05/10/2014

4 octobre 2014 - Nouvelles de la guerre contre l'Etat islamique

Front syrien

Un millier de combattants du Front al-Nosra et de la brigade Ahrar al-Sham ont fait allégeance au califat islamique
Ils expliquent avoir pris cette décision après que la coalition internationale ait débuté les bombardements contre les Jihadistes en Syrie.
Vidéo mise en ligne par Ahrar al-Sham :
https://www.youtube.com/watch?v=A1jSb9GxN4Y&feature=p...

Raids aériens de la coalition dans le nord de la Syrie, autour de Kobane
Les forces américaines ont mené ce week-end de nouvelles frappes aériennes contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, détruisant des chars, des véhicules blindés et des nids de mortiers, a indiqué dimanche 5 octobre l'armée américaine.
Les chasseurs américains ont effectué trois bombardements en Syrie samedi 4 octobre, tandis que d'autres bombardiers et hélicoptères ont mené six attaques avec des missiles contre des positions des jihadistes en Irak dimanche 5 octobre, a précisé le commandement américain chargé du Moyen-Orient et de l'Asie centrale (Centcom).
Dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 octobre, au moins 35 jihadistes de l'Etat islamique avaient été tués lors de frappes aériennes menées par la coalition internationale près de Shadadi, dans la province d’Hassaké (nord est syrien), et cinq autres dans des raids à l'extérieur de la ville kurde assiégée de Kobané (nord), à la frontière avec la Turquie.
Des attaques, samedi 4 octobre, en Syrie au nord-ouest de Mayadin (est du pays) ont détruit un bulldozer, deux chars et un autre véhicule. Deux autres frappes au nord-est du bastion de l'EI de Raqqa ont visé une unité du groupe islamiste et éliminé six positions de tir, précise le communiqué.
En Irak, quatre attaques au nord-est de Falloujah (centre) ont touché deux positions de mortier, une grande unité de l'EI et deux plus petites. Trois véhicules Humvees ont aussi été détruits ainsi que deux mortiers au cours de deux frappes à Hit (centre) et Sinjar (est), précise le Commandement central américain.

