11/06/2014

Irak : Les Saoudiens ont-ils été furieux d’être tenus à l’écart des négociations americano-iraniennes ?

Les Saoudiens ont-ils été furieux d’être tenus à l’écart des négociations americano-iraniennes ?
Les Etats-Unis et l’Iran ont eu à Genève, lundi 9 juin 2014, cinq heures de réunion en tête à tête sur le dossier nucléaire iranien. Il s’agit de la première réunion en tête à tête entre représentants américains et iraniens.  Les Iraniens prétendent que des progrès ont été faits. Il est curieux que le spectaculaire développement en Irak intervienne au moment même où les négociations entre l'Iran et les pays occidentaux n'ont jamais été si près d'aboutir à un accord.

 

 

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05/06/2014

Bachar el-Assad élu à nouveau à la présidence syrienne : Et maintenant ?

Le pouvoir syrien voudrait faire croire que le pays est sur le chemin du retour à la paix civile. C’est aussi ce que prétendent les hommes politiques russes, les  autorités iraniennes, et les alliés libanais de Bachar el-Assad. De leur côté, les Occidentaux, Américains en tête, les Saoudiens et les Qataris dénoncent une « farce électorale ».

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17:12 Publié dans Arabie saoudite, Bachar el-Assad, Emirats Arabes Unis, Etats-Unis, Iran, Liban, Qatar, Russie, Syrie, Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

04/06/2014

Nouvelles violences en Irak ce mercredi 4 juin 2014

Les violences ont fait plus de 4.000 morts dans le pays depuis le début de l'année 2014, dont 900 pour le seul mois de mai.
Les violences sont alimentées par la colère de la minorité sunnite, qui s'estime marginalisée et maltraitée par les autorités dominées par les chiites.

La reprise de la guerre froide exacerbe les rivalités entre puissances au Moyen orient
Depuis les évènements en Ukraine et le jeu mené par la Russie dans cette région, on assiste à un nouvel accès de confrontation est-ouest entre, d’un côté, la Russie, et, de l'autre, les Occidentaux, à savoir les Etats-Unis et l’Union européenne. Ce relent de guerre froide a maintenant ses conséquences dans la région stratégique du Moyen Orient. La Russie se trouve alignée avec l’Iran, le pouvoir syrien et le Hezbollah tandis que les Occidentaux ont réussi à convaincre leurs alliés saoudiens, jordaniens et émiratis d'être plus prudents dans le choix des mouvements sunnites auxquels ils apportaient leur soutien. Pour les Américains, il était hors de question d’aider d’aucune façon les Jihadistes. Ils ont exigé des Saoudiens et des Qataris qu’ils cessent de leur fournir une aide.
Cela a été chose faite depuis la mise au pas du Qatar et le limogeage de Bandar Sultan et d’autres dirigeants saoudiens. Depuis, on assiste à une série d'évènements et de manœuvres qui confirme qu’une coopération est à l'œuvre entre Américains et monarchies du Golfe.
De son côté, la Russie annonce qu'elle va augmenter son aide au régime syrien et annule une dette de 240 millions €. Il semble que le bras de fer soit vraiment engagé entre les deux superpuissances en Ukraine comme au Moyen orient.

Des réunions secrètes entre Américains, Saoudiens, Turcs, Qataris et Emiratis dans des hôtels d’Arbil, Amman et Istambul
Des réunions secrètes se sont tenues entre les Etats-Unis, l’Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar les Emirats Unis pour tenter de mettre un terme à la situation de guerre civile qui règne en Irak et contrer à la fois l’Iran et les Jihadistes d’al-Qaïda.

Les alliés ne souhaitent pas plus Nouri al-Maliki en Irak que Bachar el-Assad en Syrie
Le problème est que Nouri al-Maliki, le dirigeant chiite irakienn a remporté les  dernières élections législatives du 30 avril 2014. Son parti,  "L’Etat de droit", a  remporté 96 sièges, sur les 328 du parlement irakien. Le courant sadriste qui est venu en seconde position ne dispose que de 32 sièges. L’objectif des alliés est donc de tenter de créer un nouveau front politique contre Nouri al-Maliki.
Il faudrait pour cela constituer un « Bloc des Forces Nationales » réunissant 50 députés sunnites. Ce bloc pourrait occuper la deuxième position derrière « l’Etat de droit » de Nouri al-Maliki et devant le bloc sadriste. Si en plus les députés de la liste Al-Wataniyah, présidée par Iyad Allaoui (premier ministre chiite entre 2004 et 2005) s’y associait, (21 sièges), on pourrait alors avoir une alliance forte de 70 sièges
Les membres de "l’Union des forces nationales" ont établi des contacts secrets avec le courant sadriste autour d’un slogan commun «non à Maliki, oui à la formation d’un gouvernement de coopération nationale».

Trouver une personnalité chiite plus consensuelle
Le but de ces consultations est de faire accéder au poste de Premier ministre une personnalité chiite dont un tiers des partisans serait chiite, tandis que les deux autres tiers de ses partisans seraient des Sunnites et des Kurdes.
Un gouvernement constitué par cette alliance pourrait alors décider une amnistie générale pour annuler la loi de "débaathification" et d'amnistie de certaines personnes accusées de terrorisme, en préparant le terrain pour accorder des postes importants à des personnalités qui font actuellement l’objet de poursuite judiciaire comme Tariq al-Hachemi, l’ancien vice-président irakien, un sunnite,  Ahmad al-Alwani, ou à donner des postes clés comme les ministères de la Défense ou de l’Intérieur à des personnalités sunnites.
Accepter une autonomie accrue au gouvernement local du Kurdistan irakien à Kirkuk et dans d’autres régions du pays.
Rétablir un certain équilibre entre les différentes communautés ethniques et confessionnelles, donnant plus de poids et de reconnaissance aux minorités, ceci afin de calmer la révolte des Sunnites, les détourner d’al-Qaïda et d'autres organisations salafistes. 

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

18:20 Publié dans Arabie saoudite, Emirats Arabes Unis, Etats-Unis, Irak, Iran, Nouri al-Maliki, Qatar, Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |