émergence du califat islamique
On peut aujourd’hui affirmer que l’administration américaine porte une lourde responsabilité dans l’émergence d’un califat islamique. Le blogger NotGeorgeSabra a clairement expliqué pourquoi :
- Quand les rebelles syriens semblaient gagner la guerre, en 2011 et 2012, l’administration américaine et la CIA ont imposé un blocus sur les livraisons à la rébellion d’armes lourdes. Barak Obama préférant une solution politique négociée pour mettre un terme au conflit et ne voulait pas permettre à la rébellion de gagner.
- Cette stratégie a fonctionné au-delà de toute espérance et les rebelles ont commencé à perdre leur momentum, permettant à l’armée d’Assad de se regrouper. Puis, grâce à une aide massive de l’Iran, et aussi de la Russie, elle a repris son offensive contre la rébellion, la bousculant dans de nombreuses régions. Devant la dégradation de la situation des rebelles, les Etats-Unis et certains de ses alliés ont alors autorisé les livraisons d’armes lourdes. Mais pas de missiles sol-air Manpads. Ceci aurait pourtant été la seule arme capable de mettre un terme à la campagne de bombardement à l’aide de barils de poudre entreprise par les hélicoptères et les avions du régime syrien. Et même ces Manpads n’auraient pas été efficaces contre les vols à haute altitude des avions de chasse assadistes.
- A partir du début de 2014, il faut se rendre à l’évidence. L’armée syrienne libre est non seulement menacée par l’armée assadiste, mais aussi par un nouvel acteur sur le terrain : les jihadistes de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (EIIL). Une organisation salafiste extrémiste comptant un grand nombre d’islamistes étrangers dans ses rangs. La menace a changé de genre et de dimension. Il ne s’agit plus seulement de lutter contre un dirigeant exécré par les dirigeants occidentaux pour ses crimes de guerre, Bachar el-Assad, mais contre une menace terroriste qui met en ligne, jour après jour, les vidéos de ses atrocités d’un autre âge. Les Américains s’empressent, avec leurs alliés arabes, de sélectionner des brigades rebelles « dignes de confiance » pour les entraîner et les armer. D’autant plus que la Conférence de Genève II, sensée apporter une solution politique s’est soldée par un échec. L’aide occidentale va concerner 40 000 combattants rebelles environ dans les régions d’Edleb, au nord, et Deraa, au sud.
- Trop tard, trop peu. Car, entretemps, les Jihadistes de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant, ont réussi à  capturer deux provinces syriennes, Deir ez-Zhor à l’est et Raqqa au nord, en chasser les autres brigades rebelles et l’armée assadiste et les transformer en véritable bastion. Puis, le 9 juin 2014, les Jihadistes de l’EI ont lancé une vaste offensive en Irak, capturant une énorme portion du territoire dans les provinces sunnites avant d’annoncer la création d’un califat islamique.
Voilà comment la pusillanimité de dirigeants occidentaux, l’absence de vision géopolitique et de clairvoyance a créé une situation  extrêmement délicate aujourd’hui.

Une intervention occidentale qui pourrait être vouée à l’échec
Les Etats-Unis ont convaincu un certain nombre de pays à rejoindre une coalition internationale pour une nouvelle intervention militaire au Moyen Orient.
Le problème de cette coalition tient au fait que les objectifs manquent de clarté, non seulement entre les participants, entre, par exemple, les Américains et plusieurs pays occidentaux, ou encore entre ces mêmes pays occidentaux et  les pays arabo-musulmans. Les uns veulent mettre un terme au pouvoir de Bachar el-Assad, les autres non. Certains veulent en finir avec un Etat irakien ou syrien issu d’un « arrangement  colonial », d’autres veulent, maintenir ces Etats dans l’inviolabilité de leurs frontières contre vents et marées. Et pour couronner le tout, les deux leaders occidentaux les plus en pointe de la lutte contre le califat, Obama et Hollande, ne sont pas des champions de la clarté et du pouvoir de décision. Chacun se souvient comment Barak Obama a renier la « ligne rouge » qu’il venait lui-même de fixer à Bachar el-Assad, seulement quelques jours avoir l’avoir décidée, provoquant une grave crise au sein de la rébellion syrienne et prenant Hollande au dépourvu, lui qui s’était précipité pour copier sa politique sur celle du président américain.
On peut donc s’inquiéter de voir une expédition militaire débutée sans vision stratégique claire et sans un chef charismatique à sa tête.

Front syrien

Combats tous azimuts en Syrie
Deir ez-Zhor
La destruction du pont as-Siyassa (politique en arabe) sur l’Euphrate à Deir ez-Zhor est un coup dur pour le califat islamique, incapable d’approvisionner les quartiers qu’ils contrôlent dans la grande ville de l’est syrien autrement que par bateau. Les Jihadistes assiégés dans Deir Ez-Zhor se trouvent désormais en mauvaise posture.

L’Etat islamique a évacué ses armes lourdes de Deir ez-Zhor (est syrien)
Les califatistes se préparent à faire face aux frappes aériennes de la coalition internationale. Ils ont évacué en toute hâte leur armement lourd des positions qu’ils occupent dans la province de Deir ez-Zhor, et diminué au strict minimum le nombre de ses miliciens stationnés dans les Q.G..
Des habitants ont dit avoir vu des convois de chars de l’EI prendre la direction de l’Irak. La plupart des miliciens qui ont prêté allégeance au califat se sont mis à l’abri. Ils ont ordonné aux habitants de Deir ez-Zhor de rester sur place, sans doute pour servir de boucliers humains en cas de raids aériens.
Dans le même temps, les accrochages se poursuivent entre les Jihadistes et l’armée d’Assad autour de l’ancien aéroport de Deir ez-Zhor, provoquant la mort de plus de 40 Salafistes.
 
Qalamoun (près de la frontière libanaise : pertes importantes du Front al-Nosra
La branche armée d'al-Qaïda en Syrie, le front al-Nosra, aurait subi des pertes importantes dans la région du Qalamoun. Un de ses chefs militaires, connu sous le pseudonyme d’Abou Omar al-Homsi  aurait été tué au cours des combats
Les pertes les plus importantes ont eu lieu dans le jurd de Flita, un village syrien du Qalamoun situé à proximité immédiate de la frontière libanaise. Un groupe de combattants du Front al-Nosra, qui tentait de progresser en direction de positions militaires de l’armée syrienne  est tombé dans une embuscade formée par des pièges explosifs. Des accrochages violents s’en sont suivis et des dizaines de miliciens auraient péri. 

Edleb (nord syrien)
Les Jihadistes du front al-Nosra livrent également une bataille sans merci à l’ouest du gouvernorat d’Edleb contre la milice du Front des révolutionnaires de Syrie (FRS), qu'ils accusent d’avoir exécuté il y a quelques jours un de leurs responsables de nationalité jordanienne, Abou Machari. Il en aurait résulté un nombre important de tués et d’enlèvements de part et d’autre dans la province de Jisr al-Choghour.
Il n’y a pas si longtemps, le Front al-Nosra et le Front des Révolutionnaires Syriens, un groupe très bien armé, combattaient ensemble contre l’armée d’Assad. Mais les relations se sont détériorées depuis peu.
Pendant ce temps, l’armée assadiste poursuit sa progression dans la province de Hama et s'est emparée du village al-Jadidat, ainsi que de Tal al-Milh
 
Alep
Des combats se poursuivent entre les Jihadistes du Califat islamique (Daesh) et le Front islamique, un groupe rebelle armé et financé par l’Arabie saoudite. Huit Jihadistes de l’Etat Islamique (Daesh) auraient été mis hors de combat. Les combats opposent également les califatistes à l’armée d’Assad.  Quelques 25 Jihadistes du califat auraient perdu la vie, la plupart étant des étrangers. Ils auraient été tués au cours d’un raid de l’armée de l’air assadiste  contre un de leurs sièges secrets a proximité de la centrale thermique à l’est d’Alep.

Damas
La situation sécuritaire s’est à nouveau dégradée dans la capitale syrienne où des obus se sont abattus  sur deux quartiers résidentiels : la banlieue d’Assad, et Douwaylia.
Ces bombardements à l’aide de roquettes Katioucha seraient le fait d’un groupuscule armé connu sous l’appellation «  l’Union Islamique des soldats du Levant ». Ce groupe aurait annoncé avoir lancé contre les quartiers de la capitale la deuxième phase de son opération baptisée « les missiles des soldats ». Il a déclaré vouloir pilonner, à partir du mardi 16 septembre, « la zone présidentielle dans le quartier al-Maliki» et « la région  sécuritaire et militaire dans le quartier de Mazzé ».
Les rebelles expliquent que l’attaque est une réponse aux massacres commis par le régime :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...
La première phase de cette campagne contre les quartiers de la capitale syrienne s’était soldée par la mort de 31 civils.
Plusieurs quartiers de Damas font également l’objet depuis la semaine passée de tentatives d’infiltration des rebelles.
La plus récente a été celle perpétrée lundi 15 septembre à partir du camp palestinien de Yarmouk, via les égouts, contre la région Az-Zahirat dans le quartier al-Maydane, mais l’armée aurait réussi à repousser l’attaque. Une attaque similaire avait eu lieu la semaine dernière à Dakhaniyyé à l’est de Damas. Elle aurait couté la vie au chef du sinistre département des renseignements aériens, le général Rida Hafez Makhlouf, connu sous le nom de guerre Abou Leith.
Originaire du fief alaouite de Qardaha, dans le gouvernorat de Lattaquié, Rida Hafez Makhlouf était un proche du président syrien Bachar al-Assad       
Les combats sont incessants dans le quartier de Jobar et à Douma où l’armée aurait réussi à faire quelques progrès. L’armée assadiste aurait découvert, du côté de la cite ouvrière d’Adra, un tunnel d’une longueur de 500 mètres de longueur et de 11 mètres de profondeur.
Cette vidéo montre les bombardements de Douma :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...

