05/01/2018

BELGIQUE : Un jihadiste belge de Daech détenu en Irak avoue son implication dans des attentats

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Tarik Jadaoun, originaire de Verviers, un jihadiste membre de l’État islamique (Daech), est en prison en Irak, où il risque la peine de mort.
A la mi-décembre 2017, il avait affirmé dans une interview qu’il souhaitait collaborer avec les services de sécurité belges et qu’il n’avait pas réellement combattu pour Daech. Pourtant, une réalité complètement différente s’est dégagée des auditions avec les services de sécurité américains, que Het Laatste Nieuws a réussi à obtenir et a publié vendredi. Le djihadiste a admis son implication dans plusieurs attaques et avoué qu’il était prêt à mener des attaques contre la Belgique.
Dans une interview accordée à la VRT le mois dernier, Tarik Jadaoun, également connu sous le nom d’Abou Hamza Al-Belgiki, 29 ans, avait réfuté être un leader au sein du groupe terroriste. Il se présentait plutôt comme un suiveur dans le groupe et qu’il avait simplement choisi le mauvais côté.  Selon ses propres mots, Jadaoun serait rongé par les remords et prêt à collaborer avec les services de sécurité belges. Il pense sans doute que ces affirmations lui permettront d’éviter la peine de mort en Irak.
Cependant, le djihadiste a avoué aux enquêteurs américains un autre aspect de ses activités . Il leur a avoué son implication directe dans plusieurs attentats – dont au moins deux ayant entraîné la mort en Europe – et qu’il aurait participé volontairement à ce carnage. En novembre 2017, il avait juré ne pas savoir si de nouvelles attaques étaient prévues, alors qu’en décembre, il  confirmait que des terroristes liés à l’Etat islamique seraient cachés en Europe.

20:09 Publié dans Etat Islamique, Etats-Unis, Irak | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

02/01/2018

Israël adopte une loi visant à compliquer le partage de Jérusalem

Le Parlement israélien a adopté mardi 2 janvier 2018 un projet de loi visant à compliquer le passage sous souveraineté palestinienne de certaines zones de Jérusalem dans le cadre d’un futur accord de paix.
Le texte, approuvé à 64 voix contre 51, balaie encore plus les espoirs d’une solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien, moins d’un mois après la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.
L’adoption de cette loi intervient quelques jours après le vote du comité central du Likoud –parti de droite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu– d’une résolution demandant à ses parlementaires de pousser en faveur de l’annexion des colonies de Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 50 ans.
Proposée par une députée du parti nationaliste religieux Foyer juif (Beit Yehudi), la loi adoptée mardi prévoit que toute cession aux Palestiniens de ce qu’Israël considère comme faisant partie de Jérusalem nécessitera un vote à la majorité des deux-tiers des députés. Elle permet également de modifier la définition « municipale » de Jérusalem, certains secteurs de la ville pouvant ainsi « être déclarés comme des entités séparées« , selon un communiqué du Parlement.
Israël occupe Jérusalem-Est et la Cisjordanie depuis la guerre de 1967. Il a ensuite annexé Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. L’Etat hébreu considère l’ensemble de Jérusalem comme sa capitale tandis que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. La question de Jérusalem est un des problèmes les plus épineux du conflit israélo-palestinien.
« Nous avons garanti l’unité de Jérusalem« , a tweeté après le vote le ministre de l’Education Naftali Bennett, chef du Foyer juif (Beit Yehudi).  « Le mont des Oliviers, la Vieille ville et la cité de David resterons nôtres à jamais« , a-t-il ajouté, faisant référence à des lieux situés dans la partie palestinienne de Jérusalem, dont le quartier de Silwan. Dov Khenin, un député de l’opposition, a estimé que cette nouvelle loi devrait être appelée « la loi pour empêcher la paix » et craint qu’elle ne provoque « un bain de sang« .
Vives réactions des Palestiniens
Pour le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, les Israéliens prennent de telles décisions parce qu’ils bénéficient du soutien des Etats-Unis. « L‘administration américaine adopte les positions de l’occupation« , a-t-il affirmé à la radio, assurant que les Palestiniens allaient « se battre contre les tentatives américaines et israéliennes d’imposer des solutions« .
Annoncée le 6 décembre, la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël rompt avec des décennies de diplomatie américaine et internationale et continue à causer l’émoi dans les Territoires palestiniens.
Pour le président palestinien Mahmoud Abbas, les Etats-Unis ne peuvent plus jouer leur rôle historique de médiateur de paix. Lundi, il a déploré que la Maison Blanche ait « refusé de condamner les implantations de colonies israéliennes ainsi que les attaques systématiques et les crimes de l’occupation israélienne contre le peuple de Palestine« .
Pour Nabil Abou Rudeina (photo ci-contre), porte-parole de l’Autorité Palestinienne (AP), la loi sur Jérusalem-Est est une déclaration de guerre. Abou Rudeina.jpg
Abou Rudeina a déclaré, mardi 2 janvier 2018, que les résultats du vote à la Knesset prouvaient qu’Israël avait quitté le processus de règlement politique du conflit et tentait maintenant d’imposer sa décision aux Palestiniens.
Le porte-parole de Mahmoud Abbas a également noté que la déclaration de Donald Trump et les décisions de la Knesset ne sont pas valables. « Nous ne permettrons pas à Israël d’aborder seul les questions concernant l’avenir de toute la région« , a-t-il déclaré.
pour Abou Rudeina Israël et les Etats-Unis «poussent la région vers l’abîme».

 

 

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22/12/2017

2 Palestiniens tués par l'armée israélienne lors du 3ème "vendredi de la colère" à Gaza

Deux Palestiniens ont été tué vendredi par des tirs de soldats israéliens dans la bande de Gaza lors de manifestations contre la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme la capitale d'Israël, a indiqué le ministère de la Santé gazaoui.
Les deux Palestiniens ont été atteint par des balles à la poitrine. Le premier, Zakaria Al-Kafarneh (24 ans est mort  près de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, lors de heurts le long de la barrière séparant Israël de l'enclave palestinienne.
Ce sont désormais dix Palestiniens qui ont perdu la vie dans les violences provoquées par la décision américaine annoncée le 6 décembre. Deux des Palestiniens tués depuis le 6 décembre l'ont été par des frappes israéliennes en représailles à des tirs de roquette de la bande de Gaza. Les autres ont trouvé la mort dans des affrontements avec les forces israéliennes, dans la bande de Gaza ou en Cisjordanie.
Par ailleurs, six autres Palestiniens ont été blessés par des balles réelles lors des rassemblements auxquels ont pris part des centaines de personnes en différents points de la barrière, a dit le ministère.
Le Hamas, qui gouverne la bande de Gaza, avait appelé à une nouvelle "journée de la colère" après la prière.

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19:10 Publié dans Etats-Unis, Gaza, Hamas, Israel, Jabalia, Jérusalem | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |