13/09/2014

John Kerry « ridiculise » Hollande

En attendant plus de précision sur la forme que pourrait prendre une action internationale contre les bastions de l’EI en Syrie, les Américains sont à la manœuvre pour trouver des troupes sur le terrain. Mais ils ont bien l’intention de choisir eux-mêmes leurs alliés et de ne pas laisser François Hollande le faire à leur place.
Au cours de sa conférence de presse au siège de l'ambassade US en Turquie,  le secrétaire d'état américain s’est emporté contre une possible invitation de l’Iran à la conférence de Paris censée parler de la lutte contre l’Etat Islamique : " Ce sont les Etats Unis qui décident quel pays entrera ou pas au sein de la coalition , ce sont les Etats Unis qui dictent qui devra faire quoi!! ". Il poursuit : " Personne ne m'a contacté au sujet de la présence iranienne à cette réunion. Personne n'a formulé une demande en ce sens. mais je crois que dans le contexte actuel, cette présence est inopportune pour plusieurs raisons : en raison d'autres dossiers qui sont actuellement sur la table et qui concernent l'alliance Iran/Syrie ou encore l'alliance de l'Iran ailleurs (sous-entendu la Russie et le Hezbollah). ceci dit , je ne sais guère comment les choses vont se passer si la France est décidée à inviter les iraniens. Un des journalistes s'est hasardé à poser à Kerry la question suivante : vu le rôle de l'Iran, croyez-vous pas que l'Iran fait forcément partie de cette conférence" et Kerry de répondre : " Nous sommes en discussion profonde avec (les Iraniens) sur le nucléaire et nous espérons parvenir à une entente avec l'Iran conformément aux standards internationaux. Mais non seulement les Etats Unis mais encore le monde ont de sérieuses interrogations sur la nature de ce programme nucléaire".
Le secrétaire d’Etat américain a alors porté des accusations contre Téhéran : "l'Iran s'ingère militairement en Syrie via les forces qu'il y a déployées! La force al-Qods des Pasdarans tiennent une présence directe en Syrie. il faut que le sens de cette présence, l'objectif de cette présence soient expliqués et clarifiés. Ailleurs, l'Iran soutient le terrorisme. ce sont des dossiers très sérieux. il faudrait donc se rapprocher des iraniens de manière appropriée et non pas à travers une telle conférence (sous-entendu de Paris)".
Un des journaliste a encore demandé : " si la France conviait l'Iran à cette conférence , les Etats Unis iront-ils la boycotter? " et Kerry de répondre : " Merci à tout le monde. Merci ? Je n'ai pas l'intention de réagir aux hypothèse"!!!

En attendant d’éventuelles frappes américaines contre les places fortes de l’Etat Islamique en Syrie, le Pentagone a besoin de disposer de troupes autochtones sur place. C’est sans doute la raison pour laquelle une alliance vient d’être formée entre rebelles syriens et miliciens de l’YPG (les combattants kurdes) en Syrie. La nouvelle coalition, qui devrait recevoir très vite le soutien américain, a pris le nom de Burkan al-Forat (le volcan de l’Euphrate en arabe).

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

15:29 Publié dans Etat Islamique, Etats-Unis, Iran, John Kerry | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

06/09/2014

6 septembre 2014 – Guerre contre l’Etat Islamique

Les États-Unis souhaitent créer une coalition contre l’Etat Islamique
La réponse des membres de l’OTAN n’a pas été à la hauteur des attentes américaines.
La Turquie, pièce maîtresse de l’OTAN dans la région, a répondu « non » à la demande U.S. Elle ne permettra pas l’utilisation des bases situées sur son territoire hors du cadre de l’OTAN à l’exception d’une certaine forme de coopération en matière de renseignements dans le cadre de l’OTAN..
Comme on pouvait s’y attendre, la Jordanie a accepté de coopérer. Elle n’a pas attendu pour le faire, d’ailleurs. Elle aide déjà les forces américaines sur le plan des renseignements et a déjà accepté les forces spéciales U.S. sur son territoire. Ce qui est nouveau, c’est qu’elle a désormais accepté d’ouvrir son espace aérien à l’US air force.
L’Arabie Saoudite va également coopérer avec les USA sur le plan des renseignements et de la logistique. Le royaume a également accepté d’ouvrir son espace aérien aux avions américains, ainsi que ses bases aériennes, et ses ports. Elle financera enfin les opérations US contre l’EI avec un budget illimité. Les Américains n’ont pas demandé aux Saoudiens d’engager des troupes saoudiennes dans les opérations de guerre. Sans doute en raison de la méfiance envers ces troupes, tant de la part de la monarchie que des Américains. Mais les tribus (Sahwat) pourront être mises à contribution. 
Le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn sont prêts à aider les Etats-Unis. Le Qatar et Oman  sont plus réservés, voire hostiles.
La déception vient des pays européens et le reste des alliés de l'OTAN. La plupart n’est pas prête à rejoindre les Etats-Unis dans une intervention au sol, mais certains ont accepté de coopérer pour des missions d'opérations spéciales à condition que celles-ci se limitent à guider les bombardements aériens.
Pour le soutien au sol, les Etats-Unis devront compter sur l'armée irakienne ou ce qu’il en reste, les milices chiites, les nationalistes kurdes, et les conseils tribaux des Sahwat, anti-jihadistes, ainsi que sur les quelques brigades de l’Armée Syrienne Libre dignes de confiance, c'est-à-dire non suspectes d’islamisme. Reste l’épineux problème d’une possible coopération avec l’Iran et l’armée assadiste. 
Les affirmations qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura pas de coordination entre les Etats-Unis et l’Iran dans la lutte contre l’EI sont fausses. Il existe déjà une coordination indirecte entre les deux pays, par l’intermédiaire des Peshmergas ou des militaires irakiens. Et on dit que des informations ont été échangées entre les « services » américains et syriens.

Des navy seals entraînent déjà des rebelles syriens
Cette vidéo montrerait l’entraînement de rebelles syriens par les Navy Seals :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Un drone U.S. au-dessus de Raqqa
En attendant le feu vert pour une intervention contre l’EI en Syrie, l’US Air Force a déjà entamé ses opérations de survol du territoire syrien. Un drone américain MQ-1 a été filmé, il y a deux jours,  tournoyant au-dessus de la ville de Raqqa, la place forte de l’Etat Islamique.
Le drone a tourné au-dessus de la localité pendant plusieurs heures. A noter que celle-ci est l’objet d’intenses bombardements par l’aviation assadiste depuis une dizaine de jours.
http://www.liveleak.com/view?i=baa_1410003373

Bombes à sous munitions utilisées par l’armée assadiste
L’armée assadiste a tiré des fusées Grad  MLRS BM 27-30 Uruguan contre les rebelles. Le BM-27 peut utiliser des HE-FRAG, ICM ou mines dispersables PTM-3 ou PFM-1. Il s’agit de mines à sous-munitions équipées de roquettes qui explosent toutes en même temps grâce à des fusibles électriques de synchronisation. Chaque fusée pèse 280,4 kg. Les têtes pèsent entre 90 et 100 kg selon le type. Une salve de 16 roquettes  peut être tirée en 20 secondes et peut engager des cibles dans un rayon de 35 kilomètres.
Le missile, de 220 mm, peut disperser 312 mines antipersonnel PFM-1. Ces armes sont utilisées pour créer des champs de mines derrière un ennemi en retraite ou même pour piéger un ennemi en les entourant de mines. De telles tactiques ont souvent été utilisées par les Soviétiques en Afghanistan.
http://www.liveleak.com/view?i=fee_1409992599

Kurdistan syrien
Que la guerre est jolie avec les miliciens kurdes de l’YPG. C’est ce que semble vouloir nous dire cette vidéo de propagande de l’YPG :
https://www.youtube.com/watch?v=vhXgsmkccKg&feature=p...
Il y a fort à parier que si les Etats-Unis décident d’intervenir contre l’EI en Syrie, ce sera selon toute vraissemblance à partir du Kurdistan syrien.

Raqqa
Raqqa, la place forte des Jihadistes de l’EI est bombardée systématiquement depuis dix jours par les bombardiers assadistes. es bombardements du samedi 6 septembre auraient fait 53 morts, dont 31 civils, parmi lesquels cinq femmes et trois enfants. Il se peut que l’EI ait présumé de ses forces en attaquant l’armée syrienne alors qu’une certaine forme de trêve existait entre l’organisation fondamentaliste et le régime syrien :
http://www.liveleak.com/view?i=4dd_1410022176


Golan syrien
Il semble que l’armée d’Assad ait de plus en plus de mal à résister à l’offensive des fondamentalistes du Front al-Nosra. La vidéo ci-dessous montre la fuite de soldats assidistes au loin :
http://www.liveleak.com/view?i=e3e_1410020752

Front libanais
Un second soldat libanais aurait été décapité par l’État islamique. Il s'agirait d'Abbas Medlej, originaire de Baalbek. Le soldat avait été enlevé le 2 août à Ersal lors de combats entre l'armée libanaise et des rebelles syriens, en majorité fondamentalistes. L’information n’a pas encore été confirmée, mais dès que cette nouvelle s’est répandue au Liban,  plusieurs jeunes en colère ont coupé des routes à travers le pays, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et dans la Békaa.
C’est dans ce contexte tendu que de violents affrontements ont à nouveau éclaté, samedi soir 6 septembre, entre le Hezbollah et des islamistes armés dans la région de Wadi al-Rayyan, dans le jurd de Ersal, à l'est du Liban.

 

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

 

 

 

 

 

 

 

03/09/2014

3 septembre 2014 – La guerre contre l’Etat Islamique

Steven Sotloff, le journaliste américain décapité, avait également la citoyenneté israélienne
Cette information avait été maintenue secrète pour ne pas faire courir de risques au journaliste lors qu'il avait été pris en otage. Mais cela n’a pas suffi. Cette information sur sa nationalité israélienne a été donnée par un tweet de Paul Hirschson, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien.
Les médias israéliens ont révélé que Sotloff, né aux Etats-Unis, avait émigré en Israël en2005. Il avait fait ses études au Centre interdisciplinaire de Herzliya, un collège privé près de Tel Aviv.

Les Occidentaux condamnés à réagir contre l’EI
L’assassinat du deuxième journaliste américain et l’annonce par le mad jihadist (jihadiste fou) à l'accent anglais qu’il pourrait décapiter prochainement un Britannique, rend une intensification de la guerre des Occidentaux contre l’Etat Islamique de plus en plus probable.
Le 2 septembre, le président américain, Barack Obama, a décidé l’envoi en Irak de 350 soldats américains supplémentaires, ce qui porte le contingent U.S. à 1100 hommes.

Le problème est le choix des cibles dans une véritable poudrière
L’Irak et la Syrie ont prouvé, à bien des égards, qu’ils avaient un potentiel à devenir une véritable poudrière, tant sont complexes les conflits entre organisations jihadistes, rebelles, confessionnelles, tribales et politiques. Prenons l’exemple de la Syrie où l’Etat-major de l’Etat Islamique semble avoir trouvé refuge. Les jihadistes de l’EI sont aujourd’hui implantés dans plusieurs régions, notamment dans la province de Raqqa, qu’ils contrôlent et administrent entièrement, celle de Deir ez-Zhor où la situation est presque identique. Ceci signifie qu’une intervention occidentale signifierait une nouvelle guerre asymétrique entre des Jihadistes, honnêtes fellahs le jour et redoutables combattants la nuit et des soldats occidentaux. La moindre « bavure » occidentale jetterait des populations de plus en plus nombreuses dans les bras des Jihadistes. Par ailleurs, toute intervention étrangère en Syrie ou en Irak se ferait au détriment des Jihadistes et donc au profit d’autres forces, rebelles ou gouvernementales. Et c’est là que le bât blesse ! Dans cette région, les ennemis de mes ennemis ne sont pas nécessairement mes amis.

