28/11/2014

27 et 28 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Front irakien

L’Etat islamique n’occupe plus que la moitié du terrain conquis en juin 2014 en  Irak
Partout, les opérations menées par l’armée irakienne ou les Peshmergas kurdes et les milices chiites, avec l’assistance de l’armée de l’air irakienne et la coalition internationale, finissent pas porter leurs fruits.  Après leur déroute au début de l'offensive jihadiste en juin 2014, les forces gouvernementales tentent depuis quelques mois de regagner du terrain avec l'aide des combattants kurdes, de milices chiites et de tribus sunnites, et avec le soutien aérien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Elles ont réussi à reprendre Jurf al-Sakhr, au sud de Bagdad, Baïji, au nord de la capitale, et faire reculer l'EI dans des zones situées plus au nord. Mais trois des principales villes du pays – Mossoul, Tikrit et Falloujah – restent toujours aux mains des jihadistes.

Ramadi et Kirkouk
Les forces irakiennes et des tribus alliées ont pour l’instant réussi à repousser l’offensive de l'État islamique (EI) contre le centre de Ramadi, le chef-lieu de la province sunnite  d'al-Anbar.
À Ramadi, « nous avons été en mesure de stopper (mercredi soir 26 novembre) l'avancée des combattants près du siège du gouvernement régional », qui était l'objectif de l'assaut de l'EI, a indiqué hier le colonel Haytham al-Daraji, des forces irakiennes. Il a précisé que plus de dix raids aériens avaient visé les troupes jihadistes et que des renforts avaient été envoyés par Bagdad.
Dans le nord, les combattants kurdes font face à une attaque de l'EI dans la province pétrolière de Kirkouk. Les jihadistes « visent Kirkouk et veulent prendre les sites pétroliers », a précisé un commandant peshmerga Westa Rasul.

Un commandant de l’Etat Islamique tué au cours d’un bombardement à Mossoul
Et à Mossoul, plusieurs sources ont indiqué qu'un commandant de l'EI, Abou Chehab al-Souri, avait été tué hier dans cette ville contrôlée par le groupe. Ces mêmes sources ont aussi indiqué que le principal hôpital de la ville avait reçu une trentaine de corps de jihadistes, peu après des bombardements de la coalition internationale dans la région.

Ne pas crier victoire
Un peu comme en Syrie, il serait prématuré de crier « victoire » à chaque succès de l’armée irakienne ou des Peshmergas. Ceux-ci ont du mal, en effet, a conserver leurs acquis territoriaux dans les régions sunnites. Chacune de ces victoires est acquise au prix d’exactions et de drames humains qui exaspèrent un peu plus les populations sunnites locales. C’est un problème que connaissent toutes les armées du monde en lutte avec une insurrection populaire.

La condamnation à mort d’un député sunnite enflamme la communauté sunnite
La cour criminelle centrale a condamné Ahmad al-Alwani à mort ", a déclaré le porte-parole judiciaire Abdel-Sattar Bayraqdar.
Le député était accusé de terrorisme par la justice irakienne et notamment tenu responsable pour la mort de deux soldats.
Les Sunnites irakiens se sentent trahis par la condamnation à mort du député sunnite de Ramadi, Ahmed al-Alwani. Il avait été enlevé lors d'un raid contre son domicile à la fin de Décembre 2013, raid au cours duquel son frère Ali et 15 gardes du corps avaient été tués. Le député sunnite était l’une des grandes voix de la protestation sunnite contre le gouvernement du Chiite Nouri al-Maliki. On s’attendait à plus de clémence de la part du gouvernement de Haydar al-Abadi. Cette condamnation va poser un gros problème au pouvoir irakien car Ahmed al-Alwani est membre du clan Albu Alwan de la tribu Dulaim, la plus grande tribu de la province sunnite d’al-Anbar. Ce jugement va relancer la colère de la tribu contre le gouvernement chiite que beaucoup de sunnites considèrent comme génocidaire. L'enlèvement d’al-Alwani avait déjà été l'une des principales raisons qui avaient dressé les hommes armés des tribus sunnites contre les forces de sécurité dans la province d’al-Anbar, les poussant finalement à faire alliance avec l’Etat Islamique.
Le condamné a un mois pour interjeter appel de la décision.
Vidéo en anglais :
https://www.youtube.com/watch?v=ZAh6x5bctbo&feature=p...

Les Jihadistes sont encore capables de lancer de violentes offensives
La raffinerie de Baiji, dont on avait annoncé la libération des mains de l’EI à grands cris de victoire, est toujours menacée par les Jihadistes comme en témoigne cette vidéo. Les combattants de l’EI ont à nouveau réussi à prendre pied à l’intérieur du site industriel. L’opération a débuté par l’attaque kamikaze de deux camions bourrés d’explosifs. L’un des véhicules aurait été conduit par un Marocain, Abou Hamza al-Moughrabi. L’autre kamikaze, est un « Britannique » identifié sous le nom d’Abou Hajar al-Britani. L'explosion de son véhicule, chargé de 1800 kg d'explosifs, a détruit plusieurs chars et pièces d'artillerie.
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Abu Hajar al-Britani

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fois le périmètre de défense de l’armée irakienne anéanti par les deux énormes explosions, les Jihadistes se sont lancés à l’assaut et ont réussi à pénétrer dans l’enceinte. Remarquez l’air martial des Jihadistes comparé aux Peshmergas ou aux soldats irakiens.
La vidéo a été tournée par l’Etat Islamique (exceptionnel) :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=d603cec4cd66

Un Jihadiste tchétchène capturé par l’armée irakienne dans la région de Tikrit
Surprise des soldats : Il sait à peine parler l’arabe :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=68a74318f0e6

Le général iranien Qassem Soleimani à Jalawla
souleimani.jpgLe général Qassem Soleimani (assis à droite)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La ville de Jalawlaa, dans la province de Diyala, au nord de l’Irak, a été libérée il y a quelques jours. A cette occasion, on a remarqué la présence du général iranien Qassem Soleimani, le commandant de la force al-Qods, les forces spéciales des Gardiens de la Révolution. Qassem Soleimani peut être considéré comme l’homme fort du Moyen Orient avec autorité sur l’Irak, le Liban et la Syrie.
Les images de Qassem Soleimani, montrant sa présence physique à Jalawla et largement diffusées dans la presse, sont destinées à montrer le rôle joué par l’Iran dans la lutte contre Daech.

Lutte d’influence entre l’Iran et les Etats-Unis
Preuve que l’Iran et les Etats-Unis sont en compétition au Moyen Orient, le  général de brigade Mohammad Reza Naghdi, commandant en chef des  forces de mobilisation, les Bassiji,  a une nouvelle fois menacé  les Etats-Unis. S’adressant directement aux  dirigeants américains, il a déclaré : «Si vous voulez prolonger la durée de vie de votre immonde système pendant un certain temps, vous devez supprimer vos bases militaires dans  les pays islamiques, et abandonner tout soutien à l'entité sioniste. »

Les Chiites irakiens enjeux de la lutte d’influence entre Téhéran et Washington
Lorsque l’administration Bush junior a lancé son armée à l’assaut de Bagdad, les Chiites irakiens ont vu dans cette offensive la fin du calvaire qu’ils subissaient de la part de Saddam Hussein et ses sbires. A l’époque peu d’entre eux sentaient une quelconque affinité envers l’Iran. Il y avait peut être une communauté confessionnelle mais les différences de mentalité, l’animosité séculaire entre Perses et Arabes, l’acceptation d’une autorité des chefs religieux dans la vie politique, comme en Iran, empêchaient les Chiites irakiens de se sentir proches de l’Iran, à part peut être quelques étudiants en religion.
Cela ne veut pas dire que l'Iran n’exerçait pas une influence, mais elle n’avait pas réussi à gagner les cœurs et les esprits des Chiites irakiens et à faire de leur pays une succursale de la révolution islamique iranienne.
Les choses vont brutalement changer avec l’invasion de larges portions de l’Irak par les Salafistes sunnites de l’EI (Daech). La débandade de l’armée irakienne, notamment des soldats sunnites, en juin 2014, avait laissé Mossoul tomber entre les mains de l’organisation jihadiste. Pire, les Salafistes n’étaient plus qu’à quelques dizaines de mètres du sanctuaire des deux Imams Askari à Samarra, au nord de Bagdad, un haut lieu de la religion chiite.
L’Iran est alors apparu, aux yeux de beaucoup de Chiites irakiens, désespérés par la situation de leur pays après l’effondrement de l’armée, comme le seul pays capable de défendre l’Irak.
Un responsable chiite irakien a déclaré : "Hajj Qassem Soleimani [le commandant de la Force al-Qods] et ses hommes ont montré que l'Iran se souciait de l'Irak en tant que nation. Le commandant emblématique est allé lui-même se battre avec les volontaires irakiens qui se sont réjoui de sa présence". Il poursuit : "Si Hajj Qassem et ses hommes n’avaient pas été présents, Daech aurait aujourd'hui détruit les sanctuaires de la maison du Prophète Muhammad, et c’est pourquoi aujourd'hui est un autre jour."
C’est à partir de l’attaque de l’Etat Islamique contre l’Irak que l'Iran a entrepris un effort généralisé pour accroître son influence politique et religieuse en Irak. Les Iraniens ont été actifs sur le plan militaire, mais également sur le plan religieux. Un chef religieux chiite  irakien, Hashem al-Sayed Haidari, a fait son apparition sur la scène politique et militaire, un peu comme Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah au Liban. Haidari est un fidèle du  guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et tout comme Nasrallah, il sait galvaniser les foules chiites par ses discours enflammés.
Aujourd’hui, les Iraniens apparaissent comme ceux qui combattent sur le terrain alors que la coalition internationale, pour l’instant, se borne à exécuter des raids aériens sans aucune présence physique au sol.  Et les quelques militaires occidentaux présents sur le terrain se bornent, pour la plupart, à jouer un rôle de conseiller, bien à l’abri dans la zone verte de Bagdad ou à Kirkouk.
Pour l’instant, l’implication des militaires iraniens sur le terrain est encore limitée en nnombre, mais l'Iran est prêt à renforcer sa présence si le gouvernement irakien lui demande.

L’Iran ne cesse d’accuser les Etats-Unis de collusion avec l’Etat Islamique
Hossein Amir-Abdollahian, le ministre des Affaires étrangères, n’y va pas par quatre chemins en ce qui concerne les Etats-Unis. Pour lui,  la coalition internationale conduite par les USA soutient l’Etat Islamique. Les pays occidentaux visent seulement, à son avis, à protéger leurs intérêts dans la région.
"L'Iran à mis plusieurs fois en garde les Etats-Unis et les pays occidentaux contre les menaces de l’EI et la présence croissante des terroristes dans la région sensible du Moyen-Orient. Ces groupes terroristes poursuivront leurs opérations, sauf si les Etats-Unis et l'Occident adoptent une approche claire pour combattre le terrorisme, " a déclaré Amir-Abdollahian.
Les responsables iraniens soupçonnent, en effet, la coalition de jouer un double jeu en Irak et en Syrie, même s’ils savent bien que seule une coopération avec la coalition pourra  mettre fin plus rapidement à la bataille avec l’EI.
Washington s’abstient pour l’instant de répondre aux accusations iraniennes. Les Etats-Unis savent qu’ils ne peuvent se permettre le luxe de rompre le dialogue avec l’Iran en ce moment. Il y a trop d’enjeu actuellement. 
Les deux pays ont négocié sur le dossier nucléaire avec les yeux rivés sur la Syrie et l'Irak.  C’est peut-être la raison pour laquelle ils ont décidé de continuer les négociations même s’ils n’ont pas réussi à s’entendre pour l’instant.

Le Hezbollah libanais est présent en Irak
On sait que des dizaines d'experts militaires hautement qualifiés du Hezbollah libanais sont arrivés en Irak pour aider à la gestion militaire de la bataille.
"Ils ne se battent pas, mais ils aident avec les tactiques, car ils sont bien expérimentés dans ces batailles. Ils comprennent la mentalité des combattants mieux que quiconque sur le terrain », a révélé un dirigeant irakien. Pour autant, les combattants du Hezbollah ne sont pas directement impliqués dans la guerre.

Front Syrien

Batailles en cours
Deux grandes batailles ont lieu actuellement. La première est celle d’Alep, dans le nord, et la seconde a lieu autour de la base de Cheikh Maskin, au Sud.

Gouta orientale (à l’est de Damas)
L’agence officielle SANA affirme que les soldats de l’Armée Arabe Syrienne, renforcés par des éléments du Hezbollah libanais, avaient tué 50 rebelles dans une embuscade mercredi soir 26 novembre, à l'est de Damas. Les rebelles avaient quitté le village de Medaa (dans la Ghouta orientale) pour gagner Dmeir », plus au nord-est.
 
Alep
Sur le plan militaire, il semble que les forces d’auto-défense des localités chiites encerclées de Noubboul et Zahra aient réussi à repousser le dernier assaut des Jihadistes de l’EI.
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=0ebe17b72d69
La brigade rebelle Hazm, armée et financée par les Etats-Unis, a mis en ligne une vidéo de son activité militaire dans le secteur d’Handarat, à Alep. Peu spectaculaire, mais remarquez le fusil du sniper :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=9211aa691ef9
Sur le plan politique, Damas et Moscou ont affiché pour la première fois leur appui aux « efforts » de l'émissaire de l'ONU, Staffan De Mistura, de « geler » les combats en cours à Alep. C'est ce qu'a affirmé le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem, le 27 novembre 2014. En octobre, l'émissaire de l'ONU avait proposé d'instaurer des zones de cessez-le-feu pour permettre la distribution de l'aide humanitaire dans ce pays et estimé qu'Alep pourrait être « une bonne candidate » pour ce type de zone.

Bataille de Cheikh Maskin (province de Deraa - Sud)
Une vidéo intéressante montre des missiles anti-chars américains aux mains des combattants rebelles :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=4d05ed4ae489

Damas et sa banlieue
J’ai souvent montré des vidéos (côté AAS), tournées par une équipe russe, montrant l’activité des chars contre les positions rebelles.
Aujourd’hui, c’est une vidéo tournée par les rebelles filmant l’arrivée d’une relève de combattants dans les ruines de Jobar :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=75dd2b357188

Vidéos de la Brigade rebelle Noureddine az-Zanki
La brigade rebelle de Noureddine al-Zanki poursuit sa mise en ligne de vidéos impressionnantes mettant en scène l’utilisation de puissants mortiers et de missiles antichars TOWS :
Vidéos :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...
Combats dans le quartier d’al-Rashidin:
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...

