16/08/2014

16 août 2014 – Nouvelles des guerres du Moyen Orient

Front irakien

D’importantes tribus sunnites ont pris les armes contre les Jihadistes de l’EI
D'importantes tribus sunnites ont pris les armes vendredi 15 août dans l'ouest de l'Irak contre les Jihadistes de l’EI (appelé Daech en arabe) selon des informations obtenues d’un leader tribal.
Le soulèvement concerne 25 tribus sunnites de la province d'al-Anbar, où Daech contrôle des secteurs importants.
Analyse :
Le remplacement de Nouri al-Maliki par Haïdar Abadi approuvé par l’Arabie saoudite et les Américains, (tandis que l’Iran abandonnait al-Maliki), pourrait avoir donné le signal aux tribus qu’il était temps de remettre de l’ordre dans les provinces sunnites irakiennes et qu’elles devaient désormais affronter et chasser les Jihadistes (en majorité étrangers) de leur région.
Il faut dire que l’offensive menée par les Jihadistes de l’EI commençait par poser de sérieux problèmes à l’administration Obama. Les atrocités commises récemment par les Jihadistes de l’EI contre les Chrétiens et les Yazidis, profitant du retrait brutal et inexpliqué des Peshmergas avaient projeté les Américains en première ligne. Ceux-ci se trouvaient au pied du mur et se devaient de réagir pour satisfaire l’opinion internationale et protéger le Kurdistan et accessoirement le contrat signé par la société pétrolière Exxon avec les autorités kurdes. Mais qui dit intervention, même aérienne, dit personnel au sol, ne serait ce que pour renseigner sur les cibles potentiels et régler les tirs. Or, l'opinion américaine était visiblement allergique à un déploiement de militaires au sol, si petit soit-il. C'est la raison pour laquelle l'Arabie saoudite semble avoir donné un ordre de partir au combat aux tribus sunnites.
"Cette révolte populaire a été convenue par toutes les tribus souhaitant combattre Daech qui a fait couler notre sang", a expliqué à l'AFP cheikh Abdeljabbar Abouricha, un des leaders du soulèvement.
Le général Ahmed Saddak, de la police d'al-Anbar, a fait état du soutien des forces de sécurité gouvernementales à ce soulèvement, déclenché à 06H00 locales (03H00 GMT) vendredi 15 août.
"Les combats se poursuivent", a-t-il assuré faisant état de 12 Jihadistes tués. "Nous n'arrêterons pas avant la libération d'al-Anbar", a-t-il ajouté.
Cette contre-offensive a commencé par des attaques sur plusieurs secteurs au nord-ouest de Ramadi, selon MM. Abouricha et Saddak.
Le colonel de police Ahmed Choufir a pour sa part indiqué que les Brigades Hamza, un groupe qui avait lutté par le passé contre les extrémistes liés à Al-Qaïda, avait repris du service. Il a indiqué que ce groupe avait pour mission de repousser les insurgés hors des secteurs qu'ils tiennent à l'ouest de Haditha, une autre ville de la province d'al-Anbar.

Les Kurdes tentent de reprendre le barrage de Mossoul aux jihadistes de l’EI
Les forces kurdes, soutenues par l'aviation américaine, ont lancé samedi 16 août une offensive pour reprendre aux jihadistes de l'Etat islamique (EI) le barrage de Mossoul que ces derniers avaient occupé le 7 août dernier.
Les peshmergas soutenus par l’armée de l’air américaine ont réussi à reprendre le contrôle du côté est du barrage et les combats continuent.

Nouvelles informations sur des massacres commis par les jihadistes de l’EI
Des jihadistes ont tué des dizaines de personnes, en majorité des membres de la minorité yazidie, dans le village irakien de Kocho (nord), selon des témoins et des responsables locaux.
"Nous avons des informations de nombreuses sources, dans la région et via les services de renseignement, que (vendredi 15 août) après-midi, un convoi d'hommes armés (de l'EI) est entré dans ce village", a déclaré à l'AFP un haut responsable irakien, Hoshyar Zebari. "Ils s'en sont pris aux habitants, en majorité des Yazidis qui n'ont pas fui leurs maisons", a-t-il dit, en référence à cette minorité kurdophone non-musulmane, considérée comme hérétique par les jihadistes. "Ils ont commis un massacre contre les habitants", a affirmé M. Zebari, disant qu'"environ 80 personnes ont été tuées".
Harim Kamal Agha, un haut responsable de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) dans la province de Dohuk, frontalière de celle de Ninive, a fait état de 81 morts, ajoutant que les assaillants avaient conduit les femmes dans des centres de détention qu'ils contrôlent.
Mohsen Tawwal, un combattant yazidi, a affirmé à l'AFP par téléphone avoir vu un grand nombre de corps dans le village. "On a réussi à pénétrer dans une partie de Kocho, où les habitants étaient assiégés, mais on est arrivé trop tard", a-t-il dit. "Il y avait des cadavres partout. On a seulement réussi à emmener deux personnes vivantes, toutes les autres ont été tuées", a-t-il ajouté.

Le leader de l’EI a fui vers la Syrie
Le leader de l’Etat Islamique, le calife autoproclamé Abou Bakr al-Baghdadi aurait fui Mossoul pour revenir en Syrie afin d’échapper à d’éventuelles frappes aériennes américaines. C’est tout au moins ce qu’a affirmé Saeed Mamo Zinni, le porte-parole du PDK, le Parti Démocratique du Kurdistan, au quotidien As-Sharq al-Awsat.
Selon les services de renseignement, Abou Bakr al-Baghdadi aurait gagné la Syrie dans un convoi de 30 véhicules Humvee.

Front syrien

Mleiha a bien été prise par les soldats d’Assad
Cette vidéo de l’AFP confirme la prise de Mleiha par l'armée d'Assad, un succès après une longue série de revers. Les rebelles avaient réussi à rompre le siège de la ville mais ils n'étaient pas parvenus à se redéployer pour consolider leurs gains, ce qui a permis à l’armée de lancer une contre-offensive victorieuse.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&a...

Bataille de Marea entre les Jihadistes de l’Etat Islamique et les rebelles du Front Islamique
De violents combats ont eu lieu samedi 16 août entre les rebelles du Front Islamique (pro-saoudien) et les Jihadistes de l’Etat Islamique à l’est de Marea. Cette localité est la place forte du Front islamique, le plus important groupe rebelle qui combat à la fois  les troupes d’Assad et les jihadistes de l’Etat Islamique. Le Front Islamique est soutenu par l’Arabie saoudite.
"La pression militaire est maintenant sur Marea, ", a déclaré Abou Omar, porte-parole du Conseil Révolutionnaire de Marea.
Les rebelles ont envoyé des renforts et des armes pour défendre Marea, comme en témoigne cette vidéo qui montre une colonne des Kataëb al-Zanki partant pour la région.
https://www.youtube.com/watch?v=4lYW8ql-APs&list=UUtk...
"Les rebelles considèrent qu'il s'agit d'une des batailles les plus importantes contre l’Etat Islamique... Il n'est pas question de perdre», a ajouté Abou Omar.
Les Jihadistes de l’Etat Islamique utilisent des armes lourdes, parmi lesquelles des chars et de l’artillerie, saisies à l’occasion de la  déroute de l'armée irakienne lors de l’offensive éclair de Juin dernier. Ces armes avaient été fournies aux forces irakiennes par les Etats-Unis.
Les Jihadistes de l’Etat Islamique se sont déjà emparés d’une dizaine de villages dans la région de Marea et Azaz les 14 et 15 août. On craint beaucoup pour les dizaines de rebelles capturés compte tenu de la cruauté dont font preuve les Jihadistes envers leurs prisonniers.
Azaz, à côté de la frontière avec la Turquie, est une autre cible des Jihadistes de l’Etat Islamique qui cherchent à  développer leur "califat" autoproclamé en Syrie et en Irak

Jean René Belliard (Auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

28/07/2014

Daesh (Etat Islamique) et le Front al-Nosra, représentant officiel d’al-Qaïda en Syrie, vont bientôt s’affronter dans le jurd de Qalamoun et les montagnes syro-libanaises

Les Jihadistes de l’EI sont de retour dans le Qalamoun
Les combattants de l’Etat Islamique (Daesh) avaient quitté le jurd de Qalamoun quelques jours avant la prise de la ville de Yabroud par le Hezbollah et les soldats fidèles à Assad.  Mais les Jihadistes de Daesh, sous les ordres d’Abou Hassan al-Falastini (le Palestinien) sont depuis revenus dans la région. Abou Hassan al-Falastini avait été membre de Fatah al-Intifada, une organisation jihadiste qui avait affronté l’armée libanaise dans le camp de Beddaoui, près de Tripoli, pendant trois longs mois. Abou Hassan avait alors réussi à regagner le camp de réfugiés de Yarmouk et avait fait plusieurs séjours dans les geôles syriennes avant d’être "opportunément" libéré et de rejoindre l’Etat Islamique appelé à l’époque Etat Islamique d’Irak et du Levant (EIIL).
C’est en raison de son séjour au Liban qu’Abou Hassan est également connu parmi les Syriens sous le nom de guerre d’ Abou Hassan al-Loubnani» (le Libanais). 
L’arrivée en force des Jihadistes de l’EI dans la région du Qalamoun et les secteurs montagneux à cheval sur la frontière libano-syrienne pourrait provoquer, dans un bref avenir, un violent conflit entre les deux frères, jihadistes mais ennemis dans la région.

Les rebelles et le Hezbollah libanais s’affrontent depuis des mois dans le Qalamoun
Le Qalamoun a été le théâtre de violents combats entre les rebelles jihadistes, comprenant des membres du Front al-Nosra et de l’EI, se battant coude à coude, d’un côté et le Hezbollah libanais, les soldats fidèles à Assad et même des combattants chiites irakiens, d’autre part. Les pertes ont été très importantes des deux côtés, les combats étant particulièrement difficiles dans cette région montagneuse à cheval sur la frontière libano-syrienne. Le Hezbollah a néanmoins réussi à occuper pratiquement toutes les localités de la région et pensait avoir chassé les Jihadistes. Mais ceux-ci se sont retranchés dans les montagnes et caché dans des grottes. Et les combats n’ont jamais cessé. Le nombre des tués au sein du Hezbollah ne cesse de croître. Samedi 26 juillet, on apprenait, par exemple, que le propre neveu de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, avait été tué près d’Ersal, une localité libanaise proche de la frontière syrienne devenue une place forte des jihadistes. Hamza Yassine, le neveu, était chef d’une unité d’élite de l’organisation chiite libanaise.
 
L’Etat Islamique publiait sur Twitter les photos de ses combats contre le Hezbollah
Les Jihadistes de l’Etat Islamique ont à l'époque diffusé sur Twitter des photos de leur engagement contre le Hezbollah. Ils tenaient à montrer qu’ils étaient à la tête du combat contre les Chiites.

Depuis leur retour, l’Etat Islamique a été rejoint par plusieurs groupes de combattants islamistes rebelles
On a observé que plusieurs groupes de combattants rebelles avaient fait ces derniers temps allégeance à l’Etat Islamique. Il ya quelques jours, 500 éléments armés de la brigade « Aube de l’Islam » (Fajr al-Islam) dirigés par Abou Ahmed al-Jami’a ont annoncé avoir fait allégeance au « calife Ibrahim» (Abou Baker al-Bagdadi). Ils ont mis en ligne une vidéo où on voit  des dizaines de combattants de l’Aube de l’Islam proclamer leur ralliement. Il faut préciser que la plupart des militants de cette brigade sont originaires de Qousseir, une ville syrienne proche de la frontière libanaise qui avait été capturée après une sanglante bataille par le Hezbollah libanais pour le compte de Bachar el-Assad. Depuis la ville a été « chiisée » avec l’arrivée massive dans la ville de Libanais de confession chiite.  Défaits à Qousseir, les combattants de la brigade Aube de l’Islam avaient alors rejoint les Jihadistes du Front al-Nosra.
«L'aube de l'Islam» n’est pas la seule faction qui a juré allégeance à «l'Etat Islamique». Des informations signalent que le «bataillon Bilal Habashi» dirigé par le Syrien Raad Hammadi s’est lui aussi rallié à «Etat islamique». Une autre Information indique que le «bataillon al-Farouk» dirigé par Abou Omar Werdan,  qui s'était rendu célèbre lors du siège de Homs, serait sur le point de rallier l'Etat Islamique. 
En plus de ces brigades rebelles, on observe avec attention ce que va faire le «Premier Régiment Commando» dirigé par Idris al-Ma’arouf connu sous le nom de guerre d’Abou Ghazi, un groupe fort de plusieurs centaines de combattants. Aux dernières nouvelles, ce régiment rebelle coopère encore avec le Front al-Nosra.