Les Kurdes espèrent une aide des Turcs
Alors que les Jihadistes de l’Etat Islamique poursuivent leurs bombardements intenses des défenseurs kurdes de Kobane, un certain nombre de combattants kurdes se sont glissés à travers la frontière vers la Turquie pour se réorganiser. Cela fait une semaine qu’ils combattent les Jihadistes avec un armement et des munitions limités. Le rapport de force est clairement en faveur des Jihadistes de l’Etat islamique dans ce conflit. L’EI dispose de  chars, de véhicules blindés et d'artillerie lourde. Ils sont aussi bien équipés qu’une armée régulière. En face d'eux, les troupes kurdes n’ont que de simples kalachnikovs, des mitrailleuses et des lance-roquettes obsolètes et quasiment inefficaces contre leurs adversaires.
Les Kurdes syriens ont imploré les Etats-Unis de frapper les positions de l’Etat islamique qui encerclent Kobane. Les Américains ont commencé par ne pas réagir. Les chefs de l'armée américaine ont expliqué qu’ils ne pouvaient procéder à des bombardements "aveugles", que les raids aériens nécessitent une reconnaissance préalable et des renseignements qui prennent beaucoup de temps. Une explication difficile à admettre pour les Kurdes qui ont affirmé disposer de ces renseignements sur les position de leurs adversaires et d’être prêts à les communiquer. Devant l’urgence et la probabilité d’un massacre à grande échelle, les Américains ont commencé, depuis la nuit du lundi 29  au mardi 30 septembre à attaquer des positions jihadistes autour de Kobane.
Mais à présent que le gouvernement turc a autorisé, jeudi 2 octobre, son armée à entrer en Syrie et en Irak pour combattre le califat islamique, ils espèrent que l’armée turque va intervenir à leur côté, bien que, jusqu’à maintenant, les chars turcs massés à la frontière n’aient pas bougé.
Devant l’immobilisme turc, les Kurdes menacent à présent d’interrompre les pourparlers de paix avec Ankara.
Abdulla Öcalan, le leader emprisonné du PKK, qui n’a pas encore appelé à la rupture de la trêve, contrairement au responsable militaire de cette organisation, a pris cependant la peine de préciser : "Le siège de Kobane est loin d'être juste un siège ordinaire." Il poursuit : "Il ne vise pas seulement les acquis démocratiques du peuple kurde, mais conduirait la Turquie à une nouvelle ère de coups d'Etat."
Les militants kurdes du  PKK ont rejoint leurs frères de l'YPG pour affronter les Jihadistes du califat islamique à Kobane. Or, le PKK est une organisation terroriste pour le gouvernement turc, les Etats-Unis et l'Union européenne. Les dirigeants turcs invoquent des problèmes juridiques pour venir en aide au PKK. Quant à l’armée syrienne de Bachar el-Assad, il est peu probable qu’elle vienne au secours des Kurdes. Il y a longtemps que le régime syrien a abandonné la défense du Kurdistan syrien au Parti démocratique de l'Union et à l’YPG, les unités de la protection du peuple kurde qui sont alliées au PKK.
Les Turcs soupçonnent les Kurdes de Syrie d’utiliser la menace jihadiste contre Kobane pour rallier le peuple kurde de Turquie et de Syrie autour de sa lutte. Ils rappellent que si le Parti Justice et Développement du président Recep Tayyip Erdoğan a voté pour l'intervention contre l’Etat Islamique. Les principaux partis d'opposition, le Parti républicain du peuple et le Parti démocratique des peuples pro-kurdes ont voté, eux, contre la motion.
"Les Kurdes de Syrie essayent juste de poursuivre leur propagande et obtenir des gains du processus lui-même," a déclaré, à l’International Business Times, Mehmet Yegin, chercheur au Centre d'études africaines USAK Moyen-Orient. "Ils sont tellement connu à ce sujet. Ils amènent des gens d’Istanbul ou de différentes régions pour renforcer leurs sympathisants. Mais ils ne sont pas en mesure d'arrêter les Jihadistes militairement. "
Pendant près d'une semaine, les combattants kurdes de Syrie se sont battus contre les Jihadistes de l’EI sans réussir à prendre le dessus sur eux malgré l’intervention des avions de la coalition.
"Ils ne sont pas en bonne forme", a encore dit Mehmet Yegin. "Ils ne sont pas un groupe de guerre expérimenté. Ils sont un groupe pour la guérilla de montagne, ils ne sont pas forts dans les plaines. Donc, la Syrie n'est pas un espace où ils peuvent combattre facilement. "
Il est un fait que les Jihadistes de l’EI avancent inexorablement vers la frontière turque.  Ils progressent lentement pour ne pas affronter l’armée turque, ce qui pousserait Ankara a ordonner une riposte immédiate. Car pour l’instant, la Turquie n’a pas de base juridique pour intervenir militairement en Syrie. Ce ne serait pas le cas si les Jihadistes lançaient sciemment ou par erreur une attaque sur le territoire turc.

Vidéo kurde
Cette vidéo kurde montre la résistance désespérée des Kurdes contre les chars du califat islamique. Il s’agit ici d’une tentative jihadiste de s’emparer de la colline stratégique de Machtanour qui domine la ville de Kobane au sud est :
https://www.youtube.com/watch?v=aX7JQTPStJ4&feature=p...
Aux dernières nouvelles, les califatistes auraient réussi à prendre pied sur la colline stratégique mais leur  progression serait freinée par les frappes de la coalition. "Si la coalition n'avait pas lancé des raids hier (samedi), l'EI serait maintenant dans le centre de Kobané" a expliqué un combattant kurde.
Cette colline est stratégique car si les jihadistes s'emparent de la totalité de cette colline, "toute la ville de Kobané sera dans leur viseur et sa prise deviendra plus facile" a indiqué M. Abdel Rahmane de l’OSDH. Les combats auraient fait "des centaines de morts dans les deux camps" depuis le début de l'assaut jihadiste, le 16 septembre.

Les femmes combattantes kurdes paient un lourd tribut
Les Jihadistes de l’Etat islamique mettent en ligne des images de femmes combattantes kurdes, la plupart très jeunes, tuées au combat ou exécutées. Certaines ont été décapitées. Il semble que les Jihadistes veulent se venger d’avoir à affronter ces combattantes très déterminées. On a appris qu’un Jihadiste qui s’était fait photographier avec la tête d’une jeune combattante kurde à la main a lui-même été tué ce dimanche 5 octobre. 

Une combattante kurde exécute un attentat suicide contre une position de l’Etat Islamique
L’opération a été menée dimanche 5 octobre à l’est de la ville frontalière de Kobane assiégée par les Jihadistes de l’EI.

LiveLeak-dot-com-17d_1412587819-10712854_779571638776982_345559913906104_1412587918_jpg_resized.jpg

Photo de la Kamikaze kurde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est la première fois qu’une femme kamikaze kurde exécute un attentat suicide contre les Jihadistes qui sont eux-mêmes coutumiers de ce genre d’actions. 

Exécution d’Allen Henning
L’endroit où aurait été exécuté le Britannique Allen Henning aurait été identifié. Il s’agirait d’une colline située en face de l’université privée de l’Union. Allen Henning aurait été exécuté à 07H50. De nombreuses voitures du califat islamique constituaient le convoi transportant la victime, l’une d’entre elles portant une grosse caméra de télévision. Les Jihadistes auraient interdit à la circulation toutes les routes conduisant à Deir ez-Zhor et celles menant dans le désert. Les voitures du convoi ont entouré la colline sur laquelle Allen Henning a été conduit pour être décapité. Trois caméras auraient filmé la scène. On a observé un pick-up rouge et une Nissan 4X4 noire. L’Américain Peter Kassig se trouvait dans ce dernier véhicule qui était protégé par de nombreux Jihadistes.

LiveLeak-dot-com-86c_1412426751-ex_1412427292.png
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Confusion autour d’une déclaration du Front Islamique
Une grande confusion règne autour d’une déclaration du Front islamique, financé et armé par les Saoudiens, affirmant que le Front allait stopper ses actions militaires contre l’Etat Islamique.
Le "Front islamique", une des plus grandes factions armées de l’opposition au régime de Bachar el-Assad, aurait annoncé, ce dimanche 5 octobre, sa décision de ne plus lutter contre l’Etat Islamique dans le nord de la province d'Alep, en Syrie. C’est tout au moins ce qu’a déclaré un certain Abou Moustafa. La décision aurait été prise en raison de l’intensification des attaques du régime syrien et des milices du Hezbollah dans la région d’Alep. Mais la décision prise par les responsables du Front Islamique de la région d’Alep aurait été contredite par d’autres dirigeants du Front Islamique.
Texte de la déclaration :
اتخذت "الجبهة الإسلامية"، إحدى أكبر الفصائل المسلحة المعارضة للنظام، قراراً بعدم قتال تنظيم "داعش" الإرهابي في شمالي محافظة حلب السورية.

وقال مسؤول العلاقات الخارجية في الجبهة الإسلامية "أبو مصطفى"، اليوم الأحد، "إن داعش احتل، وبشكل انتهازي المناطق التي حررتها قوات المعارضة السورية، ولهذا السبب بدأنا في (25) آب/ أغسطس الماضي، هجوماً ضد التنظيم تحت مسمى "معركة نهروان الشام"، بحسب وكالة أنباء الأناضول.

وأوضح أبو مصطفى أن الجبهة واصلت قتالها ضد التنظيم، دون أي اشتباكات مباشرة معه، بسبب كثافة هجمات قوات التحالف الدولي، بقيادة الولايات المتحدة الأميركية، وقوات النظام السوري، لافتاً أن قوات التحالف استهدفت مواقعًا للجبهة الإسلامية، وأنهم اتخذوا قراراً بعدم قتال داعش، بسبب تكثيف قوات النظام، وميليشيات حزب الله هجماتها في ريف حلب.

وذكر أبو مصطفى أن قتال الجبهة ضد التنظيم سيستمر بشكل ضعيف إلى حين قبول التنظيم وقف إطلاق النار، مبيناً أن قواتهم ستحمي مواقعهم، وستبقى في حالة تيقظ، وحراسة، للأراضي التي يسيطرون عليها.

L’armée assadiste (ASA) mène actuellement une grande offensive avec l’aide des milices du régime, les Iraniens des Forces Spéciales al-Qods, le bataillon al-Baath et le Hezbollah libanais. L’offensive concerne les positions occupées par le Front islamique, l’Armée Syrienne Libre, le Front al-Nosra et les brigades Ansar ad-Din dans le nord ouest de la ville d’Alep. L’objectif est de s’emparer des localités de Zahraa et Nubl. Une autre option pourrait être de parvenir à la rocade près de Layramoun, ce qui encerclerait complètement les rebelles dans la ville d'Alep. Mais cette option aurait l’inconvénient d’empêcher les rebelles d’abandonner leurs positions dans la ville, ce qui obligerait les forces du régime à une longue guerre de rues.
Pour l’instant l’armée d’Assad a réussi à capturer le village de Handarat et sa colline, coupant ainsi la dernière ligne d'approvisionnement des rebelles barricadés dans la ville d'Alep. Le succès de l’armée d’Assad lui permet à présent de  surveiller la route de Kastillo et le rond-point al-Jandul. Les forces gouvernementales ont également capturé les villages d'al-Mudafah et Sifat et une intersection à quatre voies à l'ouest de Sifat.
LiveLeak-dot-com-d58_1412370792-BzCAKziCYAMNYwc_1412371023_jpg_resized.jpg 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Province de Hama
L’armée assadistes a repris le contrôle de cinq villages dans la province de Hama, profitant de la confusion parmi les brigades rebelles depuis que la coalition internationale bombarde des sites jihadistes de l’Etat islamique ou du Front al-Nosra :
https://www.youtube.com/watch?v=5wx-VBCu4X0&feature=p...

Front irakien

Rabia
Les forces spéciales Peshmergas kurdes, appuyées par des avions américains et britanniques, ont repris la ville clé de Rabia à la frontière irako-syrienne. La ville se trouve à environ 90 km au nord-ouest de Mossoul une ville contrôlée par l'État islamique. La prise de la ville a été extrêmement sanguinaire et les Kurdes auraient subi de lourdes pertes, notamment en raison d’attaques suicides menées par des Jihadistes. Les combats se poursuivraient actuellement à la périphérie de la ville.
La prise de la ville permettra de rendre plus compliquées les lignes d’approvisionnement des Jihadistes de l’EI.
Les Peshmergas kurdes pensent à présent qu’il leur serait possible de reprendre le contrôle de la ville de Sinjar et l’arrière pays montagneux. Sinjar a été capturé par les combattants de l'Etat islamique en Août. Des milliers de civils Yazidi minoritaires avaient dû évacuer la zone afin de sauver leur vie.
https://www.youtube.com/watch?v=6yOQOvS8gWY&feature=p...

Baiji
Daech a réussi à abattre un hélicoptère irakien près de la localité de Baiji .
Un hélicoptère de type MI35 a été abattu par un missile tiré par des Jihadistes de Daesh. Tous les occupants ont été tués. Baiji est une localité située à 200 kilomètres au nord de Bagdad. C'est le site d’une grande raffinerie de pétrole. C’est le premier hélicoptère russe à être abattu par les Jihadistes alors qu’un lot de ces hélicoptères venait tout juste d’être livré par la Russie. On sait que les Jihadistes avaient fait main basse sur des missiles anti hélicoptères. Mais on assurait que les batteries étaient hors d'état et qu'il leur fallait en obtenir de nouvelles des fournisseurs (peu probable) ou trouver un moyen d'en faire de nouvelles. Il semble qu'ils aient réussi. Cela pourrait poser un problème aux avions de la coalition.

Front libanais

Affrontements violents entre l'EI et le Hezbollah dans le jurd de Brital
Des affrontements violents opposaient dimanche 5 octobre des Jihadistes de l'Etat islamique (EI, ex-Daech) et le Hezbollah dans les confins de la Bekaa à la frontière libano-syrienne.
Les Jihadistes de l'EI, en provenance de la localité d'Asaal al-Ward, dans la province syrienne du Qalamoun, auraient attaqué un poste du Hezbollah dans le jurd de Brital provoquant de violents affrontements, faisant des victimes dans les deux camps.
"Des positions du Hezbollah dans les montagnes autour de Nabi Sbat, à l'est de Baalbek, ont été attaquées par des groupes armés venus de Qalamoun" en Syrie, a expliqué un membre local du mouvement chiite.
Les affrontements se sont rapidement étendus au jurd de Baalbek et de Younine, obligeant le Hezbollah à faire appel à des renforts tandis que l’armée libanaise se déployait dans la région.
Le Hezbollah faisait usage d’armes lourdes pour repousser l’assaut des islamistes, tandis que des villageois prenaient les armes pour protéger leurs villages. Le bruit des affrontements pouvait être entendu dans la ville de Baalbek, à plusieurs kilomètres de là.
Cinq membres du Hezbollah auraient été tués au cours des combats tandis que la milice chiite annonce plusieurs dizaines de morts du côté des assaillants.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

 

 


 

04/10/2014

Washington à la recherche de rebelles « modérés »

Les stratèges du Pentagone parlent de «rebelles modérés». Il s'agit dans leur esprit d'opposants au régime syrien «fréquentables»  par opposition aux groupes islamistes dangereux comme l’Etat Islamique ou le Front al-Nosra, le représentant d’al-Qaïda en Syrie. 

Lire la suite

03/10/2014

3 octobre - Guerre entre l'Occident et le califat islamique

Allemagne
Des islamistes philippins liés à el-Qaëda ont annoncé hier 2 octobre qu'ils décapiteraient un de leurs deux otages allemands le 17 octobre si, à cette date, leurs revendications n'étaient pas satisfaites. Les rebelles du groupe Abou Sayyaf ont capturé ces deux Allemands en avril 2014 alors qu'ils voguaient sur un yacht entre l'île de Palawan, dans l'ouest des Philippines, et l'État malaisien de Sabah. Les rebelles exigent une rançon de 5,6 millions de dollars et l'arrêt du soutien de l'Allemagne à la coalition conduite par les États-Unis contre les jihadistes en Syrie et en Irak.
Jihadistes allemands
Deso Dogg alias Abou Talha Al-Almani (Abou Talha L'Allemand), un ancien rappeur allemand du groupe «ghetto» veut maintenant couper les têtes avec des couteaux à beurre en Syrie. LiveLeak-dot-com-665_1412348958-Deso-Dogg-Denis-Cuspert-Abu-Talha-al-Alm_1412349619_jpg_resized.jpg

Abou Talha al-Almani

 

 

 

 

 

 

 

Des informations avaient prétendu qu’il avait été tué le 20 avril 2014 au cours de combats fratricides entre Jihadistes. Le journal allemand Die Welt a cité des Jihadistes prétendant le contraire. En fait, il y aurait eu confusion sur l’identité de la personne décédée. Il s’agirait d’un autre Abou Talha al-Almani.
Des Vidéos récentes semblent confirmer qu'il est encore en vie! De nouvelles rumeurs prétendent qu’il serait devenu un  membre du cercle autour du calife lui-même - Ibrahim al-Baghdadi.
Vidéo concernant des jihadistes allemands (en langue allemande) :
https://www.youtube.com/watch?v=Kxzis-1WdxM&feature=p...

Australie
L’Australie annonce son intention de participer aux frappes aériennes en Irak contre le califat islamique :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...
Dernière heure : Le jihadiste australien Mohamed Elomar pourrait avoir été tué au cours d’un raid de la coalition internationale contre un building proche de la frontière turque,  le 2 octobre.

Canada
Le Canada va participer aux frappes aériennes contre l'EI en Irak
Le Premier ministre canadien Stephen Harper a présenté vendredi au Parlement une motion prévoyant l'envoi d'avions de chasse en Irak qui participeront, pendant six mois, à la campagne de frappes aériennes contre le groupe Etat islamique.
La Chambre des communes doit formellement entériner cette motion lundi 6 octobre lors d'un vote qui ne devrait être qu'une formalité pour M. Harper car son parti dispose au Parlement d'une large majorité.

France
Une base française près de la Libye pour combattre les islamistes
L'armée française est en train d'établir une base dans le nord du Niger dans le cadre d'une opération visant les activistes liés à al-Qaïda qui évoluent dans la zone sahélo-saharienne, du sud de la Libye à la Mauritanie, a-t-on appris de responsables. La France a pris l'initiative des efforts pour repousser les islamistes dans la région depuis son intervention au Mali, en 2013, et a redéployé ses troupes cette année dans le cadre de l'opération régionale de contre-terrorisme « Barkhane ». Quelque 3 000 soldats français opèrent ainsi au Mali, au Burkina Faso, au Niger et au Tchad, pays à cheval sur la bande sahélienne, avec l'objectif d'éradiquer la menace islamiste dans la région. Un millier d'autres hommes, au Gabon et au Sénégal, fournissent un soutien logistique.
La lamentable histoire de jihadistes français
(vidéo en langue anglaise) :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Grande Bretagne
Un nouvel otage britannique exécuté
L'otage britannique Alan Henning a été décapité si l'on en croit une nouvelle vidéo mise en ligne par l'Etat Islamique aux environs de 20H30 GMT, vendredi 3 octobre. Henning est un chauffeur de taxi venu en Syrie dans un but humanitaire. La vidéo annonce que l'Américain Peter Kassig serait le prochain otage qui pourrait être décapité. Kassig est un vétéran de la guerre d'Irak. Ils s'occupait de blessés dans un hôpital libanais. Il a alors démarré un programme de Special Emergency response and assitance pour aider les réfugiés syriens.

Vidéo de l'Etat Islamique concernant Alan Henning
La vidéo sera interrompu avant l'exécution :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

Pays Bas
Les huit avions de combat F-16 néerlandais prenant part à la coalition internationale contre l'État Islamique (EI) pourraient débuter "dès ce week-end" leurs opérations en Irak, ont indiqué vendredi les Pays-Bas. Ces appareils seront basés en Jordanie, mais le centre de commandement des opérations se trouvera au Qatar.
"Je vous informe qu'il est possible que les F-16 néerlandais débutent dès ce week-end les opérations dans le cadre de la lutte contre l'EI", a indiqué la ministre de la Défense Jeanine Hennis-Plasschaert dans une lettre envoyée au parlement néerlandais.
Les avions participeront dans un premier temps au soutien de troupes irakiennes et kurdes au sol. Ils pourront aussi être utilisés pour des "attaques de cibles non-mobiles de l'EI", selon la même source.
Les Pays-Bas déploient également 250 militaires pour cette mission, et 130 autres militaires pour entraîner les forces armées irakiennes.
L'engagement néerlandais est quant à lui pour le moment limité à l'Irak. La Haye a indiqué que les Pays-Bas ne participeraient pas aux opérations en Syrie sans mandat international.

USA
Un projet de base de rebelles syriens formés par les USA provoque la polémique
Le projet américain de créer en Géorgie un camp d'entraînement américain pour former des combattants de l'opposition syrienne risque de tendre les relations entre Moscou et Tbilissi, selon le ministère des Affaires étrangères de Russie. Le projet, si tant est qu’il ait existé, a été démenti par la Géorgie.
A cette occasion, les médias russes n’ont pas manqué de souligner le peu d’efficacité des frappes aériennes de l'armée US et des alliés contre les positions de l’ÉI.

Les raids aériens suffiront-ils ?
Les experts militaires américains commencent à reconnaître que les opérations aériennes contre le califat islamique pourrait prendre plusieurs années. 
Pour l’instant, Barack Obama prévoit de poursuivre les bombardements en Irak et en Syrie, et d'augmenter l'aide militaire au profit de l’armée irakienne et de l'Armée syrienne libre (ASL).

L’administration Obama rêve toujours de s’appuyer sur des rebelles syriens « fréquentables »
Et c’est là que le bât blesse. Tout d’abord, les brigades rebelles considérées comme « fréquentables » par l’Etat-major américain ont du mal à résister aux offensives de l’armée assadiste qui profite des raids aériens de la coalition sur les Jihadistes pour se concentrer sur les autres fronts. Ensuite, même les combattants des brigades rebelles dites « modérées » sont furieux contre l’intervention américaine et de ses alliés qui épargne leur ennemi numéro 1, à savoir le régime de Bachar el-Assad. On a constaté sur le terrain la désertion de nombreux combattants qui ont rejoint l’Etat Islamique.  On voit mal, dans ces conditions, comment le Pentagone pourrait faire des brigades rebelles « fréquentables » une force de frappe contre les Jihadistes du Front al-Nosra ou de l’Etat Islamique. Sans compter que pour le régime, le fait que Washington affiche clairement son intention de s’appuyer sur des brigades rebelles contribue à rendre flou l’objectif réel de la coalition. 
Cette politique américaine n’est pas nouvelle et s’est déjà soldée par un échec. Les rebelles formés en Jordanie et renvoyés en Syrie ont été incapables de changer le rapport de force sur le terrain. Pire, des brigades entières ont rallié l’Etat Islamique. Visiblement, Washington ne tient pas compte des échecs antérieurs. Quant aux soldats des divisions mécanisées irakiennes, dotés d’un armement formidable laissé par l’armée des Etats-Unis lorsqu’elle a quitté l’Irak, ils n’ont résisté que quelques heures, dans le meilleur des cas, laissant aux Jihadistes tout leur matériel et leur armement.

