19/10/2017

Syrie : Le célèbre général Zahreddine - héros de la défense de Deir ez-Zhor - tué au combat

Syrie 

Bataille de Deir ez-Zhor
Le célèbre général Zahreddine - héros de la défense de Deir ez-Zhor - tué au combat
Général Issam Zahreddine 
Le général de l'armée syrienne Issam Zahreddine, qui a tenu tête pendant trois ans aux jihadistes de l'Etat islamique qui assiégeaient Deir ez-Zhor, est mort, ont rapporté mercredi des médias pro-gouvernementaux.
Le commandant de la 104e Brigade de la Garde républicaine syrienne a été tué par l'explosion d'une mine près de l'île de Saqr, place-forte de Daech.
Le général Zahreddin commandait au début de la guerre les détachements de la garde républicaine qui ont "nettoyé" les quartiers de la banlieue de Damas.
Ces trois dernières années et demie, il a organisé la défense de la ville et de la base aérienne de Deir-ez-Zhor assiégées par les jihadistes de Daech. 
Au début de septembre, les défenseurs de la ville sous le commandement du général Zahreddine et les troupes d'assaut du général Suheil ont réussi à briser le siège de Deir ez-Zhor et de l'aéroport militaire. 

Jean René Belliard

ptolemee@belliard74.com

16/10/2017

Irak : La résistance des forces kurdes s'effondrent en raison de dissensions internes entre le PDK et l'UPK

Irak

La résistance des forces kurdes s'effondrent en raison de dissensions internes entre le PDK et l'UPK 
La résistance des forces kurdes à l'offensive menée par l'armée irakienne et les milices chiites s'est effondrée dès le premier jour de combat en raison de dissensions internes.
Alors que le Parti Démocratique du Kurdistan de Barzani (PDK) a déclaré qu'il resterait sur ses positions et se battrait jusqu'au bout, l'Union Patriotique du Kurdistan (UPK) semble avoir abandonné le combat et laissé entrer les forces adverses.  
Du coup, le PDK de Masoud Barzani a accusé l'UPK d'avoir abandonné Kirkouk et les États-Unis pour leur absence de soutien. 
Signe de l'effondrement de la résistance kurde, les forces irakiennes ont pris le contrôle du siège du gouvernorat de Kirkouk
Forces irakiennes à l'intérieur du bureau du gouverneur à Kirkouk 
Le contre-terrorisme et la police irakienne ont pris lundi 16 octobre  le contrôle du siège du gouvernorat de Kirkouk, désert, où seul le drapeau irakien est désormais hissé, a indiqué le général Raëd Jawdat, qui dirige la police fédérale.
Le gouverneur Najm Eddine Karim, limogé par Bagdad il y a un mois pour avoir décidé d'organiser le référendum d'indépendance kurde dans cette province disputée, n'était pas présent lors de l'entrée des forces, a indiqué une source au sein de gouvernorat.
Des conséquences sur la guerre contre l'Etat islamique 
Le porte-parole militaire américain à Bagdad a qualifié la situation de "stable" mais a déclaré que la "tension accrue" avait distrait les forces irakiennes de la lutte contre les jihadistes de l'Etat islamique. 
La coalition dirigée par les Etats-Unis contre l'Etat islamique, qui soutient à la fois l'armée irakienne et les forces peshmergas, a déclaré qu'elle "exhortait toutes les parties à éviter des actions d'escalade" et n'a montré de soutien à aucune des parties en conflit.   
Des milliers de civils fuient Kirkouk après le retrait confus des Peshmergas
« Des milliers de civils ont fui la ville de Kirkouk, vers les provinces du District du Nord de l'Irak, à cause du retrait confus et chaotique des Peshmergas de la ville», a déclaré lundi une source sécuritaire irakienne.  
« Ce retrait a suscité la peur parmi les familles kurdes, ce qui les a contraint de fuir d'urgence », a indiqué le capitaine Hamed al-Obeidi, un officier de la police de Kirkouk.  
A la suite de la progression rapide des forces fédérales vers la ville, des milliers de Kurdes l'ont fuie, avec leurs familles, en direction des autres provinces du District, a noté l'officier. 
 
