02/10/2014

1er octobre 2014 - Nouvelles des guerres contre le califat islamique

Front syrien

Bataille de Kobane (Aïn el-Arab)
Des combats acharnés opposaient mercredi 1er octobre les jihadistes de l'Etat islamique (EI) aux forces kurdes à Aïn al-Arab (Kobané en kurde). Les Islamistes de l'EI seraient aux portes de cette troisième ville kurde de Syrie et se seraient même rendus maître d'une position de défense kurde à l'entrée de la ville.
"Bien qu'inférieurs en nombre et en armement, les combattants kurdes refusent de se retirer et défendent farouchement leur ville face aux jihadistes de l'EI", affirme à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. "C'est pour eux une question de vie ou de mort", ajoute-t-il.
Des centaines de combattants kurdes font face à des milliers de combattants jihadistes, qui disposent en outre de chars, d'artillerie lourde et de lance-roquettes multiples de 220 mm, précise l'ONG.
"Les Kurdes eux sont armés de kalashnikovs, de mitrailleuses lourdes soviétiques DShK et des lance-roquettes RPG". Mais ils auraient reçu récemment des missiles antichars téléguidés.
Les Kurdes auraient reçu le support de bombardements exécutés par la coalition internationale sur des positions de l’EI à la périphérie de la ville. La coalition américano-arabe a mené au moins cinq frappes aériennes contre les positions jihadistes sur la ligne de front à l'est et au sud-est de Kobané".
Vidéo côté kurde :
https://www.youtube.com/watch?v=R437gWNfQP4&feature=p...
La coalition internationale bombarde aussi des positions jihadistes dans la région de Hassaké, une province kurde au nord-est de la Syrie :
Vidéo du Centcom :
https://www.youtube.com/watch?v=bFaBhdwchVI&feature=p...
Bombardement d’un stock d’armes à Milibiya, dans la région d’Hassaké :
https://www.youtube.com/watch?v=gpWHyv5cECA&list=UUNE...

Double jeu américain à Kobané ?
Naturellement, les vidéos de bombardements fournis par le CENTCOM semblent impressionnantes. Mais on se demande pourquoi les avions américains n’attaquent pas les nombreux tanks et autres véhicules blindés du califat islamique qui enfoncent les lignes kurdes à Kobane ? Plusieurs vidéos kurdes ont montré les armes dérisoires utilisées par les Kurdes de l’YPG alors que les tanks jihadistes tirent sur eux depuis une courte distance. Il semble qu’un jeu « compliqué » soit mené par les Etats-Unis, à savoir que le Pentagone aiderait avec succès les Kurdes irakiens (en bons termes avec la Turquie) et laisserait les Kurdes syriens se faire écraser par les Jihadistes à proximité immédiate de la frontière turque. Pourquoi ? On va naturellement s’intéresser à cette question.

Les Russes fourniraient des missiles S-300 à la Syrie
La Russie a fourni des missiles S-300 à l’armée syrienne. Les armes seraient arrivées la semaine dernière au port de Tartous sur la côte méditerranéenne où la Russie maintient une petite base navale. Il s’agit d’ne nouvelle qui pourrait dissuader la coalition internationale de lancer une action aérienne contre la Syrie. Sans compter qu’elle va sans doute faire réagir Tel Aviv qui craint plus que tout que ces armes tombent un jour entre les mains du Hezbollah. 
Un autre envoi d'armes russes serait actuellement en route vers la Syrie, ont indiqué les responsables.
Il y a deux semaines, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré aux journalistes que son gouvernement fournirait un soutien militaire à la Syrie, en moyens anti-aériens, prétextant qu’ils aideraient la Syrie à lutter contre le terrorisme. 
Chacun sait que ces armes pourraient être utilisées par l’armée syrienne si la coalition internationale venait à attaquer l’armée assadiste.

Front irakien

Bataille de rabia
Les forces kurdes ont réussi à prendre le contrôle de la ville irakienne de Rabia, à la frontière syrienne, et assiègent une clinique où ont trouvé refuge des Jihadistes de l’EI.
"Il y a 10-12 membres de l'EI à l'intérieur. Nous ne voulons pas attaquer, parce que (le bâtiment) a peut-être été piégé" par les jihadistes, a indiqué un haut responsable, précisant que les forces kurdes contrôlaient complètement le reste de Rabia, mettant la main sur une grande quantité de matériel militaire.
"Nous attendons qu'ils sortent ou se suicident, mais nous ne les combattons pas", a ajouté Holgord Hekmat, un porte-parole des peshmergas.
Les forces kurdes, avec le support aérien de la coalition internationale, avaient lancé une offensive contre Rabia sur trois fronts à partir du mardi 30 septembre.
Outre Rabia, ils ont avancé vers Zoumar, au nord de Mossoul, mais la ville était encore sous le contrôle de l'EI mercredi.
Les peshmergas, qui ont reçu des équipements de leurs alliés, ont également pris trois villages au sud de Kirkouk mardi 30 septembre

Vidéo kurde :
Ambiance des combats nocturnes entre Daesh et les Peshmergas :
https://www.youtube.com/watch?list=UUNoazHVgGDtXhHwY3makn...

Bagdad
Une attaque suicide à la voiture piégée a eu lieu dans le sud de Bagdad. Elle visait une rue commerçante d'un quartier chiite, tuant au moins onze personnes et faisant 34 blessés.

Les tribus sunnites en guerre contre l’EI
Des combattants d'une tribu sunnite qui habitent le quartier de Joubour, du nom de leur tribu, ont repoussé un assaut des Jihadistes de l'Etat islamique (EI) dans la ville de Doulouiya, au nord de Bagdad, faisant 14 morts dans les deux camps, ont rapporté des responsables mercredi. Les milices tribales avaient reçu le renfort des forces irakiennes.
"Ils ont attaqué Joubour de trois directions la nuit dernière et les combats se sont poursuivis jusqu'au matin", a indiqué un officier supérieur de la police à Doulouiya.
"Leur attaque a échoué mais il y a eu des victimes", a-t-il dit faisant état de sept morts dans chaque camp, dont un kamikaze jihadiste qui a fait sauter sa ceinture explosive.
Joubour, qui a joué un rôle clé dans la mise en place des milices sunnites luttant contre al-Qaïda soutenues par les Etats-Unis entre 2005 et 2007, a reçu le soutien de l'armée irakienne et de milices chiites.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

17/09/2014

17 septembre - guerres moyen orientales

Un accord entre Américains et Russes contre l’Etat Islamique ?
Frapper les jihadistes du califat islamique en Syrie pose un problème juridique international en l’absence d’un accord avec le gouvernement de Damas. Il semble que le président Obama hésiterait devant ces problèmes juridiques qui tomberaient très mal à un moment ou Américains et Européens sont montés sur leurs grands chevaux pour condamner l’action russe en Ukraine.
Mais il y a une solution. Des discussions auraient eu lieu, en marge de la conférence internationale de Paris sur l’Irak, entre les Etats-Unis et la Russie. On aurait parlé d’un partage des rôles dans la lutte contre le terrorisme.
Selon le site d'information Hadath News, Washington aurait proposé aux russes de limiter ses frappes aériennes contre les jihadistes de l’EI à l’Irak, tandis que Moscou aurait pour mission de frapper les mêmes Jihadistes de l’EI et du Front al-Nosra (al-Qaïda) en Syrie. Cela serait d’autant plus facile que les Russes disposent  de bases militaires sur la côte syrienne, et ses avions sont en sécurité dans l'espace aérien syrien.
Les Iraniens auraient accepté ce « deal » américano-russe, sachant qu’ils pourraient apporter à la coalition les moyens de lutte au sol en Irak, ce que s’interdit de faire Barak Obama.
Si Moscou soutient la résolution américaine au Conseil de sécurité des Nations unies sur les terroristes étrangers, cela voudra dire que les informations étaient exactes et qu’un accord a bien été trouvé entre les deux grandes puissances. Il semble que les Russes seraient prêts à soutenir et approuver cette résolution à condition que son champ d'application se limite au Moyen-Orient et à l'Afrique du Nord. La résolution pourrait être présentée au Conseil de sécurité le 24 ou 25 septembre.
Pour les Russes, il est important d’empêcher les Islamistes, parmi lesquels de nombreux Tchétchènes, de créer un califat en Irak et en Syrie: "Les leaders de l'EI ne doivent se faire aucune illusion - ils ne représentent pas l'islam, on ne les laissera jamais créer leur propre Etat", a  déclaré Sergueï Lavrov, le ministre russe des AE.
L’accord américano-russe signifierait que les Américains abandonnent les rebelles syriens au milieu du guet pour la seconde fois. Le renversement de Bachar el-Assad n’est plus à l’ordre du jour. Menace terroriste oblige.  Sergueï Lavrov n’a pas manqué de rappeler, d’ailleurs, que l'opposition au terrorisme ne devait pas "être sacrifiée aux volontés de renversement d'un régime dans tel ou tel pays". Le ministre a cité deux exemples des conséquences négatives de tels choix stratégiques: "Ce fut le cas en Libye quand certains pays (de l'UE) ont fermé les yeux sur le renforcement des extrémistes pendant la lutte pour renverser Kadhafi, en leur fournissant des armes et se rangeant de leur côté dans le conflit. Nous voyons quelles conséquences cette politique indifférente a eues pour la Libye et le Mali".
Sergueï Lavrov s’est naturellement fait un plaisir de rappeler qu’il serait temps de faire preuve d'une "véritable cohésion, sans laisser les autres différends"– Ukraine comprise – "nuire à l'efficacité des actions conjointes pour lutter contre le terrorisme". "Les extrémistes chercheront à profiter des divergences de nos positions pour nous diviser", a averti le ministre russe. Lavrov a rappelé que la Russie apportait déjà une assistance militaire, notamment militaire, à l'Irak et à la Syrie et s’est dite prête à participer à la lutte internationale contre le terrorisme.

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16/09/2014

16 septembre : Guerres du Moyen Orient

Lourde responsabilité occidentale dans l’émergence du califat islamique
On peut aujourd’hui affirmer que l’administration américaine porte une lourde responsabilité dans l’émergence d’un califat islamique. Le blogger NotGeorgeSabra a clairement expliqué pourquoi :
- Quand les rebelles syriens semblaient gagner la guerre, en 2011 et 2012, l’administration américaine et la CIA ont imposé un blocus sur les livraisons à la rébellion d’armes lourdes. Barak Obama préférant une solution politique négociée pour mettre un terme au conflit et ne voulait pas permettre à la rébellion de gagner.
- Cette stratégie a fonctionné au-delà de toute espérance et les rebelles ont commencé à perdre leur momentum, permettant à l’armée d’Assad de se regrouper. Puis, grâce à une aide massive de l’Iran, et aussi de la Russie, elle a repris son offensive contre la rébellion, la bousculant dans de nombreuses régions. Devant la dégradation de la situation des rebelles, les Etats-Unis et certains de ses alliés ont alors autorisé les livraisons d’armes lourdes. Mais pas de missiles sol-air Manpads. Ceci aurait pourtant été la seule arme capable de mettre un terme à la campagne de bombardement à l’aide de barils de poudre entreprise par les hélicoptères et les avions du régime syrien. Et même ces Manpads n’auraient pas été efficaces contre les vols à haute altitude des avions de chasse assadistes.
- A partir du début de 2014, il faut se rendre à l’évidence. L’armée syrienne libre est non seulement menacée par l’armée assadiste, mais aussi par un nouvel acteur sur le terrain : les jihadistes de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (EIIL). Une organisation salafiste extrémiste comptant un grand nombre d’islamistes étrangers dans ses rangs. La menace a changé de genre et de dimension. Il ne s’agit plus seulement de lutter contre un dirigeant exécré par les dirigeants occidentaux pour ses crimes de guerre, Bachar el-Assad, mais contre une menace terroriste qui met en ligne, jour après jour, les vidéos de ses atrocités d’un autre âge. Les Américains s’empressent, avec leurs alliés arabes, de sélectionner des brigades rebelles « dignes de confiance » pour les entraîner et les armer. D’autant plus que la Conférence de Genève II, sensée apporter une solution politique s’est soldée par un échec. L’aide occidentale va concerner 40 000 combattants rebelles environ dans les régions d’Edleb, au nord, et Deraa, au sud.
- Trop tard, trop peu. Car, entretemps, les Jihadistes de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant, ont réussi à  capturer deux provinces syriennes, Deir ez-Zhor à l’est et Raqqa au nord, en chasser les autres brigades rebelles et l’armée assadiste et les transformer en véritable bastion. Puis, le 9 juin 2014, les Jihadistes de l’EI ont lancé une vaste offensive en Irak, capturant une énorme portion du territoire dans les provinces sunnites avant d’annoncer la création d’un califat islamique.
Voilà comment la pusillanimité de dirigeants occidentaux, l’absence de vision géopolitique et de clairvoyance a créé une situation  extrêmement délicate aujourd’hui.

Une intervention occidentale qui pourrait être vouée à l’échec
Les Etats-Unis ont convaincu un certain nombre de pays à rejoindre une coalition internationale pour une nouvelle intervention militaire au Moyen Orient.
Le problème de cette coalition tient au fait que les objectifs manquent de clarté, non seulement entre les participants, entre, par exemple, les Américains et plusieurs pays occidentaux, ou encore entre ces mêmes pays occidentaux et  les pays arabo-musulmans. Les uns veulent mettre un terme au pouvoir de Bachar el-Assad, les autres non. Certains veulent en finir avec un Etat irakien ou syrien issu d’un « arrangement  colonial », d’autres veulent, maintenir ces Etats dans l’inviolabilité de leurs frontières contre vents et marées. Et pour couronner le tout, les deux leaders occidentaux les plus en pointe de la lutte contre le califat, Obama et Hollande, ne sont pas des champions de la clarté et du pouvoir de décision. Chacun se souvient comment Barak Obama a renier la « ligne rouge » qu’il venait lui-même de fixer à Bachar el-Assad, seulement quelques jours avoir l’avoir décidée, provoquant une grave crise au sein de la rébellion syrienne et prenant Hollande au dépourvu, lui qui s’était précipité pour copier sa politique sur celle du président américain.
On peut donc s’inquiéter de voir une expédition militaire débutée sans vision stratégique claire et sans un chef charismatique à sa tête.

Front syrien

Combats tous azimuts en Syrie
Deir ez-Zhor
La destruction du pont as-Siyassa (politique en arabe) sur l’Euphrate à Deir ez-Zhor est un coup dur pour le califat islamique, incapable d’approvisionner les quartiers qu’ils contrôlent dans la grande ville de l’est syrien autrement que par bateau. Les Jihadistes assiégés dans Deir Ez-Zhor se trouvent désormais en mauvaise posture.

L’Etat islamique a évacué ses armes lourdes de Deir ez-Zhor (est syrien)
Les califatistes se préparent à faire face aux frappes aériennes de la coalition internationale. Ils ont évacué en toute hâte leur armement lourd des positions qu’ils occupent dans la province de Deir ez-Zhor, et diminué au strict minimum le nombre de ses miliciens stationnés dans les Q.G..
Des habitants ont dit avoir vu des convois de chars de l’EI prendre la direction de l’Irak. La plupart des miliciens qui ont prêté allégeance au califat se sont mis à l’abri. Ils ont ordonné aux habitants de Deir ez-Zhor de rester sur place, sans doute pour servir de boucliers humains en cas de raids aériens.
Dans le même temps, les accrochages se poursuivent entre les Jihadistes et l’armée d’Assad autour de l’ancien aéroport de Deir ez-Zhor, provoquant la mort de plus de 40 Salafistes.
 
Qalamoun (près de la frontière libanaise : pertes importantes du Front al-Nosra
La branche armée d'al-Qaïda en Syrie, le front al-Nosra, aurait subi des pertes importantes dans la région du Qalamoun. Un de ses chefs militaires, connu sous le pseudonyme d’Abou Omar al-Homsi  aurait été tué au cours des combats
Les pertes les plus importantes ont eu lieu dans le jurd de Flita, un village syrien du Qalamoun situé à proximité immédiate de la frontière libanaise. Un groupe de combattants du Front al-Nosra, qui tentait de progresser en direction de positions militaires de l’armée syrienne  est tombé dans une embuscade formée par des pièges explosifs. Des accrochages violents s’en sont suivis et des dizaines de miliciens auraient péri. 

Edleb (nord syrien)
Les Jihadistes du front al-Nosra livrent également une bataille sans merci à l’ouest du gouvernorat d’Edleb contre la milice du Front des révolutionnaires de Syrie (FRS), qu'ils accusent d’avoir exécuté il y a quelques jours un de leurs responsables de nationalité jordanienne, Abou Machari. Il en aurait résulté un nombre important de tués et d’enlèvements de part et d’autre dans la province de Jisr al-Choghour.
Il n’y a pas si longtemps, le Front al-Nosra et le Front des Révolutionnaires Syriens, un groupe très bien armé, combattaient ensemble contre l’armée d’Assad. Mais les relations se sont détériorées depuis peu.
Pendant ce temps, l’armée assadiste poursuit sa progression dans la province de Hama et s'est emparée du village al-Jadidat, ainsi que de Tal al-Milh
 
Alep
Des combats se poursuivent entre les Jihadistes du Califat islamique (Daesh) et le Front islamique, un groupe rebelle armé et financé par l’Arabie saoudite. Huit Jihadistes de l’Etat Islamique (Daesh) auraient été mis hors de combat. Les combats opposent également les califatistes à l’armée d’Assad.  Quelques 25 Jihadistes du califat auraient perdu la vie, la plupart étant des étrangers. Ils auraient été tués au cours d’un raid de l’armée de l’air assadiste  contre un de leurs sièges secrets a proximité de la centrale thermique à l’est d’Alep.

Damas
La situation sécuritaire s’est à nouveau dégradée dans la capitale syrienne où des obus se sont abattus  sur deux quartiers résidentiels : la banlieue d’Assad, et Douwaylia.
Ces bombardements à l’aide de roquettes Katioucha seraient le fait d’un groupuscule armé connu sous l’appellation «  l’Union Islamique des soldats du Levant ». Ce groupe aurait annoncé avoir lancé contre les quartiers de la capitale la deuxième phase de son opération baptisée « les missiles des soldats ». Il a déclaré vouloir pilonner, à partir du mardi 16 septembre, « la zone présidentielle dans le quartier al-Maliki» et « la région  sécuritaire et militaire dans le quartier de Mazzé ».
Les rebelles expliquent que l’attaque est une réponse aux massacres commis par le régime :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...
La première phase de cette campagne contre les quartiers de la capitale syrienne s’était soldée par la mort de 31 civils.
Plusieurs quartiers de Damas font également l’objet depuis la semaine passée de tentatives d’infiltration des rebelles.
La plus récente a été celle perpétrée lundi 15 septembre à partir du camp palestinien de Yarmouk, via les égouts, contre la région Az-Zahirat dans le quartier al-Maydane, mais l’armée aurait réussi à repousser l’attaque. Une attaque similaire avait eu lieu la semaine dernière à Dakhaniyyé à l’est de Damas. Elle aurait couté la vie au chef du sinistre département des renseignements aériens, le général Rida Hafez Makhlouf, connu sous le nom de guerre Abou Leith.
Originaire du fief alaouite de Qardaha, dans le gouvernorat de Lattaquié, Rida Hafez Makhlouf était un proche du président syrien Bachar al-Assad       
Les combats sont incessants dans le quartier de Jobar et à Douma où l’armée aurait réussi à faire quelques progrès. L’armée assadiste aurait découvert, du côté de la cite ouvrière d’Adra, un tunnel d’une longueur de 500 mètres de longueur et de 11 mètres de profondeur.
Cette vidéo montre les bombardements de Douma :
https://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehL...

Mleiha
Cette localité située à l’est de Damas était tombée aux mains des rebelles au printemps de 2013. Elle a été reprise par l’arméee assadiste à la mi-août 2014 à l’issue d’une bataille de cinq mois. 
Cette vidéo montre ce qu’il reste de la ville. Les artificiers sont toujours en train de désamorcer les nombreux pièges laissés par les rebelles dans la ville :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Raqqa
Les califatistes ont abattu un Mig de l’armée assadiste à d Raqqa, la place forte du califat islamique :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...

Front irakien

Bagdad
L’armée de l’air américaine a bombardé des positions jihadistes au sud-ouest de Bagdad pour la première fois depuis le début de l’opération aérienne U.S.
Le Commandement central américain (CENTCOM) a déclaré mardi 16 septembre 2014 que l'attaque a été lancée après que les forces irakiennes aient réclamé des secours. Au moins une position de l’EI a été mise hors de combat.
Les avions de combat américains avaient déjà frappé des positions jihadistes à l’ouest de l’Irak la semaine dernière, ce qui a permis à l’armée irakienne de reprendre le J barrage de Haditha.
Les bombardiers américains ont également attaqué, ce mardi 16 septembre, plusieurs positions de l’EI à proximité de Mount Sinjar, détruisant six véhicules.
Ces nouvelles attaques portent à 162 le nombre des interventions aériennes  américaines depuis le 8 Août 2014.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)