Les autorités syriennes fournissent des renseignements sur Daech aux Américains
L’institut Stratford, proche des services de renseignement américain, a fait une révélation surprenante. Il affirme que les autorités syriennes fourniraient des informations cruciales aux Américains, via les Irakiens.
Ces informations se rapportent aux organisations jihadistes qui opèrent  sur le sol syrien, Daech (Etat Islamique), et le groupuscule Khorassan, proche d’Al-Qaïda et donc du front al-Nosra.
Malgré la pression des alliés sunnites et de la Turquie, qui voudraient que les Etats-Unis élargissent leur mission contre Daech pour renverser le régime syrien de Bachar al-Assad, « l’administration américaine préfère éviter ce risque et reste attachée à sa mission principale qui consiste à frapper les groupuscules armés et en même temps à préserver ses liens avec l’Iran. Le gouvernement syrien a bien lu les priorités américaines dans ce conflit et profitent de l’occasion pour se rapprocher des Etats-Unis en s’échangeant les renseignements sensibles », écrit l’institut.
Selon lui, il est question d’une quantité impressionnante d’informations qui parvient à Washington à travers le gouvernement irakien sur les dépôts d’armes de Daech, leurs centres d’entrainement et leurs sièges de commandement dans le gouvernorat d’Alep, Deir ez-Zhor et Raqqa.
Toujours selon l’institut, les Américains ont rejeté une proposition de la part des responsables irakiens pour participer à des rencontres des membres des services de renseignement irakiens, américains et Syriens. « L’Iran et ses alliés à Bagdad et Damas pourraient profiter de l’augmentation de la prise de conscience dans la région que les USA ne sont plus liés à leurs partenaires arabes traditionnels et que la carte du renversement d’Assad n’est plus sur la table », estime Stratford.
 « Les USA exploitent leurs performances dans la collecte des informations des services de renseignement pour surveiller l’Etat Islamique et pour vérifier toute information qui lui est fournie d’une partie tierce. En géopolitique, il est préférable qu’ils utilisent leurs relations pour se concentrer sur leur mission et faire l’équilibre entre les différents acteurs du Proche-Orient, quoique la coopération publique avec le régime d’Assad puisse être considérée comme un facteur politique explosif pour l’administration américaine », conclut le centre américain.

Front égyptien

Des centaines de militaires et policiers tués par les Salafistes depuis juillet 2013
Des centaines de policiers et militaires ont été tués au cours d’attaques terroristes depuis que l'armée a destitué et arrêté le président islamiste élu Mohamed Morsi, le 3 juillet 2013. Ces attentats sont revendiqués par des groupes d'insurgés islamistes qui disent agir en représailles à la sanglante répression menée par le nouveau gouvernement contre les partisans du président déchu.
La dernière victime en date est un général de brigade de l'armée égyptienne tué vendredi 28 novembre au Caire par des inconnus qui ont ouvert le feu sur lui et les deux soldats qui l'accompagnaient.
Le général sortait d'un hôtel accompagné de deux gardes du corps quand des hommes armés à bord d'une voiture ont ouvert le feu sur le petit groupe. L'officier supérieur a été tué et les deux soldats ont été blessés.
Ce vendredi 28 novembre, les partisans du président déchu, Mohamed Morsi, sont à nouveau descendu dans la rue à l'appel des Frères Musulmans et d’autres mouvements salafistes. Le pouvoir, interdisant toute manifestation qui ne serait pas préalablement "autorisée" par le ministère de l'Intérieur, les forces de sécurité sont aussitôt intervenues, arrêtant plus d’une centaine de personnes qualifiées de « frères musulmans » par la police.
Depuis le mois de juillet 2013, date à la quelle le président Morsi a été renversé, plus de 1 400 manifestants islamistes ont été tués par la police et l'armée, essentiellement au Caire, et plus de 15 000 Frères musulmans ou sympathisants ont été emprisonnés.

Israël

Israël se prépare à la guerre dans le Golan
L’armée israélienne se prépare pour combattre à la frontière avec la Syrie, a révélé la Deuxième chaine de télévision israélienne.
« L’armée est parfaitement consciente que la guerre en Syrie pourrait très bien se retourner ultérieurement contre Israël », rapporte la télévision. Et il est question d’une manœuvre qui a été entreprise par une brigade du Rassemblement pour le combat baptisé Ayt et qui est chargée de collecter des informations sur le terrain et de développer la banque de cibles. Durant cet exercice qui a eu lieu dimanche 23 novembre 2014, toutes les unités œuvrant dans le Golan ont participé à une manœuvre destinée à simuler une situation d’escalade et de combats contre l’armée syrienne et des opposants.
Une partie de ces manœuvres simulaient des activités clandestines des unités israéliennes réalisées à partir de positions situées derrière les lignes de l’adversaire. Elles consistaient à collecter des renseignements, à « cuisiner des cibles » qui permettent à l’armée israélienne de disposer d’importantes performances, sans oublier les cibles collectées via des moyens électro-optiques qui prennent des photos en profondeur dans le territoire syrien.
Pourtant, «  depuis que le front al-Nosra a pris le contrôle de cette région frontalière, la situation est très calme et l’Etat Islamique (Daech) est encore loin, voire il n’y a aucune hypothèse pratique chez l’armée sur une éventuelle arrivée de Daech à la frontière », a ajouté la télévision israélienne.
Soucieux de protéger leur frontière avec la Syrie, il semble que les Israéliens aient pris contact avec les Jihadistes du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie).  Ils auraient autorisé le transport vers les hôpitaux israéliens de blessés du Front. Ils ont même, à plusieurs occasions, ouvert le feu sur des positions de l’armée syrienne proches du Golan, offrant ainsi un appui aux Jihadistes qui n’en demandaient sans doute pas tant.

Liban

Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie et au Liban) menace d’exécuter un des soldats libanais qu’il détient en otage si la Jihadiste Jumana Hamid, actuellement emprisonnée au Liban, n’est pas libérée. Jumana Hamayyid est une Jihadiste capturée au volant d’une voiture piégée à proximité d’Ersal, dans la Bekaa.

Yémen

L’organisation chiite Ansarullah a repris son offensive
La milice chiite armée d'Ansaruallah a repris son offensive vers le sud, se rapprochant de la ville d'Aden.
Un convoi de 16 véhicules transportant quelque 200 miliciens armés de mitrailleuses a pénétré dans la nuit dans la banlieue est de la ville de Taëz, chef-lieu de la province de Taëz, où ils se sont déployés non loin de l'aéroport et de la radio locale. La ville a une population de 500 000 habitants et est située à 250 km au sud-ouest de la capitale.
Les miliciens chiites, qui avaient pris la province d’Amrane en juillet 2014, ont occupé Sanaa, le 21 septembre, et se sont aussi emparés de nombreuses localités de l'ouest et du centre du Yémen et notamment du port stratégique de Hodeida, sur la mer Rouge, qui commande la voie vers le détroit de Bab al-Mendeb, à l'embouchure du Golfe d'Aden.
Mais ils n’avaient pas poursuivi vers  Taëz en vertu d'un accord avec les autorités locales.
"Cet accord ne tient plus car les autorités locales n'ont pas honoré leurs engagements d'arrêter 14 extrémistes dans la province de Taëz", a déclaré à l'AFP une source proche d'Ansarullah.
Les partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh auraient aidé les Houthis à parvenir jusqu'à Al-Janad", la banlieue de Taëz où se trouve une caserne de la Garde républicaine, dont plusieurs officiers sont restés fidèles au fils aîné de l'ex-président qui commandait ce corps d'élite.

Etat Islamique et al-Qaïda

L’Etat islamique poursuit son expansion planétaire
L’organisation jihadiste al-Qaïda, dirigée par Ayman Zawahiri, sent qu’elle perd de terrain au profit de l’Etat islamique (Daech), qui s’étend de plus en plus et pose une menace existentielle pour le premier.
L’Etat Islamique a clairement annoncé son intention de s’implanter dans la province syrienne de Deraa, voisine de la Jordanie. L’organisation salafiste a également reçu l’allégeance de deux importants groupes « jihadistes » du Caucase. Il s’agit du groupe « Awkhiya », dirigé par « le prince Souleimane » et « Rabani Qalaa » au Daghestan. Le ralliement de ces deux groupes à Daech provoque un état de confusion parmi les groupes jihadistes de la région. Une division avait déjà eu lieu en 2010 et les répercussions sont toujours sensibles aujourd’hui. 