Abou Hassan al-Falastini de l’EI et Abou Malek al-Souri du Front al-Nosra sont à couteaux tirés
Il est bien loin le temps ou l’EIIL et le Front al-Nosra luttaient côte à côte contre le Hezbollah libanais et les troupes d’Assad. Les combattants de l’EIIL étaient encore peu nombreux et ils avaient pris la sage décision de plutôt synchroniser leurs actions avec le chef local du Front al-Nosra, cheikh Abou Malek as-Souri. Leur place forte était à l’époque la localité de Rima dans le Qalamoun. Mais les Jihadistes de l’EI ont du sagement abandonner la région pour trouver refuge à l’est de la ville de Homs, au moment où le Hezbollah libanais s’emparait des localités rebelles les unes après les autres.
Revenu en force dans la région à la tête de ses troupes, Abou Hassan al-Falastini a bien l’intention de s’imposer, au grand dam d’Abou Malek al-Souri (le Syrien), le chef local du Front al-Nosra (al-Qaïda).
Abou Hassan suit la politique propre à l’EI, c’est-à-dire hégémonique et brutale. Son objectif est non seulement de combattre le Hezbollah et les soldats d’Assad, mais aussi de liquider tous ceux qu’il considère comme des infidèles, qu’ils soient syriens ou libanais.

L’EI est aujourd’hui aussi fort que le Front al-Nosra
Grace aux récents ralliements, l’Etat Islamique est aujourd’hui aussi fort en termes numériques que son concurrent, le Front al-Nosra et certainement beaucoup plus efficace sur le plan militaire.
C’est pourquoi Abou Mohammad al-Joulani, le chef du Front al-Nosra, devrait avoir beaucoup de mal à résister à l’avancée de l’Etat Islamique dans la région du Qalamoun.

Front de la Ghouta orientale
Le chef du Front Islamique (pro-saoudien) reçoit les hommages de la foule dans une mosquée de la Ghouta orientale, une place forte du Front, à l'occasion de la fête de l'Aïd el-Fitr. Remarquez la popularité de ce chef de guerre :
https://www.youtube.com/watch?v=zE7K9Vy8bFE&feature=p...

Front de Deraa (Sud syrien)
L'Armée Syrienne Libre poursuit son offensive au sud de la Syrie comme en témoigne cette vidéo d'un violent combat de nuit :
https://www.youtube.com/watch?v=Y7nJ-U1d5lM&feature=p...

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

14/07/2014

Le chef d’AQMI en Kabylie se rallie au Califat – les autres chefs d’AQMI restent fidèles à al-Qaïda

Information sur l’AQMI
Héritière du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) algérien, AQMI opère dans la bande soudano-sahélienne, une vaste zone comprenant plusieurs pays, dont le Mali, le Niger et la Mauritanie, où elle a multiplié ces dernières années les enlèvements d'Européens surtout, en exécutant certains.
AQMI a profité de la chute du régime de Mouammar Kadhafi en Libye pour se renforcer, notamment en faisant main basse sur une partie de l’armement de l’armée libyenne. Beaucoup d'armes sont tombées dans les mains de l’AQMI après le pillage des casernes du régime de Kadhafi. On a craint également que les Jihadistes aient mis la main sur des missiles sol-air, mais jusqu’à cette date, AQMI n’a pas utilisé de tels missiles dans ses combats, notamment contre l’armée française au Mali.

L’Algérie prend la menace d’AQMI au sérieux
Première puissance militaire de la région, mais aussi pays ayant le plus souffert de la violence islamiste qui continue d'y sévir, l'Algérie prend la menace AQMI très au sérieux et a alerté très tôt sur les risques de voir AQMI se renforcer après la chute du régime libyen. C’est la raison pour laquelle  l'Algérie a renforcé ses moyens militaires à sa frontière avec la Libye. L’Algérie est en effet confrontée à l’activisme des maquis d’AQMI en Kabylie et à l’est d’Alger.

L’Algérien Djamel Okacha nouveau chef d’AQMI après la mort d’Abou Zeid
L’Algérien Djamel Okacha a succédé à Abdelhamid Abou Zeïd à la tête de la brigade d’Al Qaïda au Maghreb islamique que dirigeait son compatriote jusqu’à sa mort le 1er mars 2013, dans le nord du Mali. On attribuait à Abou Zeïd l’enlèvement d’une vingtaine d’occidentaux dans le Sahara ces cinq dernières années, qui ont rapporté plusieurs millions de dollars de rançon à AQMI. Il était notamment jugé responsable de la mort de plusieurs otages étrangers au Sahel ces dernières années, notamment celle du Français Michel Germaneau en 2010.
Agé de 34 ans, Djamel Okacha, aussi connu sous le nom de Yahia Abou El Hamam, a rejoint le Nord-Mali en 2004, selon une source proche des services de sécurité. Sa présence est également signalée parmi le commando ayant attaqué une caserne militaire en 2005 en Mauritanie. Il serait aussi impliqué dans l’assassinat en 2009, toujours en Mauritanie, de l’Américain Christopher Legget, qui travaillait pour une ONG.
Djamel Okacha dirige l’AQMI sous l’autorité de l’émir Abdelmalek Droukdel, un autre algérien.

Les menaces d’AQMI contre la France
El-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a appelé à attaquer les intérêts français « partout dans le monde » en riposte à l’intervention au Mali. Dans une vidéo mise en ligne hier, un chef du réseau appelle « les musulmans dans le monde entier » à « attaquer les intérêts français partout, car depuis le premier jour de l’agression, ils sont devenus des cibles légitimes. Face à la nouvelle croisade menée par la France et son occupation d’une terre de l’islam, nous vous appelons à la mobilisation (...) et au jihad », affirme ainsi Abou Obeida Youssef al-Annabi, présenté comme le chef du conseil des notables d’AQMI, dans UN message daté du 25 avril 2013. Al-Annabi s’en est également pris à la France pour avoir légalisé le mariage gay, affirmant qu’elle subirait « le châtiment divin » pour avoir adopté cette « loi de la honte », la qualifiant « d’affront pour l’humanité entière ».

Le cadi d’AQMI en Algérie fait allégeance au califat de l’Etat islamique 
Le Cheikh Abi Abdallah Athman al-Othman, chef d’AQMI en Kabylie annonce son ralliement au califat de l’Etat Islamique d’Abou Baker al-Baghdadi :
« Nous sommes vos soldats en Algérie » affirme le cheikh dans une vidéo :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&...

La déclaration d’allégeance du Cheikh al-Othman ne fait pas l’unanimité au sein d’AQMI
Les autres dirigeants d’AQMI viennent de rejeter la reconnaissance du califat déclaré par Abou Bakr al-Baghdadi et renouvelé leur allégeance au chef d'el-Qaïda, Ayman al Zaouahiri, si l’on en croit un communiqué qui vient d’être publié sur les réseaux sociaux.
"Nous confirmons que nous continuons à respecter notre serment d'allégeance à notre cheikh et émir, Ayman al Zaouahiri", indique le communiqué.
Le chef de l'Etat Islamique avait exigé de tous les Musulmans de le reconnaître comme calife et affirmé son autorité sur les Musulmans à travers le monde.
Le communiqué censé émaner de la direction d’AQMI accuse l'Etat islamique de ne pas avoir consulté les autres chefs djihadistes.

Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

20:07 Publié dans Abu Baker al-Baghdadi, al-Qaïda, Algérie, AQMI, Etat Islamique, France, Libye | Lien permanent | Commentaires (3) | | | | |