01/10/2014

Menaces jihadistes à travers le monde - 1er octobre 2014

Algérie
Les auteurs de l'assassinat du Français Hervé Gourdel ont été identifiés par les services de sécurité algériens.

Australie
La police australienne a procédé mardi 30 septembre à plusieurs perquisitions à Melbourne et a interpellé un homme qui a été inculpé de financement d'une organisation terroriste.
L'opération a été organisée après la transmission d'informations par le FBI.
Un homme de 23 ans a été appréhendé pour avoir fait transiter par une organisation terroriste connue et interdite quelque 12.000 dollars australiens (environ 10.500 dollars) à l'adresse d'un ressortissant américain.
"Il a financé quelqu'un pour faire le voyage des Etats-Unis en Syrie et cette personne, nous le supposons, est actuellement en train de se battre en Syrie", a commenté le chef adjoint de la police fédérale, Neil Gaughan.

Etats-Unis -  Il semble que le jihad inspire des personnes mentalement dérangées
Dans la localité de Moore, dans l’Oklahoma, un Américain de 30 ans, Alton Nolen, avait récemment tenté de convertir à l'Islam plusieurs de ses collègues de travail. Il a décapité l'une d'entre elles avec un couteau et en a blessé un autre après avoir appris qu'il était licencié.
Un autre incident de ce genre vient d’avoir lieu dans le Mississipi. Jacob Muriithi, né au Kenya, aurait menacé de décapiter une employée d'une maison de retraite d'Oklahoma City en invoquant le groupe jihadiste de l'Etat Islamique (EI). Il a été arrêté et inculpé pour activités terroristes et placé en détention, a indiqué la police locale le 29 septembre.
La femme avait dans un premier temps pris ces menaces pour une plaisanterie.
"Elle ne savait pas ce qu'était l’EI", a indiqué la police. M. Muriithi aurait proféré ses menaces le 13 septembre, affirmant qu'il "représentait l’EI" et, lorsqu'elle lui a demandé de quoi il s'agissait, il aurait répondu: "Ils tuent des chrétiens en leur coupant la tête".
A sa question du pourquoi l’EI se livrait à de tels actes, il lui aurait dit: "C'est comme ça, c'est ce que nous faisons", a indiqué le porte-parole de la police, ajoutant que l'homme l'avait ensuite menacée de l'attendre à la sortie de son travail pour "lui couper la tête avec une lame émoussée, (...) et ensuite le poster sur Facebook".

France
Selon le minister de l’intérieur français, le nombre de radicaux français rejoignant les organisations jihadistes en Syrie et en Irak a grimpé en flèche en 2014. On évalue leur nombre à un millier et les services de sécurité évaluent à 200 le nombre de ceux qui s’apprêteraient à rejoindre l’EI.

Maroc
Des jihadistes marocains voulaient "rallier" les meurtriers d'Hervé Gourdel en Algérie.
Une "cellule terroriste" a été démantelée en fin de semaine dernière dans le nord du Maroc et selon les premiers éléments de l’enquête, ses membres avaient décidé de "rallier" Jund al-Khilafa, le groupe jihadiste ayant revendiqué l'assassinat du Français Hervé Gourdel.
Les autorités marocaines et espagnoles ont annoncé vendredi 26 septembre avoir procédé au démantèlement "d'une cellule terroriste" chargée de "recruter des combattants pour le compte de l'organisation Etat islamique" (EI). Huit membres ont été arrêtés à Nador. Son chef présumé, un Espagnol d'origine marocaine, a été arrêté dans l'enclave voisine de Melilla, où il résidait.
Ce groupe avait pris pour nom "Ansar l'Etat islamique au Maghreb Al-Aqsa".
"Après l'intensification des frappes des forces de la coalition sur la région syro-irakienne et le durcissement des mesures sécuritaires contre les volontaires pour le jihad", ses membres avaient "décidé de rallier Jund al-Khilafa", du nom du groupe ayant prêté allégeance" à l'EI en Algérie, a ajouté le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Ils avaient également "intensifié leurs contacts avec des jihadistes marocains membres (de l'EI), qui planifiaient de regagner le royaume pour perpétrer des actes de barbarie"
De 1 500 à 2 000 jihadistes marocains combattent actuellement en Syrie et en Irak, selon Rabat, qui dit craindre qu'ils profitent de cette expérience pour commettre des attentats à leur retour.
Le gouvernement marocain vient, à ce titre, d'adopter un projet de loi visant à renforcer sa législation antiterroriste afin de lutter en particulier contre l'enrôlement de certains de ses ressortissants par l'EI.

Casablanca (Maroc)
Sur cette vidéo, on voit des supporters islamistes du raja de Casablanca acclamant Daesh et réclamant le jihad :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...

Tunisie
Des centaines de Tunisiens ont rejoint la Syrie et l’Irak pour participer au jihad. Un phénomène qui inquiète en Tunisie, ces vétérans aguerris pouvant représenter une menace à leur retour au pays.
La Tunisie fournirait le plus gros contingent d'étrangers sur le théâtre syrien, avec de 2.400 à 3.000 combattants. Tunis assure aussi avoir empêché le départ de 9.000 personnes, une donnée invérifiable.
Le phénomène n'est pas pour autant nouveau. Dès le début des années 2000, ils étaient en effet nombreux à rejoindre l'Afghanistan puis l'Irak.
Mohamed Iqbal Ben Rejeb, président de l'"Association de sauvetage des Tunisiens bloqués à l'étranger", note que le phénomène est d'autant plus inquiétant que les combattants recrutés ne sont pas uniquement des désœuvrés.
"L'âge des combattants tunisiens en Syrie varie entre 18 et 27 ans. La plupart sont des élèves ou des étudiants mais il y a aussi des fonctionnaires et ils appartiennent à toutes les classes sociales", souligne M. Ben Rejeb.
Les autorités ne sont guère bavardes sur le sujet même si le porte-parole du gouvernement tunisien, Nidhal Ouerfelli, considère le retour de ces takfiristes en Tunisie comme "la deuxième plus grosse menace aujourd'hui après la situation instable en Libye" voisine.
Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Intérieur n'a pas voulu détailler sa stratégie en la matière: "Il n'y a que le bâton pour ces gens-là. On ne veut pas de leur retour en Tunisie", lâche simplement Mohamed Ali Aroui, son porte-parole.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

 

11:07 Publié dans Algérie, Etat Islamique, Etats-Unis, France, Maroc, Tunisie | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | |

29/09/2014

29 septembre - Nouvelles des guerres au Moyen orient

Front syrien

Bombardements de la coalition
La coalition anti-jihadistes a mené dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 septembre de nouvelles frappes en Syrie dans les provinces de Raqqa, fief de l'Etat islamique (EI), et d'Alep (nord).
Au nord de Raqa, quatre raffineries contrôlées par l’Etat islamique ainsi que le centre de commandement de l’organisation jihadiste ont été touchés par une série de raids aériens, a annoncé dimanche 28 septembre le Pentagone.
Dimanche dans la soirée, l’Observatoire syrien des droits de l’homme a assuré que les forces de la coalition dirigée par les Etats-Unis avaient procédé à des frappes contre le principal complexe gazier aux mains de l’organisation Etat islamique. « La coalition internationale a attaqué pour la première fois l’entrée et la salle de prières de l’usine Coneco », a précisé cette ONG. Cette usine « sous le contrôle de l’EI, est la plus grande de Syrie ».
« Bien que nous continuions à faire une évaluation de l’impact de ces attaques, les premières indications nous font dire qu’elles ont été réussies », a simplement commenté le commandement américain chargé du Moyen-Orient et de l’Asie centrale (Centcom), dans un communiqué.
Dans la province d'Alep, la coalition a frappé des silos à grains contrôlés par le groupe jihadiste à Manbij. Des raids avaient déjà visé samedi la base de l'EI dans cette ville, l'une des rares de cette province à être encore contrôlée par ce groupe sunnite ultra-radical.
Les avions de la coalition ont également bombardé des positions jihadistes à Edleb (nord syrien) et Boukamal (frontière syro-irakienne) :
https://www.youtube.com/watch?v=WlCx0aLk6Zg&feature=p...

Moscou pourrait prochainement renforcer la défense aérienne syrienne
Selon une source diplomatique russe, Moscou s'apprête à équiper les bases aériennes de la Syrie de missiles anti aériens ultra performant." A mesure que les menaces US contre les positions de l'armée syrienne grandissent, la Russie se sent plus déterminée à livrer de nouveaux modèles de chasseurs, d'hélicoptères de combat à l'armée syrienne. Il en est de même des missiles S300 que Moscou est prêt à livrer à la Syrie pour lui donner la possibilité de faire face aux raids américains". Moscou compte aussi renforcer sa présence militaire dans les eaux de la Méditerranée via sa base navale de Tartous.

La Russie et l’Iran pourraient exécuter des frappes aériennes contre les Jihadistes en Syrie
Le Ministre syrien de la réconciliation nationale, Ali Haydar, a évoqué une possible participation de l’Iran et de la Russie à la coalition anti-Daesh.
«  La possibilité de la participation de l’Iran et de la Russie à la coalition anti-Daesh existe » a-t-il dit. «  Nous soutenons les efforts internationaux pour liquider les groupes terroristes dont Daesh et le Front al-Nosra » a-t-il souligné. Et d’ajouter : «  Nous appuyons les frappes aériennes, mais nous avons nos conditions particulières ». «  Cela signifie que les établissements étatiques et les bases de l’armée syrienne ne devront être visées en aucune circonstance ». Autrement dit, a-t-il précisé, il faut que ces frappes soient menées en pleine coopération avec le gouvernement syrien.

Bataille d’Aïn el-Arab (kurdistan syrien)
Les califatistes se trouvaient, lundi 29 septembre, à 5 km seulement de la ville syrienne kurde d'Aïn al-Arab (Kobane en kurde) à la frontière avec la Turquie.
Des roquettes de l'EI auraient atteint pour la première fois le centre de la grande ville kurde syrienne.

De nombreux rebelles syriens rallient l’Etat Islamique
Exaspérés par les bombardements de la coalition qui, selon eux, aident l’armée assadiste, des rebelles syriens, membres du Front al-Nosra, des restes de la brigade Tawhid et de Ahrar esh-Sham ont rejoint l’Etat Islamique. On estime leur nombre à un millier depuis ces derniers jours.

De nombreux volontaires rejoignent l’EI à travers la frontière turque :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
Alors que les pays occidentaux intensifient les frappes aériennes sur des cibles en Irak et en Syrie, un ancien Jihadiste de l’EI a indiqué que l’action militaire entreprise par les États-Unis et d'autres pays contre l'organisation jihadiste a motivé beaucoup d’Islamistes à rejoindre le califat islamique.
Dans une interview sur la chaîne britannique Sky News, un ancien jihadiste, Abou Ahmed, a déclaré qu'il savait que de nombreux Islamistes rejoignaient l’EI depuis que les raids aériens avaient débuté: «De plus en plus de combattants rejoignent les rangs de l'organisation jihadiste, ainsi que le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie).
Il a également expliqué pourquoi tant de combattants étrangers rejoignaient l’EI: "Ils vont en Syrie pour devenir des martyrs. Ils disent que leur vie précédente a pris fin et qu'il n'y a pas de retour. La plupart d'entre eux déchirent et jettent leurs passeports quand ils atteignent le territoire syrien ".
La chaîne britannique s’est également entretenu avec Abou Mustafa (pas son vrai nom), qui a contribué à faire passer en contrebande des centaines de nouveaux Jihadistes désireux de rejoindre l’EI ou encore à ramener des blessés en Turquie.
"Pour chaque combattant que je fais passer en Syrie, je reçois 15 euros," a déclaré Abou Mustafa. "Parfois, un policier turc m'aide à passer en contrebande des combattants. Récemment, j'ai pris quelques étrangers anglophones qui voulaient entrer en Syrie et rejoindre l’Etat Islamique. Certains d'entre eux ne savaient pas vraiment pourquoi ils étaient venus, mais ils ont déclaré qu'ils voulaient entrer sur le territoire du califat islamique ".