Al-Qaïda bien décidé, cette fois, à réagir
Ayman Zawahiri a cette fois décidé de réagir. Il a chargé le dirigeant de la branche d’al-Qaïda au Yémen (AQPA), Nasser Wahichi, de s’opposer aux tentatives d’expansion de Daech dans plusieurs pays arabes.
La branche d’al-Qaïda au Yémen s’est aussitôt mise en marche pour découvrir les dirigeants et les cellules ayant prêté allégeance à Abou Baker al-Baghdadi, le calife autoproclamé de l’Etat Islamique.
A cette fin, Wahichi s’est réuni avec les « dirigeants » qui ont prêté allégeance à Daech pour les mettre en garde contre les risques de division que leur allégeance n’allait pas manquer de provoquer entre les « Jihadistes ».
Cette rencontre ne va sans doute pas suffire pour convaincre les partisans de l’EI de revenir sur leur décision.  Un partisan de Daech,cheikh Maamoun Hatem, a même conseillé aux branches d’al-Qaïda au Yémen de prêter allégeance à « l’Etat islamique qui a imposé sa domination sur terre », selon un enregistrement sonore posté sur son compte Twitter.
Il semble qu’al-Qaïda au Yémen ne se laissera pas intimider par les déclarations des partisans de l’Etat Islamique. Qassem Rimi, le commandant militaire d’al-Qaida au Yémen, est fermement déterminé à confronter l’expansion de l’EI. 
Une lutte qui pourrait se révéler plus difficile que prévue, sachant que l’Etat islamique (Daech) est connu pour sa capacité à s’infiltrer dans les rangs des adversaires, enrôler les agents et former des cellules dormantes en attendant le moment décisif.

Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) craint pour sa survie en Syrie
Le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie) est de plus en plus inquiet de l’expansion à ses dépens de l’Etat Islamique.
Après avoir  été chassé de toute la région de l’Est syrien, qui constitue une importante ressource pétrolière et gazière, al-Nosra est actuellement menacé dans la province de Deraa, la plus importante ville contrôlée par lui.
Les dirigeants d’al-Nosra craignent des activités militaires et sécuritaires de Daech dans la région de Bir el-Qassab jusqu’à Lojat aux abords de Deraa. Plusieurs assassinats de dirigeants de groupes armés ont eu lieu récemment dans cette région, alors que des renseignements font état d’une mobilisation militaire en masse de Daech depuis quelques mois.

L’Egypte également sous la menace de l’Etat Islamique
Les prémices d’un conflit armé entre les deux branches jihadistes, al-Qaïda et Daech, apparaissent également dans ce pays le plus peuplé du monde arabe.
On dispose d’informations révélant un rapprochement entre le groupe « les soldats de l’Egypte » (Ajnad Misr en arabe) et le commandement d’al-Qaïda international.
Ce dernier fournirait le soutien nécessaire à Ajnad Misr pour freiner le groupe « Ansar beit el-Maqdess » qui a prêté récemment allégeance à Daech.

Jean René Belliard


 

 

 

 

 

26/11/2014

26 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient et d’Afrique du Nord

L’Etat islamique

L’Etat islamique persécute les minorités religieuses
A Mossoul, les Jihadistes ont détruit à l’explosif le monastère de la Victoire qui abritait des religieuses. Les Jihadistes avaient pris l’habitude de se servir du monastère comme résidence et comme base pour leurs véhicules.
Vidéo :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=2f410359355e
Les persécutions contre les Chrétiens d’Irak ne leur laissent pas d’autre choix que de prendre, eux aussi, les armes contre les Jihadistes de l’Etat Islamique. Il en est de même pour les Yazidis et les Turkmènes irakiens. Tous ont demandé aux Peshmergas de se joindre à la lutte.
Vidéo en langue anglaise :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=bf33cdcbafc4
Les Chrétiens du Nord de la Syrie ont également décidé de former leur propre milice comme l’affirme le site Weltspiegel (vidéo en allemand)
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
Les Jihadistes détruisent aussi les bâtiments religieux de la communauté chiite.
Vidéo (en langue arab) de la destruction d’autres sanctuaires religieux dans la province de Salah ed-Dine :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=bffb313973c4

Un Ismaélien décapité pour apostasie en Syrie
L’Etat Islamique (Daech) a annoncé mardi 25 novembre 2014 avoir décapité en Syrie un membre de la minorité ismaélienne, un courant de l'islam proche des musulmans chiites. ll était accusé d'apostasie".
"Hier (lundi 24 novembre), la police islamique dans la province de Homs (centre de la Syrie) a appliqué la sentence pour apostasie contre un ismaélien", a annoncé le groupe salafiste dans un communiqué, indiquant que l'exécution avait eu lieu "devant un groupe de musulmans".
"C'est ce qui attend tous les apostats", proclamait une pancarte manuscrite placée sur le corps de la victime.
La communauté ismaélienne compte environ 200.000 personnes en Syrie, la plupart vivant à Salamiyeh, une ville de la province de Hama (centre).
Aux yeux de Daech, tous les musulmans qui n'adhèrent pas à son interprétation de l'islam sont des apostats.

Le Front al-Nosra exécute aussi pour blasphème
L’Etat Islamique n’est pas le seul à exécuter des gens pour blasphème ou apostasie. Le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'al-Qaïda, a exécuté mercredi 26 novembre, à Erbine, une localité située à l'est de Damas, un dénommé Mohammad al-Mir. Il était accusé "d'avoir insulté le prophète (Mahomet) et sa famille".
On avait jusqu’ici tendance à considérer le Front Al-Nosra comme moins radical que l'Etat Islamique.

Afrique du Nord
L’Etat islamique s’étend en Afrique du Nord. Le dirigeant de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, a récemment vanté dans un enregistrement audio l'expansion du « califat » annonçant avoir accepté les serments d'allégeance émis par des jihadistes de Libye, d'Égypte, du Yémen, d'Arabie saoudite et d'Algérie. Après Jund al-Khilafa en Algérie et Ansar Beit al-Maqdess en Égypte, l’Etat Islamique est maintenant implanté dans la ville libyenne de Derna.

Derna (Libye) est une place forte islamique
Derna est une place forte islamiste qui fait peu de cas de la « démocratie à l’occidentale » que rêvaient d’imposer les Occidentaux en aidant au renversement de Mouammar Kadhafi. Cette ville portuaire de 150.000 habitants située dans l’est libyen est depuis longtemps un haut lieu du jihad international. Ce que les Islamistes de Derna réclament, c’est l’application de la Charia…et une part des revenus pétroliers. On estime leurs effectifs à plusieurs centaines de miliciens rompus à la lutte armée. Derna a été la plus grande pourvoyeuse d’hommes pour les guérillas afghane, irakienne et syrienne.
L'idéologie de l'État Islamique (EI) ne pouvait qu’attirer des sympathisants dans les milieux radicaux en Libye. C’est pourquoi ce n’est pas une surprise d’apprendre que la ville de Derna, s’est transformée en «émirat islamique ».
En avril 2014, une branche d'Ansar ach-Charia avait annoncé qu'elle allait instaurer la justice selon la loi islamique à Derna. Se faisant appeler « Majless Choura (Conseil consultatif) des jeunes de l'islam à Derna », elle y a instauré des tribunaux islamiques et une police religieuse.

Lutte entre partisans d’al-Qaïda et partisans de l’Etat Islamique ?
Il se pourrait qu’on assiste en Libye, comme cela est déjà le cas au Yémen à une lutte sourde entre les chefs traditionnels du Jihad, membres d’al-Qaïda et les partisans de l’Etat Islamique, ce qui ne manquerait pas de rajouter de la confusion à un pays qui n’en a pas besoin. Rappelons que le pays est en proie au chaos où deux Parlements et deux gouvernements se disputent le pouvoir sur fond de violences meurtrières. Pour l’instant, on a encore du mal à savoir quel est le poids de ceux qui se réfèrent à al-Qaïda et ceux qui ont fait allégeance à l’Etat Islamique. .
Jeffrey Rathke, le porte-parole du département d'État américain s’est déclaré inquiet face aux «informations selon lesquelles des factions extrémistes violentes (en Libye) ont prêté allégeance à l'EI et cherché à s'associer à lui ».

