08/12/2014

8 décembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

L’administration Obama pourrait détourner sa promesse de ne pas envoyer de troupes combattantes en Irak en faisant appel à des sociétés de sécurité. L’une d’entre elles, recruterait en priorité des anciens membres des forces spéciales U.S. ou des anciens contractuels de Blackwater pour les envoyer combattre les Jihadistes de l’Etat Islamique sur le terrain.
A suivre.
A la fin du blog de ce jour : un dossier sur Bahreïn – la révolution oubliée.

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05/12/2014

5 décembre 2014 - Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Arabie saoudite

Un religieux saoudien dit tout le mal qu’il pense de l’Etat Islamique
Le religieux saoudien Sa’ad al-Shathri est apparu sur la télévision asoudienne al-Majd, le 31 août 2014 pour menacer tous ceux qui rejoindraient l’EI de finir en enfer :
https://www.youtube.com/watch?v=i-lue4i8yVk&feature=p...

Front irakien

Important raid de l’armée de l’air française
Les avions français ont mené, vendredi 5 décembre, un raid "important" sur des objectifs en Irak.
Depuis le début des opérations de la coalition internationale, les avions français basés aux Emirats Arabes Unis et depuis peu en Jordanie ont mené au total "120 à 130 missions" (renseignement et bombardements confondus) contre l’Etat Islamique.

Vidéo d’un bombardement de la coalition internationale dans la région de Mossoul
La vidéo a été mise en ligne en début d’après-midi du vendredi 5 décembre :
https://www.youtube.com/watch?v=cEEZxLkKcpw&feature=p...
Cette autre vidéo montre un bombardement aérien de la coalition internationale pour soutenir les Peshmergas sur le mont Bashik :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=42fa9f2da3fa

Front libanais

Un chef jihadiste menace le Liban pour la capture de sa femme
Anas Charkas, un chef de l’Etat Islamique et non du Front al-Nosra, comme on l’avait cru au début, a affirmé que la femme arrêtée par la sûreté libanaise, Ola Mithqal al-Oqaily, était son épouse et non pas celle d’Abou Baker al-Baghdadi, le calife autoproclamé de l’EI.
 Anas Sharkas, également connu sous son nom de guerre d'Abou Ali Shishani, a promis d'enlever des femmes et des enfants libanais si sa femme et ses enfants n’étaient pas libérés dans les plus brefs délais. Il a fait cette annonce sur une vidéo postée en ligne.
Assis sous un drapeau de l’Etat islamique, Sishani a exhorté les musulmans sunnites du Liban à se soulever contre les autorités et à cibler les chiites dans le pays.

Front libyen

Poste frontière entre la Libye et la Tunisie de Ras Jedir
L’armée libyenne fidèle au gouvernement reconnu par la communauté internationale, celui d’al-Thinni, a demandé aux Islamistes de L’aube de la Libye, qui occupent le poste frontière de Ras Jedir, de l’évacuer immédiatement. L’armée a affirmé qu’elle en reprendrait le contrôle le 6 décembre. Et pour rendre les menaces plus crédibles, l’armée de l’air a bombardé un dépôt à Ras Jedir.
Le poste de Ras Jedir est extrêmement fréquenté, particulièrement par les camions qui transportent de l’alimentation pour la Libye.

Front syrien

Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
Cette vidéo kurde montre la situation à l’intérieur de Kobane.
S’appellant « heval », ce qui équivaut à « camarade », les combattants kurdes de l’YPG se battent avec une énergie « révolutionnaire ». Un sentiment de camaraderie s’est développé entre les défenseurs entre garçons et filles à l’intérieur des bâtiments dévastés par deux mois de combats. Il n’est pas rare de trouver les membres d’une même famille sur les lignes de front.
Un reportage exclusif a été réalisé par la journaliste Jake Simkin qui a passé une semaine à l’intérieur de Kobané à la fin du mois dernier. Son reportage offre un rare aperçu des
hommes et des femmes luttant pour contre les Jihadistes de l’EI dans la ville kurde.
Un tireur d'élite kurde, surnommé Zinar (kurde pour "le roc"), a déclaré : "Nous
nous battons pour la liberté. La liberté n’est pas quelque chose que vous pouvez facilement obtenir ou quelque chose que quelqu'un vous donne. La liberté est obtenue que si vous sortez et l’obtenez par vous-même ".
La ville est aujourd’hui en ruines après deux mois de combats, de bombardements au canon, d’attaques-suicides et de raids aériens de la coalition internationale.
Un quart des combattants kurdes sont des femmes. Le commandant des combattantes femmes est âgée de 21 ans. Elle s’appelle Medea Raqqa. Elle a expliqué que la présence de femmes kurdes dans les combats avait fortement perturbé les Jihadistes. Les combattants de l’EI ont peur quand ils entendent nos voix, a-t-elle affirmé. Ils croient que s’ils sont tués par une femme ils ne pourront pas entrer au paradis !
Vidéo-reportage (langues  kurde et arabe)  - mais les images parlent d’elles mêmes :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=0b844302f204

Alep
Les rebelles ne manquent pas d’imagination pour compenser le manque d’armes lourdes comme le montre cette vidéo :
Vidéo du double canon « hell monster » :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=f9ec3fba9e67

Deir ez-Zhor
Une grande bataille se déroule actuellement entre la 104ème brigade parachutiste des Gardes Républicains (AAS) et les Jihadistes de l’Etat Islamique pour le contrôle de la base aérienne de Deir ez-Zhor. Le problème est que les informations sont divergentes selon les belligérants.
Les jihadistes de Daech affirment avoir fait une avancée vers l’aéroport militaire de Deir ez-Zhor. Cet aéroport avait été construit par les Britanniques durant la seconde guerre mondiale. Il est l’objectif de l’Etat Islamique depuis des mois.
Les Jihadistes affirment avoir pris le bâtiment de l’école du quartier d'al-Jaffrah, adjacent à l'aéroport militaire. Ils disent avoir réussi à pénétrer le système de défense de l’armée au niveau de l’aquarium et du château d’eau, encerclant pratiquement les forces gouvernementales. Selon eux, l’armée L’AAS n’aurait plus désormais qu’une seule voie de ravitaillement terrestre à l’ouest de l’aéroport.
Les Jihadistes prétendent également avoir pris le contrôle des quartiers d’al-Mari’ayyi et al-Rusaafa pour rejoindre d’autres combattants islamistes.
Contrairement aux informations données par les Jihadistes, l’armée affirme qu’elle n’a pas perdu le contrôle du quartier d’al-Mari’ayyi et que les combats étaient peu intenses dans le quartier d’al-Jaffrah.
L’AAS affirme au contraire avoir infligé, vendredi 5 décembre, de lourdes pertes aux Jihadistes, tuant une vingtaine d’entre eux et s’emparant de trois de leurs véhicules.
Les combats se poursuivraient à l’intérieur d’al-Mari’ayyi et l’armée aurait reçu le renfort des Forces de la Défense Nationale.
Les Jihadistes avaient également affirmé s’être emparé de l’île d’al-Sakr, une information difficile à imaginer tant ce secteur est une place-forte de l’armée.  Celle-ci aurait reçu des renforts et du ravitaillement par un bateau sur le fleuve Euphrate. Cela a permis à la 104ème brigade de lancer une contre-offensive. Les Jihadistes ont quand même réussi à s’emparer d’un quai de débarquement sur la partie orientale de l’île, ainsi que d’un pont suspendu reliant l’île au continent à l’est.  Mais les Islamistes ont dû abandonner une large partie du terrain conquis sous la pression combinée de l’armée de l’air syrienne et des soldats de la 104ème parachutiste. Ils auraient réussi, au cours de leur offensive, à récupérer un tank T-55 de l’EI après un violent affrontement dans la matinée du vendredi 5 décembre.
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Tank T-55 capturé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Jihadistes ont aussi affirmé s’être emparé d’al-Rusaafa. L’assaut a débuté dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 décembre par une attaque suicide contre un check-point de l’armée, lancée par un Libyen, Abou Hafiza al-Libii. L’attaque aurait échoué, si l’on en croit l’armée. Celle-ci aurait réussi à conserver ses positions malgré les assauts incessants de Jihadistes très déterminés. 
Il faut dire que les soldats savent qu’ils n’ont pas d’autre choix que de résister jusqu’à la mort car ils ont appris que deux de leurs compagnons avaient été décapités après leur capture. Les photos d’un soldat en pleurs, implorant ses bourreaux ont été largement diffusées sur les médias jihadistes.

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Bataille de Deir ez-Zhor

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Américains ont-ils fourni de l’armement lourd aux brigades de l’Armée Syrienne Libre ?
Les rebelles de la brigade Hazm ont été formés par des conseillers militaires américains sur une base jordanienne. A l'origine, le mouvement avait pris le nom de Harakat Zaman Mohammad (Le Mouvement de la Durée de Muhammad), un nom trop « islamiste » pour les Américains. Il a été remplacé par Harakat Hazm, un nom politiquement plus modéré.
L’objectif du mouvement rebelle reste la lutte contre le pouvoir de Bachar el-Assad. Mais ils ont également reçu la mission de lutter contre les mouvements jihadistes, et en premier lieu l’Etat Islamique. Les combattants du mouvement Hazm ont reçu beaucoup d’armements lourds, et notamment des missiles sol-sol TOW de fabrication US comme le montre cette vidéo :
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=27f87b2d9a89
Cette vidéo montre une autre brigade rebelle bombardant au canon des positions de l’Etat Islamique
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=8b5960013679

Programme Alimentaire Mondial (PAM)
Le Programme alimentaire mondial (PAM), qui avait annoncé lundi 1er décembre suspendre son aide aux réfugiés syriens faute de financement, va pouvoir maintenir provisoirement ses opérations grâce à un afflux des dons qui ont atteint 21,5 millions de dollars en 24 heures.
Les fonds reçus, qui représentent le tiers des besoins pour décembre, proviennent d'individus, d'entreprises et de gouvernements. Il y a eu plus de 10 000 donateurs en 24 heures, a précisé à l'AFP Elisabeth Byrs, porte-parole du PAM qui avait lancé mercredi 3 décembre une campagne sur les réseaux sociaux.
Toutefois, le PAM a encore besoin de 42,5 millions supplémentaires pour continuer à distribuer jusqu'à la fin du mois des coupons d'achats alimentaires à 1,7 million de réfugiés syriens au Liban, en Jordanie, en Turquie et en Egypte, a précisé Mme Byrs.
Quelque 4 millions de Syriens restés à l'intérieur du pays recevront des rations en décembre, car celles-ci avaient été déjà achetées mais s'il n'y a pas de nouveaux financements, les opérations devront être arrêtées en février 2015, a précisé Mme Byrs. Au total jusqu'à fin février, le PAM a besoin de 353 millions de dollars pour ses opérations à l'intérieur et à l'extérieur de la Syrie.

Jihadisme international

Allemagne
Un tribunal allemand a condamné, vendredi 5 décembre, à trois ans et neuf mois de prison ferme un homme de 20 ans. Il était jugé pour avoir rallié les rangs de l'organisation Daech (Etat islamique-EI) en Syrie.
Kreshnik Berisha a été condamné par le tribunal de Francfort pour "appartenance à une organisation terroriste étrangère".
Il avait participé, dans les rangs de Daech, à des combats contre l’armée syrienne entre juillet et décembre 2013. Il avait été arrêté à son retour de Syrie, le 12 décembre 2013, à l'aéroport de Francfort.
Il encourait théoriquement 10 ans de prison mais lors de la première audience, le 15 septembre, les juges lui avaient proposé une peine comprise entre 3 ans et trois mois et 4 ans et trois mois en échange d'une reconnaissance de sa culpabilité.
Selon le ministre de l'Intérieur allemand, Thomas de Maizière, environ 550 Allemands sont partis combattre dans les rangs de Daech en Syrie et en Irak.
Les renseignements intérieurs allemands estiment qu'au moins 60 Allemands partis combattre au Moyen-Orient dans les rangs de Daech y ont trouvé la mort.

Grande Bretagne
Deux hommes ont été condamnés vendredi 5 décembre par un tribunal à 12 ans et huit mois  de prison ferme pour avoir rejoint les rangs d'une organisation terroriste en Syrie.
Mohammed Ahmed et Yusuf Sarwar, deux amis d'enfance originaires de Birmingham et âgés de 22 ans, s'étaient rendus en Syrie en mai 2013. Ils avaient été arrêtés à leur retour en Grande-Bretagne au mois de janvier 2014.
Les deux jeunes gens avaient fait croire à leur famille qu'ils partaient en Turquie alors qu'ils se rendaient en Syrie. Mais Yusuf Sanwar avait laissé une lettre indiquant son intention de faire le jihad.
Les deux familles avaient réussi à leur faire rebrousser chemin au bout de quelques mois, et la police, qu'elles avaient avertie, les attendaient à leur arrivée à l'aéroport d'Heathrow.

Norvège
Les services de renseignement norvégiens ont annoncé vendredi 5 décembre avoir arrêté un jeune pakistano-norvégien revenu blessé par balle de Syrie en février 2014.
"Nous avons arrêté une personne et perquisitionné son domicile dans le cadre d'une enquête en cours", a déclaré à l'AFP une porte-parole du service de renseignement intérieur (PST), Siv Alsen.
Le jeune homme mis en cause est soupçonné à ce stade de "soutien à une organisation terroriste", un chef d'accusation passible de six ans de prison en Norvège. Il faisait l'objet d'une enquête depuis son retour dans le pays scandinave le 7 février 2014.
Selon la chaîne TV2, l'homme âgé aujourd'hui de 23 ans présentait des blessures à la jambe à son arrivée à Oslo. Il a affirmé s'être rendu en Syrie pour y apporter une assistance humanitaire.
Selon le PST, une soixantaine de personnes ayant des liens avec la Norvège se sont rendues en Syrie depuis le début du conflit.

Jean René Belliard

 

29/11/2014

29 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Front irakien

Le général Souleimani agace les Américains
A peine quelques heures après la chute de Mossoul, un avion privé à bord duquel se trouvait le commandant de la brigade des forces spéciales iraniennes al-Qods, Qassem Souleimani, a atterri à Bagdad. Il était accompagné par des experts militaires iraniens et libanais. La délégation a été accueillie par les chefs des forces populaires, un groupe de brigades soutenues par l’Iran.
Celles-ci avaient été formées en 2003 pour lutter contre l’occupation américaine. Il s’agit notamment de: Asaib Ahl al-Haqq (ligue des vertueux), les brigades Badr, le Hezbollah irakien, les brigades de l’Imam Ali, les brigades de l’Imam Hussein, et le mouvement Risalat.
« Toutes ces brigades étaient prêtes et n’avaient besoin que d’une personne qui puisse commander la bataille contre l’Etat Islamique en soutien des unités de l’armée irakienne.
Des milliers d’Irakiens ont répondu à l’appel des plus hautes références religieuses (Marjaiya) en rejoignant les camps d’entrainement mis en place par les forces populaires et l’armée irakienne.
La priorité était de protéger Bagdad et ses alentours dès le début de l'offensive jihadiste du mois de juin 2014.
Mais le premier ordre que Qassem Souleimani a donné aux milices chiites a été de sécuriser la route reliant Bagdad à Samarra, une ville située à 110km au nord de Bagdad. La ville possède un mausolée chiite, le mausolée al-Askari. Ce mausolée avait été la cible d’un sanglant attentat le 22 février 2006, lequel avait déclenché une guerre confessionnelle entre sunnites et chiites qui a fait des dizaines de milliers de morts dans les années suivantes.
Les chefs des forces populaires n’étaient pas très chauds, prétextant qu’ils n’étaient pas encore prêts pour mener une bataille dans les circonstances actuelles. Mais, le général iranien a insisté et a participé en personne aux combats pour la sécurisation de la route.
L’armée et les forces populaires ont rapidement enregistré des progrès face aux Jihadistes de Daech. Elles ont sécurisé Bagdad et ses alentours, évité à Samarra de tomber entre les mains de l’EI, protégé Doujail et Balad. Elles ont repris Tal-Afar, Amerli, Souleiman Bek et de larges territoires de la province de Salaheddine.
Le général iranien, Qassem Souleimani a joué un rôle crucial pour remonter le moral des combattants à un moment où tout semblait perdu. Il a été  présent lors des principales batailles contre Daech dans la région occidentale d’Al-Anbar, dans les régions kurdes de Diyala (est), dans la région pétrolière de Kirkouk et dans la récente bataille pour la libération de la raffinerie de Baïji. Il a également participé cet été aux combats d’Amerli, au nord de Bagdad, et près d’Erbil, capitale de la région du Kurdistan irakien.
On prétend que les photographies de Souleimani prises lors des scènes de combats en Irak ont irrité le président américain.

