24/09/2014

Fin de la trêve entre Kurdes et Turcs

Plus de 200 raids de la coalition contre les bases de l’EI en Syrie le 24 septembre
Les avions de guerre US soutenus par des alliés arabes ont effectué plus de 200 raids aériens sur des objectifs du califat islamique pour la deuxième journée consécutive, et notamment sur des exploitations pétrolières tombées sous le contrôle de l'EI. Des chasseurs bombardiers furtifs F-22 Raptor ont été utilisés pour la première fois. Un appareil coûte entre 130 et 180 millions $.
L’US Central Command affirme avoir détruit des QG, des camps d'entraînement et des casernes ainsi que des positions du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) proches de la frontière entre la Syrie et la Turquie.

Plusieurs pays arabes sunnites ont participé à l’offensive aérienne de la coalition
Washington affirme que l'Arabie Saoudite, le Qatar, la Jordanie, le Bahreïn et les Émirats arabes unis ont participé, d’une façon ou d’une autre, à la réalisation de ces raids.

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23/09/2014

Forces américaines au Moyen Orient

Les Etats-Unis viennent de mener leurs premières frappes aériennes en Syrie. 
Ils peuvent compter pour leurs opérations militaires sur un dispositif conséquent dans la région.

Vidéos U.S. fournies par le Centcom
Bombardement d’un centre de stockage en Syrie :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...
Bombardement d’un bâtiment occupé par l’EI à al-Qitar en Syrie :
https://www.youtube.com/watch?list=UUNEEHeS9Y2yFVLbWGeHhb...
Un KC-135 ravitaille en vol un F-16 :
https://www.youtube.com/watch?v=ahLNOzFVsHk&list=UUNE...
Bombardement d’un parc de véhicules de l’EI :
https://www.youtube.com/watch?v=nShvy9S4pg4&list=UUNE...

Troupes américaines au Moyen Orient
Il y a environ 35.000 soldats américains déployés au Moyen-Orient, dont 15.000 au Koweït, 7.500 au Qatar, 6.000 au Bahreïn, 5.000 aux Emirats arabes unis et 1.000 en Jordanie. Il y a également un nombre non communiqué d'agents de la CIA en Jordanie. Ils sont chargés de former des rebelles considérés comme « modérés » de l’Armée Syrienne Libre.

Forces américaines au Moyen Orient.jpg















Soldats américains en Irak
Il y aura bientôt 1.600 soldats américains en Irak, parmi lesquels 475 conseillers envoyés par le président américain en septembre.
600 militaires sont des conseillers qui travaillent auprès du gouvernement irakien et des autorités autonomes Kurdes. Ils sont installés dans deux centres opérationnels à Bagdad et au nord de l'Irak. Parmi eux, certains participent à la coordination des frappes aériennes.
Le reste du contingent assure la sécurité de l'ambassade américaine dans la zone verte de Bagdad et les représentations américaines à Irbil, au Kurdistan.

Avions de combat
Les Américains peuvent mobiliser des dizaines d'avions stationnés dans la région, notamment des avions de chasse F-15, F-16 et F/A-18, des drones de combat Reaper, des bombardiers B-1, des hélicoptères de combat et divers avions de surveillance et de ravitaillement. Les F/A-18 Super Hornets sont postés sur le porte-avions USS George H.W Bush actuellement dans le Golfe.
Il semble que le chasseur furtif F-22, le plus sophistiqué de l'arsenal américain, ait participé aux premières opérations en Syrie. Ce serait alors la première fois qu'il aurait participé à une opération de combat.

Bases américaines dans la région 
Dans un premier temps, les avions américains ont utilisé la base al-Dhafra aux Emirats arabes unis, la base Ali al-Salem au Koweït et la base al-Udeid au Qatar, où se trouve aussi un centre de commandement aérien américain qui contrôle les opérations dans 20 pays limitrophes ainsi qu'en Afghanistan.
La base qatarie dotée d'une piste d'atterrissage de plus de 4 kms et une importante réserve de munitions. Elle est le principal centre logistique américain au Moyen Orient.
Les chasseurs F-16 sont également stationnés, depuis 2013, en Jordanie et le Pentagone a des accords avec Oman. Par ailleurs, l'armée américaine peut utiliser la base de Diego Garcia dans l'Océan indien pour ses bombardiers à très long rayon d'action B-52, B-1 et B-2.
Dans le sud de la Turquie, les Etats-Unis ont également 1.500 hommes stationnés à la base d'Incirlik. Selon des médias, les Etats-Unis y lanceraient des vols de surveillance. Membre de l'Otan, la Turquie a publiquement annoncé qu'elle ne participerait pas aux opérations militaires souhaitées par les Etats-Unis contre les combattants de l'Etat islamique (EI).