Washington a voulu utiliser la carte jihadiste en Irak comme en Syrie
Cherchant à tout prix à renverser Bachar al-Assad, Washington a fermé sciemment les yeux sur l'apparition dans la région de nouveaux groupes radicaux sunnites – des filiales d'Al-Qaïda dont l'EI. Les stratèges de la Maison blanche, du Pentagone et de la CIA espéraient jusqu'au bout envoyer ce nouveau monstre terroriste sur Damas. La saisie de huit provinces du nord-ouest de l'Irak par les jihadistes de l’Etat Islamique au cours d’une campagne éclair a été une véritable douche froide pour les stratèges du Pentagone. Ce cafouillage américain est d’autant plus surprenant qu’on aurait pu croire que ces spécialistes avaient fini par comprendre l’Irak après toutes les années passées dans le pays et la guerre qu’ils ont déjà eu l’occasion de mener contre les mêmes Jihadistes. Dans une récente interview, Obama a déclaré que ses services de renseignements avaient sous-estimé la menace émanant des islamistes radicaux. Quel toupet ! La Maison blanche était parfaitement informée de cette menace par les nombreuses agences de renseignement américaines. Mais Washington voulait mettre la pression sur l’Iran et, sans doute, forcer une issue sur les négociations nucléaires, en laissant l’Arabie saoudite lancer les tribus s’allier à l’Etat Islamique bousculer l’armée irakienne et provoquer le départ du premier ministre irakien Nouri al-Maliki. La seule chose qu’on peut dire est que l’opération a mal tourné. Un général avait pourtant tiré la sonnette d’alarme. Il s’agit du général Michael Flynn, chef des renseignements militaires au Pentagone. Il avait publié en février 2014 un rapport très clair au sujet de la dangerosité de l’Etat Islamique (alors appelé Etat Islamique d’Irak et du Levant). C'est seulement après l'exécution de citoyens occidentaux, y compris américains, qu'Obama a été contraint de réagir aux événements.

Joe Biden, vice-président américain  accuse les alliés arabes des Etats-Unis
Le discours du vice-président des Etats-Unis, Joe Biden, à l’occasion d’une conférence sur la politique des Etats-Unis au Moyen Orient lors du forum de John Kennedy Jr de l'université de Harvard dans l'Etat du Massachusetts, a laissé l’auditoire incrédule. Cela faisait pourtant des semaines qu’on répétait la même chose. Joe Biden a reconnu que les alliés arabes et musulmans des Etats-Unis avaient armé les Jihadistes syriens, y compris le Front al-Nosra (al-Qaïda en Syrie)
Joe Biden a affirmé  que les terroristes d'al-Qaida  avaient reçu des fonds et des armes des alliés de Washington dans la région, soulignant que "les alliés se livraient à une guerre par procuration entre sunnites et chiites".
«Notre plus gros problème était nos alliés dans la région, les Turcs sont de grands amis, ainsi que les Saoudiens et les résidents des EAU et autres. Mais leur  seul intérêt était de renverser  le président syrien Bachar Assad et pour cela ils ont mené une guerre par procuration entre les  sunnites et les  chiites et ils ont fourni des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d'armes à tous ceux qui acceptaient de lutter contre al-Assad ".
Biden a ajouté  «mais les gens qui ont reçu ces sommes et ces armes  étaient des militants du Front al-Nosra et d' Al-Qaïda sans compter d'autres éléments extrémistes venant d'autres régions du monde. Pensez-vous que j'exagère? Regardez le résultat."
Mais Biden a voulu se montrer rassurant en affirmant que les alliés des Etats-Unis avaient "pris conscience  de leur erreur et accepté de se joindre  à la coalition antiterroriste  dirigée par Washington".

La déclaration de Joe Biden 。
https://www.youtube.com/watch?v=w04YE5zRmc8&feature=p...

Une station de la CIA à Gaziantep
La CIA a une importante base à Gaziantep (sud de la Turquie) et dispose déjà d’un nombre considérable d’officiers – plus important même que les services de renseignement turc, selon un correspondant local.

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)