Damas
Au fait, la guerre continue entre l’armée assadiste et les rebelles. Ici, à Jobar, les tankistes du régime ont mis à nouveau une caméra Gopro sur un char. Vidéo en langue russe (Exceptionnel) :
https://www.youtube.com/watch?v=OQqLY7oz9m4&feature=p...
Une mosquée, au fond, prise pour cible à Jobar :
https://www.youtube.com/watch?v=xxsfeQKnuFU&list=UUni...
Raid aérien à Jobar
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...
et
https://www.youtube.com/watch?v=imx3ZkcMpgE&feature=p...
Dariya (Rif Damas) – Résultat d’un bombardement au baril d’explosif sur un quartier résidentiel de la localité :
https://www.youtube.com/watch?v=aPsRWtNd6TE&list=UUni...

Front Libanais

Les Jihadistes du front al-Nosra, également visés par les frappes aériennes de la coalition internationale, sont en train de quitter certaines de leurs positions en Syrie pour gagner le Liban.
Selon le site d’information libanais al-Hadath News, des observateurs ont constaté ces derniers temps une activité anormale dans les rangs de cette milice d’Al-Qaïda en Syrie, et ce bien avant le discours prononcé par son chef Abou Mohammad Joulani  et au lendemain des frappes de la coalition internationale qui ont visé l’une de leurs unités, la brigade Khorassane au nord de la Syrie.
Les positions évacuées sont celles de Deraa et de la Ghouta occidentale qui étaient pourtant leurs fiefs. 
Il semble que l’objectif du Front al-Nosra soit de se déployer dans le Qalamoune, ou au nord du Liban pour se mettre à l’abri des frappes de la Coalition internationale.
Cette mesure intervient au moment où les forces de sécurité et l’armée libanaise ont démantelé des dizaines de cellules dormantes du Front al-Nosra et de Daesh (l'Etat islamique)  dans plusieurs régions libanaises. En même temps, la ville de Tripoli est le théâtre de rassemblements chaotiques des partisans de ces mouvements jihadistes, sous la direction de deux Islamistes connus des services de sécurité: Chadi Mawlawi et Oussama Mansour.
Ces deux Salafistes semblent protégés par les religieux islamistes de Tripoli.
Dans le même contexte, la radio Voix du Liban (Saut Lubnan) a révélé qu'un transfert d’armes devrait prochainement avoir lieu à partir des régions syriennes d’Assal-Al-Wared et Serghéya vers le Liban, et plus précisément vers la région de Maarboune dans la Békaa.
Le but  étant de distribuer ces armes à des partisans des organisations jihadistes dans plusieurs régions libanaises pour y semer le chaos.

Front irakien

Tuz Khormato
Tuz Khormato (طوزخورماتو) ou Tuz Khurmatu (kurde: Tuz Xûrmatû, خورماتوو) est une ville située dans la province de Saladin (Irak)  à 90 km au sud de Kirkouk. La majorité de la population est turkmène avec des minorités kurdes et arabes.
Un groupe de miliciens chiite soutenu et armé par l’Iran, les Kataeb Imam Ali, a mené une  attaque avec des missiles Fadjr-1 de fabrication iranienne et tirés à partir d'un véhicule Safir également iranien :
http://www.liveleak.com/view?i=167_1411993447

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

 

28/09/2014

28 septembre 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

La Coalition internationale frappe au centre de la Syrie
Les Etats-Unis ont mené pour la première fois des frappes samedi 27 septembre contre le les Jihadistes de l’Etat islamique (EI) dans la province de Homs, au centre de la Syrie, alors que les bombardements étaient jusqu'à présent concentrés sur l'est et le nord du pays. Les raids de la coalition internationale sur des cibles situées en Syrie, qui ont débuté mardi 23 septembre, sont menés maintenant "presque en continu", a souligné un responsable américain.
Les frappes ont eu lieu dans la partie désertique de la province, dans la zone d'Al-Hammad, à l'est de la cité antique de Palmyre, loin de la ligne de front avec les forces régulières  qui contrôlent la ville de Homs, la troisième du pays.
D'autres raids ont été effectués contre des positions de l'EI à Manbij, une des rares villes tenues par les jihadistes dans la province d'Alep (nord), et dans la province de Raqqa (nord), le fief des califatistes.

Bataille pour Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
Des raids aériens ont également visé les concentrations de Jihadistes de l'EI qui mènent une offensive contre la ville kurde d'Aïn al-Arab (Kobané en kurde), à la frontière turque.
Vidéos kurdes
Vidéo mise en ligne par les Kurdes montrant le franchissement de la frontière turco-syrienne par les volontaires kurdes :
https://www.youtube.com/watch?v=d1kMXX9B518&list=UUNE...
Une vidéo mise en ligne par les Kurdes montre des Jihadistes sous le feu kurde :
https://www.youtube.com/watch?v=e9lugUC_XiU&feature=p...
Vidéo du califat islamique :
Une vidéo mise en ligne par l’Etat Islamique montre l’offensive contre la ville kurde de Kobane (Syrie) - Impressionnant :
https://www.youtube.com/watch?v=lDJBHpkxtiA&feature=p...
Les Jihadistes de l’Etat Islamique prétendent pouvoir se rendre maître de la deuxième ville du Kurdistan syrien en moins d’une semaine.

Le Royaume Uni, le Danemark et la Belgique rejoignent la coalition internationale contre le califat islamique
La Grande Bretagne, le Danemark et la Belgique viennent de décider de rejoindre la coalition internationale contre le califat islamique.
Moins de 24 heures après la décision prise par le Parlement britannique, des chasseurs-bombardiers de la Royal Air Force (RAF) survolaient samedi 27 septembre l'Irak, prêts à frapper des positions de l’Etat islamique (EI). Six chasseurs-bombardiers Tornado de la Royal Air Force, basés sur la base chypriote d’Akrotiri, sont susceptibles de contribuer aux raids aériens au-dessus de l’Irak.  Les avions sont équipés de bombes à guidage laser et de missiles.
Outre les Tornado, la RAF dispose aussi dans la région d'un avion de surveillance RC-135 Rivet Joint qui permettra d’identifier les cibles potentielles.
"Il y a des cibles mobiles, des convois de combattants de l'EI que nous pouvons repérer avec une surveillance que nous allons renforcer", a expliqué vendredi le ministre de la Défense britannique, Michael Fallon.
Le Danemark a également décidé d’envoyer sept avions de chasse F-16 pour aider à combattre le califat islamique en Irak, a déclaré le Premier ministre, Helle Thorning-Schmidt, vendredi 26 septembre.
"Je suis très heureux qu'il y ait maintenant une large coalition, y compris les pays de la région qui veulent ... contribuer,» a-t-elle dit lors d'une conférence de presse, ajoutant que les avions de chasse danois ne participeraient pas au bombardement de cibles en Syrie.

Alliés arabes
En Syrie, les Américains ont pour l'heure été aidés par cinq alliés arabes - Jordanie, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar et Bahreïn - mais la France n'exclurait plus de frapper des cibles situées dans ce pays. La question est "posée", souligne une source au ministère de la Défense.

Installations pétrolières
La coalition a mené vendredi et samedi des frappes contre des installations pétrolières tenues par les jihadistes dans la province de Deir ez-Zhor (est de la Syrie). On sait, par ailleurs, que l'EI a arrêté le pompage dans six champs pétroliers par peur des bombardements.
L'EI, qui contrôle des raffineries en Irak et en Syrie, vend du pétrole en contrebande et en tirerait des bénéfices évalués entre 1 et 3 millions de dollars par jour, selon des experts.

Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) menace à son tour
Le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, a menacé, samedi 27 septembre, de représailles « dans le monde entier », ceci pour protester contre les bombardements effectués par l’armée de l’air américaine, depuis mardi 23 septembre, de cibles de l’Etat Islamique et du Front al-Nosra en Syrie.
« Ces États ont commis un acte horrible qui va les mettre sur la liste des cibles des forces jihadistes dans le monde entier », a prévenu le porte-parole d’Al-Nosra dans une vidéo diffusée sur internet, dénonçant ces frappes comme une « guerre contre l’islam ».

La Brigade Souqour esh-Sham rejoint le Front al-Nosra
On a appris aujourd’hui que la brigade Souqour esh-Sham, qui faisait partie de l’Armée Syrienne Libre, avait décidé de rejoindre le Front al-Nosra, sans doute à la suite des frappes aériennes de la coalition internationale. Pour elle, ces bombardements sont une assistance à l'armée de Bachar el-Assad. Cette brigade est financée par les hommes d’affaires des pays du Golfe et par de Syriens établis à l’étranger :
http://www.liveleak.com/view?i=165_1411919148

Des frappes américaines en Syrie ont tué sept civils, selon HRW qui veut une enquête
Les frappes aériennes américaines sur le nord-ouest de la Syrie ont tué au moins sept civils, a déploré l'organisation Human Rights Watch (HRW) appelant à l'ouverture d'une enquête sur une éventuelle violation du droit de la guerre.
L’ONG base ses informations sur le témoignage de trois habitants du village syrien de Kafr Deryan, dans la province d'Edleb, via un lien Skype, selon lesquels au moins deux hommes, deux femmes et cinq enfants auraient été tués par des tirs de missiles tôt mardi 23 septembre.
HRW précise toutefois que les "informations sont non confirmées" et que les deux hommes décédés pourraient être des combattants du front Al-Nosra.
Des images vidéo ont cependant été mises en ligne récemment et qui tendraient à confirmer que les frappes de la coalition ont tué des civils.
"Les Etats-Unis et leurs alliés en Syrie devraient prendre toutes les précautions possibles pour éviter de toucher des civils", a déclaré le vice-directeur de HRW pour le Moyen-Orient, Nadim Houry, dans un communiqué.
"Le gouvernement américain devrait enquêter sur de possibles frappes illégales qui auraient tué des civils, rendre publiques les conclusions et s'engager à prendre des mesures en cas de mauvaise conduite", ajoute-t-il.
"Les informations sur la mort d'au moins sept civils dans des frappes pour lesquelles il n'y avait peut-être pas d'objectif militaire légitime posent la question de savoir si les frappes étaient illégales et devraient être l'objet d'une enquête," conclut HRW.

Pas de modification de la politique U.S. envers Bachar el-Assad
Alors que les frappes en Syrie se poursuivent, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a répété que la guerre contre l'EI ne contribuait en rien au maintien au pouvoir du président Bachar al-Assad.
La guerre que mènent les Etats-Unis contre l’Etat Islamique (EI) ne contribuera en rien au maintien au pouvoir du président syrien Bachar al-Assad, a assuré vendredi 26 septembre le secrétaire d'Etat américain John Kerry.
De nombreuses voix s’étaient en effet élevées pour s’inquiéter de ce que les Etats-Unis pourraient finalement contribuer à secourir Bachar el-Assad en attaquant les concentrations jihadistes en Syrie.
"Dans cette campagne, il ne s'agit pas d'aider le président syrien Bachar al-Assad", a répondu John Kerry dans une tribune du journal Boston Globe.
"Nous ne sommes pas du même côté qu'Assad. Il est même l'aimant qui a attiré des combattants étrangers de dizaines de pays", venus se battre dans les rangs de l'EI, a argumenté le ministre américain.
Il a répété que le président "Assad avait perdu depuis longtemps toute légitimité" pour rester au pouvoir.
John Kerry réagissait à des propos du Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi dans le New York Times selon lesquels Washington lui aurait assuré que les frappes en Syrie ne viseraient pas le pouvoir de Damas.
"Nous avons eu une longue conversation avec nos amis américains et ils ont souligné que leur objectif en Syrie n'était pas de déstabiliser la Syrie", mais bien de "réduire les capacités" du groupe EI, a déclaré M. Abadi, cité par le journal.
Des diplomates américains ont martelé cette semaine que les Etats-Unis combattaient à la fois le groupe EI et le régime syrien, et qu'ils avaient opté pour une "voie alternative": entraîner et équiper les rebelles syriens modérés qui se battent contre deux ennemis.
L'aide à l'opposition syrienne non jihadiste "renforcera les conditions d'un éventuel règlement négocié d'une fin de conflit", a insisté M. Kerry, qui n'a pas abandonné l'idée d'une solution politique en Syrie selon les contours du processus de Genève. La dernière conférence internationale dite Genève-2 en janvier en Suisse avait totalement échoué.
L’administration américaine se trouve dans une situation délicate, obligée à la fois de rassurer Russes et Iraniens que l’opération menée en Syrie vise uniquement les Jihadistes. Les assurances données à Damas par plusieurs intermédiaires confirment, d’ailleurs, cet objectif américain. Mais il reste le problème de la révolte syrienne qui a été à l’origine de l’émergence de Jihadistes de plus en plus violents. Et les récentes déclarations du Qatar ne vont pas contribuer à rendre clair l’objectif poursuivi par les Etats-Unis.

Le Qatar réclame des frappes contre le pouvoir syrien
Le prince du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani a considéré que la bataille commandée par les Etats-Unis contre Daesh ne réussira pas si le président syrien Bachar el-Assad reste au pouvoir.
Dans une interview à la chaine de télévision américaine CNN, Tamim a dit : « Oui, nous devons faire face au terrorisme, mais je pense que la cause principale de tout ce qui se passe est le régime en Syrie. Ce régime doit être puni ».
Il a ajouté : « Si nous pensons que nous allons nous débarrasser des mouvements terroristes et laisser ces régimes, surtout le régime syrien, tous ces mouvements terroristes reviendront de nouveau ».
Il a fixé les objectifs du Qatar : « se débarrasser des groupes terroristes » en Syrie. Mais « l’objectif à long terme doit être celui d’attaquer le régime syrien. Tout ce qui se passe est dû au régime syrien, et nous devons le punir ».
Tamim a une nouvelle fois démenti que le Qatar finance les groupes radicaux, assurant son engagement dans la coalition internationale qui mène des frappes aériennes contre Daesh.
« Nous ne finançons par les extrémistes. Si vous parlez de certains groupes en Syrie et en Irak, nous les considérons tous des organisations terroristes », a-t-il dit, refusons que tous les groupes « islamistes » soient considérés comme terroristes, en allusion aux Frères musulmans et au Hamas.

Dempsey: une opération terrestre
Pour le chef d'état-major interarmées américain, le général Martin Dempsey, les  frappes aériennes ne suffiront pas à venir à bout des Jihadistes.
"Les raids aériens de la coalition contre l'EI cette semaine en Syrie ont désorganisé les structures de commandement du groupe jihadiste et réduit ses capacités logistiques, mais cela ne suffit pas", a affirmé vendredi 26 septembre lors d'une conférence de presse au Pentagone le plus haut gradé américain cité samedi par la BBC.
Et d'ajouter que la force terrestre était nécessaire, mais qu'elle ne devait pas être une force américaine.
Les Etats-Unis devront donc faire appel à des forces locales. En Irak, il n’y aura pas de gros problèmes à trouver des alliés. L’armée irakienne, les Peshmergas kurdes et les milices chiites sont prêtes à coopérer avec la coalition internationale pour venir à bout de l’EI. Il n’en sera pas de même en Syrie où les premiers efforts américains pour trouver, former et armer des rebelles « modérés » se sont révélés décevants.

Lavrov: demande une coopération avec les autorités de Damas 
En Syrie, les Américains vont se retrouver face à la Russie dont le soutien à Bachar el-Assad est indéfectible. Vladimir Poutine a d’ailleurs rappelé, mardi, 23 septembre, que les frappes devaient se faire avec l'accord de Damas.
Vendredi 26 septembre, le chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, a réaffirmé que la guerre anti-jihadiste devait se faire dans un cadre juridique international et "en coopération avec les autorités syriennes". Moscou veillera à ce que les actions militaires entreprises par la coalition contre les Jihadistes ne se transforment pas en actions contre l’armée assadiste.

Des Turcs manifestent en faveur de Daesh à Istambul
Une manifestation de soutien au peuple syrien, qui s’est vite qui s'est vite tranformée en manifestation de soutien à Daesh (Etat Islamique), a eu lieu à Istanbul en Turquie, sous les yeux des policiers turcs.
«  En traversant les rues du quartier Fateh à Istanbul, les manifestants ont arboré les drapeaux et des slogans de soutien à Daesh, et affirmaient vouloir soutenir ceux qui ont combattu pour le jihad en Irak et en Syrie et qui sont tombés en martyre pour Dieu », ont rapporté des medias turcs.
Les manifestants ont également scandé des slogans hostiles à l’impérialisme américain.
L’appel à ce rassemblement a été lancé par un mouvement turc qui se fait appeler le Hezbollah turc. Il s’agit en fait d’une organisation kurde armée qui a été fondée à la fin des années 70 du siècle dernier pour faire face au parti kurde le plus populaire, le parti des travailleurs kurdes (PKK), aux tendances laïques. Elle s’est fait remarquer par sa violence non seulement contre ce dernier, mais aussi contre ceux qui divergent avec elle. C’est le Hezbollah Turc qui est derrière l’assassinat du dirigeant islamique Ezzeddine Yalderim qui était le président une association caritative islamique, a indiqué Arab-Press.
A noter que le PKK a lancé une mise en garde au gouvernement turc l’accusant de mener une guerre contre le peuple kurde, et menaçant de reprendre la lutte armée à partir du mois prochain.
Cette position kurde est intervenue en riposte au refus turque de laisser paser des combattants kurdes vers la Syrie pour prêter main forte à la communauté kurde attaquée par Daesh.
Les volontaires turques ont quand même réussi à franchir la frontière pour rejoindre leurs frères syriens :
https://www.youtube.com/watch?v=hjaNFau2wkk&list=UUNo...

Les forces irakiennes repoussent une attaque jihadiste à 40km de Bagdad
Les forces pro-gouvernementales irakiennes appuyées par des raids aériens ont repoussé dimanche une attaque des jihadistes du groupe Etat islamique contre la localité d'Amriyat al-Fallouja, à une quarantaine de kilomètre à l'ouest de Bagdad, selon des sources de sécurité.
Aux alentours de 01H00 locale (22H00 GMT), les combattants de l'EI ont lancé une attaque "sur deux fronts" et "les combats ont duré cinq heures", a affirmé à l'AFP le responsable de la police locale, Aref al-Janabi, en précisant que des membres de tribus sunnites s'étaient joints aux soldats et policiers pour défendre la ville.
"L'aviation est intervenue et a tué quinze" combattants jihadistes, a-t-il assuré.
Le chef militaire de l'EI dans la ville voisine de Fallouja, qu'il a désigné sous le nom de Moullah Jassem Mohammad Hamad, a péri au cours de l'offensive, selon lui. Ce décès a été confirmé par un officier des renseignements dans la province d'Al-Anbar, où se situe Amriyat al-Fallouja.

Mais l’armée irakienne a subi plusieurs défaites depuis ces derniers jours
La nouvelle de l’échec de l’offensive jihadiste à Amriyat al-Fallouja va peut être remonter le moral de l’armée irakienne. Elle en aura d’autant plus besoin qu’elle a essuyé plusieurs défaites au cours des derniers jours dans la province d'Al-Anbar, avec notamment l'attaque de bases par des jihadistes au nord de Fallouja.
Selon un responsable de sécurité, au moins 155 combattants pro-gouvernementaux ont été tués ou portés disparus dans un raid contre une base à Saqlawiya il y a une semaine. Les jihadistes ont assuré avoir tué 300 d'entre eux.

Situation au Kurdistan irakien
Les Peshmergas poursuivent lentement leur avance, libérant village après village. La difficulté est due au fait que les Jihadistes de l’EI ont piégé les secteurs abandonnés et les artificiers kurdes doivent « nettoyer » les lieux centimètres par centimètres à leurs risques et périls :
https://www.youtube.com/watch?v=7FwzqsazsWE&list=UUNo...

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)