Les Iraniens aussi interviennent en Irak
Les Iraniens ont prétendu ne pas avoir envoyé de troupes en Irak. C’est faux. Il y aurait bien 2000 Pasdarans, les gardiens de la révolution islamique iranienne, au nord de Bagdad avec la mission de protéger la capitale irakienne. Ce sont ces hommes que Qassem Souleimani, le commandant de la Force al-Qods, le corps d’élite des Pasdarans, serait venu inspecter en juin, quelques jours après le début de l’offensive de l’EI. Par ailleurs, les Kurdes ont révélé que 1500 Iraniens avaient aidé les Peshmergas à lutter contre les Jihadistes de l’EI. Enfin, dernière information : Plusieurs conseillers militaires iraniens auraient été vus lors de l’offensive pour dégager la ville chiite irakienne d’Amerli encerclée par les Jihadistes.
La milice chiite Asaib Ahl el-Haq, financée et armée par l’Iran et totalement inféodée au régime des Ayatollahs, a été à la pointe des combats pour la prise de la ville voisine de Souleyman Beg, quelques jours après la libération d’Amarli. Deux Iraniens portaient des uniformes beiges alors que les membres de la milice chiite étaient en vert. Les deux Iraniens parlaient en Farsi entre eux.
L’intervention en Irak de militaires iraniens créent une curieuse situation ou conseillers américains et iraniens pourraient se retrouver côte à côte dans la lutte contre les Jihadistes de l’EI.
 
Front syrien

La situation syrienne de plus en plus compliquée
La carte ci-dessous montre la complexité de la situation sur le terrain en Syrie.
Les zones rouges ombragées représentent le territoire syrien encore contrôlé par les forces d’Assad, avec quatre petites poches contrôlées par le Hezbollah.
L’armée d’Assad pourrait essayer de reprendre la ville d’Alep ravagée par les bombardements aux barils de poudre, mais les rangs assadists commencent à se clairsemer et le Hezbollah libanais va avoir de plus en plus de mal à engager plus de troupes dans le pays après avoir perdu des centaines d’hommes au cours des quinze derniers mois. Reprendre le Nord et l’Est du pays est totalement hors de portée des partisans d’Assad dans la situation actuelle.
Il faut ajouter à cela le fait que le gouvernement syrien est en quasi-faillite après avoir perdu la plupart de ses revenus pétroliers.

situation in Syria.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Province de Deir ez-Zhor
Les Jihadistes de l’EI seraient en train de préparer une attaque de grande envergure contre une nouvelle base aérienne  dans la province syrienne orientale de Deir ez-Zhor.
Quelque 1.500 soldats syriens sont stationnés sur la base aérienne de Deir ez-Zhor, qui est utilisée par l'armée de l'air syrienne pour les opérations contre les positions de l’EI dans la province.
Si la base aérienne tombe, ce sera une victoire plus importante encore que la capture de la base de Taqba, dans la province de Raqqa, le 25 août 2014. 

Damas
L’armée d’Assad poursuit son matraquage de Jobar, une banlieue de Damas encore aux mains des rebelles du Front Islamique financé et armé par l’Arabie saoudite.
Vidéo du côté de l’armée assadiste :
http://www.liveleak.com/view?i=9a4_1409692632
Les soldats assadistes ont à nouveau utilisé, ce matin du mercredi 3 septembre, des roquettes BM-30, ces bombes qui descendent au bout de parachutes et qui sont la terreur des insurgés. L’objectif des Assadistes est visiblement de transformer Jobar en un tas de ruines :
http://www.liveleak.com/view?i=120_1409755578

Qalamoun (proche de la frontière libanaise)
L’armée assadiste et des combattants du Hezbollah auraient mené dans le Qalamoun une embuscade contre un convoi du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie). Le convoi comprenait plus de vingt véhicules. La plupart des combattants d’al-Nosra auraient été tués ou blessés. L’émir du Front al-Nosra pour le Qalamoun, Abou Malik el-Talli, aurait perdu la vie au cours de cette embuscade, mais la nouvelle n’a pas encore été confirmée. Abou Malik était responsable de l'enlèvement des religieuses de Maaloula, ainsi que de l’attaque contre la localité libanaise d’Ersal au cours de laquelle des dizaines de soldats libanais avaient été enlevés.

Les Tchétchènes responsables des massacres de soldats à Tabqa
Depuis l'été dernier, de nombreux témoignages accusent les tchétchènes de l'Etat islamique, dirigés par Omar al-Shishani, d’être impliqués dans les massacres, les enlèvements et autres exactions.
Une vidéo intitulée « Novosti Halifata » montre un groupe de Tchétchènes de l'État islamique massacrer entre 160 et 250 soldats assadistes après la capture de la base aérienne de Tabqa dans la province de Raqqa il ya 10 jours. Les Jihadistes s’expriment en russe.

Voilà ce qui attend les jeunes femmes qui, par idéal, veulent rejoindre le jihad
De nombreuses jeunes femmes ont gagné l’Irak ou la Syrie pour participer au Jihad.. Elles arrivent d'Australie, de Malaisie et même du Royaume-Uni avec des idées héroïques plein la tête.
Un journal malaisien, Malaysian Insider, a publié des informations obtenues auprès d’un officier du renseignement. Des femmes Malaisiennes,  âgées de 30 à 50 ans, se seraient rendues comme «volontaires du sexe» sur le territoire contrôlé par l’Etat Islamique. Plusieurs femmes sunnites de l'Australie et du Royaume-Uni auraient voyagé avec elles.
Selon des rapports des services de renseignement, l '«Etat islamique» aurait publié en Juin 2014 un décret rendant le service militaire obligatoire pour les hommes, et obligeant les femmes musulmanes célibataires au « devoir sexuel ».
Les services de renseignement britanniques ont  confirmé que,  parmi les centaines de citoyens britanniques qui se battent dans les rangs des djihadistes, il y avait des femmes, dont beaucoup préfèrent faire quelque chose en dehors de prendre les armes à la main.
La notion de "djihad du sexe» («Jihad al-nikah") est apparu en 2013, lorsque les dirigeants jihadistes ont appelé les femmes sunnites à venir en Syrie pour réconforter sexuellement les combattants au nom de la lutte contre les infidèles et le régime du président Bachar al -Assad.

La fatwa a cité le verset 24, sourate 4 du Coran, qui parle de la notion de «mariage temporaire» - muta. Muta est conclu pour une durée qui peut varier d'un jour à 99 ans. Au cours de la période du mariage temporaire, une femme obtient le statut de conjoint à part entière avec les responsabilités adéquates. Pour les critiques du mariage muta, il s’agit ni plus ni moins de prostitution, permettant aux hommes de "se marier" seulement pour un jour ou même moins, et la nécessité de payer pour le sexe.
Quelques femmes participent néanmoins aux combats. L’EI a créé la brigade spéciale des femmes al-Hans, nommé d'après la célèbre ancienne poétesse arabe.
Les femmes de cette brigade patrouillent dans les rues pour vérifier si les autres femmes se conforment aux lois de la charia. Elles apparaissent souvent armées dans les lieux publics, arrêtent et interrogent les femmes, qui apparaissent dans les rues non accompagnées, et vérifier si les hommes qui les accompagnent sont des parents, et si les vêtements des femmes répondent aux exigences de l'État islamique.
En outre, al-Hans recrute des jeunes filles musulmanes pour les marier avec des Jihadistes de l'État islamique et ainsi fonder des familles pour créer une forte communauté de personnes partageant les mêmes idées. Les combattants sont encouragés à rester dans leur région, à avoir des enfants, et leurs femmes doivent soutenir leurs maris dans le but de participer au jihad et d'éduquer l'idéologie islamiste chez les enfants.
L’Etat islamique promeut activement l'idée de solidarité et de camaraderie. Il a créé des groupes de soutien, où les femmes échangent des recettes, communiquent, instruisent les nouveaux membres et donnent des conseils pour savoir comment se rendre en Syrie et en Irak.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)