- Page 7

  • Burkina: six morts dans une attaque contre une église catholique du centre-nord du pays

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe)

    Six personnes, dont un prêtre, ont été tués dimanche matin lors d’une attaque contre une église catholique à Dablo, commune de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso, a-t-on appris de sources locales et sécuritaires.
    « Vers 09H00, au cours de la messe, des individus armés ont fait irruption dans l’église catholique. Ils ont commencé à tirer alors que les fidèles essayaient de s’enfuir », a déclaré à l’AFP le maire de Dablo, Ousmane Zongo. Les assaillants « ont pu immobiliser certains fidèles. Ils ont tué cinq (personnes). Le prêtre qui célébrait la messe a également été tué, portant à six le nombre de morts ».
    Selon une source sécuritaire, l’attaque a été menée par un « groupe d’hommes armés estimé entre vingt et trente ».
    « Ils ont incendié l’église, puis des boutiques et un maquis (petit restaurant ou bar) avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l’infirmier chef de poste », a ajouté M. Zongo. « Dans la ville règne un climat de panique. Les gens sont terrés chez eux, aucune activité n’est fonctionnelle. Les boutiques et magasins sont fermés. C’est pratiquement une ville morte ». « L’alerte a été donnée vers 10H00 et des renforts ont été déployés à partir de Barsalogho« , une commune située à 45 km au sud de Dablo, a confirmé à l’AFP une source sécuritaire. Les éléments des forces de défense et de sécurité procèdent à des ratissages.
    Cette attaque survient deux jours après la libération dans le nord du Burkina Faso de quatre otages par les forces spéciales françaises.
    Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation État islamique au grand Sahara (EIGS).
    D’abord concentrées dans le Nord, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est, et fait depuis 2015 près de 400 mors, selon un comptage de l’AFP. Les attaques ciblent régulièrement des responsables religieux, principalement dans le Nord. Si des prélats chrétiens et musulmans ont déjà été visés par des attaques jihadistes, il s’agit de la deuxième attaque, en deux mois, d’une église depuis 2015, date des premières attaques.
    Fin mars, six personnes avaient été tuées lors de l’attaque de l’église protestante de Silgadji, dans le nord du Burkina Faso.
    À la mi-mars, l’abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo, dans le nord du pays, a été enlevé par des individus armés.
    Le 15 février, le père César Fernandez, missionnaire salésien d’origine espagnole, a été tué lors d’une attaque armée attribuée à des jihadistes à Nohao, dans le centre-est du pays.
    Plusieurs imams ont également été assassinés par les jihadistes dans le Nord. Selon des sources sécuritaires, ceux-ci étaient « considérés comme pas assez radicaux » par les jihadistes ou « accusés de collaborer avec les autorités ».

    Autres articles publiés sur Frontlive-Chrono le dimanche 12 mai 2019

    • Burkina: six morts dans une attaque contre une église catholique du centre-nord – Lire l’article
    • Egypte: Condamnation à mort de deux jihadistes qui avaient attaqué une église copte – Abonnés
    • Emirats Arabes Unis: « Actes de sabotage » contre quatre navires près de l’émirat de Fujairah – Abonnés
    • Inde: L’Etat islamique affirme avoir établi une « province » au Cachemire – Abonnés
    • Nigéria : L’État islamique affirme avoir tué 11 soldats dans le nord-est du pays – Abonnés
    • Pakistan: Attaque d’un hôtel de luxe du port de Gwadar au Pakistan, au moins cinq morts – Abonnés
    • Syrie : cinq civils tués dans des frappes des insurgés contre une localité chrétienne, selon Damas – Abonnés
  • Burkina: l’armée française libère quatre otages, deux militaires tués

    Imprimer

    PAR JEAN-RENÉ BELLIARD - LE 

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe)deDeutsch (Allemand) esEspañol (Espagnol) itItaliano (Italien) ja日本語 (Japonais)nlNederlands (Néerlandais) idIndonesia (Indonésien) svSvenska (Suédois)



