ARABIE SAOUDITE - Page 3

  • Irak : trois Français condamnés à mort pour appartenance à l’Etat islamique

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    Trois Français ont été condamnés à mort dimanche pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a indiqué à l’AFP un magistrat de la cour de Bagdad qui les a jugés, un verdict inédit pour des ressortissants de ce pays.
    Il s’agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d’être transférés avec neuf autres Français en Irak en février. Selon la loi irakienne, ils ont 30 jours pour faire appel.
    Jusqu’ici, trois Français ont déjà été reconnus coupables d’avoir rejoint l’EI en Irak: Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans, ont tous été condamnés à la prison à perpétuité, ce qui équivaut à 20 ans de détention en Irak.
    Kévin Gonot, 32 ans, est né à Figeac dans le sud-ouest de la France. Il a été arrêté en Syrie avec son demi-frère Thomas Collange, 31 ans, sa mère et son épouse, une nièce des frères Fabien et Jean-Michel Clain qui ont revendiqué les attentats de novembre 2015 avant d’être tués récemment en Syrie.
    Kévin Gonot affirme que son père, qui avait également rejoint l’EI selon ses « aveux » publiés par la justice irakienne, a été tué à Raqqa, ancienne « capitale » de l’EI en Syrie.
    Entré illégalement en Syrie via la Turquie selon ses dires, il a d’abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au « calife » de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi.
    Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane au sein de l’EI a indiqué avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané, en Syrie, en 2015.
    Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, la « capitale » de l’EI en Irak de 2014 à 2017 pour y être hospitalisé et non pour y combattre.
    En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d’analyse du terrorisme (CAT) à Paris.

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono du dimanche 26 mai 2019

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    • Irak : trois Français condamnés à mort pour appartenance à l’Etat islamique – Lire l’article
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    • Yémen : les houthis annoncent une attaque au drone contre l’aéroport saoudien de Jizane – Abonnés
  • Frontlive-Chrono – Mardi 21 mai 2019

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    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le mardi 21 mai 2019

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    • Egypte : 16 jihadistes tués par la police dans le Sinaï – Abonnés
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    La semaine dernière, Associated Press a publié un article sur les  drones utilisés par les combattants houthis du Yémen pour attaquer des cibles stratégiques ennemies.
    Cette publication est citée par de nombreux médias arabes qui affirment que des stations de pompage d’oléoducs en Arabie saoudite et quatre navires marchands près du port de Fujairah dans les Emirats arabes unis ont été attaqués au cours des dix derniers jours.
    Il apparait que les Houthis ont à disposition des drones iraniens. La publication d’AP évalue que ces drones peuvent opérer à une distance allant jusqu’à 1 500 km, et s’ils sont lancés depuis le Yémen, ils pourraient atteindre la centrale nucléaire en construction à l’ouest des EAU et l’aéroport international à Dubaï.
    AP apporte la preuve que l’attaque des stations de pompage d’oléoducs en Arabie saoudite a été menée à l’aide de drones. Les Houthis confirment avoir utilisé des drones pour effectuer cette opération. A noter que les Houthis utilisent des drones de combat depuis mars 2015, aussi bien en reconnaissance que dans des missions d’attaque.
    L’Associated Press publie la photo d’un des drones utilisés par les Houthis : Il s’agit d’un drone de 4,5 mètres d’envergure avec une poutre de queue en V, équipé d’un moteur arrière avec des réservoirs de carburant supplémentaires. Ce drone peut porter une charge de combat jusqu’à 18 kg. Les experts pensent qu’un tel drone est programmé pour frapper à un point spécifique (à une certaine latitude et longitude), et sa portée peut atteindre 1500 kilomètres.
    La rédaction a demandé à Denis Fedutinov, l’un des principaux spécialistes russes dans le domaine des véhicules aériens téléguidés, de lui faire part de ses commentaires. « Il y a eu une certaine évolution (si le mot est approprié dans ce contexte) dans l’utilisation des véhicules aériens sans pilote. Les drones kamikazes ont déjà été utilisés non seulement contre les forces de l’ordre, mais aussi pour des événements de masse et pour des personnalités politiques, comme le défilé au Venezuela, qui en est un exemple. Les aéroports sont de plus en plus visés, ce qui, heureusement, n’a pas encore eu de conséquences tragiques. Aujourd’hui, nous constatons qu’on utilise des drones pour attaquer des infrastructures dans l’espoir de causer des dommages économiques à l’ennemi. Nous pouvons supposer qu’à l’avenir, on peut s’attendre à ce que d’autres secteurs de l’énergie, des communications, des transports, etc. soient la cible des véhicules aériens sans pilote et que ces risques, bien sûr, doivent être pris en compte dans leur conception et leur exploitation « , a déclaré Fedutinov.
    Répondant à une question de notre équipe éditoriale sur l’évaluation de la portée maximale du drone houthi (1 500 km), Fedutinov a déclaré : « On peut supposer qu’un tel drone d’une masse au décollage de plusieurs dizaines de kilogrammes, transportant à son bord environ 10 kg de charge explosive, sera capable d’effectuer des vols de plus de 10 heures qui, à la vitesse de croisière, typique pour ces drones, donneront des paramètres similaires à la portée maximale annoncée.
    Contre Israël, l’Iran utilise généralement ses forces de substitution, le Hezbollah libanais, ainsi que le Djihad islamique et le Hamas à Gaza. Mais la distance entre la frontière occidentale de l’Iran et toute cible en Israël n’est pas supérieure à 1500 km.

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