17/07/2014

14 soldats tunisiens tués par AQMI dans le mont Chaambi

Le Mont Chaambi
Le Mont Chaambi est un massif difficile d’accès à la frontière entre l’Algérie et la Tunisie. C’est un lieu traditionnel de passage pour tous les trafiquants et repris de justice. Les Jihadistes d’AQMI (al-Qaïda au Maghreb Islamique) s’y sont retranchés depuis le "Printemps arabe" et les affrontements y sont réguliers entre AQMI et l’armée tunisienne depuis avril 2013. 

Algérie et Tunisie face au même danger
Les autorités algériennes et tunisiennes se sont rencontrées à plusieurs reprises pour tenter de mettre au point une stratégie contre le danger jihadiste à la frontière entre les deux pays. Il a été décidé de renforcer la coopération aux frontières et de multiplier les patrouilles communes pour contrer AQMI. Plusieurs opérations de grande envergure avaient été menées contre les maquis jihadistes du Mont Chaambi en mai et août 2013. Mais ils n’ont pas, apparemment, réussi à les déloger de leur place forte.

14 soldats tués dans une attaque d’AQMI sur le mont Chaambi
Au moins 14 soldats tunisiens ont été tués mercredi 16 juillet dans une attaque imputée à AQMI sur le mont Chaambi, près de la frontière avec l'Algérie, où l'armée traque toujours les combattants jihadistes. Le bilan risque d’être encore plus lourd a annoncé le bureau de presse du ministère de la défense.

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

20:51 Publié dans Algérie, AQMI, Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |

14/07/2014

Le chef d’AQMI en Kabylie se rallie au Califat – les autres chefs d’AQMI restent fidèles à al-Qaïda

Information sur l’AQMI
Héritière du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) algérien, AQMI opère dans la bande soudano-sahélienne, une vaste zone comprenant plusieurs pays, dont le Mali, le Niger et la Mauritanie, où elle a multiplié ces dernières années les enlèvements d'Européens surtout, en exécutant certains.
AQMI a profité de la chute du régime de Mouammar Kadhafi en Libye pour se renforcer, notamment en faisant main basse sur une partie de l’armement de l’armée libyenne. Beaucoup d'armes sont tombées dans les mains de l’AQMI après le pillage des casernes du régime de Kadhafi. On a craint également que les Jihadistes aient mis la main sur des missiles sol-air, mais jusqu’à cette date, AQMI n’a pas utilisé de tels missiles dans ses combats, notamment contre l’armée française au Mali.

L’Algérie prend la menace d’AQMI au sérieux
Première puissance militaire de la région, mais aussi pays ayant le plus souffert de la violence islamiste qui continue d'y sévir, l'Algérie prend la menace AQMI très au sérieux et a alerté très tôt sur les risques de voir AQMI se renforcer après la chute du régime libyen. C’est la raison pour laquelle  l'Algérie a renforcé ses moyens militaires à sa frontière avec la Libye. L’Algérie est en effet confrontée à l’activisme des maquis d’AQMI en Kabylie et à l’est d’Alger.

L’Algérien Djamel Okacha nouveau chef d’AQMI après la mort d’Abou Zeid
L’Algérien Djamel Okacha a succédé à Abdelhamid Abou Zeïd à la tête de la brigade d’Al Qaïda au Maghreb islamique que dirigeait son compatriote jusqu’à sa mort le 1er mars 2013, dans le nord du Mali. On attribuait à Abou Zeïd l’enlèvement d’une vingtaine d’occidentaux dans le Sahara ces cinq dernières années, qui ont rapporté plusieurs millions de dollars de rançon à AQMI. Il était notamment jugé responsable de la mort de plusieurs otages étrangers au Sahel ces dernières années, notamment celle du Français Michel Germaneau en 2010.
Agé de 34 ans, Djamel Okacha, aussi connu sous le nom de Yahia Abou El Hamam, a rejoint le Nord-Mali en 2004, selon une source proche des services de sécurité. Sa présence est également signalée parmi le commando ayant attaqué une caserne militaire en 2005 en Mauritanie. Il serait aussi impliqué dans l’assassinat en 2009, toujours en Mauritanie, de l’Américain Christopher Legget, qui travaillait pour une ONG.
Djamel Okacha dirige l’AQMI sous l’autorité de l’émir Abdelmalek Droukdel, un autre algérien.

Les menaces d’AQMI contre la France
El-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a appelé à attaquer les intérêts français « partout dans le monde » en riposte à l’intervention au Mali. Dans une vidéo mise en ligne hier, un chef du réseau appelle « les musulmans dans le monde entier » à « attaquer les intérêts français partout, car depuis le premier jour de l’agression, ils sont devenus des cibles légitimes. Face à la nouvelle croisade menée par la France et son occupation d’une terre de l’islam, nous vous appelons à la mobilisation (...) et au jihad », affirme ainsi Abou Obeida Youssef al-Annabi, présenté comme le chef du conseil des notables d’AQMI, dans UN message daté du 25 avril 2013. Al-Annabi s’en est également pris à la France pour avoir légalisé le mariage gay, affirmant qu’elle subirait « le châtiment divin » pour avoir adopté cette « loi de la honte », la qualifiant « d’affront pour l’humanité entière ».

Le cadi d’AQMI en Algérie fait allégeance au califat de l’Etat islamique 
Le Cheikh Abi Abdallah Athman al-Othman, chef d’AQMI en Kabylie annonce son ralliement au califat de l’Etat Islamique d’Abou Baker al-Baghdadi :
« Nous sommes vos soldats en Algérie » affirme le cheikh dans une vidéo :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

La déclaration d’allégeance du Cheikh al-Othman ne fait pas l’unanimité au sein d’AQMI
Les autres dirigeants d’AQMI viennent de rejeter la reconnaissance du califat déclaré par Abou Bakr al-Baghdadi et renouvelé leur allégeance au chef d'el-Qaïda, Ayman al Zaouahiri, si l’on en croit un communiqué qui vient d’être publié sur les réseaux sociaux.
"Nous confirmons que nous continuons à respecter notre serment d'allégeance à notre cheikh et émir, Ayman al Zaouahiri", indique le communiqué.
Le chef de l'Etat Islamique avait exigé de tous les Musulmans de le reconnaître comme calife et affirmé son autorité sur les Musulmans à travers le monde.
Le communiqué censé émaner de la direction d’AQMI accuse l'Etat islamique de ne pas avoir consulté les autres chefs djihadistes.

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

20:07 Publié dans Abu Baker al-Baghdadi, al-Qaïda, Algérie, AQMI, Etat Islamique, France, Libye | Lien permanent | Commentaires (3) | | | | |

30/06/2014

800 jihadistes algériens en Irak et en Syrie

Selon le centre des études arabes, basé à Amman en Jordanie, 500 Algériens combattent, en Irak, aux côtés des jihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, ou Daech en arabe), alors que 300 autres ont rejoint le Front al-Nosra, le représentant officiel d'al-Qaïda en Syrie, selon la même source.

10:00 Publié dans Algérie, Etat Islamique, Irak, Syrie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | |