15/09/2014

15 septembre 2014 : Nouvelles des guerre du Moyen orient

Des pays arabes pourraient participer à des frappes aériennes
Au cours de la conférence internationale de Paris pour discuter d'une action militaire contre le califat islamique, les responsables américains ont affirmé que plusieurs pays arabes avaient accepté de se joindre aux frappes aériennes.
«Je ne veux pas vous laisser l'impression que ces membres arabes n'ont pas proposé de faire des frappes aériennes parce que plusieurs d'entre eux l’ont proposé", a déclaré un haut responsable du département d'Etat américain. Selon cette source l'offre faite par les pays arabes ne serait pas limitée à l'Irak, ce qui implique que les attaques pourraient également être effectuées sur les positions de l'Etat islamique en Syrie.
Les fonctionnaires n'ont pas voulu préciser quels pays avaient fait ces offres. Jusqu'à présent, seule la France s’est engagée publiquement participer à des frappes aériennes.
10 pays arabes - l'Égypte, l'Irak, la Jordanie, le Liban, et six Etats du Golfe dont l'Arabie saoudite et le Qatar - ont approuvé, jeudi 11 septembre, une "campagne militaire coordonnée".
 
Les frappes aériennes ont mis un terme à l’avancée des jihadistes en Irak, mais ceux-ci se sont adaptés
Les autorités américaines ont fait le bilan de cinq semaines de frappes aériennes.  L'avance des Jihadistes du calfat islamique a été stoppée, mais ils n'ont pas perdu beaucoup de territoire.
Les jihadistes se seraient adaptés depuis que les Etats-Unis ont commencé leur campagne aérienne dans le nord de l'Irak: "Ils savent comment tirer profit du terrain et changent de tactique pour conserver leur force." Les unités jihadistes se sont fondues au sein des populations locales et ne s’aventurent plus à découvert.
Mais même si les Jihadistes n’ont pas perdu de terrain depuis le début des frappes aériennes, ils n’en ont pas gagné non plus, ce qui signifie que ces frappes ont été efficaces.

L’aviation militaire française commence le survol du territoire irakien
Les premiers vols de reconnaissance ont eu lieu dès ce lundi 15 septembre avec l'accord et des autorités irakiennes et des autorités émiraties", a dit le ministre de la défense français sur la base d'al-Dhafra où étaient rassemblés quelque 200 militaires dont des pilotes d'avion de combat Rafale.
"La France se tient prête en ces moments décisifs pour sa sécurité car c'est bien aussi la sécurité de la France que menace Daesh, ce pseudo Etat islamique", a dit Le Drian.
Six avions de combat Rafale, un avion ravitailleur Boeing C-135 et un avion de reconnaissance Atlantique de la marine française se trouvent actuellement sur la base d’al-Dhafra.

La base d'Al-Dhafra, au Sud d'Abou Dhabi,
Les premiers vols de reconnaissance français au-dessus de l’Irak sont partis de la base d’al-Dhafra, au sud d’Abou Dhabi.  Cette base est, depuis 2009, la tête de pont du dispositif militaire français, dans la région du golfe Persique.
Avec six avions "Rafale" et quelque 750 militaires, la base est un maillon essentiel des forces françaises pré-positionnées, dans l'arc de crise, qui va du Sahel à l'océan Indien.  
Avant même l'engagement, lundi 15 septembre, des premiers "Rafale", pour des missions, en Irak, c'est d'al-Dhafra que sont partis, ces dernières semaines, les avions-cargos, qui ont procédé à des largages de vivres et de matériel humanitaire, au-dessus du Kurdistan irakien.
L'implantation militaire française, aux Emirats arabes unis, est, en fait, une enclave française, sur l'immense base émiratie d'Al-Dhafra, qui accueille, également, d'importants détachements de l'armée de l'air américaine.
Son inauguration, en mai 2009, par Nicolas Sarkozy, concrétisait le renforcement de la coopération de défense entre la France et les Emirats, depuis la guerre du golfe Persique, (1990-1991).
Elle comprend trois implantations distinctes. La Base Aérienne 104, à 30 km d'Abou Dhabi, est conçue, pour accueillir un détachement d'avions de combat et plusieurs appareils de transport et de ravitaillement.
La base navale, dans le port de Mina Zayed, à Abu Dhabi, peut accueillir tous les bâtiments de la marine nationale, à l'exception du porte-avions Charles de Gaulle. Enfin, une demi-brigade de la Légion étrangère est stationnée, dans un camp militaire proche.
L'état-major français refuse, pour des raisons opérationnelles, d'évoquer un éventuel renforcement du dispositif, ces dernières semaines. Comme lors de l'opération Harmattan, en 2011, en Libye, les "Rafale" devraient être le fer de lance des forces françaises, en cas de frappes aériennes sur des objectifs de l'Etat islamique, en Irak, et Al-Dhafra, un point d'appui privilégié, si les opérations devaient s'inscrire dans la durée.
Seule base militaire française à l'étranger hors de l'Afrique, Al-Dhafra occupe une position stratégique, face au détroit d'Hormuz, par où transite 40% du pétrole mondial transporté par voie maritime, à proximité immédiate de l'Iran.
Lors de son inauguration, la base devait, également, servir de vitrine, en vue d'éventuelles exportations du "Rafale" et autres matériels militaires français vers les Etats du golfe Persique .

Des malheurs d’être jihadiste en Syrie
Le magazine allemand Focus, considéré comme ayant d’excellentes relations avec le BND, le service de renseignement allemand, croit savoir que des candidats européens au Jihad, sans doute dégoutés par la violence de l’Etat Islamique, seraient incarcérés et torturés après avoir déclaré vouloir rentrer dans leurs pays. C’est le sort réservé à cinq jihadistes britanniques. Ils ont été désarmés et enfermés pour trahison dans un centre de torture de la ville syrienne de Raqqa, la place forte du califat islamique. Ils y seraient quotidiennement « maltraités ». En plus de ces cinq Britanniques , il y aurait trois Français, deux Belges et deux Allemands. C’est tout au moins ce qu’affirme Focus.
«Aux yeux des Islamistes du califat, ces gens sont des traîtres qui méritent la mort.
Le califat pourrait imaginer les échanger contre une rançon, mais la  Grande-Bretagne observe une politique de ne pas payer de demandes de rançon pour les otages, encore moins pour des gens qui ont rejoint volontairement une organisation considérée comme terroriste. Il semblerait que des dizaines de combattants britanniques voudraient retourner au Royaume-Uni mais craignent d’être poursuivis pour leurs actions en Syrie.

Front irakien

Les Islamistes utilisent du gaz toxique près de Dhoulouiyah
Dhoulouiyah, une localité située au nord de Bagdad, est passée un temps sous le contrôle des insurgés, dont des jihadistes de l'Etat islamique (EI), avant que des tribus locales et la police ne les repoussent. Mais les insurgés ont ensuite tenté de reprendre à plusieurs reprises la ville, notamment le 8 septembre lors d'une vaste attaque, menée par des hommes armés et deux kamikazes, qui avait fait 18 morts.
Les troupes irakiennes auraient dépêché des renforts sur place et d'autres pourraient arriver une fois qu'un pont sur le Tigre, bombardé par les insurgés, serait réparé.
Les insurgés islamistes ont affronté dans la journée du lundi 15 septembre, les troupes de Bagdad, tirant un projectile contenant apparemment un gaz toxique, ce qui a été confirmé un médecin de l'hôpital.

Front syrien

Deir ez-Zhor
Les forces spéciales syriennes ont mené une opération commando, lundi 15 septembre, pour détruire un pont sur l'Euphrate utilisé par les combattants du califat islamique pour acheminer des armes vers les territoires qu'ils contrôlent dans l'est de la Syrie.
Ce pont revêtait une importance stratégique pour l'Etat islamique car il était la seule voie d'accès aux quartiers de la ville contrôlés par les jihadistes.
"Les forces armées syriennes ont détruit le pont Politique à Deir ez-Zhor au cours d'une opération spéciale menée par les forces spéciales et des membre du génie militaire, ce qui a entraîné la mort des activistes qui se trouvaient dessus", rapporte Al-Manar, média du Hezbollah, mouvement chiite engagé dans les combats aux côtés des forces de Bachar el-Assad.