Frappes aériennes américaines
Depuis le 8 août, l’armée de l’air américaine a effectué plus de 190 frappes aériennes sur l'Irak.
Plus de 90 frappes ont visé des jihadistes autour du barrage stratégique de Mossoul, permettant ainsi aux combattants kurdes, les Peshmergas, de reprendre le barrage qui fait encore l'objet d'âpres combats avec les Jihadistes de l’Etat islamique.
29 frappes ont également été effectuées contre les Jihadistes de l'EI pour les empêcher de s’approcher d’Irbil.
Entre le 8 août et le 10 septembre, les avions américains ont "endommagé ou détruit" 212 cibles appartenant aux extrémistes, dont 162 véhicules. Parmi eux, deux tanks et 37 véhicules de transport Humvees récupérés de l'armée irakienne en déroute.
Les frappes aériennes ont touché 21 "installations armées" dont 7 pièces d'artillerie anti-aériennes et 5 "positions de mortiers". 29 "installations" de l'EI ont été abîmées ou détruites parmi lesquelles des check points, des postes d'observation, un bunker et un poste de commandement.

Coût des opérations
En moyenne, le coût des opérations quotidiennes menées par l’armée américaine serait évalué par le Pentagone à environ 7,5 millions de dollars. Mais les experts s’attendent à ce que le coût total s’élève à plusieurs milliards de dollars si la campagne dure un an, ce qui semble devoir être le cas.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

19:01 Publié dans Etat Islamique, Etats-Unis, Irak, Mossoul | Lien permanent | Commentaires (5) | | | | |

17/09/2014

17 septembre - guerres moyen orientales

Un accord entre Américains et Russes contre l’Etat Islamique ?
Frapper les jihadistes du califat islamique en Syrie pose un problème juridique international en l’absence d’un accord avec le gouvernement de Damas. Il semble que le président Obama hésiterait devant ces problèmes juridiques qui tomberaient très mal à un moment ou Américains et Européens sont montés sur leurs grands chevaux pour condamner l’action russe en Ukraine.
Mais il y a une solution. Des discussions auraient eu lieu, en marge de la conférence internationale de Paris sur l’Irak, entre les Etats-Unis et la Russie. On aurait parlé d’un partage des rôles dans la lutte contre le terrorisme.
Selon le site d'information Hadath News, Washington aurait proposé aux russes de limiter ses frappes aériennes contre les jihadistes de l’EI à l’Irak, tandis que Moscou aurait pour mission de frapper les mêmes Jihadistes de l’EI et du Front al-Nosra (al-Qaïda) en Syrie. Cela serait d’autant plus facile que les Russes disposent  de bases militaires sur la côte syrienne, et ses avions sont en sécurité dans l'espace aérien syrien.
Les Iraniens auraient accepté ce « deal » américano-russe, sachant qu’ils pourraient apporter à la coalition les moyens de lutte au sol en Irak, ce que s’interdit de faire Barak Obama.
Si Moscou soutient la résolution américaine au Conseil de sécurité des Nations unies sur les terroristes étrangers, cela voudra dire que les informations étaient exactes et qu’un accord a bien été trouvé entre les deux grandes puissances. Il semble que les Russes seraient prêts à soutenir et approuver cette résolution à condition que son champ d'application se limite au Moyen-Orient et à l'Afrique du Nord. La résolution pourrait être présentée au Conseil de sécurité le 24 ou 25 septembre.
Pour les Russes, il est important d’empêcher les Islamistes, parmi lesquels de nombreux Tchétchènes, de créer un califat en Irak et en Syrie: "Les leaders de l'EI ne doivent se faire aucune illusion - ils ne représentent pas l'islam, on ne les laissera jamais créer leur propre Etat", a  déclaré Sergueï Lavrov, le ministre russe des AE.
L’accord américano-russe signifierait que les Américains abandonnent les rebelles syriens au milieu du guet pour la seconde fois. Le renversement de Bachar el-Assad n’est plus à l’ordre du jour. Menace terroriste oblige.  Sergueï Lavrov n’a pas manqué de rappeler, d’ailleurs, que l'opposition au terrorisme ne devait pas "être sacrifiée aux volontés de renversement d'un régime dans tel ou tel pays". Le ministre a cité deux exemples des conséquences négatives de tels choix stratégiques: "Ce fut le cas en Libye quand certains pays (de l'UE) ont fermé les yeux sur le renforcement des extrémistes pendant la lutte pour renverser Kadhafi, en leur fournissant des armes et se rangeant de leur côté dans le conflit. Nous voyons quelles conséquences cette politique indifférente a eues pour la Libye et le Mali".
Sergueï Lavrov s’est naturellement fait un plaisir de rappeler qu’il serait temps de faire preuve d'une "véritable cohésion, sans laisser les autres différends"– Ukraine comprise – "nuire à l'efficacité des actions conjointes pour lutter contre le terrorisme". "Les extrémistes chercheront à profiter des divergences de nos positions pour nous diviser", a averti le ministre russe. Lavrov a rappelé que la Russie apportait déjà une assistance militaire, notamment militaire, à l'Irak et à la Syrie et s’est dite prête à participer à la lutte internationale contre le terrorisme.

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