03/08/2014

3 août 2014 - Nouvelles des Guerres moyen-orientales

Syrie

Province de Deir ez-Zhor
Les rebelles et les tribus ont expulsé les Jihadistes de l’Etat Islamique de localités situées entre al-Mayadin et Boukamal dans la province de Deir ez-Zhor :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...
Il est intéressant de suivre l’évolution de ce nouveau conflit entre les Jihadistes de l’Etat Islamique et les tribus sunnites car celui-ci pourrait très vite débordé du côté irakien.

Alep
Les insurgés semblent gagner du terrain à Alep, affrontant avec succès l’armée d’Assad et les supplétifs shabbiha autour de l’académie militaire dans la banlieue al-Assad à l’ouest de la ville.
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...
Les combats étaient particulièrement violents dans la nuit du 2 au 3 août dans la banlieue al-Assad:
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...
Autre vidéo des combats dans la banlieue al-Assad :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...
Les Kataeb al-Zanki participent également à l’assaut des positions du régime dans la banlieue al-Assad à l’aide de blindés :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...
Le minaret d’une mosquée s’écroule au cours des combats dans la banlieue al-Assad :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...

Raqqa
Visite de la caserne du régiment 17 après que celle-ci ait été prise par les Jihadistes de l’EI (Daesh) :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...


Damas
Déclaration d’un chef rebelle selon laquelle les objectifs appartenant aux services de sécurité ou à l’armée d’Assad dans  la capitale vont désormais être bombardés :
https://www.youtube.com/watch?v=yIPi6hqPDW8&list=UUni...
Au moins 44 personnes ont été tuées dimanche 3 août dans des raids de l'armée d'Assad sur deux villes tenues par les rebelles et des attaques d'insurgés sur la capitale.
Trente-deux personnes, dont des femmes et des enfants, ont péri dans des raids de l'aviation syrienne sur Douma et Kfarbatna, deux villes tenues par les rebelles près de Damas.
Douma et Kfarbatna sont situées dans la région de la Ghouta orientale, à l'est de la province de Damas, fief des rebelles du Front Islamique (pro-saoudien) que l'armée d'Assad tente de reconquérir.
Douma est assiégée par l'armée syrienne depuis plus d'une année et a à plusieurs reprises été bombardée ces dernières semaines par les troupes de Assad.
Alors que l'armée d'Assad bombarde les localités rebelles autour de la capitale, des obus tirés par les rebelles sont tombés sur des quartiers de Damas, faisant 12 morts.

Qalamoun (proche de la frontière libanaise)
Un avion militaire syrien abattu dans le jurd de Qalamoun :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...
Les affrontements entre les rebelles sunnites et l’armée d’Assad appuyée par le Hezbollah sont extrêmement violents dans le Qalamoun :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...
Les rebelles ont réussi à s’emparer d’un char de l’armée d’Assad :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...

Et les combats sont en train de déborder de l’autre côté de la frontière libanaise :
Dix soldats libanais ont été tués et 13 sont portés disparus dans des combats dans la région d'Ersal, frontalière de la Syrie, qui ont éclaté samedi 2 août. L’étincelle qui a mis le feu aux poudres dans cette région aura été l'arrestation dans la ville libanaise d'Ersal d’Imad Ahmad Jomaa, un membre présumé du Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.
25 autres soldats libanais ont été blessés, dont quatre officiers, et 13 soldats.  .
L’incident entre des Sunnites armés et l’armée libanaise a eu des répercussions immédiates dans toute la région frontalière de la Syrie où l’armée libanaise s’est vue contrainte de faire face à un grand nombre de rebelles syriens. 

Une tâche difficile pour l’armée libanaise : Faire respecter l’ordre sans se confondre avec le Hezbollah
L'armée libanaise a promis samedi d'agir de façon "résolue et ferme", affirmant qu'elle ne permettrait "à personne de transférer le conflit de la Syrie" vers le territoire libanais. Mais il sera difficile de se différencier des combats que mène le Hezbollah, de l’autre côté de la frontière, contre ces mêmes rebelles sunnites.
D’ailleurs, dès qu’a été connu l’incident d’Ersal, la tension s’est brusquement ravivée dans la grande ville du nord du Liban, Tripoli. Deux soldats ont été blessés dans de nouveaux affrontements à Tripoli au cours desquels des roquettes antichar de type RPG et des engins explosifs artisanaux ont été utilisés.

Les Etats-Unis affichent leur inquiétude
Les Etats-Unis ont "fermement" condamné les attaques contre les forces de sécurité libanaises, affirmant leur "fort soutien" aux institutions de l'Etat libanais, selon un communiqué du département d'Etat, qui appelle en outre toutes les parties à respecter la neutralité du Liban face aux conflits régionaux.
L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban a rencontré dimanche le commandant de l'armée libanaise pour affirmer son soutien, selon un communiqué de l'ambassade.

Irak
Les jihadistes de l'Etat islamique (EI) ont pris dimanche 3 août la localité irakienne de Sinjar, aux combattants kurdes. Il était difficile pour les Peshmergas kurdes de garder le contrôle de cette ville en raison de son importance stratégique pour les Jihadistes, étant située sur  la route 47 à mi-chemin entre Tall Afar et la frontière syrienne.
"Les peshmergas se sont repliés dans les zones montagneuses et sont rejoints par des renforts", a déclaré un responsable kurde. Il se pourrait qu'ils tentent une contre-offensive dans un avenir proche.
Des dizaines de milliers de personnes, pour la plupart membres des minorités irakiennes, turcomans chiites, yazidis et Chabaks, s'étaient réfugiées dans cette ville après avoir fui l'offensive lancée le 9 juin par l'EI et ses alliés sunnites.
On estime que près de 200 000 personnes ont fui Sinjar avant la prise par l’EI, certaines en direction des montagnes avoisinantes qui sont toujours sous contrôle kurde, et également en direction de Dohouk, dans la région autonome du Kurdistan irakien.
Peu après avoir pris la ville, les combattants de l'EI ont détruit le petit sanctuaire chiite de Sayyeda Zaineb.

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

28/07/2014

Daesh (Etat Islamique) et le Front al-Nosra, représentant officiel d’al-Qaïda en Syrie, vont bientôt s’affronter dans le jurd de Qalamoun et les montagnes syro-libanaises

Les Jihadistes de l’EI sont de retour dans le Qalamoun
Les combattants de l’Etat Islamique (Daesh) avaient quitté le jurd de Qalamoun quelques jours avant la prise de la ville de Yabroud par le Hezbollah et les soldats fidèles à Assad.  Mais les Jihadistes de Daesh, sous les ordres d’Abou Hassan al-Falastini (le Palestinien) sont depuis revenus dans la région. Abou Hassan al-Falastini avait été membre de Fatah al-Intifada, une organisation jihadiste qui avait affronté l’armée libanaise dans le camp de Beddaoui, près de Tripoli, pendant trois longs mois. Abou Hassan avait alors réussi à regagner le camp de réfugiés de Yarmouk et avait fait plusieurs séjours dans les geôles syriennes avant d’être "opportunément" libéré et de rejoindre l’Etat Islamique appelé à l’époque Etat Islamique d’Irak et du Levant (EIIL).
C’est en raison de son séjour au Liban qu’Abou Hassan est également connu parmi les Syriens sous le nom de guerre d’ Abou Hassan al-Loubnani» (le Libanais). 
L’arrivée en force des Jihadistes de l’EI dans la région du Qalamoun et les secteurs montagneux à cheval sur la frontière libano-syrienne pourrait provoquer, dans un bref avenir, un violent conflit entre les deux frères, jihadistes mais ennemis dans la région.

Les rebelles et le Hezbollah libanais s’affrontent depuis des mois dans le Qalamoun
Le Qalamoun a été le théâtre de violents combats entre les rebelles jihadistes, comprenant des membres du Front al-Nosra et de l’EI, se battant coude à coude, d’un côté et le Hezbollah libanais, les soldats fidèles à Assad et même des combattants chiites irakiens, d’autre part. Les pertes ont été très importantes des deux côtés, les combats étant particulièrement difficiles dans cette région montagneuse à cheval sur la frontière libano-syrienne. Le Hezbollah a néanmoins réussi à occuper pratiquement toutes les localités de la région et pensait avoir chassé les Jihadistes. Mais ceux-ci se sont retranchés dans les montagnes et caché dans des grottes. Et les combats n’ont jamais cessé. Le nombre des tués au sein du Hezbollah ne cesse de croître. Samedi 26 juillet, on apprenait, par exemple, que le propre neveu de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, avait été tué près d’Ersal, une localité libanaise proche de la frontière syrienne devenue une place forte des jihadistes. Hamza Yassine, le neveu, était chef d’une unité d’élite de l’organisation chiite libanaise.
 
L’Etat Islamique publiait sur Twitter les photos de ses combats contre le Hezbollah
Les Jihadistes de l’Etat Islamique ont à l'époque diffusé sur Twitter des photos de leur engagement contre le Hezbollah. Ils tenaient à montrer qu’ils étaient à la tête du combat contre les Chiites.