Bataille de Ramadi (province sunnite d’al-Anbar)
L'armée irakienne, appuyée par des tribus, résistait toujours dans le centre-ville, samedi 29 novembre. "D'intenses combats opposant les forces de sécurité et des unités tribales à l'EI ont lieu dans les quartiers d'Al-Hoz, Mouallimine et El-Bakr".
Le quartier d'Al-Hoz, au sud de Ramadi, était tombé aux mains de l'EI cette semaine. Selon cheikh Omar al-Alwani, chef de l'une des tribus sunnites en guerre contre l'EI, l'armée et les combattants tribaux progressent, mais "lentement". "Ils contrôlent l'entrée du quartier" d'Al-Hoz, a-t-il précisé.
"Il y a beaucoup de pièges et nous n'avons pas d'équipe de déminage avec nous, donc nous ne pouvons prendre position dans les bâtiments qu'après avoir lancé des grenades dedans pour vérifier s'ils sont piégés avec des explosifs ou non", a ajouté M. Alwani.
"Si l'armée reste avec nous, nous pourrons reprendre entièrement le quartier bientôt", a-t-il encore dit, ajoutant que des raids aériens de l'armée irakienne avaient détruit des positions de snipers et des véhicules blindés de l'EI.
A noter que cheikh Omar al-Alwani appartient à la même tribu que le député Ahmad al-Alwani qui vient d’être condamné à mort par la cour criminelle centrale.
Vidéo des combats menés avec l’aide de l’aviation irakienne par les milices chiites et les tribus sunnites contre les Jihadistes de l’EI :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=b3f4067cc50d
Vidéo du ministère de la défense montrant des bombardements aériens contre des cibles de l’EI dans la province sunnite d’al-Anbar :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=374cd8d7955f

Kurdistan irakien – region de Kirkouk
Les Peshmergas, aidés par la Golden Brigade de l’armée irakienne et des miliciens chiites ont repris la localité d'al-Heliwa.
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=5134c95d404a

Front syrien

Une révolution manquée - Mais comment en est-on arrivé là ?
Les manifestants de la première heure, qui défilaient pacifiquement dans les rues des grandes villes syriennes en 2011 pour réclamer plus de démocratie ont disparu. La plupart sont morts, emprisonnés, ont choisi l’exil ou se cachent autant des forces de sécurité que des milices islamiques.
Pour eux, le rêve a viré au cauchemar. Ils se sont retrouvés marginalisés par l’horreur d’une guerre sans merci entre l’Armée Arabe Syrienne (AAS) et les Jihadistes pour le contrôle de portions du territoire syrien. Même les héros de l’Armée Syrienne Libre (ASL), qui ont un temps nourri les espoirs des révoltés, ne jouent plus qu’un rôle marginal, se transformant la plupart du temps en seigneurs de la guerre régnant sur de minuscules fiefs. Ils ne font pas le poids face à la pression des brigades jihadistes bien organisées et fortement armées
La communauté internationale est tout aussi désemparée. En proie aux luttes d’influence entre grandes puissances et entre ténors du monde islamique (Turquie et Qatar – Arabie saoudite et Emirats arabes unis), elle n’a jamais réussi à se mettre d’accord sur le choix du chef providentiel, capable de fédérer l’ensemble de l’opposition pour être une alternative à Bachar el-Assad.
Conscient de l’impuissance de la communauté internationale, Bachar el-Assad et ses forces de sécurité on pu poursuivre en toute impunité les campagnes impitoyables de bombardements et d’arrestations.
C’est dans ce contexte de pessimisme absolu que les organisations jihadistes ont pu fédérer un nombre sans cesse croissant de combattants. C’est tout d’abord le Front al-Nosra, le représentant officiel d’al-Qaïda en Syrie, qui est apparu sur la scène syrienne. Mais il a été très vite concurrencé par une organisation encore plus aguerrie et impitoyable : l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (EIIL) devenu l’Etat Islamique après son offensive en Irak de juin 2014. Les combattants de l’Etat Islamique avaient des années d’expérience des combats contre l’armée américaine lorsque celle-ci occupait l’Irak.
Américains et Saoudiens ont sans doute cru qu’ils pourraient instrumentaliser l’EIIL pour venir à bout du premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, qui avait eu le tort de dresser la communauté sunnite d’Irak contre lui en menant une politique trop favorable aux Chiites et qui était également soupçonné de faire la part belle à l’Iran. Mais le poulain est devenu une bête féroce indomptable.
Il a bien fallu parer à la menace, d’où la mobilisation internationale contre l’EI, tant en Irak qu’en Syrie, pays dans lequel l’organisation salafiste s’était fortement implantée. Et face à la cruauté et à la menace de l'État islamique, il semble que l’administration Obama se soit résignée à laisser Bachar el-Assad au pouvoir. 

Nouvelle offensive jihadiste à Aïn el-Arab (Kibané en Kurde)
De violents combats opposaient samedi 29 novembre, pour la première fois, les Jihadistes de l’État islamique (EI) aux forces kurdes au poste-frontière entre la ville syrienne de Kobané et la Turquie.
L’assaut a débuté par trois attaques suicides, l’une à la voiture piégée et une autre avec une ceinture explosive. L’un des kamikazes s’est fait sauter au poste frontière de Mursitpinar. Il aurait gagné le poste frontière à partir du territoire turc selon des témoins. Une accusation extrêmement grave contre le gouvernement turc si ce fait se révèle exact.
Les attentats ont aussitôt été suivis par de violents affrontements entre les Jihadistes et les Unités de protection du peuple kurde (YPG).
Les combats se sont déroulés à partir de 5h du matin à une vingtaine de mètres du poste-frontière. Il semble qu’il soit désormais entre les mains des Jihadistes. On a également appris que le mont Sheir serait aussi entre les mains des combattants de l’EI. D’autres informations font état de la présence de miliciens jihadistes sur la place Azadi, au centre de Kobane.
Les combattants kurdes semblent être en grande difficulté et seraient encerclés par les Jihadistes qui ont lancé leur nouvelle offensive sur quatre axes.
Cette video kurde montre la résistance des miliciens kurdes de l’YPG au poste frontière :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=2e2447dc1aac

Vidéo de Russia today sur la situation à Kobané (langue arabe):
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Alep
Une gigantesque explosion a eu lieu, le samedi 29 novembre, à Zahra, une des deux localités chiites encerclées par l’Etat Islamique. Un BMP (transport de troupes blindé) bourré d’explosifs, conduit par un kamikaze s’est fait exploser contre une position de l’AAS. On voit le BMP dans la première vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=4c3c8295a279
et une autre vidéo de la scène :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=8a0fbdb49b7d

Damas et sa banlieue
Toujours des combats à Jobar – Nouvelle vidéo russe :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=110ad670c7de

Jean René Belliard