Mleiha
Cette localité située à l’est de Damas était tombée aux mains des rebelles au printemps de 2013. Elle a été reprise par l’arméee assadiste à la mi-août 2014 à l’issue d’une bataille de cinq mois. 
Cette vidéo montre ce qu’il reste de la ville. Les artificiers sont toujours en train de désamorcer les nombreux pièges laissés par les rebelles dans la ville :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Raqqa
Les califatistes ont abattu un Mig de l’armée assadiste à d Raqqa, la place forte du califat islamique :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...

Front irakien

Bagdad
L’armée de l’air américaine a bombardé des positions jihadistes au sud-ouest de Bagdad pour la première fois depuis le début de l’opération aérienne U.S.
Le Commandement central américain (CENTCOM) a déclaré mardi 16 septembre 2014 que l'attaque a été lancée après que les forces irakiennes aient réclamé des secours. Au moins une position de l’EI a été mise hors de combat.
Les avions de combat américains avaient déjà frappé des positions jihadistes à l’ouest de l’Irak la semaine dernière, ce qui a permis à l’armée irakienne de reprendre le J barrage de Haditha.
Les bombardiers américains ont également attaqué, ce mardi 16 septembre, plusieurs positions de l’EI à proximité de Mount Sinjar, détruisant six véhicules.
Ces nouvelles attaques portent à 162 le nombre des interventions aériennes  américaines depuis le 8 Août 2014.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

15/09/2014

15 septembre 2014 : Nouvelles des guerre du Moyen orient

Des pays arabes pourraient participer à des frappes aériennes
Au cours de la conférence internationale de Paris pour discuter d'une action militaire contre le califat islamique, les responsables américains ont affirmé que plusieurs pays arabes avaient accepté de se joindre aux frappes aériennes.
«Je ne veux pas vous laisser l'impression que ces membres arabes n'ont pas proposé de faire des frappes aériennes parce que plusieurs d'entre eux l’ont proposé", a déclaré un haut responsable du département d'Etat américain. Selon cette source l'offre faite par les pays arabes ne serait pas limitée à l'Irak, ce qui implique que les attaques pourraient également être effectuées sur les positions de l'Etat islamique en Syrie.
Les fonctionnaires n'ont pas voulu préciser quels pays avaient fait ces offres. Jusqu'à présent, seule la France s’est engagée publiquement participer à des frappes aériennes.
10 pays arabes - l'Égypte, l'Irak, la Jordanie, le Liban, et six Etats du Golfe dont l'Arabie saoudite et le Qatar - ont approuvé, jeudi 11 septembre, une "campagne militaire coordonnée".
 
Les frappes aériennes ont mis un terme à l’avancée des jihadistes en Irak, mais ceux-ci se sont adaptés
Les autorités américaines ont fait le bilan de cinq semaines de frappes aériennes.  L'avance des Jihadistes du calfat islamique a été stoppée, mais ils n'ont pas perdu beaucoup de territoire.
Les jihadistes se seraient adaptés depuis que les Etats-Unis ont commencé leur campagne aérienne dans le nord de l'Irak: "Ils savent comment tirer profit du terrain et changent de tactique pour conserver leur force." Les unités jihadistes se sont fondues au sein des populations locales et ne s’aventurent plus à découvert.
Mais même si les Jihadistes n’ont pas perdu de terrain depuis le début des frappes aériennes, ils n’en ont pas gagné non plus, ce qui signifie que ces frappes ont été efficaces.

L’aviation militaire française commence le survol du territoire irakien
Les premiers vols de reconnaissance ont eu lieu dès ce lundi 15 septembre avec l'accord et des autorités irakiennes et des autorités émiraties", a dit le ministre de la défense français sur la base d'al-Dhafra où étaient rassemblés quelque 200 militaires dont des pilotes d'avion de combat Rafale.
"La France se tient prête en ces moments décisifs pour sa sécurité car c'est bien aussi la sécurité de la France que menace Daesh, ce pseudo Etat islamique", a dit Le Drian.
Six avions de combat Rafale, un avion ravitailleur Boeing C-135 et un avion de reconnaissance Atlantique de la marine française se trouvent actuellement sur la base d’al-Dhafra.

La base d'Al-Dhafra, au Sud d'Abou Dhabi,
Les premiers vols de reconnaissance français au-dessus de l’Irak sont partis de la base d’al-Dhafra, au sud d’Abou Dhabi.  Cette base est, depuis 2009, la tête de pont du dispositif militaire français, dans la région du golfe Persique.
Avec six avions "Rafale" et quelque 750 militaires, la base est un maillon essentiel des forces françaises pré-positionnées, dans l'arc de crise, qui va du Sahel à l'océan Indien.  
Avant même l'engagement, lundi 15 septembre, des premiers "Rafale", pour des missions, en Irak, c'est d'al-Dhafra que sont partis, ces dernières semaines, les avions-cargos, qui ont procédé à des largages de vivres et de matériel humanitaire, au-dessus du Kurdistan irakien.
L'implantation militaire française, aux Emirats arabes unis, est, en fait, une enclave française, sur l'immense base émiratie d'Al-Dhafra, qui accueille, également, d'importants détachements de l'armée de l'air américaine.
Son inauguration, en mai 2009, par Nicolas Sarkozy, concrétisait le renforcement de la coopération de défense entre la France et les Emirats, depuis la guerre du golfe Persique, (1990-1991).
Elle comprend trois implantations distinctes. La Base Aérienne 104, à 30 km d'Abou Dhabi, est conçue, pour accueillir un détachement d'avions de combat et plusieurs appareils de transport et de ravitaillement.
La base navale, dans le port de Mina Zayed, à Abu Dhabi, peut accueillir tous les bâtiments de la marine nationale, à l'exception du porte-avions Charles de Gaulle. Enfin, une demi-brigade de la Légion étrangère est stationnée, dans un camp militaire proche.
L'état-major français refuse, pour des raisons opérationnelles, d'évoquer un éventuel renforcement du dispositif, ces dernières semaines. Comme lors de l'opération Harmattan, en 2011, en Libye, les "Rafale" devraient être le fer de lance des forces françaises, en cas de frappes aériennes sur des objectifs de l'Etat islamique, en Irak, et Al-Dhafra, un point d'appui privilégié, si les opérations devaient s'inscrire dans la durée.
Seule base militaire française à l'étranger hors de l'Afrique, Al-Dhafra occupe une position stratégique, face au détroit d'Hormuz, par où transite 40% du pétrole mondial transporté par voie maritime, à proximité immédiate de l'Iran.
Lors de son inauguration, la base devait, également, servir de vitrine, en vue d'éventuelles exportations du "Rafale" et autres matériels militaires français vers les Etats du golfe Persique .

Des malheurs d’être jihadiste en Syrie
Le magazine allemand Focus, considéré comme ayant d’excellentes relations avec le BND, le service de renseignement allemand, croit savoir que des candidats européens au Jihad, sans doute dégoutés par la violence de l’Etat Islamique, seraient incarcérés et torturés après avoir déclaré vouloir rentrer dans leurs pays. C’est le sort réservé à cinq jihadistes britanniques. Ils ont été désarmés et enfermés pour trahison dans un centre de torture de la ville syrienne de Raqqa, la place forte du califat islamique. Ils y seraient quotidiennement « maltraités ». En plus de ces cinq Britanniques , il y aurait trois Français, deux Belges et deux Allemands. C’est tout au moins ce qu’affirme Focus.
«Aux yeux des Islamistes du califat, ces gens sont des traîtres qui méritent la mort.
Le califat pourrait imaginer les échanger contre une rançon, mais la  Grande-Bretagne observe une politique de ne pas payer de demandes de rançon pour les otages, encore moins pour des gens qui ont rejoint volontairement une organisation considérée comme terroriste. Il semblerait que des dizaines de combattants britanniques voudraient retourner au Royaume-Uni mais craignent d’être poursuivis pour leurs actions en Syrie.

Front irakien

Les Islamistes utilisent du gaz toxique près de Dhoulouiyah
Dhoulouiyah, une localité située au nord de Bagdad, est passée un temps sous le contrôle des insurgés, dont des jihadistes de l'Etat islamique (EI), avant que des tribus locales et la police ne les repoussent. Mais les insurgés ont ensuite tenté de reprendre à plusieurs reprises la ville, notamment le 8 septembre lors d'une vaste attaque, menée par des hommes armés et deux kamikazes, qui avait fait 18 morts.
Les troupes irakiennes auraient dépêché des renforts sur place et d'autres pourraient arriver une fois qu'un pont sur le Tigre, bombardé par les insurgés, serait réparé.
Les insurgés islamistes ont affronté dans la journée du lundi 15 septembre, les troupes de Bagdad, tirant un projectile contenant apparemment un gaz toxique, ce qui a été confirmé un médecin de l'hôpital.

Front syrien

Deir ez-Zhor
Les forces spéciales syriennes ont mené une opération commando, lundi 15 septembre, pour détruire un pont sur l'Euphrate utilisé par les combattants du califat islamique pour acheminer des armes vers les territoires qu'ils contrôlent dans l'est de la Syrie.
Ce pont revêtait une importance stratégique pour l'Etat islamique car il était la seule voie d'accès aux quartiers de la ville contrôlés par les jihadistes.
"Les forces armées syriennes ont détruit le pont Politique à Deir ez-Zhor au cours d'une opération spéciale menée par les forces spéciales et des membre du génie militaire, ce qui a entraîné la mort des activistes qui se trouvaient dessus", rapporte Al-Manar, média du Hezbollah, mouvement chiite engagé dans les combats aux côtés des forces de Bachar el-Assad.

La guerre du pétrole
Le califat islamique lute pour protéger ses revenus des champs pétroliers qu’il contrôle en Irak et en Syrie, surtout après la fuite des ingénieurs assurant le pompage du pétrole brut, indique le journal britannique Sunday Times.
Le califat aurait gagné en juillet 2014 trois millions de dollars par jour de la vente du pétrole sur le marché noir mais ses gains ont fortement diminué après ses défaites militaires en août. En juillet 2014, Daesh aurait pompé près de 80.000 barils par jour des champs irakiens et syriens, mais cette activité a reculé de moitié depuis.
Selon Michael Stevens, de l’institut royal pour les services de recherche, « les revenus pétroliers ont diminué à moins de 1.5 millions de dollars par jour, et je peux affirmer une diminution plus aigue de la production de pétrole par Daesh par rapport à la production actuelle. Bien que la production en Syrie demeure stable, je pense que Daesh est dans une mauvaise passe ».
Le califat islamique avait nommé un ministre du pétrole pour coordonner la production et le commerce, et possède un arsenal de plus 200 camions citernes volés en Irak, ainsi que des oléoducs présents à la frontière turque.
Cette organisation terroriste a mis la main sur le champ pétrolier Omar, le plus grand site pétrolier de Syrie, et sur les champs voisins à l’Est de Deir ez-Zhor, ainsi que sur les champs d’Ajil et de Hamrine au nord de l’Irak.
Le problème pour les jihadistes est que leur férocité a fait fuir les employés. Tel et si bien qu’ils en sont rendus à  convaincre  les techniciens du site pétrolier de Malih de rester à leur poste en haussant leurs salaires ou tout simplement en les menaçant de mort.
De plus, le chef du califat, Abou Baker el-Baghdadi a invité les techniciens du monde islamique à venir aider l’Etat islamique à exploiter ses ressources pétrolières ! Dans le nord de la Syrie, un commandant jihadiste aurait même offert des appartements luxueux, une épouse et de gros salaires aux ingénieurs et aux techniciens qui accepteraient de venir sur les champs pétroliers.
Il semble que certains experts fanatiques ont répondu à l’appel. Un Jihadiste a révélé que le califat islamique avait essayé d’employer certains ingénieurs et techniciens par la force au nord de la Syrie afin de préserver l’infrastructure qu’il contrôle.
Toutefois, il apparaît de plus en plus évident que le califat islamique ne possède pas les expertises techniques pour le bon fonctionnement des sites pétroliers.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

 

Coalition internationale contre l’Etat Islamique

Les Etats-Unis ont annoncé que plus de 40 pays auraient donné leur accord pour participer à à la coalition contre le califat islamique.
Le Département d’Etat américain a donné une première liste de 25 pays.
D'autres pays pourraient rejoindre la coalition ultérieurement ou simplement collaborer d’une façon ou d’une autre dans divers domaines.

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