La guerre du pétrole
Le califat islamique lute pour protéger ses revenus des champs pétroliers qu’il contrôle en Irak et en Syrie, surtout après la fuite des ingénieurs assurant le pompage du pétrole brut, indique le journal britannique Sunday Times.
Le califat aurait gagné en juillet 2014 trois millions de dollars par jour de la vente du pétrole sur le marché noir mais ses gains ont fortement diminué après ses défaites militaires en août. En juillet 2014, Daesh aurait pompé près de 80.000 barils par jour des champs irakiens et syriens, mais cette activité a reculé de moitié depuis.
Selon Michael Stevens, de l’institut royal pour les services de recherche, « les revenus pétroliers ont diminué à moins de 1.5 millions de dollars par jour, et je peux affirmer une diminution plus aigue de la production de pétrole par Daesh par rapport à la production actuelle. Bien que la production en Syrie demeure stable, je pense que Daesh est dans une mauvaise passe ».
Le califat islamique avait nommé un ministre du pétrole pour coordonner la production et le commerce, et possède un arsenal de plus 200 camions citernes volés en Irak, ainsi que des oléoducs présents à la frontière turque.
Cette organisation terroriste a mis la main sur le champ pétrolier Omar, le plus grand site pétrolier de Syrie, et sur les champs voisins à l’Est de Deir ez-Zhor, ainsi que sur les champs d’Ajil et de Hamrine au nord de l’Irak.
Le problème pour les jihadistes est que leur férocité a fait fuir les employés. Tel et si bien qu’ils en sont rendus à  convaincre  les techniciens du site pétrolier de Malih de rester à leur poste en haussant leurs salaires ou tout simplement en les menaçant de mort.
De plus, le chef du califat, Abou Baker el-Baghdadi a invité les techniciens du monde islamique à venir aider l’Etat islamique à exploiter ses ressources pétrolières ! Dans le nord de la Syrie, un commandant jihadiste aurait même offert des appartements luxueux, une épouse et de gros salaires aux ingénieurs et aux techniciens qui accepteraient de venir sur les champs pétroliers.
Il semble que certains experts fanatiques ont répondu à l’appel. Un Jihadiste a révélé que le califat islamique avait essayé d’employer certains ingénieurs et techniciens par la force au nord de la Syrie afin de préserver l’infrastructure qu’il contrôle.
Toutefois, il apparaît de plus en plus évident que le califat islamique ne possède pas les expertises techniques pour le bon fonctionnement des sites pétroliers.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

 

Coalition internationale contre l’Etat Islamique

Les Etats-Unis ont annoncé que plus de 40 pays auraient donné leur accord pour participer à à la coalition contre le califat islamique.
Le Département d’Etat américain a donné une première liste de 25 pays.
D'autres pays pourraient rejoindre la coalition ultérieurement ou simplement collaborer d’une façon ou d’une autre dans divers domaines.

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14/09/2014

14 septembre 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Front syrien

Les femmes jihadistes « britanniques » au sein de l’EI
Le   GCHQ et le MI5 surveillent actuellement les comptes Facebook et Twitter de 60 femmes jihadistes «britanniques» supposées se trouver à Raqqa, la place forte de l’Etat Islamique dans le nord de la Syrie. L’objectif est de suivre leur activité au sein de l’organisation salafiste. Le gouvernement britannique a prévenu que ceux et celles qui participeraient à des atrocités telles que les décapitations et les massacres seront poursuivis pour crimes de guerre et terrorisme s'ils retournent au Royaume-Uni.
Parmi les femmes jihadistes « britanniques » actuellement à Raqqa, on trouve une jeune femme de 21 ans qui affirme être étudiante en médecine. Cette femme, qui porte le nom de Mujahidah Bint Ossama a posté une photo d’elle sur son compte Twitter où on la voit portant la tête décapitée d’un homme. A côté de la photo monstrueuse apparaît le message suivant : «emploi de rêve, un doc. terroriste", suivi par des images de visages souriants et des smileys représentant des cœurs . Le compte Twitter de Mujahidah Bint Oussama a plus de 800 abonnés. Elle a déjà tweeté des images de soldats morts et les attaques terroristes du 9/11, à côté d’informations sur la façon de traiter une blessure au genou ou l'insomnie.
Sur d’autres messages, elle a loué Anwar al-Awlaki, un prédicateur extrémiste yéménite qui est devenu un porte-parole d'Al-Qaïda et est soupçonné d'avoir inspiré des centaines de jihadistes occidentaux. Awlaki a été tué en septembre 2011 par une frappe aérienne américaine.
Elle encourage également les femmes à pousser leurs maris à se battre pour l'Islam, et a partagé des images de l'exécution du journaliste américain Steven Sotloff, qui a été décapité par un « Britannique » de l’Etat Islamique au début du mois d’octobre 2014.
Mujahidah  Bint Oussama serait  liée par son compte Twitter à la brigade al-Khanssaa, un groupe féminin de jihadistes chargé de punir les comportements «anti-islamique» des femmes de Raqqa.
Le Mirror affirme que des membres de cette brigade serait dirigée par Aqsa Mahmood, une jihadiste « britannique » de 20 ans originaire de Glasgow.

LiveLeak-dot-com-875_1410699076-1410687857574_wps_27_A_photo_of_Glasgow__1410699131_jpg_resized.jpgAqsa Mahmood

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une autre jihadiste « britannique » ferait partie de la brigade  al-Khansaa. Il s’agit de Zahra Halane, 16 ans, qui a fui le Royaume-Uni avec sa soeur jumelle.

Zahra Halane.jpgZahra Halane

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des salafistes « britanniques », tiendraient des maisons closes pleines de femmes de la minorité yazidi capturées, selon le Mirror en Irak. 3.000 femmes et filles yazidi auraient été emmenées captives dans la région de Raqqa.

Les jihadistes de l’Etat Islamique décapitent un otage britannique
L'Etat islamique a revendiqué l'exécution par décapitation du britannique David Haines, membre de l’organisation humanitaire française Acted, en représailles à l'entrée du Royaume-Uni dans la coalition organisée par les Etats-Unis pour combattre les Jihadistes de l’EI.
Une vidéo mise en ligne par les jihadistes montre la décapitation, la troisième exécution de ce type en un mois, après celles de deux journalistes américains otages en Syrie.
La vidéo, qui dure 2 minutes 27 secondes, est intitulée "Un message aux alliés de l'Amérique". Le groupe jihadiste reproche au Royaume-Uni d'avoir rejoint la coalition des Etats-Unis, qui mène des frappes contre l'Etat islamique (EI) en Irak.
"Vous êtes volontairement entrés dans une coalition avec les Etats-Unis contre l'Etat islamique, comme votre prédécesseur Tony Blair l'a fait avant vous, suivant une tendance parmi nos Premiers ministres britanniques qui ne peuvent pas trouver le courage de dire non aux Américains", dit le bourreau, le visage dissimulé, en s'adressant au Premier ministre David Cameron.
« Cet homme britannique doit payer le prix de votre promesse, Cameron, pour armer les peshmergas contre l'Etat islamique, » poursuit le bourreau. ....
« Votre alliance maléfique avec l'Amérique qui continue de frapper les musulmans de l'Irak et plus récemment a bombardé le barrage de Haditha ne fera qu'accélérer votre destruction. Et jouant le rôle du toutou obéissant, Cameron, vous et votre peuple allez glisser vers une autre guerre sanglante, vouée à l'échec. »
Le bourreau, qui pourrait être le même que dans les vidéos des exécutions des Américains James Foley et Steven Sotloff, annonce qu’un autre otage britannique pourrait être prochainement assassiné dans les mêmes conditions. Il s’agirait d’Alan Henning.
Né en Ecosse, David Haines, 44 ans, avait été pris en otage en mars 2013.