Depuis leur retour, l’Etat Islamique a été rejoint par plusieurs groupes de combattants islamistes rebelles
On a observé que plusieurs groupes de combattants rebelles avaient fait ces derniers temps allégeance à l’Etat Islamique. Il ya quelques jours, 500 éléments armés de la brigade « Aube de l’Islam » (Fajr al-Islam) dirigés par Abou Ahmed al-Jami’a ont annoncé avoir fait allégeance au « calife Ibrahim» (Abou Baker al-Bagdadi). Ils ont mis en ligne une vidéo où on voit  des dizaines de combattants de l’Aube de l’Islam proclamer leur ralliement. Il faut préciser que la plupart des militants de cette brigade sont originaires de Qousseir, une ville syrienne proche de la frontière libanaise qui avait été capturée après une sanglante bataille par le Hezbollah libanais pour le compte de Bachar el-Assad. Depuis la ville a été « chiisée » avec l’arrivée massive dans la ville de Libanais de confession chiite.  Défaits à Qousseir, les combattants de la brigade Aube de l’Islam avaient alors rejoint les Jihadistes du Front al-Nosra.
«L'aube de l'Islam» n’est pas la seule faction qui a juré allégeance à «l'Etat Islamique». Des informations signalent que le «bataillon Bilal Habashi» dirigé par le Syrien Raad Hammadi s’est lui aussi rallié à «Etat islamique». Une autre Information indique que le «bataillon al-Farouk» dirigé par Abou Omar Werdan,  qui s'était rendu célèbre lors du siège de Homs, serait sur le point de rallier l'Etat Islamique. 
En plus de ces brigades rebelles, on observe avec attention ce que va faire le «Premier Régiment Commando» dirigé par Idris al-Ma’arouf connu sous le nom de guerre d’Abou Ghazi, un groupe fort de plusieurs centaines de combattants. Aux dernières nouvelles, ce régiment rebelle coopère encore avec le Front al-Nosra.

Abou Hassan al-Falastini de l’EI et Abou Malek al-Souri du Front al-Nosra sont à couteaux tirés
Il est bien loin le temps ou l’EIIL et le Front al-Nosra luttaient côte à côte contre le Hezbollah libanais et les troupes d’Assad. Les combattants de l’EIIL étaient encore peu nombreux et ils avaient pris la sage décision de plutôt synchroniser leurs actions avec le chef local du Front al-Nosra, cheikh Abou Malek as-Souri. Leur place forte était à l’époque la localité de Rima dans le Qalamoun. Mais les Jihadistes de l’EI ont du sagement abandonner la région pour trouver refuge à l’est de la ville de Homs, au moment où le Hezbollah libanais s’emparait des localités rebelles les unes après les autres.
Revenu en force dans la région à la tête de ses troupes, Abou Hassan al-Falastini a bien l’intention de s’imposer, au grand dam d’Abou Malek al-Souri (le Syrien), le chef local du Front al-Nosra (al-Qaïda).
Abou Hassan suit la politique propre à l’EI, c’est-à-dire hégémonique et brutale. Son objectif est non seulement de combattre le Hezbollah et les soldats d’Assad, mais aussi de liquider tous ceux qu’il considère comme des infidèles, qu’ils soient syriens ou libanais.

L’EI est aujourd’hui aussi fort que le Front al-Nosra
Grace aux récents ralliements, l’Etat Islamique est aujourd’hui aussi fort en termes numériques que son concurrent, le Front al-Nosra et certainement beaucoup plus efficace sur le plan militaire.
C’est pourquoi Abou Mohammad al-Joulani, le chef du Front al-Nosra, devrait avoir beaucoup de mal à résister à l’avancée de l’Etat Islamique dans la région du Qalamoun.

Front de la Ghouta orientale
Le chef du Front Islamique (pro-saoudien) reçoit les hommages de la foule dans une mosquée de la Ghouta orientale, une place forte du Front, à l'occasion de la fête de l'Aïd el-Fitr. Remarquez la popularité de ce chef de guerre :
https://www.youtube.com/watch?v=zE7K9Vy8bFE&feature=p...

Front de Deraa (Sud syrien)
L'Armée Syrienne Libre poursuit son offensive au sud de la Syrie comme en témoigne cette vidéo d'un violent combat de nuit :
https://www.youtube.com/watch?v=Y7nJ-U1d5lM&feature=p...

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

17/07/2014

Nouvelles de Syrie : 17 juillet 2014

Le pro-saoudien Zahran Aloush, chef du Front Islamique, est toujours vivant
Zahran Aloush, le chef du Front islamique, un rassemblement de brigades syriennes rebelles  aidé par l’Arabie saoudite que l’Etat Islamique (Daesh) affirmait avoir tué au cours d’un attentat suicide, est toujours vivant comme en témoigne cette vidéo. Zahran avait réussi à stopper l’avancée des jihadistes de Daesh vers la région de Damas.
http://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehLW...