    Les forces spéciales françaises ont libéré quatre otages – deux Français, une Américaine et une Sud-coréenne – lors d’une intervention « complexe » dans le nord du Burkina Faso, au cours de laquelle deux militaires français ont été tués, ont annoncé vendredi les autorités.
    « Cette libération a pu être obtenue grâce à une opération militaire, conduite par les forces françaises dans la nuit de jeudi à vendredi, au nord du Burkina Faso », a précisé l’Elysée dans un communiqué.
    Les deux Français, Patrick Picque (51 ans) et Laurent Lassimouillas (46 ans), avaient été enlevés le 1er mai dernier lors d’un séjour touristique au Bénin, pays jusque-là épargné par l’insécurité en Afrique de l’Ouest, où opèrent de nombreux groupes jihadistes liés à el-Qaëda et à l’organisation Etat islamique (EI).
    Le corps du guide béninois des deux enseignants français avait été retrouvé samedi dans le parc national de la Pendjari. Leur véhicule avait ensuite été retrouvé dans l’est du Burkina Faso, pays voisin confronté à une dégradation de la situation sécuritaire sur son sol depuis 3 ans, avec une accélération alarmante ces derniers mois.
    L’identité des deux autres otages libérés n’était pas connue dans l’immédiat.
    Au cours de leur libération, deux militaires ont trouvé la mort au combat, le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello, tous deux commandos de marine affectés au commandement des opérations spéciales (COS), qui supervise les forces spéciales françaises. Ils appartenaient au Commando Hubert basé à Saint Mandrier.
    Quatre terroristes ont également été tués.

    Déroulement des évènements
    Le renseignement militaire français, en coopération avec l’armée américaine (AFRICOM), avait repéré et suivait le cheminement des terroristes et de leurs otages à travers le Burkina Faso. Le renseignement militaire a très vite compris que les terroristes avaient l’intention de gagner le Mali pour sans doute remettre les otages à la Katiba Massima affiliée au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans. La Katiba Massima, dirigée par Amadou Koufa, est considérée comme le groupe rebelle le plus puissant du Mali.  Ce groupe de Koufa est apparu il y a trois ans dans le centre du Mali.
    Le Chef des opérations spéciales, le général Isnard savait qu’une fois arrivés au Mali et remis à la Katiba Massima, les otages seraient très difficiles à libérer. Mais le général Isnard savait que les terroristes devraient probablement faire un arrêt avant d’arriver au Mali. Et ayant constaté qu’ils s’étaient effectivement arrêtés pour dresser un camp, il a décidé, en accord avec les autorités politiques françaises, de lancer une attaque pour libérer les otages.
    Des moyens logistiques et sanitaires ont été pré-déployés dans la plus grande discrétion, en coopération avec l’armée burkinabé, tandis que les commandos étaient acheminés par hélicoptère à quelque distance de l’endroit où s’étaient arrêtés les terroristes et leurs otages. Les commandos ont poursuivi leur chemin en pleine nuit et, parvenu à proximité du camp des terroristes, parcouru à découvert les derniers 200 mètres sans faire le moindre bruit. Ils ont été finalement repérés par une sentinelle alors qu’ils ne se trouvaient plus qu’à une dizaine de mètres des quatre abris où se trouvaient les otages et les terroristes. Les commandos ont alors donné l’assaut sans faire usage de leurs armes dans un premier temps pour ne pas atteindre les otages dans l’obscurité. Les officiers mariniers Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont été tués au cours de cet assaut par des tirs à bout portant alors qu’ils entraient dans les abris. Les commandos ont alors ouvert le feu, neutralisé quatre terroristes et libéré les otages.

    Les deux soldats français tués
    Autres articles publiés sur Frontlive-Chrono le vendredi 10 mai 2019

    • Afghanistan: 4 enfants tués et 5 autres blessés par l’explosion d’une mine – Abonnés
    • Afghanistan : 21 militants tués lors d’une frappe aérienne menée en soutien aux soldats afghans à Kandahar – Abonnés
    • Afghanistan: Plus de 20 militaires tués dans des attaques des talibans contre plusieurs postes de contrôle – Abonnés
    • Burkina: l’armée française libère quatre otages, deux militaires tués – Lecture libre
    • Gaza: Un Palestinien tué et au moins 14 autres blessés par les Israéliens – Abonnés
    • Irak : Informations contradictoires au sujet d’une explosion à Sadr City (Bagdad) – Abonnés
    • Somalie : 13 membres de l’Etat islamique tués dans une frappe américaine – Abonnés
    • Syrie : Des groupes islamistes lancent une attaque surprise dans le nord de la province de Hama t entrent dans Kafr Nabudah – Abonnés
  • Frontlive-Chrono – Jeudi 9 mai 2019

    Imprimer

    Attention: Il n’y aura pas d’articles sur Frontlive-Chrono vendredi 10 mai.


    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le jeudi 9 mai 2019

    • Irak : Plus de 500 « étrangers » condamnés pour leurs liens avec l’Etat islamique – Abonnés
    • Irak : Des membres de l’Etat islamique tuent 8 membres d’une famille à Mossoul – Abonnés
    • Libye : Trois morts dans une attaque de Daech contre une localité du Sud – Abonnés
    • Syrie: L’armée syrienne entre dans Qalaat al-Mudiq, sécurise ses environs – Abonnés