L’Etat Islamique signe un pacte de non-agression avec d’autres formations rebelles
Les jihadistes de l’Etat Islamique semblent avoir trouvé une parade aux menaces de frappes U.S. Ils ont signé un pacte de non-agression avec des formations rebelles appelées « modérées » par les Occidentaux et susceptibles de coopérer avec l’Etat-major américain qui a besoin d’alliés sur le terrain. Selon les déclarations des uns et des autres, l’accord aurait pour objectif de concentrer la lutte contre l’armée assadiste. Mais concrètement, cela rendra encore plus difficile le choix des brigades rebelles qui pourraient bénéficier d’une aide américaine pour lutter contre l’Etat Islamique, le seul ennemi officiellement reconnu par le président Obama.
Le pacte de non-agression aurait également été signé par al-Qaïda en Syrie, c’est-à-dire le Front al-Nosra, une autre organisation inscrite sur la liste des organisations terroristes par Washington.
Depuis le mois de mars 2014, les Américains aidaient le Front Révolutionnaire Syrien, un groupe dit « modéré » mais très efficace contrôlant environ 25 000 combattants sur le terrain. Ce front avait été déclaré « la meilleure chance de combat des Occidentaux contre les armées islamistes de Syrie ». Cet été, le président Obama a demandé au Congrès d'approuver  un budget de 500 millions $ pour former et équiper des unités rebelles syriennes. Il a réitéré sa demande dans son discours du mercredi 10 septembre au sujet de la guerre contre l’Etat Islamique.
Or, le Front Révolutionnaire Syrien est également l’un des signataires de l’accord entre rebelles et Jihadistes. Pour lui, l’objectif prioritaire n’est pas la lutte contre la montée des extrémistes, mais le renversement de Bachar el-Assad. En Avril 2014, le chef du Front Révolutionnaire Syrien déclarait au journal The Independent, «Il est clair que je ne me bats pas contre al-Qaïda. C'est un problème extérieur à la frontière de la Syrie, e ce n'est pas notre problème. Je n'ai pas de problème avec quelqu'un qui combat contre le régime intérieur de la Syrie ".
La perspective d'aider un groupe maintenant allié aux Jihadistes de l’Etat Islamique pose un réel problème à l’administration Obama. Comment soutenir des gens qui n’ont pas le même objectif que vous ?  Et surtout, quelle assurance a-t-on que les combattants formés et équipés par les Américains ne vont pas finalement s’allier avec les Jihadistes ? Il faut savoir que de nombreux rebelles, qui ont été formés par la Central Intelligence Agency en Jordanie en 2012 pour lutter contre le gouvernement syrien, ont rejoint plus tard l’Etat Islamique.
En fait, tant que l’Occident n’aura pas clairement décidé de lutter contre ou de s’allier avec Bachar el-Assad, le problème d’une intervention militaire contre l’Etat Islamique, avec des alliés locaux, sera difficile à mettre en place en Syrie.
Et surtout…surtout…ne pas croire les déclarations des « conseillers » qui prétendent avoir une grande confiance dans la connaissance du théâtre syrien et dans les « alliés locaux » de l’Amérique. Les Américains sont aussi étrangers à la région que des éléphants dans un magasin de porcelaine. 

John Kerry refuse toute coordination des frappes aériennes contre l’EI avec le régime syrien
Les Etats-Unis ont affirmé qu’il était hors de question de coordonner d’éventuelles frappes aériennes contre les jihadistes de l’Etat Islamique à l’intérieur de la Syrie avec Damas. La prise de position a été confirmée par l’administration Obama malgré les avertissements de Damas que toute attaque non autorisée sur son territoire serait considérée comme un acte d'agression.
Le ministre syrien de la réconciliation nationale, Ali Haidar, a déclaré que des frappes aériennes américaines en Syrie sans l'autorisation de Damas seraient considérées comme une agression contre le pays. Il a rappelé aux États-Unis que le droit international exige que toute action, qu'elle soit militaire ou autre, necessite l'approbation préalable de Damas.
 « Nous n'allons pas nous coordonner avec la Syrie ... ce n'est pas un effort coopératif », a déclaré le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, lors d'une interview diffusée
Dimanche 14 septembre par CBS News. 
« Nous allons certainement « déconflicter » pour nous assurer qu'ils ne vont pas faire quelque chose qu'ils pourraient regretter amèrement, mais nous n'allons pas nous coordonner », a-t-il ajouté.
« Nous allons le faire avec des alliés, » a-t-il déclaré lors de l'interview, qui a été enregistré au Caire, en Egypte, le samedi 13 septembre
Lors d'un discours, mercredi 10 septembre, le président Barack Obama a autorisé des frappes aériennes américaines contre les bases de l’Etat Islamique en Syrie.
A en croire le "New York Times", l'aviation US frapperait la DCA syrienne, si celle-ci réagit aux bombardements du territoire syrien et à la violation du ciel syrien par les Etats Unis.
Les Américains ont annoncé vouloir bombarder les positions de Daech, à partir du mois d'octobre.
L’US Air Force a déjà effectué plus de 150 frappes aériennes contre les cibles du réseau terroriste en Irak.

Province de Hama : Les forces spéciales iraniennes al-Qods en action
L’armée assadiste a mené une vaste contre-offensive depuis le début de la semaine pour reprendre aux rebelles plusieurs villages proches de l’aéroport de Hama menacé depuis juillet 2014 par les insurgés. Vendredi 12 septembre, l’armée a repris le contrôle de Hilfaya, une ville située au nord ouest d’Hama, après des combats avec les insurgés et des bombardements violents. L’opération pour reprendre le contrôle de Hilfaya a été mené par le colonel Souheil al-Hassan, surnommé « le Tigre » avec l’aide des supplétifs des Forces de la défense nationale, milice prorégime et des combattants iraniens de la force al-Qods.
Les combattants rebelles, dont ceux du Front al-Nosra, ont réussi à évacuer la localité, non sans avoir subi de lourdes pertes ; A noter que le chef d’al-Qaïda en Syrie (Front al-Nosra), Abou Mohammad al-Golani, avait personnellement commandé les combats pour Hilfaya :
Vidéo de la reprise d’Hilfaya :
http://www.liveleak.com/view?i=145_1410582239

Province d’Edleb
On avait oublié les combats autour de la base militaire de Wadi Deif. Cela doit bien faire un an et demi que cette base est assiégée par les rebelles.
Or, une vidéo vient d’être mise en ligne par une formation rebelle montrant la destruction d’un VBTT(véhicule blindé de transport de troupe) de l’armée assadiste par la 7ème brigade des Forces Spéciales du  101ème régiment d’infanterie (remarquez les appellations plus militaires signalant que ces hommes ont été formés par les Américains) utilisant un missile anti-char TOW.
http://www.liveleak.com/view?i=817_1410677490

Damas
Des combats très violents se déroulent toujours pour le contrôle du quartier rebelle de Jobar. Les rebelles du Front Islamique (soutenus et armés par l’Arabie saoudite) s’accrochent à chaque pan de mur car c’est leur point le plus avancé vers la capitale syrienne :
http://www.liveleak.com/view?i=bde_1410681677

Kurdistan syrien
Les Kurdes aussi peuvent commettre des exactions.
Des éléments appartenant aux YPG (Comité de Protection du Peuple Kurde) et aux forces du PKK (Kurdes de Turquie) ont exécuté avec des soldats assadistes, à l’aube du dimanche 14 octobre, 32 personnes après des raids contre les villages arabes d’Al-Hajiah et Tel-Khalil dans la province d’Hasake, au Kurdistan syrien.
Parmi les 32 personnes assassinées se trouveraient des femmes et des enfants. Par ailleurs, de nombreux blessés sont arrivés à l'hôpital Dar al-Shifa dans la ville de Qamishli.
Selon un journaliste présent à Hasake toutes les personnes décédées sraient des civils, ajoutant que les villageois ne font partie d’aucune faction armée.

Le Hezbollah libanais toujours actif en Syrie
Le Hezbollah libanais, une puissante milice chiite libanaise, est toujours très actif sur le théâtre syrien. Et il utilise des armes de plus en plus lourdes pour venir à bout de la résistance des rebelles comme le montre cette vidéo :
http://www.liveleak.com/view?i=344_1410702456
Il est vrai que ce que la milice chiite libanaise craint le plus, ce sont les attaques terroristes contre son fief de Beyrouth, Dahiyé, comme cela a déjà été le cas. A ce propos, les militants hezbollahis ont découvert et rendu hors d’usage un atelier de fabrication de voitures piégées :
http://www.liveleak.com/view?i=39f_1410701825

Plateau du Golan syrien
Les rebelles du Front du Sud progressent toujours dans la région de Quneitra, sur le Golan syrien. Ils s’approchent à présent d’al-Hamidiyah. A la suite de l’offensive menée depuis cet été, les rebelles contrôlent désormais la quasi-totalité de la province de Quneitra et le plateau du Golan syrien.
Vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=aqkR9lHHAPI&feature=p...


Front irakien

Les Kurdes progressent dans le nord de l’Irak
Les Peshmergas (combattants kurdes) poursuivent leur progression. Ils ont libéré six villages dans la région d’al-Qaraj.
Vidéo du côté kurde – très impressionnante :
https://www.youtube.com/watch?v=CDBR2xao-1Q&feature=p...
Des Jihadistes de l’Etat Islamique ont été capturés par les Peshmergas :
https://www.youtube.com/watch?v=s2vghIlRaHM&list=UUNo...
Les Peshmergas tentent de convaincre un Jihadiste de l’Etat Islamique de se rendre dans un village qui vient d’être libéré :
https://www.youtube.com/watch?v=5ARE-aJ762U&list=UUNo...

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)