20/07/2014

Et pendant ce temps là…en Irak

Les Jihadistes de l’Etat Islamique revendiquent les attentats anti-chiites du samedi 19 juillet
L'Etat islamique a revendiqué dimanche une série d'attentats ayant fait au moins 24 morts à Bagdad la veille.
Sept attaques ont frappé, le samedi 19 juillet, six quartiers à majorité chiite de Bagdad. Deux des attentats ont été exécutés par des kamikazes et deux autres  à la voiture piégée. L’Etat Islamique a fait savoir que l’un des kamikazes était un Allemand et l’autre un Syrien.
Les attentats ont fait au moins 24 morts et 75 blessés.
Les attaques visaient des points de contrôle de l'armée, de la police et des miliciens chiites. Ces dernières sont très présentes à Bagdad depuis l’offensive de l’Etat Islamique.

Un assaut jihadiste contre la raffinerie de Beiji a été repoussé
L’armée irakienne, appuyée par l’aviation, a réussi à repousser un assaut des Jihadistes de l’Etat Islamique contre la raffinerie de Beiji, toujours menacée par les Islamistes sunnites. L’aviation a bombardé et détruit un grand nombre de véhicules des assaillants.

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

20:00 Publié dans Bagdad, Etat Islamique, Irak | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | |

19/07/2014

Dernières nouvelles d’Irak - 19 juillet

Les jihadistes irakiens veulent "éradiquer" les minorités dans la région de Mossoul
Les Jihadistes de l’Etat islamique maîtres de Mossoul ont donné un ultimatum aux minorités religieuses de la ville, les Chrétiens, les Yazidis, les Turcs et les Chiites Chabak, pour soit se convertir à l’islam, soit payer une taxe islamique spéciale ou soit quitter la ville avant samedi 19 juillet à midi sans quoi ils risqueraient d’être exécutés. Et pour marquer l’imminence de la menace, ils ont parqué les maisons appartenant aux Chrétiens.
Des milliers de membres de ces communautés, pour la plupart des Chrétiens, ont quitté la ville précipitamment pour gagner Dohouk et Erbil au Kurdistan irakien.
Human Right Watch (HRW), une ONG basée à New York a dénoncé ces persécutions dans un communiqué publié le 19 juillet 2014.

Les Chrétiens d’Irak au moment de l’invasion américaine
Avant 2003 et l'invasion du pays par une coalition menée par les États-Unis, plus d'un million de chrétiens vivaient en Irak, dont plus de 600 000 à Bagdad. Mais ils seraient moins de 400 000 aujourd’hui, la plupart ayant fui les violences.

Les Chrétiens dépossédés par des gangs armés à Bagdad bien avant l'offensive jihadiste
Il y a déjà longtemps que les Chrétiens ont été victimes de gangs armés. Bien avant l’offensive de l’Etat Islamique. Des gangs armés avaient visé les familles chrétiennes de Bagdad, s’emparant de dizaines de maisons, poussant leurs propriétaires à la fuite, sans la moindre chance de recours face à une administration corrompue quand elle n’était pas complice.
Selon William Warda, un Chrétien, directeur de l'organisation Hammourabi pour les droits de l'homme en Irak qui défend le droit des minorités dans le pays, « la plupart des personnes ont peur de porter plainte devant le gouvernement (...) Elles craignent en effet d'être kidnappées si elles engagent une action en justice ».
Les familles chrétiennes sont particulièrement touchées par ce phénomène, car elles ne bénéficient pas des mêmes systèmes de protection tribale que nombre de musulmans en Irak.
Les langues ne se déliaient pas facilement à Bagdad pour dénoncer les auteurs de ces persécutions, mais tout le monde savait que des membres de l'Armée du mahdi (la milice à l’époque de l’imam Moqtada Sadr – qui a publiquement désavoué ces actions) et d’Asaib Ahel el-Haq (proche du premier ministre Nouri al-Maliki), étaient à l’origine de ces actions, même si ces deux milices armées avaient démenti toute implication.
Les auteurs prétendaient obéir à une règle établie par un religieux chiite selon laquelle les maisons appartenant à d'anciens membres du régime de Saddam Hussein devaient être saisies pour être transformées en lieux de prière. Or, la majorité des membres des familles chrétiennes spoliées par les gangs n’avait jamais travaillé pour le gouvernement du temps de Saddam Hussein.
Les Chrétiens qui ont du fuir pouvaient s’estimer heureux lorsqu’ils avaient la chance de vendre leurs maisons aux groupes qui les menaçaient, même s’il s’agissait d’un prix dérisoire.

Les Chabaks persécutés
Il s’agit d’une secte ésotérique kurde établie dans la région de Mossoul. Cette communauté, compte quelque 30.000 membres et vit aux confins de la frontière turque. Les Chabaks sont considérés comme des hérétiques par les Islamistes radicaux et ont été la cible de nombreux attentats.

Nouvelles de la guerre

Un mufti radical saoudien tué à Tikrit
On a appris, le 19 juillet, qu’un mufti radical saoudien de l’Etat Islamique avait été tué le 17 juillet à Baiji.
"Le mufti Abou Oussama Al-Qahtani appartenant à Daesh (l’Etat Islamique) a été tué dans un bâtiment à Baiji, avec quatre de ses assistants au cours d’un raid aérien qui a visé une réunion de l’Etat Islamique,"  a déclaré le lieutenant général Ali Al-Freiji, commandant dans la province de Salahuddin.
 Al-Qahtani remplaçait un autre Saoudien, Othman Al-Asiri, tué en Syrie en 2013.
Selon des rapports fournis par les SR, un certain nombre de militants saoudiens ont abandonné l’Etat Islamique après avoir été déçus par les activités du groupe.
 
Les Jihadistes de l’Etat Islamique attaquent la base aérienne Speicher, au nord de Tikrit
Des insurgés ont lancé le 18 juillet un assaut contre une base aérienne près de l'ancien fief de Saddam Hussein dans le nord de l'Irak..
Cette base militaire, connue sous le nom de base Speicher, est située à quelques kilomètres au nord de la ville de Tikrit.
Des tireurs d’élite et des Kamikazes de Daesh se sont infiltrés à l’intérieur du périmètre de la base et ont réussi à atteindre la piste".
Les militaires ont jusqu’ici réussi à garder le contrôle de la majeure partie de la base, en dépit de plusieurs attaques.
Lorsque les combats ont éclaté, les pilotes ont évacué les avions" lançant un raid aérien sur un convoi de l'EI à l'approche de la base, mais ne parvenant pas à éviter la destruction d'un hélicoptère resté au sol..
 Une unité des forces spéciales est arrivée en renfort et a perdu trois de ses membres dans les combats, tandis que 35 assaillants auraient péri dans la bataille.
L'EI a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir tué plusieurs soldats et pilotes, abattu deux hélicoptères en vol et détruit des appareils, des réserves de carburant et des systèmes de communication au sol.

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

 

09:55 Publié dans Etat Islamique, Irak, Mossoul, Tikrit | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | |

17/07/2014

Nouvelles de l’Irak – 17 juillet 2014

L'armée irakienne repousse une attaque dans le nord de l’Irak
Les combattants de Daesh, l’Etat Islamique, ont tenté de s’emparer, mercredi 16 juillet, de la localité d’Amerli, à une dizaine de kilomètres de la place-forte islamiste de Souleimane Bek, et située à 175km au nord de Bagdad. Amerli a une population en majorité turcomane.
Les forces irakiennes ont du appeler l’aviation en renfort pour repousser l’offensive menée sur trois côtés de la ville. 15 insurgés sunnites auraient perdu la vie dans les combats.

Les combats entre Daesh et l’armée se poursuivent au nord de Baqouba
Ces combats ont fait deux morts et 11 blessés parmi les forces irakiennes.

…et continuent entre Daesh et les Peshmergas kurdes
Les combats ont éclaté mercredi 16 juillet entre les Peshmergas et les Jihadistes de Daesh. Les combats ont fait deux tués parmi les Peshmergas tandis que les Jihadistes perdaient une vingtaine de combattants.
Les combats se poursuivaient le jeudi 17 juillet et on apprenait que le général Peshmerga Shirko Rauf avait été blessé ainsi que six de ses gardes du corps au cours des affrontements à l'ouest de Kirkouk.

Les attentats se poursuivent
Deux policiers et un civil ont été tués dans un attentat contre un barrage de police à Taj, à 25km de Bagdad. Trois autres personnes ont été tuées et dix blessées dans un attentat contre une salle de prière chiite près d’un marché du centre de Bagdad.

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

 

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