04/10/2017

L'Etat islamique attaque le tribunal de Misrata

Libye 
Misrata
L'Etat islamique attaque le tribunal de Misrata 
Deux militants de l'Etat islamique ont lancé une attaque contre le tribunal de la ville de Misrata. 
Les jihadistes sont entrés à l'intérieur du bâtiment et ont commencé à tirer au fusil d'assaut AK-47 et au RPG (Rocket Propelled Gun). Un des jihadistes est alors monté à l'étage où il s'est fait exploser.
L'agence Amaq, affiliée à l'Etat islamique, a revendiqué l'attaque au nom de Daech précisant que l'attaque avait été menée par des «Ingimasi [kamikazes] du califat».  
Les deux militants de l'Etat islamique seraient arrivés devant le bâtiment du tribunal dans une voiture aux vitres teintées. L'attaque a eu lieu alors que le procès de membres de Daech
se déroulait dans le bâtiment.  
Selon un premier bilan, au moins 4 personnes ont été tuées et 21 autres blessées, mais il faut s'attendre à un bilan beaucoup plus lourd.
Vidéo de l'attaque :
Les milices de Misrata 
Misrata a perdu plus de 700 combattants entre août et décembre 2016 lors de l'offensive contre Syrte, bastion de l'Etat islamique en Libye. Les forces de Misrata étaient alors soutenues par l'armée de l'air américaine. 

 

20:19 Publié dans Etat Islamique, Libye, Misrata, Syrte | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

01/10/2017

Syrie : Daech s'empare d'Al-Qaryatayn, ville symbolique dans le centre de la Syrie

Syrie 
Qaryatayn
Daech s'empare d'Al-Qaryatayn, ville symbolique dans le centre de la Syrie
L'Etat islamique (Daech), a pris, dimanche 1er octobre, le contrôle d'une ville symbolique au centre du pays après une offensive surprise contre les forces du régime.
La ville d'al-Qaryatayn est située au sud-est de Homs dans le désert syrien.  La ville a longtemps été un symbole de coexistence entre les musulmans et les chrétiens en Syrie. En avril 2016, les forces du régime avaient repris la ville aux jihadistes avec le soutien de la Russie, alors que l'EI y était implanté depuis août 2015 et s'y était livré à une série de destructions et de saccages d'églises.
Avant le début du conflit en Syrie, la ville comptait 30.000 habitants, dont 900 chrétiens.
L'assaut de l'EI contre Al-Qaryatayn est intervenu 72 heures après des attaques surprises de l'EI contre les forces du régime et ses alliés le long de l'autostrade Palmyre-Deir ez-Zhor qui auraient fait au moins 128 morts, selon un dernier bilan de l'OSDH.
Des attaques qui coïncident avec la dernière intervention audio d'Abou Bakr al-Baghdadi
Les dernières attaques des jihadistes de l'EI contre les forces du régime semblent avoir coïncidé avec la diffusion par l'EI d'un enregistrement audio attribué à son chef, Abou Bakr al-Baghdadi, dans lequel ce dernier a appelé ses combattants à "résister" et à multiplier les attaques contre leurs ennemis. L'EI veut sans doute démontrer par la multiplication de ses attaques qu'il garde intacte sa capacité à lancer des offensives éclaires et de faire subir des pertes à ses adversaires.
L'Armée Arabe Syrienne lance une contre-attaque pour reprendre la ville
L'armée arabe syrienne (AAS) et ses alliés ont encerclé la ville  avant de lancer une contre-attaque précédée d'un bombardement au mortier. Les forces pro-gouvernementales ont réussi à pénétrer à l'entrée ouest de la ville.
Des avions de guerre syriens sont également intervenus pour effectuer des dizaines de vols de reconnaissance. 
Des habitants, qui avaient réussi à fuir la ville, ont  révélé que les jihadistes avaient arrêté 6 civils qu'ils ont accusé d'être des agents de l'AAS. Les 6 civils ont probablement été exécutés plus tard. 
Les soldats de l'AAS qui se sont retirés de la ville au moment de l'attaque des jihadistes ont déclaré que de nombreux civils de la ville avaient accueilli les combattants de l'EI à bras ouverts et ont même participé à des combats contre l'armée.
C'est pour éviter les pertes au sein de la population civile que ces militaires avaient abandonné le terrain, ont-ils ajouté. 
La localité devrait être reprise par l'armée dans un avenir proche car il n'y aurait que quelques dizaines de jihadistes mal armés à l'intérieur.
 
Jean René Belliard

 

19:08 Publié dans Abou Bakr al-Baghdadi, Al-Qaryatayn, Armée Arabe Syrienne, Etat Islamique, Syrie | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | |

29/09/2017

Syrie : La Russie ne permettra pas aux États-Unis de limiter les opérations de l'armée syrienne à Deir ez-Zhor - Diplomate

La Russie ne permettra pas aux États-Unis de limiter les opérations de l'armée syrienne à Deir ez-Zhor - Diplomate  
La Russie ne permettra pas aux États-Unis ainsi qu'à toute autre puissance étrangère de limiter le domaine d'opérations de l'Armée Arabe Syrienne (AAS) dans la province de Deir ez-Zhor, a annoncé le 29 septembre le ministre adjoint des Affaires étrangères, Oleg Syromolotov.
Syromolotov a ajouté que l'armée russe a informé les États-Unis qu'elle ne tolérera aucune tentative des États-Unis de ralentir la liquidation des terroristes de Daech en Syrie.
Le diplomate a qualifié de "stupide"  la situation où un pouvoir qui opère en Syrie sans aucun droit légitime tente de limiter les efforts des forces gouvernementales pour libérer leur pays du terrorisme.
Il a également décrit la campagne aérienne de la coalition dirigée par les États-Unis comme étant douteuse en disant qu'elle a entraîné une crise humanitaire à grande échelle dans la ville de Raqqa.
Le ministre russe des AE, Lavrov, "reconnaît des problèmes avec les Américains en Syrie"
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a reconnu vendredi 29 septembre que la coopération russo-américaine en Syrie n'était pas exempte de "problèmes", après une semaine riche en incidents entre les deux grandes puissances.
Cette coopération "ne va pas sans problèmes à l'évidence, parce que tout le monde ne va pas dans le même sens", a-t-il dit. Lavrov a cependant salué "un exemple de la manière dont on peut mettre de côté ses différences et se concentrer sur les intérêts communs".
La région de Deir ez-Zhor dans l'est de la Syrie, où les milices soutenues par les États-Unis et les forces gouvernementales appuyées par la Russie mènent des offensives distinctes contre l'état islamique (Daech), est le principal théâtre des tensions entre Washington et Moscou.
Russes et Américains s'accusent les uns les autres 
La Russie avait dénoncé, lundi 25 septembre, la "politique hypocrite" des États-Unis vis-à-vis de l'EI, qui expliquerait selon Moscou la mort en Syrie du général russe Valeri Asapov, tué dimanche 24 septembre par des bombardements du groupe jihadiste près de Deir ez-Zhor.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS, milices arabo-kurdes bénéficiant du soutien de Washington) ont quant à elle accusé à plusieurs reprises l'aviation russe d'avoir bombardé leurs positions dans la province, ce que Moscou a démenti.
 
Jean René Belliard