La vallée de Pankisi (Georgie)
Les gorges de Pankisi sont situés en Géorgie. Les six villages de cette vallée sont peuplés de Kistes, des descendants de Tchétchènes ayant émigré en Géorgie.
L’Orient-le-jour du 26 novembre 2014 rappelle que la vallée de Pankissi est apparue dans les médias géorgiens dès le début de la première guerre de Tchétchénie (1994-1996). Elle était devenue à l’époque le refuge des indépendantistes tchétchènes et plus de 10 000 civils s’y étaient réfugiés. Avec l'aide des États-Unis, le gouvernement pro-occidental géorgien de l'ancien président Mikheïl Saakachvili avait réussi en 2004 à chasser hors de son territoire les séparatistes, qui y organisaient encore des attaques contre l'armée russe.
Mais leur présence prolongée a influencé la population, dont les traditions religieuses soufies ont été remplacées par des pratiques salafistes, une branche rigoriste de l'islam. « Le salafisme est désormais la forme dominante de l'islam en Pankissi », explique le journaliste Soulkhan Bordzikachvili, qui vit dans un des villages des gorges, Jokolo. Le salafisme menace, raconte un habitant de la vallée, « l'existence même de l'identité culturelle des Kistes ». Un autre témoigne : « La jeunesse kiste est majoritairement salafiste, les jeunes ne se considèrent plus désormais comme Kistes ou Géorgiens mais uniquement comme des musulmans. »
Pour Khaso Khangochvili, membre du conseil des aînés de Pankissi, « c'est la pauvreté et le chômage qui font partir les jeunes Kistes de Pankissi. Ils cherchent du travail en Turquie et certains finissent à combattre en Syrie », à seulement une journée de voiture de la Géorgie.
C’est d’ailleurs une raison économique que donne Temour Batirachvili, le père d’Omar al-Chichani (le Tchétchène en arabe), le célèbre jihadiste à la barbe rousse, l’un des chefs des Tchétchènes qui luttent dans les rangs de l’Etat Islamique en Syrie. Il explique : « Quand Tarkhan (Omar al-Chichani) a guéri (de sa tuberculose), il était prêt à rejoindre à nouveau l'armée (géorgienne). Ils lui ont promis un travail, mais ils n'ont jamais tenu leur promesse », il continue, « si mon fils avait eu ne serait-ce qu'un peu d'espoir de vivre une vie meilleure en Géorgie, il ne serait jamais parti ».
 

Turquie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé mercredi 26 novembre 2014, "l'impertinence" des Etats-Unis dans la crise syrienne. La visite de Joe Biden, le vice-président américain, n’a donc pas contribué à aplanir les divergences entre les deux alliés sur le dossiersyrien.
"Je veux que vous sachiez que nous sommes contre l'impertinence et les demandes sans fin", a déclaré M. Erdogan en référence aux requêtes adressées par Washington à la Turquie dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).
Malgré les pressions exercées par les Etats-Unis, le gouvernement islamo-conservateur turc, proche des Frères musulmans, refuse toujours d'intervenir militairement au profit des forces kurdes qui défendent la ville syrienne de Kobané assiégée par les jihadistes, à la frontière turque.
Ankara oppose également une fin de non-recevoir à la demande américaine d'ouvrir sa base d'Incirlik aux avions qui bombardent les positions de l'EI en Irak et en Syrie.
La Turquie juge ces raids inefficaces et plaide pour que le départ du président syrien Bachar al-Assad soit la priorité de la stratégie de la coalition dans la région.
"Ils (les Américains) sont restés simples spectateurs lorsque le tyran (le président syrien) a massacré 300.000 personnes. Ils sont restés silencieux face à la barbarie d'Assad et maintenant ils jouent sur la mauvaise conscience (de l'opinion internationale) autour du sort de Kobané", a regretté M. Erdogan.
"Nous ne résoudrons pas nos problèmes avec l'aide d'un « esprit supérieur » mais avec celle de notre propre peuple", a conclu le président turc.
Lundi 24 novembre, M. Erdogan avait déjà accusé les Américains d’avoir une politique destinée uniquement à protéger leurs intérêts pétroliers dans la région.

Front irakien

Kirkouk
Vidéo tournée par les Peshmergas sur la ligne de front dans la région de Kirkouk :
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=ed2baf5e6106

Front syrien

Alep
Vidéo de la brigade Noureddne al-Zanki montrant une attaque kamikaze contre une position de l’AAS à Alep :
https://www.youtube.com/watch?v=ElbzzXfJqV4&feature=p...

Damas et sa banlieue
Une vidéo (langue russe) montre la destruction d’une position rebelle dans la localité de Zamalka, voisine de Jobar (Exceptionnel) :
https://www.youtube.com/watch?v=2LhAIIsV1xk&feature=p...

Raqqa
Le bilan des bombardements de la ville de Raqqa par l’aviation syrienne, le mardi 25 novembre, s’est encore alourdi. On parle maintenant de 95 morts, dont une majorité de civils. En représailles, l’Etat Islamique menacerait d’exécuter des soldats de l’AAS détenus prisonniers.

Vidéo de la brigade rebelle Souqour esh-Sham (les faucons de Syrie)
Cette brigade est armée par le Qatar et la Turquie. Elle fait partie du Front Islamique armé et financé par l’Arabie saoudite et les pays du Golfe :
https://www.youtube.com/watch?v=2LhAIIsV1xk&feature=p...

Coalition internationale

Des effets négatifs des raids de la coalition internationale en Syrie
Les raids menés par la coalition internationale ont pour résultat de pousser de plus en plus d’Irakiens et de Syriens dans les bras de l’Etat Islamique. Le mouvement est particulièrement net en Syrie où plusieurs formations rebelles ont tout simplement rejoint l’EI (Daech) tandis que d’autres ont noué des alliances tactiques ou convenu une trêve avec l’organisation salafiste. C'est notamment le cas dans la région d’Edleb. Les brigades en question sont Jeich al-Mujahidin, la brigade al-Sham, la brigade Ahrar ash-Sham, et même le Front al-Nosra. Plus de mille combattants du Front al-Nosra auraient rejoint l’Etat Islamique en une seule semaine au mois d’août 2014, affirme Ali Sa’eed, un porte-parole du Commandement Révolutionnaire de l’Armée Syrienne Libre.
« L’Etat Islamique est un aimant qui attire un grand nombre de Musulmans » a déclaré au Guardian Abou Talha, le chef de la brigade Ansar al-Haq qui combat dans la Ghouta orientale. Lui et 200 de ses hommes ont rejoint l’EI. Il serait actuellement en négociations avec des combattants d’autres unités rebelles, comme le Front al-Nosra pour qu’ils rejoignent, eux aussi, l’Etat Islamique.
Un autre combattant de l’ASL dans la région de Homs a affirmé au journal britannique qu’il était hors de question pour lui de se battre contre l’EI à présent que l’aviation américaine bombardait l’organisation islamiste. Il affirme que 600 combattants de la brigade al-Ribat, de la province de Homs, auraient fait avec lui allégeance à l’EI. La brigade al-Ribat avait pourtant reçu une promesse de la part de la brigade Hazm, soutenue par les Etats-Unis, de recevoir des armes sophistiquées si la brigade acceptait de rejoindre la lutte contre l’Etat Islamique.
Tous les gens en Syrie, affirme Abou Zeid, un commandant de l’ASL, basé dans la région d’Edleb, se demandent pourquoi l’aviation US bombarde des cibles de l’EI et n’est jamais intervenue contre les mitrailleuses et les canons de l’Armée Arabe Syrienne.
« Les Américains ne nous ont jamais donné d’armes pour combattre l’armée de Bachar el-Assad, ajoute Abou Talha. Les armes arrivent seulement maintenant pour combattre l’EI ».
Abou Talha affirme que de nombreux commandants de brigades rebelles ont en secret confirmé leur allégeance à l’EI.

Jean René Belliard

 

11/11/2014

10 et 11 novembre 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Israël et Cisjordanie

Incidents graves en Cisjordanie et Israël
Les attaques palestiniennes contre des Israéliens à Tel-Aviv et en Cisjordanie se multiplient depuis quelques jours.
Deux Palestiniens ont tué, lundi 10 novembre, une jeune Israélienne et un soldat à coups de couteau.
Ce qui est inquiétant pour les autorités sécuritaires israéliennes, c’est le caractère aléatoire et imprévisible des attaques. A noter que Tel-Aviv, qui avait jusqu'alors été épargnée par les violences, a été également prise pour cible. Jusqu’ici, seules la partie palestinienne de Jérusalem-Est et la Cisjordanie avaient été le théâtre de telles attaques. Jérusalem est le théâtre depuis fin octobre 2014 de deux attaques à la voiture-bélier qui ont fait quatre morts. Les deux auteurs palestiniens ont été abattus par des policiers. Au total, les violences ont fait dix morts à Jérusalem depuis juillet.
La Ville sainte est d’ailleurs plongée dans un cycle de violences quotidiennes entre jeunes Palestiniens et policiers israéliens déployés en masse. Les tensions se sont récemment propagées aux villes arabes d'Israël après qu'un jeune qui s'opposait à l'arrestation d'un de ses proches ait été abattu samedi 8 novembre par la police. Son village de Kafr Kanna a d'ailleurs de nouveau été secoué lundi 10 novembre par des affrontements entre Arabes israéliens et policiers. Des heurts ont également été rapportés dans d'autres localités arabes du Nord et du Sud.

Deux attaques mortelles lundi 10 novembre 2014
Une première attaque a eu lieu à Tel-Aviv. Un jeune Palestinien de Cisjordanie a poignardé un sergent israélien âgé de 20 ans, Almog Shiloni, essayant de lui voler son arme. L’attaque a eu lieu près de la gare ferroviaire Agana. L’assaillant, Nour eddine Abou Hashiya (18 ans), a été arrêté dans un immeuble après une courte course-poursuite. Originaire du camp de réfugiés d’Askar de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, il était entré illégalement en Israël.
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Le sergent Almog Shiloni (20 ans)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La seconde attaque a eu lieu à Gush Etzion en Cisjordanie vers 16H50. Un homme, appelé Maher Hamdi al-Hashlamon, a lancé délibérément sa voiture contre un arrêt de bus près du bloc de colonies de Goush Etzion, au sud de Jérusalem. N’ayant pas réussi à heurter un passant, l’homme est descendu de sa voiture pour poursuivre des passants à pied. Il a réussi à poignarder trois colons, dont une jeune femme de 26 ans, Dahlia Lemkus, qui est décédée, tandis que deux hommes, âgés de 26 et 50 ans, étaient blessés. Un garde de la colonie l'a grièvement blessé par balles. L'assaillant a été identifié par des sources de sécurité palestiniennes comme étant Maher Hamdi al-Hashlamon (25 ans). L’agresseur appartient au Jihad islamique. L’assaillant aurait été libéré d’une prison israélienne il y a cinq ans. Il y purgeait une peine de quatre ans pour activité terroriste.
L’organisation palestinienne a aussitôt fait paraître un communiqué revendiquant l’attaque et affirmant qu’elle était « une réponse du peuple palestinien à l'exécution du martyr Kheir Hamdane », un Arabe israélien tué samedi 8 novembre par les policiers dans le nord d'Israël lors d'une arrestation.
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Dahlia Lemkus (26 ans)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Palestiniens, dénoncent une « exécution de sang-froid ». Des images vidéo de la mort de Kheir Hamdane, 22 ans, ont effectivement été mises en ligne. Elles montrent qu'il a été abattu, semble-t-il sans sommation, de plusieurs balles tirées dans le dos. Les policiers le chargent ensuite sans ménagement dans leur véhicule. Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovich, a promis une enquête, tout en défendant les policiers. « J'accorde mon soutien total aux policiers qui ont agi pour se défendre et faire échec à une menace », a-t-il affirmé sur la radio militaire.
« Nous traversons des jours difficiles, a jugé le président israélien Reuven Rivlin, une période qui exige de nous force et unité face aux terroristes qui estiment que Jérusalem est illégale, que Tel-Aviv est illégale, que le Goush Etzion est illégal. »

Marwan Barghouti appelle à la résistance contre Israël
Marwan Barghouthi, figure très populaire du Fatah condamné à quatre peines de prison à perpétuité par la justice israélienne pour avoir notamment dirigé la deuxième Intifada (2000-2005), a appelé le président Mahmoud Abbas et les dirigeants palestiniens à soutenir "la résistance armée", dans une lettre publiée mardi par la presse.
Dans une lettre écrite de la prison où il est incarcéré depuis 2002 et publiée à l'occasion du dixième anniversaire de la mort de Yasser Arafat, M. Barghouthi estime que "poursuivre le choix de la résistance globale et armée", c'est "être fidèle à l'héritage d'Arafat, à ses idées et à ses principes pour lesquels des dizaines de milliers sont morts en martyrs".
"Il est impératif d'envisager de nouveau le choix de la résistance comme moyen de vaincre l'occupant" israélien, écrit M. Barghouthi,.
"L'Autorité palestinienne doit revoir ses prérogatives et sa mission (...) et mettre fin immédiatement à la coopération sécuritaire qui conforte l'occupant", a ajouté Marwan Barghouthi.

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Marwan Barghouti










Egypte

L’organisation jihadiste égyptienne Ansar Beit el-Maqdess prête allégeance au califat islamique
Les Jihadistes égyptiens d’Ansar Beït al-Maqdess, qui étaient liés précédemment à Al-Qaïda, ont prêté allégeance, lundi 10 novembre, au califat islamique, selon un enregistrement publié sur le compte Twitter du groupe égyptien.
"Nous annonçons prêter allégeance au calife Ibrahim Ibn Awad... pour écouter et obéir", est-il dit dans cet enregistrement audio, en référence au chef de l’Etat Islamique, Abou Bakr al-Baghdadi.

Front irakien

Une unité des services de renseignement irakiens à l’origine de la frappe contre les dirigeants de l’Etat Islamique
Le ministère de l’intérieur irakien a donné quelques détails sur le bombardement du rassemblement de la réunion des dirigeants de l’Etat Islamique, les noms des participants, et le timing de l’opération qui a correspondu au moment ils se mettaient à table.
Il semble que la réunion avait pour objet une rencontre de dirigeants de l’EI d’Irak et de Syrie, à l’occasion de l’allégeance d’une nouvelle organisation de combattants rebelles ou tribaux.
L’information avait été obtenue par une unité des services de renseignement irakiens.

Noms des dirigeants de l’Etat Islamique tués lors du raid aérien de la coalition internationale
Nous avons reçu une liste de noms des dirigeants de l’Etat Islamique morts dans un raid américain alors qu’ils étaient en réunion à al-Qaïm en Irak.
- Ahmed Awad Al Sulmani.
- Samer Mohammed Mahlawi - L'agent de sécurité de l'organisation pour al-Qaïm.
- Canaan Abboud Mehidi – Le responsable de l'organisation dans la ville de Rawa
- Walid Diab al-Ani - un responsable de l'organisation dans une autre ville
- Abu Zahra Mohammadi - le responsable de l'organisation pour Fourat (les villes de Boukamal (Syrie) et al-Qaim (Irak), ainsi que pour d'autres petites villes de Syrie et d'Irak)
Par ailleurs, le dirigeant de l’EI pour la ville d’al-Qaïm, Abou Anas, a été très grièvement blessé.

Abou Baker al-Baghdadi
La confusion règne toujours sur le sort du calife autoproclamé Abou Baker al-Baghdadi. Le ministère de l’intérieur irakien a prétendu qu’il avait été blessé tandis que le porte-parole du CENTCOM affirmait n’avoir aucune confirmation de la présence du leader de l’EI à l’intérieur de la cible bombardée.
Mais mardi 11 novembre, le compte Twitter al-‘Itisaam, connu pour son affiliation au califat islamique affirmait qu’Abou Baker al-Baghdadi avait été tué au cours du raid et qu’un nouveau calife serait bientôt nommé.
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Le compte Twitter al-‘Itisaam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut encore prendre cette information avec prudence. Le compte Twitter pourrait très bien être un Fake (un faux compte), une opération très facile à mener pour le moindre groupe impliqué dans la guerre cybernétique

La victoire à Jurf al-Sakhr avive les tensions entre Chiites et Sunnites irakiens
Le gouvernement irakien s’est félicité de la reprise de la localité de Jurf al-Sakhr, une région du sud de Bagdad, par les forces irakiennes. Les autorités ont célébré en grande pompe la reprise de la ville des mains des Jihadistes sunnites de l’Etat Islamique.
La satisfaction est loin d’être partagée par la population sunnite de cette région en majorité sunnite. Les habitants ont payé un très lourd tribut lors des combats, et la colère gronde face aux destructions.
« Ils nous ont visés avec des frappes aériennes, de mortier, d'artillerie, de roquettes... C'est pour ça que nous sommes partis », explique Abou Ali, un fermier de 45 ans ayant fui avec sa mère, sa femme et ses deux enfants, interrogé par l'AFP. « C'était devenu un champ de bataille, regrette-t-il. Nous n'avons rien pris avec nous, nous avons couru pour nos vies. » Les maisons et les voitures ont été détruites et les vergers mis à sac. « Il ne reste plus rien », se désole le paysan.
Dans la ville de Jurf al-Sakhr, de nombreux magasins ont été détruits, des façades et des toits éventrés. Plusieur incendies ont été allumés par les miliciens chiites. « Nous avons brûlé les maisons » des jihadistes, explique pour justifier leurs actes un membre de la Kataëb Hezbollah. Les habitants, eux, accusent les miliciens chiites d’avoir volontairement détruit la région et la haine envers eux n’a fait qu’augmenter. Les gens se demandent à quoi rime cette « libération » quand tout a été détruit et brûlé par les milices chiites.
Les murs de la ville libérée ont été couverts de graffitis, la plupart  par les milices chiites. Même les murs de la mosquée ont été tagués de slogans.
La ville reste, de toute façon, dangereuse pour les habitants qui avaient fui les combats et qui doivent faire attention à leur retour. Avant de quitter les lieux, les jihadistes ont piégé les immeubles avec des explosifs qui doivent encore être désamorcés.

Cinquante soldats irakiens déployés dans la province sunnite d’al-Anbar
Cinquante soldats américains sont arrivés dans la province d'Al-Anbar, une province sunnite à l'ouest de l'Irak. Leur mission est d’assister l'armée irakienne en guerre contre le califat islamique.
"Je suis en mesure de confirmer qu'environ 50 soldats américains se trouvent sur la base aérienne d'Al-Assad pour évaluer dans quelle mesure les installations pourront être utilisées comme centre d'assistance et de conseil en soutien aux forces irakiennes de sécurité", a déclaré la capitaine de frégate Elissa Smith, une porte-parole.
Parmi ce contingent, certains soldats assurent la sécurité des experts qui mènent l'évaluation de la base aérienne située en plein désert, a-t-elle dit.
Rappelons que la province d’al-Anbar est entièrement contrôlée par l’Etat Islamique et que seules quelques poches de résistance subsistent encore.
La province a récemment été le théâtre de massacres de membres des tribus en guerre contre l’EI mais la porte-parole américaine, Elissa Smith, a tenu à préciser que "les forces américaines n'armaient pas les tribus de la région, c'est le rôle du gouvernement irakien et des forces irakiennes".

Liban

On reparle des ventes d’armes au Liban
Une ouvelle polémique oppose « souverainistes » et alliés de L’Iran et de la Syrie au Liban.
Cette polémique a été engendrée par un projet de don d’armes au Liban par l’Iran.
Le Liban doit recevoir au début de 2015 des armes françaises achetées par l’Arabie saoudite pour un montant de 3 milliards de dollars US. Il s’agit d’armes destines à la lutte antiterroriste et qui doivent équiper l’armée libanaise.
L’Iran, de son côté, vient de promettre un budget de 45 millions de $ au Liban pour l’achat d'hélicoptères, de chars et autres équipements militaires ainsi que de pièces de rechange pour les armes soviétiques en cours d'usage telles que les chars et les canons.
Le don iranien pose plusieurs problèmes. Un problème politique au Liban, tout d’abord, car il a relancé l’affrontement. On trouve d’un côté les « souverainistes » qui exigent une politique d’indépendance par rapport à la Syrie et à l’Iran. Les partisans de cette politique sont regroupés au sein du « camp du 14 mars ». Le camp adverse est constitué par le « camp du 8 mars » et regroupe plusieurs organisations autour du Hezbollah, telles que le parti du général Michel Aoun, les Druzes du clan Arslane, les partisans druzes de Wiam Wahab, plusieurs partis laïques partisans de la Grande Syrie et même quelques partis sunnites opposés au camp du 14 mars pour les raisons les plus diverses.
Il pose un problème international également. Il y a la résolution 1747 du Conseil de sécurité qui impose un blocus à la république islamique d’Iran et lui interdit, notamment, de vendre ou de transférer des armes vers un Etat tiers. Une délégation des Nations Unies devrait donc, en principe, se rendre à Beyrouth pour vérifier si les armes qui seraient offertes par l’Iran sont conformes à cette résolution.
Les partisans du Camp du 8 mars, qui sont favorables à ce don iranien, affirment que la résolution 1747 ne s’applique pas dans ce cas précis car il ne s’agit pas d’une vente d’rmes mais d’un don.
Il est clair qu’en dehors des considérations sur la résolution de l’ONU, la polémique s’inscrit dans le contexte de la lutte d’influence qui a lieu au Liban entre les forces qui soutiennent l'Arabie saoudite et celles qui se trouvent dans l'axe iranien.

Walid Joumblatt, le leader druze, appelle tous les Druzes à aider la rébellion syrienne
Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a appelé lundi les druzes à rompre tout lien avec le régime syrien de Bachar el-Assad et à engager un processus de réconciliation avec les rebelles.
"Les événements dramatiques en Syrie ont mis en lumière une nouvelle fois les desseins du régime qui s'emploie à monter les régions et les confessions les unes contre les autres afin de faire perdurer la crise et se maintenir en place", a affirmé M. Joumblatt dans son éditorial hebdomadaire au journal al-Anbaa, organe de son parti.
"Il est clair que le régime syrien ne se soucie guère des confessions et des communautés et n'hésite pas à les utiliser et à les entrainer dans une guerre d'usure afin de renforcer son emprise sur ce qui reste du territoire syrien", a-t-il ajouté.

Un chef de l’Armée Syrienne Libre capturé au Liban
L’armée libanaise avait arrêté, dimanche 9 novembre 2014, le colonel Abdallah Rifaï, commandant du Conseil Militaire de l’Armée Syrienne Libre. Le colonel Rifaï a été capturé à un check-point de l’armée près d’Ersal (Bekaa) habillé en femme pour passer inaperçu.
L’Armée Syrienne Libre réagissait à cette arrestation lundi 10 novembre et exigeait du gouvernement libanais qu’il libère sans délai le colonel.
"L'armée libanaise est pas notre ennemi", a déclaré l’ASL dans un communiqué mis en ligne sur le site el-Nashra.

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Le colonel Abdallah Rifaï au moment de son arrestation déguisé en femme






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Le colonel Rifaï durant l'annonce de la formation d'un group rebelle dans le Qalamoun - l'homme au centre qui tient le texte de la déclaration








Front syrien

Aïn el-Arab (Kobane en kurde)
Les Unités de protection du peuple kurde (YPG) ont repris mardi 11 novembre 2014 plusieurs rues et bâtiments dans le sud de la ville de Kobané aux Jihadistes de l'État islamique (EI) tandis que l’artillerie kurde bombardait les positions adverses. Les violents combats avaient débuté lundi soir, 10 novembre, et duré toute la nuit. D’autres combats ont eu lieu autour de la mosquée Hajj Rashad et le quartier de la Municipalité. La progression est lente, car les JIhadistes l’Etat Islamique ont miné les maisons avant leur retrait.
Lundi soir, 10 novembre, la coalition internationale a mené trois frappes contre une quinzaine de positions de l'EI dans le sud-est de Kobané.

Le moral en berne chez les Jihadistes du califat islamique
Selon des renseignements en provenance de la place-forte jihadiste de Raqqa, le moral ne serait pas très haut parmi les combattants de l’Etat Islamique sur la défensive tant en Irak qu’en Syrie. Les combattants jihadistes auraient particulièrement été choqués par la résistance farouche des Kurdes de l’YPG à Kobane alors qu’ils pensaient ne faire qu’une bouchée de la ville. L’envoi d’une vingtaine de véhicules kamikazes chargés de puissantes charges d’explosifs n’a pas entamé la défense kurde.
Les commandants de l’EI auraient décidé de mobiliser les combattants dans les provinces de Homs et Hama pour renforcer leur potentiel militaire et compenser les pertes qui seraient importantes en raison des frappes aériennes de la coalition et des combats de rues à Kobane. Une victoire contre l’Armée Arabe Syrienne, pensent-ils, pourrait contribuer à relever le moral des troupes et regagner la sympathie des Sunnites syriens désespérés de ne pas venir à bout de Bachar el-Assad.

Visite du champ gazier d’al-Chaer après sa reprise par l’AAS
Vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=Og2FP2xtnzk&feature=p...

Mystérieux assassinat de cinq ingénieurs nucléaires syriens
Cinq ingénieurs nucléaires ont été assassinés dimanche 9 novembre 2014 à bord de leur bus à la périphérie nord de Damas, près du centre de recherche scientifique où ils travaillaient.
Les informations concernant l’assassinat de ces savants sont contradictoires. Selon certaines sources, ils ont été tués dans l’explosion d’une bombe posée au passage de leur véhicule, et selon d’autres ils ont été tués par des tirs directs.
Pour l’ONG OSDH basé à Londres, "des inconnus ont assassiné cinq ingénieurs travaillant dans l'énergie nucléaire dans le Centre de recherches scientifiques à la périphérie de Barzé dans le nord de Damas".
"Quatre des ingénieurs étaient syriens et l'un était iranien. Leur bus a été pris en embuscade alors qu’ils se rendaient à leur centre de recherches. Leurs assaillants les ont tués par balles", a-t-on ajouté de même source.
Des dizaines de savants nucléaires, spécialistes en balistique, et dans le secteur militaire de la Syrie, ont été assassinés depuis le début des troubles, dans ce pays.
En juillet 2013, six fonctionnaires de ce même centre avaient trouvé la mort dans une attaque au mortier menée.
Le réacteur nucléaire de Jamraya, près de Damas, avait lui aussi été visé par un raid israélien meurtrier le 5 mai 2013.

Bataille du Qalamoun (frontière libano-syrienne)
L'armée syrienne a tué Abou Raad, un commandant du Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie), et cinq de ses compagnons alors qu'ils tentaient de s’infiltrer vers Flita dans le Qalamoun.

Les missiles de l’Etat Islamique
Une vidéo impressionnante montrant des Jihadistes de l’Etat Islamique tirant des missiles sur leurs adversaires :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Les Jihadistes de l’Etat Islamique font sauter la grande église arménienne de Deir ez-Zhor
L’Etat Islamique a dynamité la grande église arménienne de Deir el-Zhor. Cette église avait été construite en mémoire du génocide arménien de 1915. Elle contenait des milliers de documents, certains datant de 1841. La plupart contenait l'histore des massacres commis il y a 99 ans.
Le prêtre arménien, responsable du diocèse de Deir el-Zhor, Monseigneur Antranik Ayvazian, avait pourtant reçu des assurances, vers la fin de Septembre 2014, que l’église et ses archives seraient épargnées par les Jihadistes.
Chaque année, le 25 avril, des milliers d'Arméniens se rassemblaient dans l’église de Deir el-Zhor en souvenir du génocide perpétré par les Turcs et qui aurait fait un demi-million de morts.
Le 100e anniversaire du génocide devait être célébré l'année prochaine à Deir ez-Zhor.
La destruction de cette église et de ses archives, qui représentaient la mémoire du peuple arménien et du génocide, laisse penser que l’Etat Islamique se sentait obligé vis-à-vis de la Turquie. Et pour quelle raison si ce n’est en échange d’une assistance en armes et munitions ?

Pakistan

Waziristan
On a moins parlé du Pakistan depuis quelques mois, depuis l’offensive de l’Etat Islamique en Irak en juin 2014. Mais d’intenses opérations militaires se poursuivent dans le Waziristan du nord. Cette région était l’une des places fortes de l’islamisme armé avant l’offensive des forces de sécurité pakistanaises. Aujourd’hui celles-ci contrôlent près de 80% de la région.
L’opération militaire a isolé les groupes jihadistes les uns de autres, détruit les centres de commandement et la structure de l’organisation centrale. En réaction, de nombreux groupes ont annoncé leur allégeance à l’Etat Islamique d’Irak et de Syrie. L’organisation Jihadiste ne pouvait que répondre à ce mouvement et aurait créé, selon les services de renseignement pakistanais, un centre de planification stratégique qui comprendrait dix membres.

Vidéo (langue anglaise)
http://www.liveleak.com/ll_embed?f=c9b950f6312e

Nucléaire iranien

Point sur le dossier des négociations sur le nucléaire iranien
Les États-Unis et l'Iran ont tenté d'avancer dimanche 9 novembre 2014 à Mascate sur le dossier du nucléaire iranien. Le secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif étaient réunis dans la capitale omanaise pour des discussions dirigées par la représentante ad hoc de l'Union européenne Catherine Ashton.
Le président américain, Barack Obama, a toutefois averti qu'il restait un « fossé important » à combler avant la date-butoir du 24 novembre.
La question est de savoir maintenant si nous allons pouvoir combler ce fossé pour que (l'Iran) puisse réintégrer la communauté internationale, que les sanctions soient progressivement levées et que nous ayons des assurances vérifiables et fermes qu'ils ne développent pas la bombe nucléaire », a expliqué le président américain.
« Nous n'y parviendrons peut-être pas », a-t-il reconnu lors d'un entretien diffusé par la chaîne américaine CBS.
« Il y a encore un écart » entre les parties sur ces deux sujets, a déclaré, pour sa part, dimanche 9 novembre M. Zarif, cité par l'agence officielle Irna.
« Si l'autre partie fait preuve de bonne volonté politique, on pourra aboutir à un accord « .
Le ministre des AE iranien doit compter avec la classe politique de son pays. 200 parlementaires ont exigé dimanche 9 novembre que les négociateurs « défendent vigoureusement » les droits nucléaires de l'Iran et garantissent la « levée totale des sanctions ».

Jean René Belliard