Vidéo des combats de la nuit (vidéo Peshmerga) :
Vidéo d'un échange de tirs à Kirkouk (côté Peshmergas) : 
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Vidéo (côté Peshmergas) : 
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Vidéo (côté Hashed al-Chaabi - milices chiites) montrant des civils chiites (arabes ou turkmènes) applaudissant lorsqu'un char de Hashed al-Chaabi abat une pancarte de Barzani, le leader kurde : 
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Jean René Belliard

ptolemee@belliard74.com

15/10/2017

Syrie : Raqqa : Accord des FDS pour l'évacuation des jihadistes syriens et étrangers

Syrie 
Raqqa
Raqqa : Accord des FDS pour l'évacuation des jihadistes syriens et étrangers
Des combattants étrangers de l'Etat islamique (Daech) ont pu quitter la ville syrienne de Raqqa à la faveur d'un accord conclu la veille, a indiqué dimanche 15 octobre un responsable local, alors que l'ancien bastion jihadiste est sur le point de tomber.
"Une partie des combattants étrangers a quitté" la ville, a déclaré Omar Allouche, un haut responsable du Conseil civil de Raqqa, interrogé sur l'accord d'évacuation annoncé samedi. Il n'a pas confirmé combien de jihadistes ont quitté la ville samedi, ou encore leur destination.
Par ailleurs, un groupe de combattants syriens de l'EI a également évacué Raqqa dans la nuit de samedi à dimanche, emmenant avec eux des civils pour s'en servir de boucliers humains. "Le dernier groupe de combattants est parti durant la nuit", a dit à Reuters Mostafa Bali, un porte-parole des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), la coalition arabo-kurde qui assiège la ville avec l'appui des forces de la coalition menée par les Etats-Unis.
Samedi, M. Allouche avait indiqué à l'AFP qu'un accord avait été trouvé pour l'évacuation des jihadistes syriens et étrangers de Raqqa. Cet accord a été négocié par les chefs tribaux de la région de Raqqa, qui disent vouloir éviter un "bain de sang" lors de l'assaut contre le dernier réduit de l'EI. Le groupe jihadiste ne contrôle plus qu'environ 10% de la ville.
La coalition internationale emmenée par Washington, qui soutient les combattants anti-jihadistes engagés dans la bataille, avait auparavant annoncé le départ d'un "convoi" de Raqqa après un accord d'évacuation, sans évoquer le sort des jihadistes syriens et assurant que les combattants étrangers seraient exclus de l'accord.
Le Conseil civil de Raqqa est une administration locale mise en place par les FDS engagées à Raqqa.
3.000 civils ont pu fuir Raqqa avant l'assaut final
Plus de 3.000 civils ont réussi à fuir Raqqa, où restent encore des familles de combattants jihadistes, a indiqué à l'AFP un porte-parole des FDS.
"Plus de 3.000 civils ont fui (Raqqa) samedi soir en vertu d'un accord et ont rejoint des zones contrôlées par les Forces démocratiques syriennes (FDS)" , a déclaré Talal Sello, un de leurs porte-parole. "Il n'y a plus de civils à Raqqa", à l'exception des membres des familles de jihadistes, a-t-il ajouté.
Il reste 200 à 300 "jusqu'au-boutistes" de Daech à Raqqa, selon les FDS
Talal Selo a également indiqué, dimanche 15 octobre, qu'il restait à Raqqa 200 à 300 combattants de l'Etat islamique (Daech), presque tous étrangers, après l'évacuation des combattants syriens et de la quasi totalité des civils qu'ils retenaient.
Les FDS ont annoncé peu après avoir lancé "l'assaut final" contre le dernier réduit des jihadistes.
 
Jean René Belliard