L'Etat islamique s'empare d'un gisement de gaz près de Homs
Les combattants de l'Etat islamique (EI ou Daesh) ont pris le jeudi 17 juillet le contrôle du gisement de gaz de Chaar, au centre du pays,  au nord de Palmyre.
L’offensive de Daesh a commencé par un attentat kamikaze selon une tactique qui lui est coutumière. Les combattants de l’Etat Islamique ont pris ensuite huit barrages de l’armée avant d'occuper le champ gazier. Vingt-trois membres des forces de sécurité qui défendaient le gisement ont été tués dans l'attaque menée par les islamistes qui ont perdu une douzaine de combattants.
On est sans nouvelles de 340 membres des forces de défense nationale (milice pro-régime), des gardes et des trois techniciens se trouvant sur ce camp au moment de sa capture par Daesh.
L’armée syrienne va tenter de reprendre le site et procède actuellement à d’intenses bombardements.

Damas
Une tentative d’assaut des rebelles en direction de la place des Abbassides à partir du quartier rebelle de Jobar était prévue pour le mercredi 16 juillet. Une source proche du Hezbollah a affirmé que les miliciens sunnites s’étaient regroupés dans un immeuble proche de la place. Mais les forces fidèles à Bachar el-Assad ont réussi à détruire l'immeuble, tuant un grand nombre de rebelles.
Visite du front de Jobar (côté rebelle) donnant sur  la place des Abbassides à Damas. Progression à travers les tunnels :
http://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehLW...
Tandis que l’aviation du régime bombarde le quartier de Jobar :
http://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehLW...

Poursuite de la bataille du Qalamoun, à la frontière libano-syrienne
Des combats violents se déroulent depuis plusieurs jours dans le massif montagneux du Qalamoun à la frontière libano-syrienne entre l’armée syrienne et le Hezbollah libanais d’un côté et l’Armée syrienne libre et le Front al-Nosra (al-Qaïda) de l’autre. On estime qu’entre 3000 et 5000 rebelles sunnites sont retranchés dans ces montagnes.

La carte ci-dessus montre au bas de la ligne rouge le Liban avec la localité d’al-Qaa à gauche et Ersal à droite.

Qalamoun 1.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’objectif des forces du régime syrien est de contrôler les nombreuses hauteurs qui surplombent la localité libanaise d’Ersal, et celles qui surplombent les versants Nord-est et sud-est de la Bekaa.
Les rebelles syriens auraient eu 55 tués au cours de ces combats, parmi lesquels Omar Yakzane, un membre important des brigades islamistes Abdallah Azzam. Yakzane était le bras droit du religieux islamiste Sirajeddine Zreikat.
Qalamoun 2.jpg 












Damas dans le carré en rouge – Rankous au-dessus

Le Hezbollah libanais supporte le gros de la bataille
Le Hezbollah libanais a supporté le gros de la bataille, appuyé par les hélicoptères de combat de l’armée syrienne.  La tactique employée par la milice chiite libanaise était d’encercler et d’isoler les différents groupes rebelles et les anéantir les uns après les autres.
E problème est que les insurgés sunnites se sont infiltrés dans les régions montagneuses tant en Syrie qu’au Liban et pourraient déplacer la bataille vers les localités chiites de la Bekaa libanaise, considérées comme des places fortes du Hezbollah. Cette éventualité est d’autant plus inquiétante que la communauté sunnite est chauffée à blanc actuellement au Liban, exaspérée par les évènements de Gaza et enthousiasmée par les succès sunnites en Irak.
 
Un jihadiste marocain commet un attentat suicide contre l'armée syrienne
Dans la Ghouta (région de Damas), un attentat suicide à la une voiture piégée a été perpétrée mercredi 16 juillet dans la localité de Mleiha, conquise par les rebelles en avril 2013 et reconquise pour moitié par l’armée syrienne au début du mois de mai 2014. Le kamikaze a visé un barrage de l’armée syrienne dans le but de briser le blocus qu’elle impose à cette région. L’auteur de l’attentat est un membre du Front al-Nosra de nationalité marocaine.

Des Islamistes libyens participent à la bataille de Rass el-Aïn contre les Kurdes
La bataille menée par Daesh contre la localité kurde de Rass el-Aïn fait toujours rage. Elle a été baptisée par les Jihadistes de l'EI « Badr al-Koubra » (en allusion à la bataille menée par le prophète Mohammad contre les infidèles). Des renforts ont été dépêchés des deux côtés : de nombreux Kurdes de Turquie et d’Irak venus défendre Rass el-Aïn d’un côté et des Jihadistes arabes et étrangers de l’autre. A noter que la brigade islamiste libyenne Bitar participe aux combats aux côtés de Daesh.

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)