11/12/2017

New York : Explosion à Manhattan

Etats-Unis 
NewYork
New York : Explosion à Manhattan
Le suspect gisant à terre après avoir été blessé par sa propre bombe artisanale 
La police de New York a fait état d'informations relatives à une explosion survenue à 7H19, lundi matin 11 décembre. L'explosion a eu lieu dans un terminal de bus à Manhattan, le
Port Authority Bus Terminal, près de Times Square, à l'intersection de la 42ème rue et de la 8ème avenue.  Port Authority est le plus grand terminal de bus du pays. Il accueille jusqu'à 230 000 personnes par jour.
Les lignes de métro A, C et E ont été évacuées pour les besoins de l'enquête et par précaution. Un homme suspecté d'être à l'origine de l'explosion provoquée par une bombe tube aurait été appréhendé dans un couloir du métro après avoir été blessé et brûlé par son propre engin explosif. Quatre autres personnes ont été blessées mais aucun n'est en danger de mort, ont précisé les pompiers.
Au moment de son arrestation, le terroriste portait sur lui ce qui pouvait ressembler à un «second engin explosif» derrière lequel couraient des fils électriques. Il a été identifié sous le nom d'Akayed Ullah. Il s'agit d'un homme de 27 ans. Origine du Bangladesh, il est résident de Brooklyn. L'homme aurait revendiqué avoir agi au nom de l'Etat islamique (Daech).
Akayed Ullah, le terroriste
Cette nouvelle explosion a eu lieu moins de six semaines après un attentat à la voiture-bélier qui avait fait huit morts et 12 blessés dans le sud de Manhattan. Il s'agissait du premier attentat mortel à New York depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Le suspect avait également été arrêté. Il s'agissait d'un Ouzbek qui a reconnu avoir prêté allégeance à l'Etat islamique.

 

17:46 Publié dans BanglaDesh, Etat Islamique, Etats-Unis, New York | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

30/11/2017

Irak : L'armée irakienne détruit un véhicule-kamikaze de Daech près de Mossoul

Ceci est un court extrait de la newsletter quotidienne publiée par le groupe Ptolémée animé par Jean René Belliard et envoyée aux abonnés uniquement.

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27/11/2017

Syrie : Nombreux civils tués dans des bombardements aériens du régime et de l'armée de l'air russe

Syrie 
 GhoutaOrientale
Le régime intensifie ses frappes contre la Ghouta orientale (Est de Damas) 
Les bombardements du régime syrien ont tué 23 civils, dimanche 26 novembre, dans la Ghouta orientale, une région rebelle située à l'est de Damas en proie à une grave crise humanitaire, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Assiégée depuis 2013 par le régime de Bachar el-Assad, la Ghouta orientale fait partie des quatre "zones de désescalade" mises en place cette année dans plusieurs régions du pays en vue d'instaurer une trêve durable. Malgré cela, le régime a intensifié depuis la mi-novembre ses frappes contre cette région - où quelque 400.000 habitants sont confrontés à de graves pénuries de nourritures et de médicaments. Les combats et les bombardements se sont intensifiés après une attaque des rebelles contre la base des véhicules blindés de l'armée située ans le même secteur.
Dimanche, les frappes aériennes du régime contre les localités de Mesraba et de Madyara ont tué 21 civils, tandis que des tirs d'artillerie sur la ville de Douma ont fait deux morts, selon l'OSDH.
"Le bilan pourrait être revu à la hausse en raison de blessés graves", a précisé le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane. Quatre enfants font partie des civils tués.
Les bombardements se sont poursuivis lundi 27 novembre : 14 morts
Lundi, des frappes aériennes et des tirs d'artillerie du régime sur plusieurs localités de la Ghouta orientale ont tué 14 civils, selon l'OSDH, au lendemain de la mort d'au moins 23 personnes dans des violences similaires.
Plus d'une centaines de morts au cours des 2 dernières semaines
Les raids meurtriers qui ont visé la Ghouta ces deux dernières semaines ont fait plus d'une centaine de morts, selon la même source. En représailles à ces frappes, les rebelles ont tiré des obus et des roquettes sur la capitale, faisant plusieurs morts.
L'ONU tire la sonnette d'alarme sur la situation humanitaire
L'ONU a récemment tiré la sonnette d'alarme sur la situation humanitaire dans la Ghouta, qualifiée "d'épicentre de la souffrance" en Syrie par un responsable onusien.

AlShafah
53 civils tués dans des raids aériens russes dans la province de Deir ez-Zhor, selon l'OSDH
Au moins 53 civils, dont 21 enfants, ont été tués, dimanche 26 novembre, par des frappes de l'aviation russe sur un village tenu par l'Etat islamique (Daech) dans l'est du pays, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Les raids aériens, menés à l'aube, ont frappé "des bâtiments résidentiels" dans le village d'Al-Shafah, sur la rive orientale du fleuve Euphrate, dans la province de Deir ez-Zhor, a déclaré l'OSDH. L'OSDH avait donné précédemment un bilan de 34 civils tués, dont 15 enfants. "Le bilan s'est accru après le déblaiement des débris au cours d'une longue journée d'opération de secours", a déclaré à l'AFP dans la soirée le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Ces raids aériens ont également fait 18 blessés, a-t-il dit.
La Russie dément
Le ministère de la défense russe a confirmé que des raids avaient été menés, les 25 et 26 novembre, par des bombardiers stratégiques Tu-22M3, mais dément avoir bombardé al-Shafah. Selon le ministère, les avions ont attaqué les positions des jihadistes de l'EI, leurs véhicules et les postes de commandement dans la vallée de l'Euphrate.
"Les avions russes n'ont pas mené de frappes à Al-Chafah dans la région de Deir Ez-Zor", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué cité par les agences russes, accusant l'OSDH de "falsification".
"Les frappes de l'armée russe en Syrie menées en dehors des villes visent uniquement des cibles des groupes terroristes internationaux", a affirmé le ministère, assurant vérifier ses cibles en Syrie "via plusieurs canaux".
La Russie, alliée du président syrien Bachar el-Assad, mène depuis septembre 2015 une opération militaire en Syrie qui a permis aux forces gouvernementales de reprendre progressivement du terrain aux groupes rebelles et aux jihadistes. L'aviation russe effectue dernièrement des raids pour aider les forces de Damas à reprendre aux jihadistes les derniers territoires qu'ils contrôlent.
Les Forces Tiger poursuivent le nettoyage de la rive occidentale de l'Euphrate
Les forces Tiger, une unité d'élite de l'Armée Arabe Syrienne (AAS) ont poursuivi le nettoyage de la rive occidentale du fleuve pour en chasser les jihadistes de l'EI. Les Forces Tiger ont pris le contrôle de Quraybih , Dablan, Wadi Fulaytah et Tall Tafran.  
Province de Deir ez-Zhor, un des derniers refuges de l'EI en Syrie
La province de Deir ez-Zhor, dans l'est du pays, est une des dernières régions de Syrie où les jihadistes de l'EI tiennent encore des territoires, après avoir été chassés de leurs principaux bastions syriens dont la ville de Raqqa, dont ils avaient fait la capitale de leur émirat autoproclamé. Cette province voisine de l'Irak et riche en pétrole a été à un moment presque entièrement tenue par l'EI, mais les jihadistes n'en contrôlent plus actuellement que 9 pour cent, selon l'OSDH.
Les jihadistes doivent faire face à deux offensives concurrentes
Les miliciens de l'EI sont confrontés depuis plusieurs mois dans cette province à deux offensives concurrentes, celle du gouvernement et celle d'une alliance arabo-kurde soutenue par Washington. Les forces gouvernementales ont récemment réussi à reprendre à l'EI son dernier fief urbain en Syrie, la localité de Boukamal, près de la frontière irakienne. Depuis plusieurs mois, des dizaines de civils ont été tués dans des frappes aériennes menées en appui à ces deux offensives.

Jean René Belliard

ptolemee@belliard74.com